Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, la Roumanie a besoin de votre soutien. Récemment, le ministre roumain de l'énergie a signalé que notre pays risquait d'atteindre une situation critique d'ici la fin de l'année, si l'exécutif européen n'acceptait pas le report de la fermeture des unités de production d'énergie au charbon. Nous payons déjà des prix énormes pour l'énergie, et les interconnexions avec le marché commun à l'œuvre en Europe centrale sont lentes à émerger. Il s'agit de dizaines de milliers de personnes qui pourraient se retrouver au chômage, de centaines d'entreprises qui pourraient mettre fin à leur activité et d'un pays tout entier, exposé à un risque très élevé. La transition et la décarbonation doivent être justes, équitables au niveau européen, sans compromettre la sécurité énergétique. Les responsables en Roumanie, évidemment, à la fois pour les retards et les mauvaises négociations, seront tenus responsables. Mais d'ici là, j'appelle la plénière du Parlement européen à la compréhension et à la solidarité. J'assure les personnes concernées que nous nous battrons pour elles, pour une transition juste, pour leurs emplois et pour la sécurité énergétique de la Roumanie et de l'Europe.
Mise en oeuvre de l’accord commercial UE-États-Unis et perspective d’accords commerciaux plus larges de l’Union (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, l'UE a besoin de l'amitié et de l'influence démocratique des États-Unis, tout comme les États-Unis ont besoin d'une Europe puissante et unie. Le récent sommet des dirigeants autoritaires nous a montré que nous avons des pays qui cherchent à changer le statu quo mondial actuel, à menacer notre mode de vie et à défier notre modèle démocratique. Divisés, nous sommes clairement plus faibles. Mais unis, nous pouvons protéger nos citoyens. Et pour ce faire, nous devons être des partenaires équitables et respecter nos règles démocratiques. Je soutiens la nécessité d'un accord et le travail accompli par le commissaire européen. Je peux même accepter la demande de l'Europe d'investir davantage dans la défense, mais j'ai des difficultés à accepter certains des déséquilibres de l'accord, en particulier en ce qui concerne l'agriculture et notre industrie, mais aussi le manque de consultation du Parlement et du secteur des entreprises. C'est l'Europe. Nous ne sommes pas parfaits, mais nous aimons nos imperfections démocratiques et nous défendons fermement nos valeurs. Il est normal que le Parlement examine l'accord, mais nous soutenons fermement tout ce qui peut nous aider à améliorer le texte sans compromettre l'accord.
Renforcer la résilience de la Moldavie face aux menaces hybrides et aux ingérences malveillantes russes (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, le Conseil doit immédiatement approuver l'ouverture par la République de Moldavie de négociations d'adhésion sur des chapitres de l'Union européenne. Le premier cluster doit être ouvert immédiatement. C'est le message fort de soutien que nous envoyons aujourd'hui aux citoyens de la République de Moldavie, de la tribune du Parlement européen. Dans la résolution dont nous débattons aujourd'hui, dont je suis l'un des initiateurs, nous expliquons clairement que le soutien européen signifie la sécurité, les fonds européens et l'indépendance énergétique de la République de Moldavie. En fait, une vie meilleure. Les élections législatives de cet automne sont cruciales pour rendre la voie européenne irréversible. Dans notre résolution, nous condamnons fermement l'ingérence de la Fédération de Russie et exprimons notre plein appui à la tenue d'élections libres. En outre, à mon initiative et à l’initiative du président du Parlement européen, en partenariat avec le Parlement de la République de Moldavie, j’ai mis en place un bureau de la législature européenne à Chisinau, destiné à soutenir directement les efforts d’adhésion et à lutter activement contre la désinformation. Seules les forces politiques pro-européennes peuvent négocier et mettre en œuvre la législation européenne et atteindre ainsi l’objectif d’adhésion à l’Union européenne, espérons-le en achevant les négociations en 2028.
