Fonds Cali – suivi de la COP 16 de la convention des Nations unies sur la biodiversité (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, le Fonds Cali est plus qu'un outil financier. C'est une étape vitale dans nos efforts mondiaux en matière de biodiversité et c'est un test de notre engagement collectif envers le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal Montréal. Sur la voie de la COP17, la Commission continuera à montrer l’exemple, en collaborant avec tous les partenaires pour progresser dans la mise en œuvre du Fonds Cali. Dans mon introduction, j'ai nommé ce que fait la Commission, mais nous devons nous rappeler que le Fonds Cali est un instrument mondial et non un autre fonds de la Commission. En tant que membre du comité de pilotage et du Fonds des Amis de Cali, nous continuerons à faciliter le dialogue entre tous les acteurs concernés afin de réduire la charge administrative et de fournir aux entreprises la clarté juridique dont elles ont besoin pour contribuer de manière confidentielle. Enfin, permettez-moi de rappeler que la décision adoptée par la conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique n'est, par nature, pas juridiquement contraignante et n'établit aucun impôt. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un engagement politique fort, la Commission travaille main dans la main avec les entreprises pour identifier les incitations appropriées pour qu'elles contribuent au fonds, y compris les allégements fiscaux. Il ne s'agit pas d'établir une nouvelle taxe. Le fonds est créé sous l'égide des Nations Unies et respecte les règles de transparence des Nations Unies. Le moment est venu de faire preuve d'ambition, de détermination et d'engagement et, surtout, d'agir concrètement pour assurer un avenir durable à notre planète. La Commission est prête à tout pour que le Fonds Cali soit un succès.
Fonds Cali – suivi de la COP 16 de la convention des Nations unies sur la biodiversité (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, je vous remercie de m'avoir donné l'occasion de prendre la parole devant ce Parlement sur l'importante question du Fonds Cali. Le Fonds Cali est un mécanisme innovant au titre de la Convention sur la diversité biologique pour le partage juste et équitable des avantages découlant de l'utilisation des informations de séquence numérique sur les ressources génétiques, mobilisant ainsi d'autres ressources pour la biodiversité. C'est un élément important du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming‑Montréal. L'accord politique sur ce mécanisme innovant, comme vous le savez, a été une réalisation importante de la COP16 en Colombie. Depuis lors, nous menons des efforts pour le transformer en un système pleinement opérationnel. Dans le cadre de la préparation de la COP17 à Erevan, la Commission a pris des mesures pour créer une dynamique et relever les défis. Nous collaborons activement avec les gouvernements et les entreprises du monde entier, en particulier ceux qui dépendent fortement de l'information sur les séquences numériques, tels que les secteurs pharmaceutique, biotechnologique et agricole. Notre message est clair: le fonds offre aux entreprises un moyen plus simple et flexible de répondre aux attentes du partage des bénéfices ‑ tout en soutenant les objectifs mondiaux en matière de biodiversité. En mars, nous avons organisé le Dialogue mondial informel sur l'information sur les séquences numériques à Louvain, rassemblant des gouvernements, des entreprises de biotechnologie, des chercheurs, des peuples autochtones et des communautés locales. Elle a joué un rôle déterminant dans l’instauration de la confiance, la promotion de la compréhension mutuelle et l’identification de solutions pratiques pour commencer à mobiliser des contributions. Par exemple, tous les acteurs ont exprimé une volonté claire de commencer à tester le système par le biais de modalités pilotes, et les résultats ont été partagés avec le comité directeur du fonds, qui étudie actuellement les moyens d'aller de l'avant. L'Union européenne a également rejoint le Fonds des Amis de Cali, une coalition dirigée par le Royaume-Uni et le Chili aux côtés de l'Allemagne, des Pays-Bas et d'un certain nombre de pays non membres de l'UE. L'objectif ici était de démontrer le soutien politique et d'encourager les premiers engagements des gouvernements et des entreprises. Honorables députés, la question du financement est essentielle au succès du Fonds. Nous avons besoin d'un modèle de financement prévisible, durable et inclusif pour cela. Nous devons amener les affaires à bord. Nous avons pris acte des préoccupations soulevées par le secteur privé, d'une part en ce qui concerne les taux de cotisation indicatifs et, d'autre part, en ce qui concerne les incertitudes juridiques liées aux interactions avec la législation nationale relative à l'accès et au partage des avantages ‑. La Commission travaille en étroite collaboration avec ses partenaires pour répondre à ces préoccupations. Nous travaillons également avec les États membres et les entreprises pour identifier d'éventuelles incitations supplémentaires afin de rendre le Fonds Cali plus attrayant. Enfin, permettez-moi de dire qu’en tant que membre du comité de pilotage, l’organe qui supervise et oriente le fonctionnement du Fonds Cali, la Commission s’est engagée à veiller à ce que sa gouvernance soit transparente, notamment en travaillant sur des outils d’établissement de rapports et d’audit efficaces et efficients.
Nécessité de lutter contre l’antisémitisme et de protéger la vie juive en Europe, à la suite des récentes attaques contre la communauté juive aux Pays-Bas et en Belgique (débat)
Madam President, honourable Members, let us leave this debate not only with words of solidarity, but with a renewed determination to turn every commitment into tangible protection for Jewish communities across our Union. The constant pressure of hostility and harassment on Jewish communities in Europe has led to a growing trend of self-invisibilisation: Jews withdrawing from public life and concealing their identity, even considering leaving Europe altogether. As a result, 34 % of Jews in Europe say that they at least occasionally avoid attending Jewish events, and 40 % avoid visiting certain Jewish sites because they do not feel safe there as Jews. Three quarters of Jews in Europe avoid wearing symbols that could identify them as Jewish in public, at least occasionally. The European Union Member States' financial support for Jewish community infrastructure and for civil society organisations working against antisemitism remains essential. These efforts contribute to strengthening resilience within communities and promoting broader societal awareness. At EU level, the ProtectEU Agenda to prevent and counter terrorism, published on 26 February this year, sets out the way forward to reinforce Europe's collective response to evolving terrorist and violent extremist threats. The agenda sets out a comprehensive strategic framework, which also proposes specific measures to tackle the spill‑over effects of geopolitical developments on the EU's terrorism‑threat landscape. It reaffirms that protecting all faith communities, including the Jewish community, from hatred, discrimination and violence is a core European commitment. The Commission is actively working with Member States to strengthen security coordination and protect public spaces and religious sites. Concrete EU‑level support has included the European Union's quick guide on the protection of places of worship from 2021, the European Union protective security advisory missions, which since 2022 we have supported vulnerability assessments of places of worship in Member States and the protection of major religious events. Europol remains fully ready to support Member States in investigations involving terrorist offences. Ultimately, the fight against antisemitism is about more than protecting our own community. It is about defending the democratic values on which the European Union is built. A Europe in which Jews can live openly, safely and proudly is a Europe, in which democracy, pluralism and fundamental rights are truly upheld. The European Commission will continue to use all the instruments at their end to ensure Jewish life can flourish in Europe.
Nécessité de lutter contre l’antisémitisme et de protéger la vie juive en Europe, à la suite des récentes attaques contre la communauté juive aux Pays-Bas et en Belgique (débat)
Madam President, honourable Members, just a few hours ago, two men were stabbed and seriously injured in London only because they are Jews. They have our deepest sympathies. There can be no place for antisemitic violence in our society. So let me thank the Parliament for organising this important debate. Antisemitic attacks and violence have risen manifold since the Hamas terrorist attack on 7 October 2023. The horrific Bondi Beach shooting in Sydney, Australia, in 2024, when 15 Jews were killed while celebrating Hanukkah, served as a stark reminder of what extremists are capable of. The uncomfortable truth is that we cannot exclude the possibility of similar acts in Europe. We have already witnessed attacks in Liege and Rotterdam, and against a Jewish school in Amsterdam. In 2026, in Europe, Jews are being attacked, facing hatred and discrimination on the streets, on campuses and at work. Many no longer feel safe to express their identity in public. Antisemitism is, first and foremost, a threat to Jews. That alone should compel us to act. But it also undermines the fundamental values at the heart of the European Union – democracy, human dignity and the rule of law. The message of the Commission to our Jewish citizens is clear: antisemitism has no place in Europe. We stand with you, and we are fully committed to ensuring that you can live here safely and with dignity. At European level, we are addressing antisemitism head on. We continue to implement the EU strategy on combating antisemitism and fostering Jewish life; to support communities, build up security around synagogues and community centres; to combat antisemitism online, where 90 % of European Jews reported encountering hate speech last year; to strengthen Holocaust remembrance and education; to support research and data collection; and to increase funding for community resilience and security. Honourable Members, antisemitism is also a driver of radicalisation and violence. It is present across almost all extremist ideologies. This is why we have strengthened our response with the new European Union agenda on preventing and countering terrorism. It enhances cooperation, intelligence sharing and early detection of radicalisation. We are giving particular attention to protecting vulnerable communities and places of worship – synagogues and community centres continue to require police protection. And we welcome that Member States have increased security measures. We are stepping up our fight against radicalisation and violent extremism online. The Commission has recently launched a EUR 5 million call for projects under the Community Empowerment and Engagement Programme to protect young people and vulnerable groups from manipulation and harm spread by terrorists and violent extremists on digital platforms. Last March, the Commission hosted the 10th Ministerial Meeting of the European Union Internet Forum, with the participation of Member States, online platforms and Jewish organisations. The forum resulted in concrete follow-up: a blueprint for joint response when attacks occur, a handbook to better identify and respond to antisemitic hate speech online, and an action day where law enforcement agencies from 18 countries, together with Europol and online service providers, identified nearly 2 000 pieces of illegal antisemitic content that were sent to platforms for removal. With the Terrorist Content Online Regulation, platforms must remove extremist content within one hour. By the end of 2025, over 100 000 pieces of such content were removed voluntarily and 2 000 more were taken down by order. However, this effort also depends on awareness and reporting. Therefore, honourable Members, I encourage you to share this information widely and engage civil society, as law enforcement relies on signals from citizens. Honourable Members, our immediate focus at the moment is on security measures, but our ultimate goal must be a Europe where Jews can live freely, openly and without fear.
