19
Mai
2026
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Cybersécurité et préparation de l’Union dans la perspective des systèmes d’IA avancés (débat)
Madame la Présidente, Madame la Vice-présidente, Madame la Ministre, vous venez dénoncer les risques de Mythos d'Anthropic et de ChatGPT 5 d'OpenAI, deux entreprises américaines. Oui, dès son lancement en avril 2026, Mythos a montré sa puissance. Oui, certains ont même craint qu'il échappe au contrôle de ses créateurs. Mais ce modèle n'est pas accessible au public, je dirais, un peu comme les SMS d'Ursula avec Pfizer. Le premier est caché pour protéger les citoyens, les seconds l'ont été pour protéger Bruxelles des citoyens. Alors plutôt que de commenter les avancées américaines ou chinoises, il faudrait, enfin, investir massivement dans l'intelligence artificielle ici en Europe. Arthur Mensch, le fondateur de Mistral, expliquait la semaine dernière à l'Assemblée nationale vouloir investir 1 milliard d'euros en recherche et développement. En novembre 2025, OpenAI avait déjà dépassé les 14 milliards de dollars d'investissements. Le vrai danger, ce ne sont pas seulement ces modèles; le vrai danger, c'est la dépendance que Bruxelles organise. C'est la dépendance effectivement que Bruxelles organise, mais je ne parle même plus de la surréglementation qui domine toujours, malgré des discours officiels sur la simplification. La bureaucratie tient bon. Et je terminerai sur cet exemple que vous connaissez très bien, mesdames, qui serait comique si ce n'était pas si tragique. J'étais rapporteure pour les Patriotes sur l'omnibus «AI». Pendant six heures, nous avons débattu pour savoir ce qu'était un «nudificateur» et à partir de quel pourcentage de fesses une image devenait illégale. Certains se sont même demandé si un tee-shirt mouillé pouvait devenir un «nudificateur». En fait, l'Europe n'aura pas la révolution de l'intelligence artificielle. Elle l'évite sciemment, elle regarde ailleurs. Et pour réaliser la force de la Chine et des États-Unis, il suffit de regarder le nombre de brevets déposés en 2024. (L'oratrice montre un graphique) La Chine en a déposé près de 50 %, les États-Unis, 16 %, et l'Europe, 5,4 %. Alors, si on n'est pas à table, c'est qu'on est au menu. Je terminerai par cette phrase, même si je ne la partage pas aux États-Unis, mais je la partage ici, c'est: Make Europe great again.