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, la politique de cohésion est irremplaçable. Il ne peut pas être fusionné, dilué ou conditionné par des réformes ou des critères non transparents ou antisociaux. La politique de cohésion doit rester conforme aux dispositions des traités. Nos localités, nos régions, se sont développées grâce à ces fonds. Je dis un arrêt clair des PNRR des fonds structurels. J'ai cherché à montrer par mes efforts que, grâce à la simplification et à la consultation directe des autorités locales et des bénéficiaires directs, nous pouvons à la fois économiser l'argent européen existant et concevoir une programmation future plus efficace. Nous avons besoin de plus de flexibilité et de la possibilité de transférer une partie des fonds, même non dépensés, vers de nouveaux besoins de financement, en particulier vers des infrastructures, des zones sinistrées ou des projets innovants. Nous devons protéger cette politique européenne en ce sens. Je voudrais féliciter les rapporteurs d'avoir accepté mes amendements et d'avoir envoyé un message fort de soutien à la politique de cohésion.
L'ordre du jour appelle le débat sur les cas de violation des droits de l'homme, de la démocratie et de l'État de droit (article 150). Le débat sur cinq propositions de résolution sur le cas de Ryan Cornelius à Dubaï (2025/2796(RSP)) s'ensuit. L'ordre du jour appelle le débat sur cinq propositions de résolution sur le cas de Ryan Cornelius à Dubaï (2025/2796(RSP)).
51 ans après l'invasion turque de la République de Chypre: condamner la persistance de l'occupation turque et soutenir la reprise des négociations en vue d'une solution globale conforme au droit international, aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi qu'aux principes et à l'acquis de l'UE (débat)
51 ans après l'invasion turque de la République de Chypre: condamner la persistance de l'occupation turque et soutenir la reprise des négociations en vue d'une solution globale conforme au droit international, aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi qu'aux principes et à l'acquis de l'UE (débat)
L'ordre du jour appelle le débat sur la déclaration de la Commission sur 51 ans après l'invasion de la République de Chypre par la Turquie: condamner la poursuite de l'occupation turque et soutenir la reprise des négociations en vue d'une solution globale conformément au droit international, aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi qu'aux principes et à l'acquis de l'UE (2025/2794(RSP)).
Résultats de la conférence sur le financement du développement à Séville (débat)
L'ordre du jour appelle le débat sur les déclarations du Conseil et de la Commission concernant les résultats de la conférence sur le financement du développement qui s'est tenue à Séville (2025/2793(RSP)).
Accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda (débat)
Merci, Monsieur le Commissaire. Je peux vous assurer que le débat est important pour le Parlement. De nombreux collègues sont actuellement au niveau du groupe pour discuter de questions importantes liées également à la Commission. Le débat est clos.
L'union de la préparation dans la perspective de la prochaine saison des feux de forêt et des sécheresses (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, l'Union européenne doit passer de la réaction à la prévention. Les incendies et les sécheresses ne sont plus des exceptions, ils sont la nouvelle norme. En Roumanie, nous avons vu comment des températures extrêmes ont détruit les cultures à Timis, Alba ou Olt, comment des vents forts ont enflammé les champs de Giurgiu et Teleorman. À Constanta, les agriculteurs se sont réveillés avec des terres sèches et, dans de nombreux villages, les pompiers sont intervenus avec des équipements anciens ou insuffisants. En tant que négociateur en chef du budget de l’UE pour 2025, nous avons obtenu des fonds supplémentaires pour les situations d’urgence, davantage de ressources pour équiper les autorités locales, un soutien direct aux communautés vulnérables et la création d’une véritable capacité européenne de réaction anticipée. Mais ça doit continuer. Nous ne pouvons pas laisser les communautés seules face aux crises. Une Union préparée est une Union qui empêche, et pas seulement qui intervient, et la prévention doit devenir un pilier central de notre budget et de nos politiques européennes.