Soutenir la résilience démocratique en Arménie (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, encore une fois, merci beaucoup pour cet échange. Les élections législatives en Arménie, qui auront lieu dans seulement cinq semaines, seront un moment déterminant pour l'avenir du pays. Alors que l’Arménie progresse sur la voie qu’elle a choisie, elle est confrontée à une pression extérieure croissante, y compris la manipulation de l’information à l’étranger, la désinformation et d’autres menaces hybrides. Ces actions sont délibérées. Ils sont conçus pour saper la confiance, affaiblir les institutions démocratiques et influencer les choix souverains. Permettez-moi de souligner trois points dans mes observations finales. Tout d'abord, nous nous tenons aux côtés de nos partenaires. Lorsque l'Arménie demande un soutien, l'Union européenne répond. Chaque étape de ce partenariat reflète les choix arméniens. Deuxièmement, notre soutien vise à protéger la souveraineté arménienne afin que, le 7 juin, le peuple arménien, et personne d’autre, détermine l’avenir de l’Arménie. Troisièmement, l'Union européenne ne choisit pas de gagnants. Notre intérêt est une élection libre, juste et crédible. Qui gagne est entièrement une question pour les électeurs arméniens. La semaine prochaine, le premier sommet UE-Arménie représentera un moment historique dans notre partenariat. Ce sera l'occasion de démontrer aux citoyens arméniens que l'Arménie est un partenaire régional respecté et important pour l'Union européenne.
Soutenir la résilience démocratique en Arménie (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, l'Union européenne est un partenaire essentiel pour l'avenir de l'Arménie. Notre coopération repose sur des valeurs communes, une vision commune de l'avenir et le respect des choix souverains. Les relations entre l'Union européenne, l'‑ et l'Arménie n'ont jamais été aussi étroites. Le tout premier sommet EU‑Armenia, qui aura lieu la semaine prochaine, marque une étape clé dans nos relations. Cette trajectoire ascendante se reflète également dans l'intensification de l'engagement à haut niveau de ‑. Comme vous le savez, le Premier ministre Pashinyan s'est adressé au Parlement européen le mois dernier. Le mois dernier, les commissaires Kos et Brunner se sont rendus en Arménie. Dans une semaine, l'Arménie accueillera le 8e sommet de la Communauté politique européenne, juste avant le sommet EU‑Armenia. Toute l'Europe viendra en Arménie. Plus tard dans l'année, Erevan accueillera également la COP17. Ces événements importants soulignent le rôle important de l'Arménie dans la région. Les progrès récents dans le processus de paix avec l'Arménie‑L'Azerbaïdjan et la normalisation avec la Turquie ont ouvert une fenêtre d'opportunité pour l'Arménie de renforcer sa résilience politique et économique et son autonomie. Cependant, le conflit en Iran a ajouté à l'incertitude régionale et la situation reste fragile. Dans ce contexte, notre partenariat avec l’Arménie s’est progressivement approfondi au cours des deux dernières années et demie, conformément au mandat du Conseil européen d’octobre 2023 visant à «renforcer les relations entre l’UE et l’‑ en Arménie dans toutes leurs dimensions». Permettez-moi de vous donner quelques exemples. Le plan pour la résilience et la croissance pour la période 2024-2027, annoncé par la présidente von der Leyen en 2024, qui double le financement accordé à l’Arménie pour atteindre 270 millions d’EUR, stimule les réformes, stimule les investissements dans l’énergie et les transports et renforce le secteur privé arménien. Cette dynamique est encore renforcée par les progrès continus de notre dialogue historique sur la libéralisation du régime des visas. L'Arménie est actuellement le seul pays engagé dans un tel dialogue avec l'Union européenne. l’adoption du programme stratégique pour le partenariat UE-‑Arménie en décembre 2025 et de la deuxième mesure d’assistance au titre de la facilité européenne pour la paix en janvier 2026. Et la semaine dernière, la décision d'établir la mission de partenariat de l'Union européenne en Arménie. L'Union européenne contribue également activement à la normalisation du programme de paix avec les voisins de l'Arménie. Un simple coup d'œil à la carte des vols entre l'Asie et l'Europe ces dernières semaines montre à quel point cette région est importante. L'Arménie a un rôle clé à jouer dans le déploiement du programme de connectivité et le développement du corridor de transport Trans‑Caspian. L'expérience de l'Europe montre comment la connectivité peut soutenir la stabilité. C’est pourquoi l’Union européenne soutient l’Arménie en investissant dans les transports, l’énergie et les connexions numériques, en créant des emplois, en stimulant les échanges commerciaux et en renforçant la résilience. La connectivité, c'est aussi les gens. Les initiatives People‑to‑people renforceront la résilience de la société et faciliteront les échanges et la compréhension mutuelle à long terme. Dans ce cadre de coopération, le renforcement de la résilience démocratique de l'Arménie fait partie de notre soutien continu au pays à court, moyen et long terme. L'Union européenne soutient la capacité de l'Arménie à faire ses propres choix souverains au moyen d'élections libres et équitables. Nous soutenons les institutions démocratiques arméniennes, la société civile et les médias indépendants afin qu'ils puissent créer les conditions permettant aux Arméniens de s'exprimer librement et de voter pour leur avenir sans ingérence ni perturbation. Notre soutien global va, tout d'abord, à la société civile parce qu'une société civile dynamique est essentielle pour la démocratie, la paix et la stabilité. Et je suis fier de dire que l'Union européenne est le plus grand partisan de la société civile en Arménie. Deuxièmement, les médias indépendants, parce que les médias indépendants garantissent la transparence, détiennent le pouvoir de rendre des comptes et fournissent une alerte précoce contre la corruption, les abus et le recul démocratique, piliers essentiels d’un État résilient. Et troisièmement, les institutions arméniennes, parce que les institutions indépendantes permettent une prise de décision plus libre‑, protègent les droits et aident les sociétés à résister aux crises et aux pressions extérieures, renforçant ainsi la confiance du public dans le système démocratique. Une partie de notre travail est axée sur l’éducation aux médias, afin de permettre aux citoyens d’évaluer de manière critique les informations, de résister à la désinformation et de prendre des décisions éclairées. L'Union européenne est déterminée à aider l'Arménie à devenir un pays plus sûr, plus prospère et plus résilient, qui peut être un partenaire solide et garantir la stabilité et la prospérité dans la région.
Assurer la reddition de comptes et la justice face aux attaques continues de la Russie contre la population civile en Ukraine (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, je voudrais vous remercier pour ce débat très important et opportun. Comme vous le savez, la justice retardée est la justice refusée. L'Union européenne continue de s'efforcer d'avancer rapidement et d'assurer une préparation solide à ces mécanismes de justice internationale. La responsabilité doit rester une priorité de l'ordre du jour international, en particulier dans le contexte des efforts de paix. La normalisation de nos relations avec la Russie ne peut avoir lieu que si la Russie se transforme de nouveau à la normalité. L'obligation de rendre des comptes pour les crimes et la justice peut contribuer à cette transformation. Le 11 mai, avec l'Ukraine et le Canada, nous réunirons le monde entier lors d'une conférence de haut niveau à Bruxelles pour demander justice pour le retour de tous les enfants ukrainiens illégalement pris par la Russie. Il ne peut y avoir de paix juste et durable en Ukraine sans obligation de rendre des comptes. Honorables membres, travaillons ensemble à la réalisation de cet objectif commun.
Assurer la reddition de comptes et la justice face aux attaques continues de la Russie contre la population civile en Ukraine (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, depuis plus de quatre ans, la Russie mène une guerre d'agression contre l'Ukraine, avec de graves conséquences pour la population ukrainienne. Depuis le début de l'invasion totale de la Russie à l'échelle de ‑, selon les Nations unies, environ 16 000 civils ont été tués, dont 784 enfants, et environ 43 000 blessés, dont 2 668 enfants. Le nombre de victimes civiles a de nouveau augmenté au premier trimestre de 2026. La Russie poursuit également ses attaques contre les zones résidentielles et les infrastructures civiles de l'Ukraine, y compris les transports, en mettant fortement l'accent sur l'énergie, ainsi que, ces derniers temps, sur les infrastructures hydrauliques. Honorables députés, notre engagement à veiller à ce que tous les crimes internationaux et autres violations du droit international commis dans le cadre de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine répondent pleinement de leurs actes reste absolu. L'Union européenne soutient des activités qui couvrent l'ensemble du processus de responsabilisation. Au cours des derniers mois, nous avons accompli des progrès importants, notamment en ce qui concerne la Commission internationale des réclamations et le Tribunal spécial pour le crime d'agression contre l'Ukraine. Je peux dire que nous avons un nouvel élan. En ce qui concerne la Commission internationale des réclamations, après le nombre record de signatures sur la convention atteint en décembre 2025 – 35 États membres du Conseil de l’Europe plus l’Union européenne – nous voulons voir des résultats. Il est donc essentiel pour nous d'avancer le plus rapidement possible dans la ratification afin d'assurer une mise en place rapide de la Commission. Le Conseil a procédé à la ratification telle qu'elle a été soumise au Parlement européen pour approbation. Nous comprenons que le Parlement s'engage à assurer un traitement rapide du dossier, ce qui nous permettrait d'être prêts à achever la ratification à temps pour la réunion ministérielle du Conseil de l'Europe à Chișinău les 14 et 15 mai. En ce sens, les États membres procèdent également à leur ratification cruciale afin que la Commission internationale des réclamations puisse être créée et commencer ses travaux dès que possible. Nous restons également attachés à la création rapide du Tribunal spécial pour le crime d'agression contre l'Ukraine. Je me félicite des progrès réalisés au sein du Conseil de l'Europe pour parvenir à un accord sur le texte de la décision relative à la création de l'Accord partiel élargi (APE) du Tribunal spécial. Il sera maintenant essentiel d'avancer rapidement. La Commission a adopté et soumis au Conseil une proposition d'adhésion de l'UE à l'APE. Nous visons à finaliser le processus avant le conseil ministériel de Chișinău. L'Union européenne assure le financement d'équipes avancées tant pour la Commission des réclamations que pour le Tribunal spécial. Le travail est en cours d'exécution. Nous devons être ambitieux et nous travaillons avec un objectif clair à l'esprit: nous souhaitons que les premières demandes soient examinées prochainement par la Commission des réclamations, peut-être d’ici à la fin de 2027, et que le tribunal spécial soit mis en place pour la première phase de ses travaux d’ici au début de 2028. Notre travail se poursuit main dans la main avec les États membres de l’Union européenne afin de synchroniser les processus et de garantir une approche «Équipe Europe». Nous unirons également nos efforts avec vous et le Conseil de l'Europe dans la sensibilisation des partenaires internationaux pour rejoindre la Commission des réclamations et le Tribunal spécial. Notre soutien au travail essentiel que les autorités ukrainiennes accomplissent sur le terrain se poursuit également. Cela comprend un soutien par l’intermédiaire de la mission civile en Ukraine (EUAM), du procureur ukrainien ‑General et des partenariats dans le cadre de l’initiative du groupe consultatif sur les atrocités criminelles qui coordonne l’aide à la responsabilisation sur le terrain.
