13
Juin
2023
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Heure des questions (VP/HR) - Les relations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan et la situation au Haut-Karabakh et dans le corridor de Latchine
Monsieur le Président, Monsieur le Haut Représentant, il y a près de un an, Ursula von der Leyen qualifiait l’Azerbaïdjan de «partenaire fiable». Il flottait sur cette étrange déclaration une mauvaise odeur de gaz. Bakou s’était en effet engagé à livrer à l’Union européenne 12 milliards de mètres cubes par an à partir de 2023, et plus encore à l’avenir. Est-ce pour cette raison que la Commission européenne ne dit rien et ne fait rien pour aider les 120 000 Arméniens du Haut-Karabakh, à qui l’Azerbaïdjan impose depuis six mois un blocus illégal? Les adeptes de la realpolitik diraient sans doute qu’il faut parfois faire passer la défense de ses intérêts avant celle de ses valeurs. Alors, qu’ils tendent l’oreille: il est de plus en plus clair qu’Ilham Aliyev ne pourra pas tenir ses engagements, car son pays ne produit pas assez de gaz pour cela. Au contraire, Bakou a dû signer un accord d’approvisionnement avec Gazprom, à tel point qu’il est aujourd’hui difficile de savoir si nous importons du gaz azerbaïdjanais ou du gaz russe d’Azerbaïdjan. Alors ma question, Monsieur le Haut Représentant, est la suivante: Bakou aurait-il acheté le silence de Bruxelles à coups de gaz, qui plus est de gaz russe?