Projet de budget rectificatif n° 1/2025 – Budgétisation de l’excédent de l’exercice 2024 (A10-0116/2025 - Victor Negrescu) (vote)
Madame la Présidente, chers collègues, le texte dont nous sommes saisis peut sembler technique, mais il porte un message politique et une préoccupation stratégique. Une fois de plus, parce que cela est clairement défini dans le règlement financier, nous restituons indirectement un excédent aux États membres. Cette fois, nous parlons de 1,3 milliard d'euros à un moment où les besoins de financement de l'Union sont plus élevés que jamais et où la flexibilité budgétaire est déjà poussée à ses limites. Pour le mettre en perspective: depuis 2021, près de 10 milliards d’EUR d’excédents ont été utilisés pour réduire la contribution des États membres à l’UE. C’est l’équivalent de l’ensemble du programme pour une Europe numérique, soit deux fois le budget de Health4EU, soit près d’un tiers du budget d’Erasmus+. Cette situation met en évidence un paradoxe: nous avons des priorités urgentes, nous sommes confrontés à de nouveaux défis, et pourtant nous restituons des ressources qui pourraient être utilisées pour le bien commun. C'est pourquoi je tiens également à saisir cette occasion pour souligner la nécessité de garder à l'esprit nos priorités à long terme et de ne pas oublier le rôle clé que joue le budget de l'UE dans le maintien de notre cohésion au niveau de l'UE. Le prochain cadre financier pluriannuel doit inclure un système de recettes viable, une plus grande flexibilité et la capacité de réagir aux crises sans compromettre les programmes existants. Ne répétons pas les mêmes erreurs: les recettes excédentaires, en particulier celles provenant des amendes et des intérêts, devraient renforcer la capacité de l'Union, et non l'affaiblir. Nous avons le devoir de mettre en place une Union résiliente, réactive et tournée vers l’avenir. Ce rapport nous permet d'attirer l'attention sur ces préoccupations et d'inviter les autres institutions de l'UE à trouver un meilleur moyen de gérer les excédents et les reports. Je vous invite à soutenir ce rapport. Je remercie les rapporteurs fictifs et j'espère bien sûr que vous voterez en faveur du projet de budget rectificatif n° 1/2025.
Budget de l’UE à long terme après 2027: les attentes du Parlement avant la présentation de la proposition de la Commission (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, chaque année, nous parlons d'autonomie stratégique, de compétitivité mondiale ou de solidarité européenne, mais il est maintenant proposé de couper les outils qui les rendent possibles, sabotant notre propre avenir. Au lieu de renforcer la capacité de l’UE, nous lui permettons de s’éroder silencieusement. Le prochain budget européen à long terme doit être ambitieux et doté de ressources suffisantes. C'est pourquoi, à mon avis, les priorités sont claires. D'une part, la politique de cohésion doit rester le fondement de la solidarité européenne, et non l'objectif privilégié des coupes budgétaires. Au moins 20 % du budget européen doit être consacré à l'éducation et à la formation professionnelle. Nous devons protéger le développement rural, accroître le soutien aux agriculteurs et aux groupes vulnérables, car les citoyens ne survivent pas seulement par des déclarations, et l’Union doit être en mesure de réagir rapidement aux crises, qu’il s’agisse d’inondations, d’incendies ou de menaces géopolitiques. La flexibilité budgétaire est une nécessité. Nous ne parlons pas de chiffres, nous ne parlons pas de comptabilité, nous parlons du type d'Europe que nous voulons à l'avenir, et je veux une Europe forte, unie et prête pour l'avenir.
Rapports 2023 et 2024 de la Commission sur la Moldavie (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, la République de Moldavie n'est plus seulement un pays voisin, elle fait partie de notre famille européenne. Dans un contexte régional extrêmement difficile, la République de Moldavie est restée fermement attachée aux réformes et aux valeurs européennes et, à cet égard, le rapport reconnaît les progrès réalisés, qui doivent être poursuivis par un gouvernement pro-européen. Mais pour les citoyens, pour les enfants, pour les familles vulnérables, pour ceux qui vivent dans les villages, l'Europe doit aussi signifier protection sociale, accès à l'éducation, aux services de base. L'adhésion n'est pas seulement des chapitres techniques, mais des changements concrets dans la vie quotidienne. C'est pourquoi je me joins aux appels du Parlement européen pour l'accès aux fonds de préadhésion, mais aussi au programme Roaming as Home. Afin de renforcer toutes ces relations, le Parlement européen ouvrira prochainement, à l'initiative également soutenue par moi, mais aussi par d'autres groupes politiques, un bureau de liaison à Chisinau, démarche symbolique mais aussi pratique pour une présence européenne réelle et constante sur le terrain. L'Europe n'est pas un rêve lointain, l'Europe est une certitude, et la République de Moldavie a sa place ici avec nous. Je félicite le rapporteur, M. Sven Mikser, et nous remercions le commissaire Kos pour ses efforts.