Éliminer les obstacles au marché unique de la défense - Projets phares de défense européens d’intérêt commun
Madame la Présidente, chers collègues, tout d'abord, merci beaucoup pour ce débat très important. Deuxièmement, n'oublions pas que si vous voulez la paix, préparez-vous à la guerre. Je pense que tout le monde ici veut la paix. Deuxièmement, nous devons nous rappeler pourquoi l'unité dans la défense est si importante. L'industrie de la défense des États-Unis ne serait pas plus forte si elle remplaçait son industrie de défense fédérale par 50 marchés et industries de défense au niveau de chaque État. En Europe, la fragmentation en 27 marchés différents et 27 industries différentes ne nous apporte pas non plus de force, elle ne fait que nous affaiblir. Nous devons être ambitieux pour notre défense – sur la défragmentation, sur l’échelle, sur la rapidité. Mais si nous voulons de la vitesse du côté de l'industrie, nous ne pouvons pas nous permettre de discuter et de négocier l'omnibus de simplification de la défense pendant près d'un an ou de l'assouplir. Si nous sommes sérieux, nous devons montrer un exemple de rapidité politique ambitieuse et l'ampleur de nos décisions. Les Ukrainiens nous montrent un exemple de vitesse et d'échelle industrielle, et de rapidité des décisions politiques, parce qu'ils sont en guerre et qu'ils nous défendent. Nous ne sommes pas en paix non plus, mais en continuant à prendre des décisions traditionnelles et lentes en temps de paix, il semble que nous rêvons que la paix en Europe est éternelle. Une telle attitude doit être radicalement changée. Je sais que l'Europe peut compter sur l'Europe. Et rappelons-nous ce que Mario Draghi a écrit il y a deux ans: l’industrie de la défense manque d’échelle et il se demande ce qui se passera sans échelle. Je cite: «si les États membres de l’UE augmentaient considérablement leurs dépenses de défense», ce que nous faisons actuellement, «une crise d’approvisionnement pourrait se produire lorsque les États membres se font concurrence». Il y a un réel danger que cela se produise. Si nos industries ne se développent pas, nous n'atteindrons pas l'état de préparation en matière de défense. Au lieu de cela, nous allons perdre du temps et de l'argent en punissant les prix, la production chétive et l'approvisionnement. L'expansion n'est possible qu'avec la défragmentation, la consolidation et un marché européen de la défense plus efficace, ce qui est essentiel tant pour la compétitivité que pour la préparation à la défense. Je vous invite tous à soutenir ces deux rapports demain, et encore une fois, je tiens à remercier ceux qui ont préparé ce rapport.
Éliminer les obstacles au marché unique de la défense - Projets phares de défense européens d’intérêt commun
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, je vous remercie tout d'abord pour ces deux rapports très importants. Je remercie le rapporteur et les rapporteurs fictifs pour leur excellent travail. Tout d'abord, Monsieur Cremer, merci pour l'initiative visant à éliminer les obstacles sur notre marché de la défense de l'UE. Nous avons un marché intérieur européen unique de 27 États membres, 450 millions de personnes, un PIB de 18 000 milliards d’euros, l’un des plus grands marchés au monde. Mais notre marché de la défense est fragmenté, fragmenté et divisé. La fragmentation est mauvaise pour notre défense, mais pour notre compétitivité, elle nous empêche de gagner la course mondiale à la production à grande échelle et à temps. En l'absence d'un marché commun de la défense, l'industrie se concentre sur les marchés d'exportation. La fragmentation et la petite échelle des industries poussent les gouvernements à acheter des produits de défense en dehors de l'Europe. Nous consacrons environ 50 % de l'argent de notre défense et des contribuables à la création d'emplois de qualité ailleurs, et non en Europe. Pourquoi c'est ça? Pourquoi notre marché de la défense et notre industrie de la défense sont-ils si fragmentés? Parce que, comme vous le savez, nos traités définissent la défense comme une prérogative nationale et que, pendant des années, les États membres ont construit leur industrie de la défense au niveau national. C'est pourquoi la fragmentation est un héritage de notre expérience historique. C'est pourquoi il n'est pas si facile à surmonter. Vous avez raison de mentionner l'article du traité sur la dérogation aux règles du marché unique en matière de sécurité, l'article 346 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. À l'heure actuelle, elle est trop souvent invoquée, ce qui bloque la coopération européenne. Les conséquences de cela: barrières nationales et protectionnisme national, différentes licences, différentes exigences et différentes normes. La fragmentation nous empêche de développer des projets de défense communs. La fragmentation nous empêche de standardiser la production. C'est pourquoi nous produisons des centaines de différents types de systèmes d'armes, alors que les États-Unis n'en ont que 30. C'est pourquoi nos systèmes d'armes manquent d'interopérabilité. Et pourtant, nos gouvernements aiment se procurer seuls. Malgré cela, la passation conjointe de marchés apporte des contrats plus importants et à plus long terme et, de cette manière, réduit les prix. Le marché européen de la défense est un grand marché, ce qui signifie une forte demande, de gros investissements et une grande production. C'est pourquoi notre débat sur un marché européen de la défense plus intégré n'est pas un débat théorique, c'est un défi très pratique. Si nous surmontons la fragmentation, l'industrie de la défense peut être le moteur le plus important de la compétitivité, non seulement pour la défense, mais pour l'ensemble de l'économie européenne. Letta et Draghi étaient très francs à ce sujet. Tout en développant nos capacités de défense avec de nouveaux fonds et de nouveaux achats de nouvelles armes, nous devons également tout faire pour surmonter la fragmentation de notre marché de la défense, renforcer l'industrie de la défense et sa capacité à augmenter la production. C'est pourquoi nous devons également concentrer nos efforts sur la création d'un marché européen de la défense plus intégré, avec une sécurité d'approvisionnement renforcée. Cet été, nous présenterons une stratégie pour un marché européen de la défense. Nous révisons également la directive sur les marchés publics de défense et nous devons trouver un moyen d’inciter les États membres à recourir moins souvent à la dérogation en matière de sécurité prévue à l’article 346 du TFUE. En outre, nous devons continuer à tirer parti des avantages de la passation conjointe de marchés et du développement conjoint de projets paneuropéens de défense ou de projets phares, comme nous les appelons. Et cela m'amène à la deuxième question importante que vous soulevez: Mme Annunziata, je salue votre rapport sur les initiatives phares en matière de défense, les projets de défense paneuropéens qu'aucun État membre ne peut construire seul, mais qui défendent l'ensemble de l'Europe. Projets qui exigent le leadership des États membres, mais aussi un financement et un soutien au niveau de l’UE. Jusqu'à présent, nous avions une expérience très limitée du développement de tels projets paneuropéens communs, beaucoup moins que du développement de projets spatiaux paneuropéens. C’est la raison pour laquelle la Commission a proposé quatre initiatives phares dans sa feuille de route sur la préparation à la défense en octobre dernier: l’initiative européenne de défense par drones, la montre de flanc oriental, le bouclier aérien européen et le bouclier spatial européen. Les États membres discutent également d'autres sujets potentiels, à savoir la Méditerranée et les nouveaux défis. Vous avez raison d'appeler à des facilitateurs stratégiques autonomes en tant que projet phare, car nous dépendons fortement des facilitateurs stratégiques américains. Je suis heureux que vous souligniez également les avantages de ces initiatives phares pour la compétitivité, j’ajouterais également pour accroître l’interopérabilité et pour apprendre à défendre l’Europe ensemble. Les initiatives phares vont de l'avant avec le soutien de l'Union européenne, avec l'argent, les prêts SAFE, mais aussi en réduisant les formalités administratives et, comme vous l'avez mentionné, avec les nouveaux instruments juridiques révolutionnaires de l'EDIP, la structure des programmes d'armement européens, le PAED et les projets européens de défense d'intérêt commun, les ICPD. La présidence chypriote fait maintenant avancer les travaux sur ce projet de défense commune. Nous avons lancé un appel à manifestation d'intérêt pour les ICPD. Les États membres en discutent et ont jusqu’au 16 mars pour notifier leur intérêt – lundi prochain. Nous attendons des propositions de projets concrètes d'ici la fin de l'été. C'est ainsi que, étape par étape, nous apprenons à devenir plus unis dans la défense. Merci encore pour ces deux rapports importants qui se complètent vraiment. Notre analyse des problèmes et des solutions est très similaire. Je suis heureux que vous incluiez tous les deux l'Ukraine. Et vos rapports sont également importants en tant que message à l'Europe: nous devons nous unir pour notre défense.
Bâtir une défense européenne plus solide dans un contexte international de plus en plus incertain (débat)
Madam President, dear colleagues, thank you very much for this really very great debate. It is clear from our discussion that we agree. We must very rapidly take responsibility for our defence or for the future of peace on the European continent. We will be able to take this responsibility if we are able to make important decisions and agreements. I urge Parliament to speed up with our trilogues, because Putin will not wait until the last trilogue to test us. European independence does not mean going solo. It means beefing up our strength within NATO so we can not only defend ourselves, but also better support our allies. We need to answer very simple questions: if our transatlantic partners are asking us to take responsibility on our shoulders for conventional European defence, do we agree with that request? If we agree, let's be very practical in our discussions. And let's answer the questions: how shall we replace the resources on the European continent, starting from strategic enablers, then 100 000 rapid-reaction troops, which they are keeping on the European continent? What we what will be our defence plans according to NATO doctrines? The European Parliament is the best place to have those very serious and very important discussions. The Member States are responsible for defence, so we ask them to lead and take charge of European defence. But we need to move forward in the same direction, not 27 different ones. Our biggest weakness is fragmentation and division. Our greatest strength is unity. The common market is our strength in the global economy. Common defence will be our strength in a world of power.
