L'espace européen de l'éducation: une approche globale commune (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, l'Europe a besoin d'une politique commune de l'éducation afin de réduire les écarts entre les États membres et de veiller à ce que tous les enfants aient accès à une éducation de qualité. La pandémie a montré qu’une réponse unie est nécessaire face à des défis communs. Malheureusement, l'absence de mécanismes européens a privé des millions d'élèves d'accès à l'éducation, comme c'est actuellement le cas pour de nombreux enfants en Roumanie, où 40% des écoles sont encore fermées. L'Union européenne doit intervenir lorsque le droit à l'éducation n'est pas respecté. C'est pourquoi nous avons un besoin urgent d'un espace européen de l'éducation, pour faire de l'Europe un leader dans ce domaine, mais aussi un espace où les études sont reconnues, où les enseignants sont soutenus, où les inégalités sociales sont corrigées et où les partenaires sociaux sont respectés. Cela ouvrirait la voie à un plan européen pour l’éducation et à un budget européen spécifique, garantissant des investissements supplémentaires pour le développement des compétences. C'est pourquoi je pense également qu'il est temps de donner la priorité à l'éducation dans l'agenda européen.
Préparation de la réunion du Conseil européen des 21 et 22 octobre 2021 (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, la pandémie n'est pas passée. De nombreux États membres ont encore des difficultés à gérer la crise médicale. C'est pourquoi ce sujet doit figurer en bonne place à l'ordre du jour du Conseil européen. En Roumanie, en raison de l'incompétence des partis de droite, nous avons aujourd'hui plus de 500 morts par jour. Toutes les deux minutes, une personne meurt, ce qui risque de ramener toute l'Europe dans la zone rouge. L'Union européenne doit intervenir, elle ne peut pas laisser les choses au hasard, d'autant plus que l'exécutif roumain a raté à la fois la campagne de vaccination et l'achat de tests avec de l'argent européen. Les effets négatifs de la pandémie sur l’économie et la société ne font que commencer. Le Conseil doit réagir plus activement et est valable, y compris pour la crise des prix de l'énergie. Les profits augmentent et la population européenne se refroidit, et au-delà du cynisme de certains dirigeants politiques, des mesures actives et une action européenne sont nécessaires pour apporter des solutions aux défis et aux difficultés auxquels les citoyens sont confrontés. Je m'attends à ce que le prochain Conseil européen propose des solutions et des décisions claires, car l'indécision coûte des vies.
Budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2022 - toutes sections (débat)
Madame la Présidente, les dirigeants européens doivent faire preuve de responsabilité et agir conformément à l'accord conclu dans le cadre financier pluriannuel (CFP). Les réductions proposées par le Conseil nous empêchent d'atteindre les objectifs que nous avons pour l'Europe, de mettre en œuvre les politiques convenues par les dirigeants et de planifier une forte reprise sociale pour l'avenir de l'Europe. De l’avis du Parlement européen et de notre groupe politique, nous pensons qu’il est important de faire preuve de plus d’ambition en ce qui concerne le budget de l’année prochaine. Nous devons fournir des ressources adéquates pour faire face à la crise sanitaire, mais aussi aux défis sociaux et économiques qu'elle soulève. Nous demandons une augmentation du budget de l'UE de 2,7 milliards d'euros, tout en préservant des marges et des ressources suffisantes pour les instruments spéciaux. Ces fonds permettront à l'UE d'en faire davantage pour chaque européen, chaque État membre et chaque politique européenne. Pour cela, nous avons besoin que la Commission veille également à ce que 2022 soit une année complète d’exécution du budget. Nous ne pouvons plus perdre de temps. 2021 a été une année perdue pour le CFP actuel, et ce n’est pas de notre faute. Les États membres et la Commission auraient dû faire davantage pour accélérer la mise en œuvre. Les Socialistes & Démocrates au Parlement européen ont trois grandes priorités. Nous soutenons la reprise sociale en mettant particulièrement l’accent sur la jeunesse, l’emploi, l’éducation, la cohésion, les PME et les jeunes entreprises, pour lesquelles nous demandons 1,2 milliard d’euros. Nous voulons investir dans un avenir durable, y compris le climat, la recherche, l’innovation, la santé, la numérisation, les transports et l’agriculture, pour lesquels nous pensons qu’un montant supplémentaire de 2 milliards d’euros est nécessaire. Nous pensons que l'Europe devrait promouvoir la solidarité et les valeurs démocratiques au sein de l'UE et dans le monde entier et, pour cela, le Parlement demande plus de 600 millions d'euros de fonds supplémentaires. Ces priorités se reflètent dans l'augmentation du renforcement de tous les programmes de l'UE. Nous appelons également à la mise en œuvre rapide, en 2022, de la garantie européenne pour l’enfance, en veillant à ce qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte et ne subisse les effets négatifs de la pandémie. Notre demande d’une dotation supplémentaire de 700 millions d’EUR pour la garantie pour l’enfance représente une réalisation essentielle de notre groupe politique. Nous sommes également heureux de voir que plusieurs de nos demandes sont intégrées dans la proposition, comme, par exemple, la nouvelle ligne touristique de 42 millions d'euros, 24 millions d'euros supplémentaires pour les PME et les jeunes pousses, 5 millions d'euros pour le dialogue social, 7,5 millions d'euros pour l'emploi et 90 millions d'euros pour les voisinages oriental et méridional. Notre discussion d'aujourd'hui est essentielle. Si nous voulons mieux faire les choses aux niveaux local, national et européen et correspondre à nos priorités, nous devons allouer des ressources adéquates au budget de l'UE. À cet égard, nos propositions sont constructives et claires et peuvent constituer le point de départ d’un nouveau budget européen adapté aux priorités des citoyens.
