28
Avr
2026
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Rapport intérimaire sur la proposition de cadre financier pluriannuel pour les années 2028 à 2034 (débat)
Monsieur le Président, chers collègues, merci beaucoup pour l'unité dont le Parlement européen a fait preuve tout au long de ce processus. Carla Tavares et moi-même, en tant que corapporteures, avons travaillé de manière très inclusive et transparente avec toutes les commissions sectorielles du Parlement, avec tous les groupes politiques qui souhaitent un budget plus solide pour une Europe plus forte. Bien entendu, je voudrais avant tout remercier ma corapporteure, Carla Tavares, pour tout le travail qu'elle a consacré à ce rapport, ainsi que les ombres des groupes politiques qui ont travaillé avec nous. Nous proposons, en tant que Parlement européen, un budget pour plus de sécurité, pour plus de défense, pour une Union européenne plus forte, pour plus de compétitivité, pour l'innovation, pour une stratégie numérique. Un budget qui n'oublie pas les couches vulnérables de notre population, parce que l'Europe a toujours eu aussi un côté social. Nous proposons un budget pour la sécurité énergétique et la sécurité alimentaire, pour la protection des frontières, pour la cybersécurité et la défense. Nous voulons que les décisions soient prises au plus près des citoyens. C'est pourquoi nous voulons que les régions européennes jouent un rôle important dans la prise de décision et dans l'exécution du budget. Nous voulons que les régions aient un rôle contraignant pour décider comment l'argent est dépensé, parce qu'elles sont proches des citoyens et qu'elles connaissent mieux les besoins des citoyens. Nous voulons également que le Parlement européen ait son mot à dire, car cela ne fait que garantir la transparence, le contrôle démocratique et la responsabilité. Nous voulons une forte conditionnalité liée à l’état de droit. Permettez-moi d'être clair: tous ceux qui reçoivent des fonds européens doivent respecter les valeurs européennes. Nous voulons de la prévisibilité. Les agriculteurs et les régions, les chercheurs et les bénéficiaires des fonds de l'UE pour les grands projets d'infrastructure devraient tous savoir quelles ressources sont disponibles pour eux au cours des prochaines années. La prévisibilité est importante. Si nous disons à un chercheur: «Nous vous donnons de l'argent cette année, mais nous verrons l'année prochaine», il fera certainement ses recherches aux États-Unis, en Asie ou ailleurs en dehors de l'Europe. C'est pourquoi nous voulons un financement clair pour chaque catégorie de bénéficiaires. Ensuite, nous avons ici M. Bardella, qui nous dit qu'il veut réduire le budget de l'Union européenne. Ce que M. Bardella et ses pairs proposent – ce qu’il a dit plus tôt aujourd’hui – signifie que nous aurions moins de fonds pour les agriculteurs français et pour les agriculteurs partout en Europe. Il y aurait moins de financement pour les pêcheurs français et pour les pêcheurs partout en Europe. Il y aurait moins de financement pour l'industrie française et pour l'industrie partout en Europe. L’idée que les extrémistes anti-européens disent – «nous affaiblirons l’Europe, nous réduirons le budget, nous le ferons mieux au niveau national» – est fausse. C'est exactement ce qui a conduit au Brexit. C’est exactement le mensonge que la campagne du Brexit a dit au peuple du Royaume-Uni – et nous voyons toute la misère en ce moment. C'est pourquoi nous rejetons cette proposition en tant que Parlement européen. Nous adopterons un budget tourné vers l'avenir et pertinent. Afin de disposer de ressources suffisantes pour ne pas procéder à des coupes budgétaires, rembourser la dette et ne pas imposer de contributions supplémentaires aux États membres, nous proposons des ressources propres pour le budget de l'Union, et nous avons trois nouvelles idées, Monsieur le Commissaire: une taxe numérique, une ressource propre fondée sur les jeux d’argent et de hasard en ligne et une ressource propre fondée sur les transactions cryptographiques. Monsieur le Commissaire, nous vous invitons, vous et vos services, à travailler techniquement avec le Conseil et avec nous au cours des prochaines semaines pour voir quelles sont les ressources propres possibles. Vous avez fait quelques propositions en tant que Commission l'année dernière, mais nous pensons que de nouvelles idées méritent d'être présentées, et nous sommes également prêts à discuter avec les États membres de toute autre idée qu'ils pourraient avoir sur les ressources propres. Donc, Monsieur le Commissaire, s'il vous plaît, laissez-nous faire un travail technique pour permettre aux alternatives d'être préparées. Aujourd'hui, le Parlement européen adoptera sa position. Nous voulons un accord rapide avec le Conseil et la Commission. À partir d'aujourd'hui, nous sommes prêts pour des pourparlers. Nous aurons un mandat et la balle est maintenant dans le camp du Conseil. Nous attendons avec intérêt les discussions en vue de l'adoption prochaine d'un budget significatif.