Future architecture financière européenne pour le développement (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Il y a trois ans, l'Union européenne a redéfini son aide au développement dans l'espoir d'être plus souple et plus efficace. En tant que PPE, nous avons fait en sorte de lancer parallèlement un débat sur la réorientation de nos institutions européennes de financement du développement, car dans le monde, il y a plus de concurrence, ne pensons qu’à la Chine, et plus de tâches, ne pensons qu’au changement climatique. La décision n'a pas été prise pour une réforme complète, mais pour un statu quo plus, c'est-à-dire que la Banque européenne d'investissement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement doivent toutes deux continuer à exister. Dans ce contexte, la mise en œuvre du plus est particulièrement importante pour moi: Renforcer la présence de la BEI sur le terrain et l'étendre à l'Afrique subsaharienne. Je voudrais ajouter qu'il sera essentiel que nous accompagnions nos banques de développement et le secteur privé bien mieux qu'auparavant avec des instruments de financement et de couverture des risques appropriés, car c'est surtout grâce à son engagement accru que nous obtiendrons de réelles perspectives pour les citoyens de nos pays partenaires. Si nous combinons un accompagnement politique cohérent, nos ambitions géopolitiques pourraient effectivement prendre forme. Bonne chance à la BEI et à la BERD pour leur réorientation!
Un marché unique de l'énergie réellement interconnecté pour réduire les factures et maintenir la compétitivité des entreprises (débat d'actualité)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, chers collègues! Comment un marché intérieur européen de l'énergie véritablement intégré peut-il nous aider à faire en sorte que nos factures énergétiques soient abordables et que nos entreprises restent compétitives? Trois brèves réponses: Toutes les liaisons transfrontalières encore nécessaires doivent être construites au plus vite, c'est-à-dire au moyen de procédures d'autorisation rapides. La crise a montré à quelles accélérations nous sommes capables, si nous le devons. J'invite les États membres à mobiliser et à mettre en œuvre au plus vite les fonds de l'UE disponibles et, en particulier, à investir dans les infrastructures énergétiques du futur, dans celles pour l'électricité et pour l'hydrogène. Deuxièmement, nous pouvons faire baisser les prix de l'énergie si, en tant qu'UE, nous agissons sur le marché mondial et achetons ensemble. Avec un pouvoir de consommation concentré et des contrats à long terme, nous pourrions obtenir de meilleures conditions et plus de sécurité. Dans cette mesure, chers représentants de la Commission et du Conseil, surmontez les egos, devenez stratégique! Nous avons besoin d'une véritable diplomatie énergétique européenne. Troisièmement: Nous discutons actuellement d'un frein au prix du gaz. Le prix de l’électricité sera essentiel pour la place industrielle européenne, pour laquelle nous avons besoin d’une véritable solution afin que les entreprises puissent envisager l’avenir de l’Europe.
Nouvelle stratégie de l’UE en matière d’élargissement (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Rapporteur Picula, Monsieur le Commissaire! Je pense qu'une nouvelle stratégie d'élargissement nécessite deux choses: Honnêteté et volonté réelle de réussir. Et je pense que votre proposition, Monsieur Picula, mérite d'être améliorée dans ces deux domaines. Honnêteté une fois: La coopération, le président Vučić et le maintien du gouvernement serbe avec la Russie est tout simplement inacceptable et contraire à nos valeurs, et nous ne voyons pas d'abandon et nous ne voyons pas non plus de sentiment de culpabilité. Ainsi, tous les appels que vous avez lancés ici ne sont tout simplement pas suffisants. Ce qui m'inquiète le plus, c'est la situation dans les médias serbes. Ils sont ouvertement pro-russes et saluent les défaites ukrainiennes. Comment l'adhésion à l'UE peut-elle prospérer dans un tel environnement? Je ne vois pas. Cela m'amène au deuxième point. Nous devons nous adresser aux citoyens et les passionner pour l'Europe. Vous devez faire l'expérience concrète de la valeur ajoutée de l'UE. Dieu merci, vous avez cité des projets concrets dans le domaine de l'énergie. Nous avons besoin d'investissements dans cette région, nous avons besoin d'emplois de qualité. Cela fait donc défaut dans votre rapport et je pense que ce n'est qu'ainsi que nous pourrons réellement progresser. Dans le cadre du futur élargissement, cher M. Picula, nous devons regarder de plus près et nous engager davantage. J'en suis persuadé.
Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues! En tant que rapporteur au sein de mon groupe au sein de la commission du développement, je voudrais insister tout particulièrement sur la dimension internationale de la directive sur les énergies renouvelables, qui est cruciale pour le PPE. Pour nous, il n'a pas fallu de crise énergétique pour reconnaître: Si nous voulons parvenir rapidement à une montée en puissance des énergies renouvelables, et surtout de l'hydrogène, pour faire avancer la transition énergétique et protéger le climat, nous devons regarder non seulement vers l'Europe densément peuplée, mais aussi là où les conditions pour les énergies renouvelables sont idéales et illimitées. Nous avons un grand potentiel pour travailler avec nos partenaires internationaux dans ce domaine. Du moins en ce qui concerne l'hydrogène, nous sommes encore des leaders technologiques. Et c'est précisément en Afrique, que nous voulons poursuivre sur le plan politique, qu'il y a un grand intérêt à ouvrir un nouveau chapitre dans le domaine de la coopération énergétique avec l'UE. J'insiste sur le fait que: Dans l’intérêt des deux parties, car la production d’hydrogène vert nécessite le déploiement d’énergies renouvelables dans le pays partenaire et génère de nouvelles recettes dans le pays d’origine. Mais ce qui est toxique pour les importations d’énergies renouvelables sous forme d’hydrogène, c’est le cadre réglementaire actuel de la Commission européenne – trop compliqué, trop détaillé, impossible à mettre en œuvre dans la pratique et donc un obstacle majeur. Ce dont nous avons besoin à la place: une stratégie européenne en matière d'importations, assortie d'objectifs et de définitions clairs. Veuillez accepter nos amendements afin de les rendre possibles.
Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues! L'efficacité énergétique est le parent pauvre de la politique énergétique. Pendant des années, beaucoup trop peu de choses ont été faites ici, ce qui se venge amèrement maintenant dans la crise énergétique. C'est pourquoi nous sommes également d'accord pour augmenter les ambitions et fixer des objectifs contraignants. Mais: Nous tenons compte de la situation de départ actuelle. Les budgets publics sont vides et les entreprises manquent souvent d’argent pour investir après la pandémie. Au moins en Allemagne, il y a un manque de main-d'œuvre qualifiée et de matériel pour des mesures d'assainissement à grande échelle. C'est pourquoi, en tant que rapporteur de mon groupe au sein de la commission de l'environnement, j'ai plaidé pour la clarté des objectifs, mais aussi pour la flexibilité et la faisabilité de leur mise en œuvre par les États membres. Je me réjouis qu'au moins les collègues de la commission de l'industrie, heureusement compétente au fond, aient vu la même chose et qu'il y ait maintenant une large majorité en faveur de mesures adaptées et réalistes, ainsi que d'exceptions et de conditions justifiées, par exemple pour le logement social. Il est extrêmement important que nous fassions preuve du même réalisme et du même pragmatisme que la directive sur l'efficacité énergétique lors de la révision de la directive européenne sur les bâtiments, qui concernera des millions de citoyens de l'UE.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues! Le temps presse pour protéger les forêts du monde entier. Ce sont les poumons de la Terre, et avec moins de capacité pulmonaire, nous respirerons plus lourdement. C’est pourquoi il est bon que nous votions demain sur une proposition législative en vue de son entrée en vigueur au début de 2023. Quels étaient et quels sont les points essentiels du PPE dans ce règlement? Nous voulons une réglementation qui garantisse la sécurité juridique, qui soit réalisable, qui empêche avant tout la poursuite effective et effective de la déforestation. En tant qu'UE, nous équilibrons notre pouvoir de marché avec 450 millions de consommateurs. À l'avenir, certains produits, tels que le soja et les bovins, n'entreront plus sur le marché intérieur que si les producteurs démontrent qu'ils ne proviennent pas de zones géospatiales contrôlées après le 31 décembre. Le mois de décembre 2019 a été déboisé. Cela rend notre contribution en tant qu'UE à l'arrêt de la déforestation dans le monde très concrète. La commission de l'environnement a toutefois apporté quelques modifications qu'il convient d'examiner avec prudence. L’extension du champ d’application des forêts aux prairies et aux tourbières, ce qui correspondrait à un quadruplement du champ d’application, n’interviendra qu’après une analyse d’impact. Sur ce point, notre rapporteur, Christophe Hansen, a fait un point très important. Il a également affirmé à juste titre que nous devions aider les producteurs locaux à se conformer aux nouvelles exigences en matière d'exportation de l'UE. Toutefois, le fait que les obligations de déclaration pour les entreprises ne soient pas groupées dès le départ, que les institutions financières soient incluses, que les facilités du système de classification soient à nouveau assouplies, que la question de la certification - et je veux dire dans le sens d'un label de l'UE - n'ait pas d'importance, ce sont des inconvénients qui n'apporteront pas de soutien aux entreprises concernées, en particulier aux PME, mais dont nous dépendons. Je souhaite que nous puissions encore corriger l'une ou l'autre chose lors du vote en plénière et je souhaite à notre rapporteur une main heureuse dans les négociations à venir avec le Conseil et la Commission.
Carburants durables pour l’aviation (Initiative «ReFuel EU Aviation») (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Madame la Commissaire! Les discussions sur le règlement ReFuelEU n’ont pas été faciles. Parce qu'il s'agit de beaucoup: de nouvelles obligations pour les aéroports, les compagnies aériennes et les producteurs de carburant. Il s'agit de la mobilité en Europe, en particulier pour les régions les plus reculées. Il s'agit de la concurrence entre les différents secteurs, de la rareté des carburants alternatifs et de la position de l'Europe dans la concurrence internationale. Mais il s'agit avant tout de prendre au sérieux la décarbonation du secteur de l'aviation. D’ici à 2030, le secteur européen de l’aviation devra réduire ses émissions de CO2 de 55 %, tout en préservant la soif de vol des Européens. Nous avons donc besoin d'une révolution dans la production aéronautique, dans les matériaux utilisés, dans les propulsions et dans les carburants. Ces dernières années, l'UE a soutenu la recherche dans ce domaine à hauteur de milliards d'euros et l'industrie a également présenté des prototypes. À mon avis, d'ici 2030, la production de carburants synthétiques doit être au centre des préoccupations, car le biokérosène restera toujours limité en quantité et entraînera des conflits d'utilisation. C'est pourquoi nous avons un besoin urgent d'envoyer le signal suivant: Les carburants de synthèse sont l'avenir, et early movers peuvent bénéficier de manière substantielle de l'argent européen. Et comme toujours, plus la mise à l'échelle est rapide, plus elle est rapide... (Le Président retire la parole à l'oratrice)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Le fait que nous discutions aujourd'hui de la nécessité de reporter pour la troisième fois d'un an l'adoption de l'accord post-Cotonou est un témoignage absolu de pauvreté pour l'UE. Je n'ai jamais été un grand fan de la poursuite du format ACP, parce que les trois régions ont des relations très différentes avec l'UE et que, surtout pour l'Afrique, nous avons mieux besoin d'une véritable gouvernance propre, mieux adaptée à l'ensemble de l'Afrique. Mais ce cirque autour d'un accord mixte ou d'un accord purement européen, que le Conseil, et en particulier un État membre, met en avant, met vraiment la couronne sur l'ensemble. Nous ne devons pas nous disperser face à une crise de l'énergie et de la faim. Tout ce qui compte, ce sont les moyens de subsistance, la création d'emplois, les projets d'infrastructures et les partenariats en matière de climat et d'énergie. Avec cette dernière manœuvre, Mesdames et Messieurs, l'Europe ne fera pas de géopolitique, et surtout pas de politique africaine crédible. Je lance un appel pressant à la présidence du Conseil, au haut représentant et à la présidente de la Commission: Joignez-vous au plus haut niveau, mettez fin à ce jeu indigne et travaillez à la capacité d'action de l'Europe.
Convocation d'une convention pour la révision des traités (débat)
Monsieur le Président, chers collègues! Pendant un an, nous avons rencontré des citoyens. 49 recommandations et 325 mesures ont été adoptées. Tous les acteurs institutionnels concernés se sont engagés à examiner la mise en œuvre des recommandations. Et aujourd'hui, en tant que Parlement européen, nous franchissons l'ultime étape en invoquant l'article 48 pour ouvrir formellement la voie à des modifications du traité. Au sommet se trouvent la défense et la politique étrangère. L’invasion de l’Ukraine par la Russie nous a montré avec insistance à quel point nous sommes mal placés sur le plan militaire et à quel point, en tant qu’UE, nous ne parlons toujours pas d’une seule voix à l’extérieur. Deuxièmement, politique énergétique. Notre approvisionnement énergétique doit être garanti, diversifié et climatiquement neutre dans toute l'Europe. Troisièmement, la santé, la protection civile et la gestion des crises. Les mesures européennes judicieuses prises pendant la pandémie doivent être sécurisées. Quatrièmement, Nos procédures décisionnelles. À l'unanimité, c'est toujours le plus lent qui détermine le rythme. Nous ne pouvons plus nous le permettre, notamment en ce qui concerne l’élargissement de l’UE par l’adhésion. Nous avons besoin du vote à la majorité qualifiée comme norme, même lorsqu'il s'agit d'entamer des conséquences lorsqu'un État membre viole nos valeurs fondamentales. En conclusion: En tant que Parlement européen et en tant que PPE, nous voulons pérenniser notre projet unique de paix et d'économie en exploitant toutes les possibilités de réforme. Mais une convention prendra des années. Il ne doit pas être une excuse pour ne pas utiliser les nombreuses possibilités pratiques et pragmatiques existantes pour rendre l'UE plus capable d'agir. Imaginez que la guerre en Ukraine devienne une guerre de position. Imaginez qu'une famine se répande. Imaginez que l'énergie se raréfie. Imaginez que Donald Trump soit de retour au pouvoir aux États-Unis dans deux ans et que la Chine détermine de plus en plus les chaînes de valeur mondiales. Nous ne pouvons pas attendre les résultats de la Convention; Nous avons avant tout besoin de dirigeants pro-européens responsables dans les États membres et dans l'UE, qui mettent en place des solutions souples et rapides. C'est pourquoi, Monsieur le Ministre Beaune, vous mettrez la Convention à l'ordre du jour du Conseil européen du 21 juin.
Proposition de la Commission pour «Attirer les compétences et les talents vers l’UE», en particulier les partenariats destinés à attirer les talents avec les pays d'Afrique du Nord (débat d'actualité)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire! En tant que coordinatrice adjointe de mon groupe au sein de la commission du développement, je salue la proposition de la Commission, car elle aborde des phénomènes qui nous brûlent les ongles: l'immigration illégale, le fait que les gens ne peuvent pas apporter leur main-d'œuvre dans leur pays en raison de l'absence de perspectives et se lancent dans un voyage dangereux, parfois mortel. Il aborde la pénurie apparente de main-d'œuvre dans l'UE et l'évolution démographique, ainsi que le fait que l'UE doit se positionner comme un marché du travail attrayant dans le monde. La proposition rend les procédures de demande plus rationnelles et plus efficaces. Les droits des résidents de longue durée sont renforcés et les séjours légaux peuvent être additionnés. Je pense que le réservoir de talents et les partenariats de talents présentés sont de bonnes idées, car ils offrent avant tout la possibilité d’atteindre non seulement des personnes hautement qualifiées, mais aussi des personnes de tous les niveaux de formation, y compris des travailleurs indépendants, et de mieux faire correspondre les besoins des employeurs avec les compétences des travailleurs migrants, et ce avant le départ, M. Zimniok! Nous avons déjà des projets pilotes. Que pouvons-nous apprendre de ces projets pilotes menés par la Belgique, la France, la Lituanie et l'Espagne avec des pays africains? C'est très important, je donne raison à mon collègue Lenaers: Nous devons tenir compte de la situation de départ individuelle dans les États membres. Ils doivent être équipés individuellement. Nous avons besoin de structures et de confiance. Ça prendra du temps. Je pense qu'à l'heure où nous voulons rendre l'UE plus compétitive et plus résiliente dans son ensemble, cette communication envoie le bon signal. Nous avons besoin des meilleurs talents du monde entier pour ces tâches. Nous devons être attrayants pour cela. Je suis également convaincu que les personnes mobiles peuvent construire des ponts qui peuvent contribuer à résoudre un large éventail de problèmes, qu’il s’agisse des maladies, de l’alimentation, des inégalités de traitement ou du changement climatique. Je pense que nous devons faire de la migration une véritable mobilité, et cette proposition y contribue très bien.
Madame la Présidente, chers collègues! Je me félicite vivement du nouveau règlement sur les batteries que nous adoptons aujourd’hui, car il contient d’importants positionnements stratégiques de notre part, du Parlement européen, sur l’économie circulaire et les matières premières critiques. Mais surtout, elle tient compte de l’approche fondée sur le cycle de vie et, par conséquent, le règlement sur les batteries peut presque être considéré comme un modèle pour d’autres règlements. Avec ce règlement, nous avons réussi à nous adapter aux exigences actuelles. Nos objectifs, à savoir une conception durable des produits et des chaînes d’approvisionnement plus indépendantes, deviendront ainsi une réalité. Nous avons fait des progrès concrets, en particulier dans le domaine du recyclage, ce qui est particulièrement important pour moi en tant que rapporteure sur les matières premières. Les batteries vides et les batteries qui ne fonctionnent plus ne sont pas de simples déchets, mais des matières premières importantes que nous voulons conserver, collecter et recycler à l'avenir dans l'UE. Nous devons construire de manière fiable des cycles de matières premières secondaires. C'est pourquoi, avec le nouveau règlement, nous augmentons non seulement les parts de matières recyclées, mais aussi les taux de collecte. C'est pourquoi nous demandons davantage de points de collecte et des informations spécifiques et de meilleure qualité pour les consommateurs. