—
Transition numérique et droit administratif (A9-0309/2023 - Karen Melchior) (vote)
Chers collègues, depuis le traité de Lisbonne, nous avons vu un nombre croissant de citoyens interagir directement avec l'Union. Ce qui est génial. Mais comment les rencontrer? Bon nombre de nos États membres disposent de règles visant à assurer la sécurité juridique et à protéger les citoyens qui interagissent avec les administrations publiques nationales. Cependant, à l'heure actuelle, il n'existe pas de telles règles pour l'Union européenne. Notre Assemblée s'est déjà penchée sur ces questions dans les domaines suivants: la résolution du 15 janvier 2013 contenant des recommandations à la Commission sur un droit de procédure administrative de l'Union européenne; et dans la résolution du 9 juin 2016 pour une administration de l’Union européenne ouverte, efficace et indépendante et dans la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil pour une administration de l’Union européenne ouverte, efficace et indépendante. À rejeter uniquement par la Commission européenne. Nous avons désespérément besoin de réglementations pour une administration européenne ouverte, efficace et indépendante, définissant des principes pour la numérisation des procédures administratives et le développement et la mise en œuvre de solutions numériques. L’appel à l’adoption de règles au niveau des organes de l’UE repose sur l’idée que de telles réglementations sont nécessaires à une bonne administration. Il est souligné que ces règles devraient inclure des dispositions spéciales relatives à la numérisation, garantissant aux citoyens européens un accès facile et efficace aux services et solutions numériques, conformément aux principes de l’état de droit et des droits des citoyens. La Commission veut - encore une fois - affirmer que les règles existantes sont suffisantes et écarter la nécessité de règlements supplémentaires. Les administrations publiques et la numérisation ont été soulignées lors de la réunion annuelle des médiateurs européens cette année. Nous devons inclure les aspects de la numérisation dans les droits des citoyens lorsqu’ils sont confrontés à des administrations. Par conséquent, nous nous efforçons également d’intégrer de nouvelles solutions numériques pour répondre aux besoins d’administrations efficaces, tout en garantissant la plénitude des droits des citoyens. Avec ce vote que nous sommes sur le point de voter maintenant, j'exhorte le Parlement à maintenir notre signal fort à la Commission contre leur incapacité et leur réticence à aborder ces questions. Le même signal que celui qui a été affiché lors de l’adoption à l’unanimité du dossier par l’ensemble des groupes politiques au sein de la commission JURI le 24 octobre 2023. Le moment est venu d’agir, et la Commission devrait l’écouter cette fois-ci.