Rapport sur la mise en œuvre de la facilité pour la reprise et la résilience (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, la facilité pour la reprise et la résilience a constitué un grand pas en avant pour l’Europe. Il s'agissait d'investissements sans précédent, de réformes importantes et d'une réponse rapide à une crise historique. Mais trois ans après son lancement, tous les États membres sont confrontés à des défis majeurs en matière de mise en œuvre. Au niveau européen, le niveau d'exécution est bien inférieur aux attentes. Trop peu de jalons et de cibles ont été atteints avec succès. Des centaines de milliards d'euros doivent encore être versés, et la Cour des comptes européenne met en garde contre de graves problèmes de transparence et de mise en œuvre. Même mon pays, la Roumanie, se trouve dans une situation similaire en raison d'un plan national mal conçu. Il y a aujourd'hui un manque de véritable consultation des gouvernements locaux, d'implication des partenaires sociaux et de délais irréalistes. C'est pourquoi le groupe social-démocrate au Parlement européen a demandé que ces consultations fassent l'objet d'un suivi attentif et que les plans soient plus faciles à modifier, car nous devons agir maintenant afin de ne pas perdre des projets essentiels tels que les hôpitaux, les écoles, les projets d'infrastructures, les projets dans le domaine de l'énergie ou la numérisation. Je réitère notre appel: extension de 18 mois des projets parvenus à maturité, transfert de projets inachevés vers d’autres sources de financement, simplification de l’accès au financement pour les autorités, participation réelle des partenaires sociaux. Ces solutions figurent dans le rapport du Parlement européen et ont été partiellement reprises dans la communication de la Commission européenne, bien qu'elles aient été initialement rejetées. Mais ce n'est pas suffisant, une décision complète est nécessaire. Ce rapport n'est pas seulement un document technique, c'est un message politique fort et une lutte pour que nos pays ne perdent pas des investissements vitaux. C'est une garantie que l'argent européen est dépensé de manière équitable, transparente et là où il importe le plus. Le moment est venu pour l'Europe de montrer qu'elle ne laisse pas de côté les projets essentiels, qu'elle soutient les communautés locales et qu'elle comprend les énormes enjeux de l'investissement. Quand il y a une volonté politique, il y a toujours des solutions.
Rapport sur la mise en œuvre de la facilité pour la reprise et la résilience (débat)
Madame la Présidente, cher commissaire, chers collègues, la facilité pour la reprise et la résilience est une réalisation européenne historique. Jamais auparavant l'Union européenne n'avait mobilisé plus de 700 milliards d'euros en si peu de temps. C'est un symbole de solidarité, mais aussi un test de notre capacité à produire des résultats là où ils sont le plus nécessaires. À la fin de 2024, seuls 28 % des jalons et cibles avaient malheureusement été pleinement mis en œuvre. Plus de 300 milliards d'euros doivent encore être déboursés. Si nous n'agissons pas, les investissements critiques risquent d'être incomplets. Nous devons accélérer la mise en œuvre, réduire la bureaucratie et aider les bénéficiaires. C'est pourquoi, en tant que rapporteur, je plaide en faveur de solutions pragmatiques et concrètes. Tout d'abord, nous demandons dans le rapport une prolongation de 18 mois pour les projets matures. Deuxièmement, nous exigeons un mécanisme de transfert facile à utiliser afin que les projets inachevés puissent se poursuivre dans le cadre d’autres instruments de l’UE tels que le Fonds de cohésion, InvestEU ou un futur Fonds pour la compétitivité. Troisièmement, nous demandons des critères d'évaluation clairs, objectifs et équitables et une plus grande flexibilité pour le processus de révision des plans nationaux. Quatrièmement, le rapport renforce le rôle des collectivités locales et régionales, qui sont les plus proches des citoyens et assument souvent la responsabilité de la mise en œuvre de ces projets. Cinquièmement, nous avons insisté sur la participation des partenaires sociaux et de la société civile, qui doivent contribuer à façonner les réformes qui affectent la vie quotidienne des