Monsieur le Président, chers collègues, le partenariat avec les États-Unis est extrêmement important pour l'avenir de l'Europe et pour assurer un climat de paix et de stabilité mondiales. Les États-Unis ne sont pas seulement un partenaire, mais un allié stratégique, avec lequel nous partageons des valeurs démocratiques communes, avec lequel nous devons trouver des solutions aux défis en matière de sécurité, ceux générés par la pandémie ou par de nouveaux développements numériques ou environnementaux. Pour cela, la coopération avec les États-Unis, et en particulier avec la nouvelle administration américaine, doit être élargie en identifiant de nouvelles méthodes de collaboration. Mais pour que ce développement de la coopération soit un succès, il est essentiel que tous les États membres jouissent des mêmes droits. C'est pourquoi j'appelle à nouveau le Parlement européen à ce que les Roumains puissent se rendre aux États-Unis sans visa. Cela dépend de la volonté politique des décideurs des deux côtés de l'Atlantique et constitue un droit à une réciprocité totale, effectivement garanti par les mécanismes européens. Je suis convaincu que le contexte politique international actuel peut le permettre et que le partenariat avec les États-Unis entrera dans une nouvelle période de développement.
Madame la Présidente, chers collègues, pour discuter de l'état de l'Union, nous devons vraiment connaître et comprendre l'état des citoyens européens. La pandémie, les écarts croissants, la baisse du niveau de vie et la hausse des prix de l’énergie rendent la vie plus difficile pour de nombreux citoyens. Malheureusement, l'instabilité politique et la faiblesse de la gouvernance, comme c'est le cas en Roumanie, un pays que vous avez ignoré dans votre discours, exigent des actions concrètes et rapides. C'est pourquoi l'Union européenne doit s'impliquer dans de nouveaux domaines. Dans ce contexte, l'éducation doit devenir une priorité. Tous les citoyens européens doivent pouvoir apprendre dans des conditions décentes et de qualité. Aucun enfant ou jeune ne peut être laissé pour compte. Comme vous voulez vous concentrer sur l'avenir de l'Europe, je vous demande votre soutien pour construire une Europe de l'éducation. Une Europe éduquée signifie une Europe plus forte, capable de relever de nouveaux défis et de se projeter comme un leader mondial. Je propose que nous organisions un sommet mondial sur l'éducation, au cours duquel nous nous concentrerions sur l'augmentation des investissements dans ce domaine. Je compte sur votre soutien pour placer l'éducation en tête de l'agenda européen.
Conclusions de la réunion du Conseil européen des 24 et 25 juin 2021 (débat)
Madame la Présidente, le Conseil européen de juin a été l'occasion d'évaluer la situation actuelle au niveau européen, mais les dirigeants européens devraient faire davantage pour relever les défis actuels. En effet, nous sommes à un meilleur moment en ce moment en ce qui concerne la pandémie, mais le danger n'a pas disparu. Nous devons mettre en œuvre les mesures préventives nécessaires pour éviter une quatrième vague. Certains pays sont incapables de mettre en œuvre l'objectif de la campagne de vaccination et ignorent complètement la nécessité d'une reprise qui tienne compte des aspects sociaux. Les plans de relance devraient viser à faire les choses différemment, mais certains préconisent des mesures d'austérité. L'approbation de 12 plans est une bonne nouvelle, mais ce n'est pas suffisant. Certains gouvernements – c’est le cas en Roumanie – ont présenté des plans de relance faibles qui n’ont pas permis de répondre de manière adéquate aux besoins des citoyens. Nous devons intervenir pour nous assurer que personne n'est laissé pour compte. Nous devons travailler ensemble pour aider chaque État membre à élaborer des plans de relance solides et veiller à ce que nos objectifs communs soient pris en compte dans les mesures adoptées par les gouvernements européens.