14
Déc
2022
Regarder
Défendre la démocratie de toute ingérence étrangère (débat)
Monsieur le Président, je ne sais pas si pour nous, cela sera comme les travaux d’Héraclès, auxquels Raphaël Glucksmann faisait référence. Ce qui est sûr, c’est que je suis d’accord avec lui: les ingérences et la corruption sont les cancers de nos démocraties. Le Parlement, avec le Qatargate, en fait d’ailleurs les frais aujourd’hui. Oui, cette assemblée a fait un travail énorme depuis 2019 – je pense par exemple à la législation sur les services numériques –, mais ce scandale montre que nous devons faire beaucoup plus et beaucoup mieux pour préserver l’intégrité de nos démocraties libérales face à toute forme d’ingérence, que ce soit de la Russie, de la Chine ou des pays du Golfe. Dans l’immédiat, il est fondamental d’introduire de nouvelles mesures pour garantir la transparence de notre institution et mieux défendre nos processus démocratiques. Adopter rapidement, par exemple, le règlement sur la publicité politique irait sans doute dans ce sens. Toutefois, nous devons aussi regarder où sont vraiment nos vulnérabilités, car parfois elles se trouvent là où on ne le pense pas. Le sport, par exemple, est devenu un lieu d’ingérences, d’influence politique, de corruption et de violation du droit européen. Le Qatargate en est un exemple et, là aussi, il est temps que l’Union assume pleinement toutes ses responsabilités.