citoyens. Sixièmement, nous réitérons notre appel en faveur d'une allocation de 10 % pour l'éducation et de 2 % pour les secteurs de la culture et de la création. Enfin, nous soulignons la nécessité de faire du socle des droits sociaux et des critères sociaux une priorité. Ces préoccupations sont soutenues par la Cour des comptes européenne, qui a souligné dans son rapport spécial la nécessité d'une plus grande transparence, d'une meilleure planification et d'une plus grande appropriation aux niveaux national et local. Tous ces points sont mentionnés avec des solutions dans notre rapport. Je suis fier que la Commission européenne ait déjà repris plusieurs de ces idées dans sa récente communication: NextGenerationEU – la route vers 2026. Le fait amusant est que, dans un premier temps, la Commission a dit non lorsque nous avons souligné ces appels spécifiques. Mais nous devons, aujourd'hui, faire plus que des progrès partiels. Nous avons besoin du paquet complet, car il ne suffit pas de dépenser – nous devons veiller à ce que chaque euro soit utilisé correctement, de manière transparente et là où il importe le plus. Il s'agit de la confiance du public et il est de notre responsabilité de la protéger. Un hôpital ne peut pas fonctionner avec seulement les murs construits, une formation numérique ne peut pas se produire sans connectivité, une réforme est inutile si personne ne peut la mettre en œuvre. Demain, par notre vote, ce Parlement enverra, je crois, un message clair: que nous sommes aux côtés des citoyens, que nous luttons pour la finalisation de projets essentiels, que nous voulons que chaque centime compte, et que l'Europe peut et va tenir ses promesses si elle ose s'adapter lorsque la réalité l'exige. Je voudrais, bien sûr, remercier mon corapporteur et les rapporteurs fictifs pour leur bon travail. Lorsque le Parlement est uni, nous sommes plus forts. Merci de votre soutien.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, chers collègues, ces dernières semaines, la Roumanie a de nouveau été confrontée à de graves inondations: évacué des personnes, détruit des maisons, brisé des routes, affecté des vies. Parmi les zones touchées se trouve la mine de sel Praid, un monument naturel et un objectif économique important. Là, les inondations ont causé d'énormes dégâts. Une solution saline unique en Europe, utilisée à des fins médicales, risque de s'effondrer. J'ai demandé une aide d'urgence à la Commission européenne et mon appel a été entendu. En quelques jours, des experts européens sont arrivés en Roumanie. C'est le résultat d'une mesure concrète, que nous avons commencée ici même au Parlement européen, mais nous avons besoin de plus. Lors des négociations sur le budget de l'Union, j'ai réussi à obtenir des fonds supplémentaires pour la protection civile et les catastrophes naturelles. J'appelle maintenant à ce que ces recettes soient également utilisées pour la reconstruction. La solidarité européenne doit signifier encore plus d'action, d'aide concrète et de soutien aux personnes. La mine de sel Praid et les communautés touchées le méritent.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, chers collègues, les Roumains ont clairement indiqué lors des élections présidentielles qu'ils souhaitaient que notre pays reste dans l'Union européenne et qu'ils rejetaient le discours extrémiste. Ils ont montré à toute l'Europe leur attachement à la démocratie. J'ai soutenu sans équivoque le vote en faveur de la poursuite de la voie pro-européenne, alors que d'autres ne croyaient peut-être plus que nous pouvions nous sauver nous-mêmes. Aujourd'hui, cependant, nous devons nous remettre sur pied. Nous devons reconstruire le climat social, réunir la Roumanie et tendre la main à ceux qui ont protesté par leur vote. Dans le même temps, l'Union européenne doit faire plus pour les citoyens et les dirigeants européens doivent cesser de flirter avec les populistes. La lutte contre l'extrémisme ne fait que commencer. Nous devons traiter directement les sujets les plus difficiles et montrer que cela peut être mieux. Le système politique national, comme le système européen, doit se réformer, changer d'attitude vis-à-vis des citoyens et surtout les écouter. C'est à nous de décider que dimanche n'était pas seulement une victoire d'étape, mais le début d'un chemin vers la réconciliation.