Bâtir une défense européenne plus solide dans un contexte international de plus en plus incertain (débat)
Madam President, Honourable Members, firstly I would like to thank this House for its unwavering support for stronger European defence. The opinion polls clearly show that, in these dangerous times, our people expect Europe to be strong in the world and strong in defence. So I thank you for listening to the voice of the people and for leading the people. After nearly four years, Russia shows no sign of ending its brutal war, and our American allies' strategic priorities are now in the Indo-Pacific and the Western Hemisphere. They said that very clearly in the National Defence Strategy published two weeks ago, and also that they expect us to take responsibility for our conventional defence. European responsibility does not mean without NATO. NATO is the foundation of our collective defence in Europe and is essential for our transatlantic ties and our voice in the world. The European responsibility means making NATO stronger by strengthening our European posture inside NATO. It means taking care of our own defence needs, led by the Member States and supported by the European Union. For example, we now depend on America for strategic enablers like space intelligence data or air-to-air refuelling. We need to be ready to replace our American strategic enablers with our own European ones. This should be our strategic priority, and we need to be ready to replace other conventional defence resources placed by our transatlantic partners on the European continent. This is a first step towards our independence. The European responsibility for defence also demands an institutional framework for our cooperation and the European Defence Union. You ask 'how do we build a strong European defence in this current international environment?' My answer is very simple: ramp up defence production. Ramp it up with greater urgency and ramp it up with greater energy than ever before. Our defence industry must now rise to this historic challenge and scale up their production lines and produce, produce, produce. But it sometimes seems as if our industry is not yet ready to face a coming demand shock. So I strongly support the call by President Macron to industry: please deliver. Please ramp up your production potential and capacity, because that is a goal of our defence readiness. More production power, more innovation, stronger deterrence, and the biggest dividend is peace. I call on all defence ministers to inform us if they experience delays in delivery. We need to understand what causes delays and how to tackle them. So industry can count on our full support, and we support industry very concretely. Last week, I held the first meeting of the Security of Supply Board, which will monitor supply chains so industry can deliver at scale and speed. And soon I will go on a missile tour to engage with Member states and industry on how best to accelerate missile delivery to Ukraine and to our own stockpiles. This is European Union added value in practice. Last year we prepared the ground for the defence ramp-up with new defence policies, and it was a massive defence financial big bang. EUR 150 billion in Security Action for Europe (SAFE) loans. We have now endorsed 16 out of 19 national investment plans and sent them to the Council for approval. Member States will spend EUR 6.8 trillion on defence by 2035, if they fulfil their NATO pledges. And now on the table, a EUR 60 billion loan for Ukraine's defence. The Commission is in full preparation mode. So we call on you to give your green light for the Ukraine loan so we can start implementation. The loan is built on a cascading principle to buy first from Ukraine, the European Union and our EEA and EFTA partners, and only after that from abroad. So if industry cannot deliver, Ukraine can go to world markets. Ukraine needs these weapons now. The defence ramp-up will not only benefit our defence, but also our competitiveness. I know you have a big debate on competitiveness tomorrow. Mario Draghi said marginal reforms will not restore competitiveness, only massive coordinated investment supported by EU instruments. Up to EUR 800 billion in additional investment per year is needed. That is exactly where we can bring strategic added value for our competitiveness with our defence spending, which during the next ten years can, on average, reach almost EUR 700 billion annually – a massive boost for our competitiveness, but only if it is spent properly. Mario Draghi also makes it clear that spending in a fragmented way, spending outside Europe, would undermine our competitiveness and also harm our defence. Europe faces a decisive choice in defence – act divided and damaged our competitiveness, or act united and make defence spending the engine of our economy. So we are saying to Member States: coordinate, set priorities – not only national but also European – that are fully in line with NATO, use new possibilities in the European Defence Industrial Programme (EDIP) to create European defence projects for common interests, our defence flagship projects that no Member State can build alone, but that protect the entire Union. For example, the Eastern Flank Watch, flagship projects on drones, air defence, missiles and space. Honourable Members, as Jean Monnet predicted, the European Community will be born out of crisis. The current security crisis is also making us stronger. The European Union is historically an economic giant. When it comes to defence, the European Union is also a giant, but a sleeping giant. In this world of giants, we too must be giants, true to our values and strong. Dear friends, let us together wake up the sleeping giant of Europe.
Programme pour l’industrie européenne de la défense et cadre de mesures visant à assurer la disponibilité et la fourniture en temps utile des produits de défense (débat)
Mr President, dear colleagues, first of all, I would like to thank you for a very good and very important discussion, and of course, thanks again to the rapporteurs. I will repeat several obvious truths. First of all, we shall be powerful geopolitically if we are strong in our defence. And we shall be strong in defence if we are strong with our defence industry. And we shall be strong in our defence industry if we are industrially independent, autonomous, and much less fragmented; and if we shall understand that unity brings added value and a very practical one – for example, in building a European air defence shield, which can be done only if we all do that together – and if we integrate our defence industry with the innovative defence and battle-tested industry of Ukraine. Those are obvious truths on which EDIP is based and which EDIP is about. What we are doing today is absolutely clear. They are just the first steps forward, but big steps forward. On the financial side, EUR 1.5 billion is definitely not very impressive. But let's look a little bit into the longer-term perspective of how we shall finance our defence. If Member States implement their pledges which they gave to the NATO summit – that they will spend up to 3.5 % for real defence till 2035 – it means that the European Union Member States will invest EUR 6.8 trillion into defence during the next ten years. In the next MFF around EUR 60 billion will be given to defence. So we need to understand that in Europe defence is financed by national Member States. National Member States will spend 100 times more than we shall have in the next MFF. So what's our task? Maybe to convince Member States also to spend a little bit more for such European policies as EDIP, and that would be really beneficial to all of us. Now, just a few words to some colleagues from different, extreme flanks – for me it's quite strange that they are so united in their attitude towards European defence. First of all, when somebody says that investment in defence is totally opposite to what our workers need to have, I would like to ask you very sincerely: do you want to be occupied without resistance? Do you want that our workers would face such a future? Is that the peace which you are proposing to all Europeans? Second, to those who do not want to support Ukraine – which really means who want to betray Ukraine: are you for a Europe where the big should have the right to occupy the smaller? I am against such a Europe, because my country, Lithuania, was a victim of such previous policies prevailing in the European continent. So that is why I am for a strong Europe and a strong European defence industry.
Programme pour l’industrie européenne de la défense et cadre de mesures visant à assurer la disponibilité et la fourniture en temps utile des produits de défense (débat)
Madam President, honourable Members, we are coming close to the first anniversary of the mandate of this Commission and to the first anniversary of my mandate as the first-ever European Union Commissioner for Defence and Space. When I look back on this first year, I call it the year when we created opportunities for defence readiness. Now the period of creating opportunities is over. Now is the time for delivery of defence readiness. The provisional agreement we are discussing today on EDIP – the European Defence Industry Programme – is really essential for defence readiness. EDIP is a pioneering programme, so I would like to thank my predecessor, Commissioner Breton, and my Commission colleagues for their strategic judgement in designing EDIP, which was started back in 2024. The negotiations and preparation for negotiations in the European Parliament and Council were not always easy. It took one and a half years to come to an agreement. Of course, that's too long from the point of view of defence readiness, but finally we delivered it. So I thank the rapporteurs and the shadow rapporteurs, and I thank the Polish and Danish Council Presidencies for reaching this compromise so important for the future of European defence. EDIP is a continuation of our previous success stories, our previous defence industrial policy achievements. First, there was ASAP, the success of the industrial programme to ramp up ammunition production. In 2022, we were able to produce only 300 000 shells. Now we are ramping up to 2 million shells annually. And then EDIRPA, the joint procurement success for air and missile defence, and modern armed vehicles. Now there is the next step up in EDIP, with the continuation and expansion of those successful instruments, and with totally new possibilities for the ramp-up of our defence industry. It also brings EUR 1.2 billion in grants for the European defence industry and EUR 300 million for the integration of Ukraine's defence industry. Let me remind you of what EDIP is about. First of all, EDIP puts a premium on joint procurement. The more Member States buy together, strengthen supply chains together, build defence projects together, the more they can count on EU funds. We fund cooperation, not fragmentation. Second, EDIP strengthens Europe's defence readiness by investing in our industry, our supply chains and our jobs, and strict ceilings: 65 % of component costs must be European. Third, with EDIP we move from improvisation to organisation, in joint development, production and procurement. We offer a toolbox to Member States to facilitate and strengthen their cooperation, with a legal structure that will accelerate the launch of cooperation, called SEAP – the Structure for European Armament Programme. The SEAP legal entity can have benefits like easier procurement rules, VAT exemption, borrowing in the financial markets, EU financial support – and Ukraine can take part in these entities, and also with the creation of so-called European defence projects of common interest. Those will be collaborative industrial projects developed by several Member States with a special status in order to support industrial projects no Member State can ever build alone, but that will protect the whole of Europe. Here too Ukraine can take part – for example, the projects for defence flagships mentioned in our roadmap for defence readiness, like the Eastern Flank Watch, like the Drone Defence Initiative, the Air Missile Defence, or Space Shield. Fourth, through EDIP, the EU will set up the first-ever mechanism to ensure the security of supply of defence products throughout the European Union, designed to ensure timely and reliable access to defence products and components during crises, enhancing security of supply to address bottlenecks in critical supply chains, offering a toolbox of crisis-response measures adapted to the nature of the crisis. EDIP is also introducing some new and interesting defence industrial tools, like FAST – the fund to accelerate supply chains transformation – for SMEs and small mid-caps, the European military sales mechanism or defence industrial readiness pools. Finally, EDIP supports Ukraine's defence industry, and not only with 300 million euros. EDIP makes it possible to procure defence equipment in, with, and for Ukraine. EDIP allows us to invest into Ukrainian industry and to support the integration of Ukrainian industry into the European defence technological industrial base. EDIP allows us to inject Ukrainian military innovation into the European defence industry. EDIP ties Ukraine structurally to our European defence industry, and that's good: the Ukrainian defence industry needs us, but we need Ukraine's defence innovations even more. Madam President, honourable Members, EDIP brings a defence industrial policy revolution and lays the foundations for a less fragmented, more innovative and a true European defence industry. That will make us stronger, more competitive and will bring jobs – a lot of new jobs. We need EDIP to put in place the plans and proposals which we made this year, like SAFE loans and the defence readiness roadmap. EDIP is at the heart of all these proposals. As I said, now is the time for delivery, and without EDIP there will be no successful delivery of our defence readiness. So I count on you to approve the provisional agreement and to have it formally adopted before the end of the year. The success of EDIP should inspire us to seek the same success with the defence simplification omnibus, and with the new regulation on defence readiness, which is still in the Parliament and in the Council.
