8
Oct
2024
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La crise de l'industrie automobile de l'Union, les fermetures potentielles d'usines et la nécessité de renforcer la compétitivité et de maintenir les emplois en Europe (débat)
Monsieur le Président, notre industrie automobile est confrontée à un sérieux défi. Je pense que c'est même un euphémisme. La Chine nous dépasse de toutes les manières. Les voitures électriques chinoises sont nettement moins chères. Et pour le dire franchement, ils ont simplement pris la tête de cette technologie. Et cette technologie, quelle que soit la manière dont vous la regardez, définira l'avenir de l'industrie automobile européenne. C'est ce dont nous devrions discuter aujourd'hui. Nous devons chercher des solutions, comment aider l'industrie, mais les entreprises et les collègues de cette Assemblée qui font pression pour obtenir des retards et faire reculer la législation ne pensent qu'aux gains à court terme et non à l'avenir des travailleurs et, plus important encore, des consommateurs européens. Et comment ce retard aide-t-il le secteur au-delà de 2025? Je n'en ai aucune idée. La vraie solution réside dans le maintien de l'ambition et l'intensification de la coopération. Nous devons rendre la voiture électrique compétitive à nouveau. Nous avons besoin de projets phares pour y parvenir, par exemple en investissant dans l’industrie européenne des batteries, dans des entreprises communes, nous pouvons garantir des emplois de qualité, soutenir les économies locales et réduire notre dépendance à l’égard des puissances extérieures. En mettant en commun les ressources et les talents, nous pouvons atteindre ce résultat qui profitera à tous les Européens. Relevons ce défi, non seulement pour rester compétitifs, mais aussi pour construire une Europe qui mène avec équité, durabilité et coopération. La nostalgie est belle et agréable, mais pas quand elle bloque le progrès.