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, la santé mentale au travail ne peut plus être traitée comme une question secondaire. La moitié des travailleurs européens sont confrontés à des risques psychosociaux, allant du surmenage et de l’insécurité au manque de soutien face au stress lié au travail, et les effets au travail se font directement sentir: l'épuisement, l'anxiété, la baisse de productivité, mais surtout les personnes qui se sentent invisibles et seules. C’est pourquoi je soutiens la mise en place d’une plateforme européenne pour la santé au travail qui soutienne l’échange de bonnes pratiques, apporte un soutien concret aux PME et transforme les politiques de santé mentale en mesures accessibles et exécutoires. Nous avons besoin de stratégies coordonnées, d’un financement spécifique et d’une meilleure intégration entre les politiques en matière de santé, de travail et d’inclusion sociale. En tant que négociateur en chef du Parlement européen pour le budget de l'UE, nous avons déjà obtenu des dizaines de millions d'euros supplémentaires pour la santé mentale. Voici l'Europe en laquelle je crois: une Europe qui protège les personnes, y compris au travail. La santé mentale est un droit, une priorité, mais aussi une responsabilité partagée.
Soutien de l'Union européenne en faveur d'une paix juste, durable et globale en Ukraine (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, lorsque nous parlons d'une paix juste et durable en Ukraine, nous devons regarder au-delà de l'aide militaire. Nous devons regarder dans les yeux de ceux qui souffrent le plus: les enfants. Les enfants qui ont perdu leur maison, leur école, leur sentiment de sécurité. Les enfants qui s'endorment avec peur au lieu de berceuses. Une personne sur cinq a perdu un membre de sa famille ou un ami. Plus de 5 millions de personnes ont été déplacées et, pire encore, des milliers ont été volées, enlevées à leurs familles, à leur pays, à leur identité. Ce n'est pas seulement une guerre. C'est un traumatisme qui risque de façonner une génération perdue. Une paix véritable doit signifier plus que le silence des armes. Cela doit signifier la guérison des blessures. Cela signifie redonner aux enfants leur espoir, leurs droits, leur avenir. En tant qu'Européens, nous ne pouvons pas fermer les yeux. Je suis fier de la façon dont mon pays, la Roumanie, s'est tenu aux côtés de l'Ukraine à bras ouverts, offrant aux enfants une chance de rêver à nouveau. Voilà à quoi ressemble la solidarité. C'est ce que l'humanité exige. Construisons la paix non seulement en accord, mais avec compassion. Parce que protéger les enfants, les ramener à la maison, leur rendre leur enfance, ce n'est pas seulement un devoir moral, c'est le fondement d'une paix vraiment durable.
Un budget à long terme rénové pour l’Union dans un monde en mutation (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, le futur budget européen à long terme n'est pas seulement un exercice comptable, c'est le moment où nous décidons du type d'Europe que nous voulons. Je défends une Union qui protège, investit et ne laisse personne de côté. C'est pourquoi nous avons présenté des propositions concrètes à cette proposition du Parlement européen. Nous demandons plus d'argent pour l'éducation, afin que les jeunes aient un avenir. Nous voulons que la santé soit une véritable priorité, afin que nous disposions de fonds pour la prévention, la santé mentale et l'accès aux traitements essentiels. Nous voulons davantage d’investissements dans la recherche, la technologie, l’intelligence artificielle et la formation pour les Européens. Nous défendons la politique de cohésion, nous soutenons les agriculteurs, mais aussi les zones rurales, il est très important de le mentionner, nous demandons des règles plus simples pour l’accès aux fonds européens et, enfin et surtout, nous voulons plus de transparence: un système public de contrôle des dépenses de l'argent européen. Ces propositions sont le signal clair que le Parlement souhaite un budget ancré dans les besoins réels des citoyens. La réponse doit venir maintenant et nous ne devons pas oublier la dimension sociale de l'Europe et ne pas oublier les enfants et les familles vulnérables.