Une réponse unie aux récentes violations par la Russie de l'espace aérien et d'infrastructures critiques d'États membres de l'UE (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Ministre, chers collègues, c'était vraiment un grand débat, un grand débat important, parce que les questions dont nous discutons sont vraiment très cruciales. De nombreux orateurs répétaient des vérités bien connues: nous ne sommes pas en guerre, mais nous ne sommes pas non plus en paix. Ce que nous devons reconnaître, c'est que cela continuera peut-être pendant des années avec des provocations, des perturbations et des actes de sabotage. Nous sommes donc vraiment attaqués et nous devons être prêts pour cela. Défendre et dissuader dans une réponse unie, comme au nom de cette discussion. Ce que nous devons faire est clair; Souvenons-nous d’un ancien dicton romain: si vous voulez la paix, préparez-vous à la guerre, sinon préparez-vous à vous rendre si vous voulez une paix à la Poutine. Je voudrais nous rappeler que c’est la Russie qui a mené une guerre contre l’Ukraine, et non l’Ukraine qui a attaqué la Russie. C'est la Russie qui a lancé des provocations contre la Pologne, les États baltes, Copenhague et d'autres pays d'Europe, et non l'UE qui a provoqué la Russie. Afin de protéger la paix, nous devons accroître notre préparation à la défense matérielle, tout d'abord, ce que nous faisons, mais aussi notre préparation à la défense institutionnelle et notre préparation à la défense politique. Soit nous nous préparons politiquement et pratiquement à dissuader Poutine, soit nous nous battons les uns contre les autres. C'est un choix pour chacun de nous. Les provocations de la Russie sont téméraires, irresponsables et dangereuses, une menace pour les peuples et la paix de l'Europe. Ils doivent servir de réveil: nous devons agir de manière très pratique et efficace. Les drones sont l'avenir de la guerre et l'avenir des provocations. Il est dommage que les récentes provocations aient eu besoin de nous réveiller, et il semble que nous soyons mal préparés pour cet avenir. À l'heure actuelle, nos défenses ne sont vraiment pas prêtes à détecter les drones et à les voir et à les suivre lorsqu'ils franchissent nos frontières. En outre, abattre un drone de 10 000 euros avec un missile d’un million d’euros n’est vraiment pas durable. Ce que nous devons comprendre, c’est que toute l’Europe est menacée, et je veux dire toute l’Europe. Un drone russe Geran-2 a une portée de 2 500 km, et depuis Kaliningrad ou la Biélorussie, il peut toucher des cibles au Danemark, en Suède, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, dans le nord de la France et en Hongrie, et il peut même atteindre Bruxelles et Strasbourg. À partir de porte-conteneurs, les drones peuvent détruire des cibles tout le long de la côte européenne. La question est la suivante: que faut-il faire? Il y a beaucoup de choses que nous faisons et beaucoup de choses que nous devons faire encore plus, mais permettez-moi de me concentrer cette fois sur les drones et les capacités anti-drones. Il y a un large consensus sur ce que nous devons faire. À court terme, nous devons développer des capacités pour mieux détecter, suivre et identifier les drones avec des capteurs acoustiques, des radars et des satellites. À long terme, des capacités pour désarmer ou détruire les drones, avec des intercepteurs de drones, la guerre électronique et des unités mobiles. Pour les pays du flanc oriental, il est également nécessaire de disposer de capacités permettant d'utiliser les drones pour frapper les cibles au sol si un ennemi tente d'envahir le pays. Une approche sur mesure, mais c'est ce qui est nécessaire. Les États de première ligne ont des besoins différents de ceux des autres pays, y compris les pays de la Méditerranée, mais tous ont besoin de capacités pour détecter et détruire les drones. Par-dessus tout, ce dont nous avons besoin, c'est d'une coopération, bien sûr, pour échanger des données afin de suivre les incursions au-delà des frontières nationales. Nous avons une connaissance de la situation interopérable pour identifier conjointement des cibles et mener des opérations. Nous travaillerons main dans la main avec l'OTAN. Nous ne pouvons pas le faire sans l’Ukraine; Les défenses aériennes ukrainiennes ont abattu 70 à 80 % des cibles, les drones ukrainiens ont chassé la flotte russe de la mer Noire, immobilisé l’avance russe et dévasté la flotte de bombardiers stratégiques et les raffineries de pétrole russes. Dans le développement du mur de drones, une attention particulière devrait être accordée à l’expérience ukrainienne – cette expérience montre que la clé d’un mur de drones efficace n’est pas seulement la technologie en tant que telle, mais les compétences développées en matière de commandement intégré et la création d’un nouvel écosystème de guerre complet. Nous devons passer rapidement des idées aux actions. Il est possible, au cours de l’année à venir, de renforcer les capacités essentielles du mur de drones et, d’ici à 2030, nous aurons la possibilité de dépenser 2 500 milliards d’euros pour différents besoins en matière de défense. J’espère que les avoirs gelés seront utilisés très prochainement pour renforcer la défense ukrainienne; Il y a donc des moyens financiers. Je compte sur le soutien de cette Assemblée pour les idées et les projets que nous devons développer et je suis prêt à travailler très intensément avec le Parlement afin de développer rapidement les capacités nécessaires. Merci beaucoup.
Menaces graves pour l’aviation et le transport maritime découlant d’interférences avec le système global de navigation par satellite: urgence de renforcer la résilience face au brouillage et à l’usurpation (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, encore une fois, merci beaucoup pour ce débat, et merci beaucoup pour votre détermination, et votre unité dans cette détermination, à défendre notre sécurité. Le débat d'aujourd'hui et vos contributions sont un encouragement à faire progresser notre réponse de l'UE aux problèmes, aux défis et aux menaces du brouillage et de l'usurpation d'identité. Notre échange de vues appelle à la mise en œuvre de mesures opérationnelles et d’urgence à court terme et à l’élaboration d’un programme spatial solide et ambitieux pour renforcer la résilience de nos systèmes spatiaux, la protection des services de transport dans les États membres et aider à faire face aux interférences avec nos systèmes spatiaux, y compris au sein de l’Organisation de l’aviation civile internationale. Nous avons vraiment des systèmes spatiaux européens solides. La Commission continuera à les déployer et à les exploiter, dans l’intérêt de tous les États membres et de nos opérateurs économiques. Nous les adapterons aux nouvelles menaces et aux nouveaux risques qui pèsent sur l'économie de l'UE ainsi que sur la sécurité et la sûreté de nos citoyens. Je compte sur votre soutien continu.
Menaces graves pour l’aviation et le transport maritime découlant d’interférences avec le système global de navigation par satellite: urgence de renforcer la résilience face au brouillage et à l’usurpation (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, je commence ma déclaration au nom de la Commission par des mots très simples: Merci. Merci aux pilotes de l’avion qui nous a atterris en toute sécurité lorsque nous, avec la présidente von der Leyen, nous sommes rendus en Bulgarie lors d’une visite très réussie de sept États membres de première ligne et lorsque notre navigation par satellite à bord a été bloquée. Ces pilotes ne sont pas les seuls à faire face à ce genre de menace. Comme l’a déclaré aujourd’hui la présidente von der Leyen: «L'Europe est en lutte. Un combat pour un continent entier et en paix. » Nous sommes mis à l'épreuve, nous sommes mis au défi et nous sommes attaqués. Le renforcement militaire à nos frontières est constamment complété par des menaces hybrides et c'est devenu une nouvelle normalité. Mais nous n'accepterons jamais cela comme normal. Mesdames et Messieurs les Députés, je vous remercie donc de m'avoir donné l'occasion de débattre de ce sujet important aujourd'hui. Nos services spatiaux, y compris la navigation par satellite, sont de classe mondiale: Galilée, Copernic et bientôt IRIS2. Les services de positionnement, de navigation et de chronométrage (PNT) ont longtemps été un moteur de croissance économique et sont maintenant systématiquement intégrés dans les infrastructures modernes. Ils soutiennent un large éventail de secteurs, notamment l’aviation, le transport maritime, les applications terrestres et les infrastructures critiques. Les systèmes mondiaux de navigation par satellite (GNSS), tels que Galileo et EGNOS de l'Union européenne, ou le GPS américain, constituent l'épine dorsale des services PNT existants. Ils fournissent des services PNT hautement précis, fiables, mondiaux et gratuits inégalés aujourd'hui par toute autre technologie. Mais ils ne sont pas immunisés contre les interférences de radiofréquences. Ni le Galileo européen ni le GPS américain ne sont immunisés. Les interférences internationales délibérées dans les systèmes de navigation se produisent le plus souvent sous forme de brouillage, qui vise à aveugler les récepteurs de signaux de navigation par satellite et à les empêcher de recevoir des signaux de navigation, empêchant ainsi la détermination de la position ou du moment et rendant le service indisponible. Plus inquiétant est l'usurpation d'identité, qui vise à tromper les récepteurs de signaux de navigation avec des signaux satellitaires contrefaits. Ils apparaissent comme un service normal pour la plupart des récepteurs de signaux GNSS. L'usurpation d'identité est extrêmement dangereuse, en particulier dans les applications de sécurité telles que la navigation aérienne. Les attaques par brouillage et par usurpation de nos systèmes de navigation par satellite affectent gravement le transport aérien, maritime et routier. Elles ont également une incidence sur l’agriculture et d’autres secteurs. Aujourd'hui, 40 % du trafic aérien européen opère dans des régions fortement touchées par les interférences radiofréquences. 40 % – quatre, zéro. Depuis le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, l'ingérence s'est aggravée, un changement non seulement en quantité mais aussi en qualité, avec une sophistication croissante des attaques de brouillage et d'usurpation d'identité, posant de grands risques à la fois dans les airs et en mer. La situation est particulièrement grave sur le flanc oriental de l'UE. Un peu plus de l'année dernière dans la Baltique, il y a eu une multiplication par cinq des vols affectés par les interférences de radiofréquences. Juste au mois d'août de cette année, les autorités du pays que je connais le mieux (Lituanie) ont enregistré 1 000 perturbations de brouillage des signaux de navigation pour les avions. Mais cette ingérence quotidienne va bien au-delà de la Baltique: elle touche tous les États membres de l’est, en particulier les zones proches de la frontière ukrainienne et de la mer Noire, ainsi que nos voisins proches de la guerre: la Méditerranée orientale, la mer Noire, le Moyen-Orient et l’Arctique. Face à ce danger croissant, la Commission européenne a pris trois grandes lignes d'action. Premièrement, au niveau politique international, pour faire face à de tels actes et les condamner, la Commission soutient les États membres dans les enceintes internationales clés: l'Organisation maritime internationale, l'Union internationale des télécommunications et l'Organisation de l'aviation civile internationale. Les interférences radiofréquences de nos systèmes spatiaux seront l'un des sujets les plus importants ce mois-ci à l'Assemblée de l'Organisation de l'aviation civile internationale. Mais se défendre dans les enceintes internationales ne suffit pas: nous avons besoin d’un plan d’action coordonné de l’UE pour protéger nos intérêts. Cette question figurait en bonne place à l'ordre du jour du Conseil "Transports et télécommunications" de juin et plusieurs États membres ont envoyé une lettre à la Commission demandant une action commune contre les menaces de brouillage et d'usurpation d'identité. C’est pourquoi notre deuxième ligne d’action consiste à renforcer la résilience et la robustesse de nos infrastructures spatiales de l’UE. Le premier point que je tiens à souligner est que, depuis juillet de cette année, notre système satellitaire Galileo protège des millions de personnes qui reçoivent des messages avec une capacité nouvelle et unique. Galileo Open Service Navigation Message Authentication est le premier service de ce type offert dans le monde entier, qui détecte les attaques par usurpation d'identité et alerte les utilisateurs. Il protège contre les attaques par usurpation d'identité en certifiant l'authenticité du signal Galileo. Deuxièmement, à partir de 2027, nous offrirons une protection encore meilleure contre un ensemble encore plus large de menaces d'usurpation d'identité avec le service d'authentification du signal Galileo. Troisièmement, maintenant plus que jamais, fournir un service de positionnement, de navigation et de synchronisation crypté et sécurisé est essentiel pour nos utilisateurs gouvernementaux et change vraiment la donne dans la guerre moderne. C'est pourquoi, d'ici la fin de l'année, Galileo disposera d'un service public réglementé avec des signaux de navigation cryptés pour protéger les signaux des entités gouvernementales. Il sera beaucoup plus robuste que les signaux de navigation par satellite ouverts standard. Quatrièmement, à court terme, à partir de 2026-2027, la Commission européenne prépare un service de surveillance des interférences radiofréquences capable de détecter et de localiser les interférences GNSS qui ciblent les aéronefs, les navires et les infrastructures critiques. Les futurs satellites transporteront des charges utiles auxiliaires, ce qui permettra une surveillance continue et une détection précoce des interférences. Dans le même temps, nous anticipons les menaces futures. Nous visons à accroître la disponibilité, la résilience et la robustesse des services Galileo. C’est pourquoi, à moyen terme, une série de mesures complémentaires seront prises en étroite coordination avec les États membres, y compris une constellation de satellites en orbite terrestre basse (LEO PNT) qui, avec l’infrastructure Galileo existante, 27 satellites en orbite terrestre moyenne, créera une constellation multiorbitale capable d’offrir une résilience accrue ainsi que des capacités de repli supplémentaires pour une détermination continue du temps et de la position. Troisièmement, nous nous attaquons aux interférences sur le plan opérationnel. Notre Agence européenne de la sécurité aérienne a publié des recommandations. Si la situation se détériore, l'agence prendra d'autres mesures pour assurer la sécurité. Le gestionnaire du réseau EUROCONTROL définit l’infrastructure nécessaire à la sécurité et à la continuité des services, tant civils que militaires, et il a organisé un exercice de crise avec les autorités nationales pour aider à préparer l’éventualité d’une attaque à grande échelle contre l’Union européenne. Nous travaillons également sur des systèmes alternatifs et sur des composants tels que des antennes actives et des récepteurs qui augmentent la robustesse de l'aviation et renforcent la résilience au brouillage. Nous nous félicitons également de la poursuite du développement des capacités terrestres nationales en tant que sauvegarde en cas de perturbation des services. La Commission prépare un plan d’action pour l’aviation en collaboration avec les États membres, EUROCONTROL, l’Agence européenne de la sécurité aérienne et l’industrie, et pour lutter contre les interférences en mer, la Commission a mis en place un groupe d’experts, en collaboration avec les États membres et l’Agence européenne pour la sécurité maritime, afin d’élaborer la notification et le partage des incidents au moyen de systèmes de surveillance maritime à l’échelle de l’UE. Notre objectif principal en mer et dans les airs: assurer la sécurité et limiter l'impact sur les déplacements et l'économie. Honorables députés, nous sommes engagés dans une lutte difficile contre une menace dangereuse. Pour gagner la bataille de la résilience, nous avons besoin d’une coopération interinstitutionnelle totale, d’une coopération avec les États membres et d’un soutien total au Fonds européen pour la compétitivité et aux nouveaux systèmes et services spatiaux dans le prochain cadre financier pluriannuel. Nous comptons sur le Parlement européen pour soutenir un programme ambitieux afin que les outils techniques, opérationnels et législatifs, y compris un financement ambitieux, soient pleinement mis en place dès que possible pour mettre fin à cette menace croissante pour notre économie et notre mode de vie.
Décision injustifiée de la Chine d’imposer des droits de douane sur les importations de produits à base de porc en provenance de l’UE et nécessité de soutenir les agriculteurs et les travailleurs européens (débat)
Monsieur le Président, chers collègues, Mesdames et Messieurs les députés, permettez-moi tout d'abord de vous remercier tous pour vos contributions réfléchies au cours du débat d'aujourd'hui. Je comprends et partage bon nombre de vos préoccupations. Permettez-moi de commencer par une remarque générale: en ce qui concerne les relations de l’UE avec la Chine, permettez-moi de rappeler le message de la présidente von der Leyen dans le discours sur l’état de l’Union de ce matin, qui souligne les défis importants. Elle a précisé que si la Chine ne relevait pas ces défis de manière adéquate, l'Union européenne n'hésiterait pas à utiliser tous les instruments à sa disposition pour préserver une concurrence loyale et défendre ses intérêts légitimes. Les relations de l'Union européenne avec la Chine sont importantes, tant sur le plan du commerce que de l'investissement. Pour l'Union européenne, il sera crucial de rééquilibrer cette relation autour de la transparence, de la prévisibilité et de la réciprocité. En outre, je tiens à souligner que la Commission continuera à faire tout son possible pour défendre les agriculteurs et les exportateurs de l’UE lorsqu’ils seront confrontés à un tel recours abusif aux instruments de défense commerciale. Nous considérons les trois enquêtes lancées par la Chine comme des représailles injustifiées et une violation flagrante des règles du commerce international. Je rappelle que la Chine est un marché clé pour les exportations de porc de l'UE. En collaboration avec le secteur, la Commission examinera les faits à l'origine de l'institution des droits provisoires et évaluera soigneusement toutes les informations disponibles afin de décider des prochaines étapes. La Commission examinera toutes les options pour protéger l'industrie et les intérêts économiques de l'UE.
Décision injustifiée de la Chine d’imposer des droits de douane sur les importations de produits à base de porc en provenance de l’UE et nécessité de soutenir les agriculteurs et les travailleurs européens (débat)
Monsieur le Président, chers collègues, encore une fois, je voudrais présenter la position de la Commission sur cette question très importante. Il était supposé que la position serait présentée par le commissaire Hansen ou le commissaire Šefčovič, mais ils sont dans une destination importante qui va maintenant développer d'autres relations. Je vais donc essayer de présenter très brièvement la position de la Commission sur ce sujet. Le 5 septembre, le ministère chinois du commerce, le MOFCOM, a annoncé l'institution de droits provisoires sur les importations de porc et de sous-produits du porc originaires de l'Union européenne. Ces mesures s'appliqueront à partir d'aujourd'hui, 10 septembre. Les droits provisoires annoncés se situent entre 15,6 % et 32,7 % pour les trois sociétés de l’UE retenues dans l’échantillon et leurs filiales. Pour les autres sociétés ayant coopéré, les droits sont fixés à 20 % et pour toutes les autres sociétés, à 62,4 %. La Commission prend note avec une grande préoccupation de l’annonce du MOFCOM, étant donné que, selon nos évaluations, l’enquête elle-même repose sur des allégations très discutables et sur des éléments de preuve insuffisants. Nous coopérons étroitement avec les producteurs de porc de l'UE concernés. Je rappelle que la Chine est un marché clé pour les exportations de porc de l'UE. Il s'agit d'une destination principale, représentant en 2024 1,1 million de tonnes de viande porcine de l'UE pour une valeur de 2,2 milliards d'euros. Son importance est double. La Chine importe de la viande, mais sa principale importance réside dans l'importation d'abats du pays qui, autrement, ne trouverait pas de marché offrant les mêmes prix élevés que la Chine. Il convient de noter que les exportations de l’UE vers la Chine ont diminué de plus de 50 % en 2024 par rapport à 2023, et que nous détenons une part de marché en baisse constante de moins de 2 %. Une baisse des exportations vers la Chine a des effets inquiétants non seulement pour les États membres exportateurs, mais aussi pour l’ensemble de l’Union, en raison d’une éventuelle offre excédentaire importante du marché intérieur de l’UE, en particulier pour les abats et les pertes économiques corrélées dans l’agriculture et les secteurs connexes. La Commission s’est entretenue avec le MOFCOM au cours de l’enquête, en respectant tous les délais pour présenter des observations et en soulignant les lacunes de cette enquête. Entre autres actions, le 3 septembre 2024, la Commission a déposé des observations soulignant les lacunes fatales de l’enquête et exhortant le MOFCOM à clore cette enquête injustifiée. En collaboration avec le secteur, la Commission examinera plus avant les faits à l'origine de l'institution de ces droits provisoires et évaluera soigneusement toutes les informations disponibles au regard du respect des règles de l'OMC. La Commission examinera également toutes les options pour protéger l'industrie et les intérêts économiques de l'UE. En conclusion, l'Union européenne a fait tout ce qui était en son pouvoir pour défendre les agriculteurs et les exportateurs de l'Union européenne confrontés à l'utilisation abusive d'instruments de défense commerciale. La Commission avait déjà pris des mesures à l’OMC contre l’ouverture par la Chine de l’enquête antisubventions antérieure sur les produits laitiers et l’institution par la Chine et l’UE de mesures provisoires sur le brandy, et elle continuera de prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre les droits des producteurs de l’UE.
Après 10 ans, il est temps de mettre un terme maintenant à la migration de masse - protégeons nos femmes et nos enfants (débat d'actualité)
Monsieur le Président, chers collègues, je voudrais vous remercier beaucoup pour vos contributions. L'adoption réussie du pacte montre que l'UE est déterminée à relever le défi de la migration. Le pacte et les nouvelles mesures proposées rétabliront la crédibilité dans un système fonctionnel qui concilie responsabilité et solidarité, tout en veillant à ce que les personnes dans le besoin reçoivent une protection et à ce que celles qui ne le sont pas soient effectivement renvoyées. Nous devons maintenant nous attacher à faire de ces actes législatifs une réalité opérationnelle. Nous comptons sur votre soutien pour faire en sorte que les propositions en attente soient adoptées prochainement et que ces politiques bénéficient d'un financement approprié.
Après 10 ans, il est temps de mettre un terme maintenant à la migration de masse - protégeons nos femmes et nos enfants (débat d'actualité)
Madame la Présidente, Monsieur le Ministre, chers collègues, je voudrais présenter la position de la Commission, qui devait être présentée par le commissaire Brunner, mais pour des questions d'ordre du jour, je vais le faire. Lorsque la crise migratoire de 2015 a frappé, plus d’un million de personnes sont arrivées dans l’UE pour demander notre protection. Nos systèmes d'immigration et d'asile n'étaient tout simplement pas conçus pour faire face à une crise d'une telle ampleur. Ils étaient fragmentés, pas assez modernes et manquaient d'une réponse véritablement européenne. Nous n'avions pas les structures, la coordination ou les mécanismes de solidarité en place pour faire face. Aujourd'hui, nous sommes dans une situation très différente, non pas parce que la pression migratoire a disparu, mais principalement parce que nous avons fondamentalement changé notre façon de réagir. Grâce à la double approche suivie par la Commission, qui associe une action opérationnelle sur le terrain à une réforme législative, nous observons des résultats. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. De janvier à août de cette année, les franchissements illégaux des frontières ont diminué de 23 % par rapport à la même période l'an dernier. Les demandes de protection internationale ont également diminué de 23 % au premier semestre 2025. Mais bien sûr, nous ne pouvons pas contrôler tous les facteurs à l'origine de la migration. Mais ce que nous pouvons contrôler, c'est notre capacité à le gérer. Et aujourd'hui, nous mettons en place un système de gestion des migrations stable, prévisible et résilient, capable de faire face à tous les défis qui peuvent survenir. Il y a cinq ans, la Commission a proposé un pacte global sur la migration et l'asile et, avec le Conseil et ce Parlement, elle s'est efforcée de parvenir à un accord historique. Avec le pacte, nous dotons notre Union d'un moyen d'agir, montrant que la migration peut être gérée correctement. Que nous, et non les réseaux criminels de passeurs, décidions qui entre dans l'UE et pour quels motifs. Depuis son adoption l'année dernière, nous avons travaillé avec les États membres pour que le pacte fasse une différence sur le terrain. Le mois prochain, nous lancerons le premier cycle annuel de gestion des migrations. Parallèlement à nos propositions sur les pays d'origine sûrs et le concept de pays sûr, nous accélérons la mise en œuvre de certains aspects du pacte. Et pour compléter le puzzle, nous avons proposé un nouveau règlement sur le retour pour un système de retour plus cohérent et efficace qui respecte les droits fondamentaux. Alors que le pacte met de l'ordre dans notre Maison européenne, il est tout aussi important de faire mieux dans la dimension extérieure. Le 10 décembre, la Commission accueillera la deuxième conférence sur l'Alliance mondiale contre le trafic de migrants. Nous devons entrer dans une nouvelle ère de diplomatie migratoire où l’UE combine visas et incitations économiques, mais aussi des partenariats de coopération qui créent des situations gagnant-gagnant, comme nos partenariats avec l’Égypte, la Mauritanie et la Tunisie, qui ont déjà eu une incidence sur les flux migratoires. La crise de 2015/16 a été un signal d'alarme pour l'Europe. Il s'agissait de la plus grande démonstration de la nécessité d'un système européen de gestion des migrations approprié et commun. Nous nous sommes réveillés en mettant en place des solutions pragmatiques qui rendront nos systèmes plus résilients, non seulement pour aujourd'hui, mais à long terme.
Livre blanc sur l’avenir de la défense européenne (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, je voudrais vous remercier pour ce débat historique, comme je l'ai dit au tout début. Il est très symbolique que nous ayons ce débat en ce jour spécial, pour moi, mes collègues lituaniens ici au Parlement et toute la nation lituanienne, le jour de l'indépendance de la Lituanie. En 1990, nous avons retrouvé notre indépendance après 50 ans d'occupation par l'Empire soviétique. Mon message en ce jour est très clair: nous, Lituaniens, ne voulons pas vivre la même chose au XXIe siècle – une autre occupation et un autre jour de l’indépendance. Je ne veux pas que mes fils et mes petits-enfants y fassent face et je ne veux pas que vos enfants et petits-enfants, à gauche, au centre et à droite, affrontent le sort des enfants ukrainiens. C'est pourquoi je souhaite aux Lituaniens un joyeux jour de l'indépendance des années 1990. Et à tous mes amis en Europe, je veux dire: L'indépendance est facile à perdre, mais très difficile à regagner. Nous devons maintenant être prêts à défendre notre indépendance européenne. Je voudrais vous rappeler que la Russie, cette année, en termes dits de parité de pouvoir d'achat, dépensera pour la guerre plus que nous tous dans l'Union européenne. Je voudrais également vous rappeler les chiffres que le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, ne cesse de répéter. Maintenant, en ce moment, pendant trois mois, la Russie produit plus d'armes que tous les États membres de l'OTAN, y compris les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, la Norvège et nous, dans l'Union européenne, produisons pendant un an. Nous devons vraiment comprendre ce que cela signifie. C'est pourquoi je tiens à vous remercier tous pour tout votre soutien au cours de cette discussion, pour l'Ukraine et pour la défense de l'Europe. La semaine prochaine, nous présenterons le livre blanc sur l'avenir de la défense européenne, en mettant l'accent sur les capacités d'investissement et l'industrie de la défense. Nous poursuivrons notre discussion et nous mettrons les mots en action pour dissuader l'agression et prévenir la guerre.
Livre blanc sur l’avenir de la défense européenne (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, je vous remercie tout d'abord d'avoir inscrit ce débat et le débat du matin sur l'avenir de la défense européenne à l'ordre du jour. À mon avis, ce sont les débats les plus importants de l'histoire de cette Assemblée, parce que les jours que nous vivons sont des jours qui définiront l'histoire de l'Europe et de l'Union européenne. Il s’agit d’un moment unique dans une génération: Nous faisons face à un danger clair et présent vu par aucun d'entre nous dans nos vies. Plus que jamais, l'Europe doit se préparer au pire pour prévenir le pire: la possibilité d'une agression militaire contre nous. Une telle préparation est le seul moyen de dissuader le pire. L'industrie de guerre russe fonctionne à plein régime. La Russie pourrait être prête pour une confrontation avec l'OTAN dans cinq ans ou moins. Les actions américaines sont un signal d'alarme: leur changement de politique et leur pivot vers l'Asie. La réalité géopolitique est en train de changer sous nos yeux. Plus que jamais, nous devons nous tenir debout, prendre en charge notre propre défense et la dissuasion. Plus que jamais, nous devons soutenir et défendre l’Ukraine. Oui, il doit y avoir une paix, mais une paix forte. La paix par la force réelle. Une paix avec l'Ukraine et l'Europe à la table. Une paix juste, pas seulement une pause pour que la Russie lèche ses blessures et commence une nouvelle guerre plus grande. Une paix forte signifie également une Europe forte, capable de dissuader les agressions et de prévenir la guerre. Pour ce faire, nous devons réformer complètement notre industrie de la défense, car les écarts sont colossaux entre les défenses que nous avons et les défenses dont nous avons besoin pour protéger notre peuple. Il manque déjà des milliers de chars, de véhicules de combat, de véhicules blindés et de pièces d'artillerie, comme le montrent les publications sur les objectifs capacitaires de l'OTAN, soit un déficit d'au moins 500 milliards d'euros. Encore plus de centaines de milliards sont nécessaires pour la défense aérienne réelle, la défense spatiale, la mobilité militaire. Les États membres doivent investir massivement pour combler ces lacunes et l’UE soutiendra les États membres en leur apportant une valeur ajoutée européenne, une dimension européenne, une coordination européenne, de l’argent européen et des lois européennes. Cette Commission a placé la défense en tête de l'agenda européen avant même le début de notre mandat. La défense était une priorité absolue dans les orientations politiques de la présidente von der Leyen, et elle m’a nommée première commissaire à la défense de l’Union européenne. Elle m'a chargé, dans ma lettre de mission avec la haute représentante Kaja Kallas, de présenter un livre blanc sur l'avenir de la défense européenne et, depuis le tout premier jour de mon mandat, nous travaillons sans relâche au sein du collège, avec mes services, dans le cadre de nombreux séminaires, conférences et discussions, y compris dans cette Assemblée. J'ai rencontré de nombreux ministres, députés, PDG de l'industrie spatiale et de la défense. Nous avons reçu de nombreuses contributions et votre résolution très précieuse. Ce mois de discussions a contribué à préparer le terrain, nous permettant de présenter des propositions clés dès la semaine dernière avec les décisions historiques sur ReArmEU, bien avant la publication du livre blanc. Parce que si l'histoire tourne, nous ne pouvons pas marcher. La semaine dernière, la présidente von der Leyen a présenté le plan ReArmEU, approuvé à l’unanimité deux jours plus tard par un Conseil européen historique, avec des propositions clés visant à augmenter nos dépenses de défense jusqu’à 800 milliards d’euros, telles que l’activation de la clause dérogatoire nationale du pacte de stabilité et de croissance et de l’instrument de l’Union européenne pour soutenir les États membres au moyen de prêts, la réorientation des financements européens existants en faveur de la défense, tels que les fonds de cohésion, l’encouragement des investissements des banques privées et de la Banque européenne d’investissement. Nous saluons l'appel des dirigeants à reconsidérer les activités exclues afin d'augmenter le financement de la défense, et nous encourageons les États membres à continuer de soutenir l'Ukraine en achetant des armes en Ukraine, avec l'Ukraine et pour l'Ukraine, comme le font déjà le Danemark et la Tchéquie. Toutes les initiatives qui permettent à l'Ukraine de rester forte et de se défendre doivent être soutenues. Nous présenterons quatre propositions législatives sur ReArmEU avant le prochain Conseil européen. Il ne suffit pas de dépenser plus: dépenser davantage dans un marché fragmenté ne fera que le fragmenter davantage. Dépenser plus peut aussi signifier dépenser plus en dehors de l'Union européenne. Cela ne fera qu'accroître notre dépendance. Nous devons mieux dépenser, dépenser ensemble et dépenser européen, ainsi que travailler ensemble dans la recherche et le développement, construire davantage de ponts entre la recherche et l'innovation civiles et militaires. L'intelligence artificielle et la technologie quantique vont changer la nature de la guerre, nous devons donc tirer parti de la technologie profonde pour améliorer la préparation à la défense. Nous devons travailler sur des domaines d’action prioritaires au