12
Nov
2025
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Commémoration du dixième anniversaire des attentats islamistes du 13 novembre 2015 à Paris (débat)
Madame la Présidente, je me réfère à l’article 150 de notre règlement intérieur. Vous aviez, chers collègues, demandé au mois de janvier la libération de Boualem Sansal, et aujourd’hui, au moment où nous parlons, Boualem Sansal est libre. Je voudrais vous remercier, chers collègues, d‘avoir tous, en Européens, souhaité la libération de ce Franco-Algérien, de cet écrivain dont la place n’avait jamais été en prison. Je voudrais remercier et féliciter la diplomatie française et la diplomatie allemande, qui ont travaillé de concert à sa libération. Je voudrais rappeler le sort du journaliste français Christophe Gleizes, qui est toujours détenu en Algérie pour avoir enquêté sur une équipe de football algérienne. La place d’un journaliste n’est pas en prison. Emprisonner les journalistes, c’est s’en prendre à la liberté d’expression et à la démocratie. De la même manière, ceux qui, dans cet hémicycle, s’en prennent en meute à des journalistes quand ils ont le malheur de ne pas partager leurs opinions portent atteinte à la démocratie. Vive la liberté de Boualem Sansal! Vive la liberté d’expression!