29
Avr
2026
Regarder
Situation au Liban: mise en œuvre du cessez-le-feu et soutien aux efforts de paix et à l'accès humanitaire (débat)
Monsieur le Président, chers collègues, un cessez-le-feu sans application n'est pas une question de stabilité. C'est une pause avant la prochaine escalade. C'est le risque auquel nous sommes confrontés aujourd'hui au Liban. Alors que des pourparlers diplomatiques entre Israël et le Liban ont lieu à Washington, le Hezbollah refuse de mettre fin à l'agression. Pour Israël – c’est un fait bien connu depuis sa fondation – la sécurité n’est pas négociable. Après le 7 octobre, le Hezbollah a fortement intensifié ses attaques contre le nord d'Israël, entraînant des milliers de réfugiés internes. La menace de l'organisation terroriste est concrète et imminente. Le Hezbollah – ainsi que le Hamas, soit dit en passant – doivent enfin être désarmés. Il ne s'agit pas seulement d'une demande politique; il s'agit d'une obligation claire en vertu de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU de 2006. L'autorité de l'État libanais a été systématiquement ébranlée au point que des pans entiers de la population libanaise sont sous le régime du Hezbollah. Étant donné que le Hezbollah manque maintenant de soutien de la part de l'Iran, cela ouvre une chance historique de les mettre enfin à l'écart, de rétablir le contrôle de l'État et de transformer les relations entre Israël et le Liban d'un état de guerre à un processus de normalisation. C'est donc le moment pour l'UE de pousser les deux acteurs à poursuivre la diplomatie. La diplomatie a conduit aux Accords d'Abraham, le cadre de paix le plus stable au Moyen-Orient jusqu'à aujourd'hui. Je regrette que l'UE ait joué pour la dernière fois un rôle de premier plan en tant que médiateur pour la paix au Moyen-Orient dans les années 1990. À cette époque, toutes les parties en conflit faisaient confiance à l'Europe. J'encourage les États membres et la Commission à s'employer à regagner cette confiance.