niveau de l’UE dans le domaine des capacités telles que la défense aérienne et antimissile, les catalyseurs stratégiques – y compris en ce qui concerne l’espace – et la mobilité militaire. C’est là que les programmes de l’Union européenne en matière de passation conjointe de marchés et de programmes de développement conjoints tels que l’EDIP sont cruciaux. Grâce à ces programmes, nous pouvons inciter les États membres à dépenser ensemble, à surmonter la fragmentation, à dépenser intelligemment et à dépenser l’Europe. C'est ainsi que nous construirons notre propre industrie européenne de la défense, car l'industrie de la défense n'est pas une industrie ordinaire, mais une ressource pour notre défense. Nous encourageons la passation conjointe de marchés afin de donner à notre industrie européenne les commandes importantes dont elle a besoin, de simplifier la production, de réduire le prix des armements et de réduire la fragmentation. Nous simplifierons nos lois et nos règles afin d'éliminer tous les obstacles qui entravent la montée en puissance de notre industrie de la défense. C'est tout ce dont parle le livre blanc, et nous devons maintenant l'intensifier et l'accélérer. Je sais que cette Assemblée soutient fermement la défense européenne, comme l'a clairement indiqué la présidente Metsola, comme beaucoup d'entre vous me l'ont clairement indiqué la semaine dernière lorsque j'ai parlé à la commission ITRE. C'est pourquoi je vous invite à approuver d'urgence la position de négociation du Parlement sur l'EDIP, le programme européen pour l'industrie de la défense, qui nous permettra d'être beaucoup plus efficaces pour apporter une valeur ajoutée de l'Union européenne afin d'aider les États membres à dépenser leurs fonds nationaux de défense de la manière la plus utile. Je me félicite de l'appel du Conseil à conclure les négociations dès que possible. EDIP a été proposé il y a un an. L'histoire ne nous attendra pas. Poutine ne nous attendra pas. La semaine prochaine, nous présenterons le livre blanc pour repenser la défense européenne en ce moment stratégique. Permettez-moi de terminer en m'inspirant de l'histoire. J'ai récemment lu les mémoires de Jean Monnet. Jean Monnet a été l'un des pères fondateurs de l'Union européenne, notre grand projet de paix. Mais saviez-vous que Jean Monnet était aussi le père de la victoire de la Seconde Guerre mondiale? Jean Monnet a aidé Churchill et Roosevelt à préparer le soi-disant « programme de victoire » pour accélérer la production militaire aux États-Unis afin de vaincre les nazis. Il aurait reconnu bon nombre de nos défis actuels. Jean Monnet a également déclaré que "les gens ne prennent de grandes décisions que lorsque la crise est à leur porte". C'est la plus grande crise de sécurité de notre vie, et nous devons maintenant prendre les grandes décisions. Toute l'Europe est la cible de l'agression russe. Nous sommes tous des États membres de première ligne. Le livre blanc est la base de notre programme de victoire industrielle. Victoire en défense de la paix sur le continent européen. Le livre blanc et ReArmEU ne sont que le début de notre route: le chemin vers la victoire de la paix et de la démocratie en Europe, et nous l'emporterons.
Soutenir les régions les plus vulnérables de l'Union face aux effets dévastateurs du changement climatique, comme le récent cyclone qui a touché l'île de La Réunion (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, je vous remercie d'avoir partagé vos points de vue au cours de cette discussion très significative. Et merci de plaider en faveur de ceux qui vivent dans certaines de nos régions les plus vulnérables. Les récents cyclones qui ont frappé Mayotte et la Réunion nous rappellent qu’il est urgent de renforcer les mesures de résilience aux catastrophes et d’adaptation au changement climatique dans l’ensemble de l’Union. La réponse de l'Union européenne à ces événements témoigne de notre solidarité et de notre engagement indéfectibles à soutenir les communautés touchées, non seulement immédiatement après, mais aussi dans le processus de reconstruction à long terme. Grâce à des investissements dans la gestion des risques de catastrophe et à la planification stratégique de l'adaptation au changement climatique, nous nous efforçons de réduire la vulnérabilité et de renforcer la préparation. On ne saurait trop insister sur l'importance des systèmes d'alerte précoce, des solutions fondées sur la nature et des instruments financiers ciblés. Ils sont des éléments essentiels d’une approche globale de la résilience face aux catastrophes, garantissant que les régions peuvent faire face aux défis futurs. La Commission reste un partenaire indéfectible dans ces efforts. Nous continuerons à mobiliser des ressources, à fournir une assistance technique et à favoriser la collaboration entre les États membres. Notre objectif est clair: construire une Europe plus résiliente et mieux préparée face à un climat de plus en plus imprévisible. Comme toujours, nous comptons sur la coopération et le soutien du Parlement pour atteindre cet objectif. Travaillons ensemble pour protéger notre peuple, nos communautés et notre avenir commun.
Soutenir les régions les plus vulnérables de l'Union face aux effets dévastateurs du changement climatique, comme le récent cyclone qui a touché l'île de La Réunion (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, ces dernières semaines, de nombreuses communautés ont été confrontées à des difficultés causées par les effets dévastateurs du changement climatique. Les récents cyclones Garance à La Réunion et Chido à Mayotte nous rappellent brutalement la vulnérabilité de nos régions ultrapériphériques. Permettez-moi d'exprimer la solidarité inébranlable de la Commission européenne avec nos concitoyens européens de La Réunion et de Mayotte. Ces régions sont en première ligne du changement climatique, confrontées à des phénomènes météorologiques extrêmes et à leurs effets dévastateurs. En tant qu'Union, nous sommes déterminés à les aider à se relever des catastrophes actuelles. Dans le même temps, nous sommes prêts à les soutenir dans le renforcement de la résilience, l’amélioration de la préparation et l’adaptation. Dans l'immédiat, l'Union européenne peut apporter son soutien à la demande des autorités françaises. Par exemple, le service Copernicus de gestion des situations d’urgence a joué un rôle déterminant dans la fourniture d’évaluations des dommages par satellite, garantissant une réaction rapide et efficace. En outre, le mécanisme de protection civile de l’Union européenne permet une coordination rapide de l’aide, y compris le déploiement d’experts en réaction aux catastrophes et d’équipements critiques. Nous avons déjà démontré l'efficacité de ce mécanisme à Mayotte. Cinq États membres de l’Union européenne – la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, le Luxembourg et la Suède – ont réagi rapidement au cyclone Chido en fournissant des fournitures d’urgence essentielles telles que des tentes familiales et des abris médicaux. C'est la solidarité européenne en action. Un soutien concret et pratique quand on en a le plus besoin. Toutefois, au-delà de l'aide immédiate, nous devons également mettre l'accent sur la résilience à long terme. Premièrement, nous mobilisons des ressources financières pour soutenir les efforts de relance. Le Fonds européen de développement régional et le Fonds social européen plus sont des instruments essentiels pour la reconstruction. Le règlement RESTORE, dont le vice-président Fitto a eu le plaisir de discuter avec bon nombre d’entre vous, autorise des flexibilités importantes pour Mayotte. Le Fonds de solidarité de l'Union européenne, créé en tant qu'instrument de secours après une catastrophe, est prêt à apporter un soutien financier. Vendredi dernier, la France a présenté une demande au Fonds de solidarité de l’Union européenne concernant les dommages causés par le cyclone Chido en décembre 2024. La Commission va maintenant procéder à une évaluation de la demande. À plus long terme, la Commission travaille actuellement sur le premier plan européen d’adaptation au changement climatique afin d’améliorer la préparation et la protection de nos communautés. Cette stratégie est en cours d’élaboration parallèlement à la stratégie de préparation de l’Union, qui permettra une approche plus proactive de la gestion des crises dans l’ensemble de l’Union européenne. Parmi les principaux risques recensés figurent le changement climatique, les phénomènes météorologiques extrêmes et la dégradation de l'environnement, qui exigent notre attention urgente. Deuxièmement, la gestion des risques de catastrophe est une priorité essentielle de la politique de cohésion, qui permet aux États membres d’allouer les ressources en fonction de leurs risques spécifiques. Au total, 21 États membres, dont la France, ont prévu des investissements directs dans la gestion des risques de catastrophe, pour un montant total de 14,4 milliards d’EUR alloués entre 2021 et 2027. Ces investissements se concentrent sur la prévention et la préparation, y compris les solutions fondées sur la nature qui non seulement réduisent les risques, mais offrent également de larges avantages environnementaux et sociétaux. L'examen à mi-parcours de la politique de cohésion permettra également aux États membres d'allouer des ressources supplémentaires pour répondre aux besoins émergents. Pour chaque euro investi dans la prévention des catastrophes, le rendement des coûts de récupération évités peut varier de 2 à 10 euros. Ces investissements font déjà une différence: en renforçant la résilience, nous réduisons le risque d'inondation pour plus de 40 millions de personnes et réduisons la vulnérabilité aux incendies de forêt pour plus de 130 millions de personnes. Et troisièmement: au-delà du soutien financier, la politique de cohésion promeut l’adaptation au changement climatique grâce à des solutions fondées sur la nature et au développement d’infrastructures résilientes. Pour garantir l’efficacité des investissements, les États membres qui ont l’intention d’investir dans la gestion des risques sont tenus de présenter des plans de gestion des risques guidant leurs décisions. Il s’agit d’une condition préalable à l’octroi d’un soutien au titre de la politique de cohésion. En outre, dans le cadre de la période de programmation actuelle, tous les projets d’infrastructure financés par l’UE doivent faire l’objet d’une évaluation de la résilience au changement climatique. Cela garantit la neutralité climatique et la résilience, conformément au principe consistant à «ne pas causer de préjudice important». Pour appuyer ces efforts, une assistance technique est disponible. Honorables députés, la politique de cohésion continuera de renforcer la résilience de nos États membres et de nos régions, en réduisant leur vulnérabilité au changement climatique et aux catastrophes futures. Permettez-moi de vous assurer que la Commission reste pleinement déterminée à soutenir les efforts de gestion des risques de catastrophe et à renforcer la résilience de l’Union européenne face aux catastrophes de grande ampleur. Ensemble, grâce à la solidarité et aux investissements stratégiques, nous pouvons construire un avenir plus sûr et plus résilient pour tous.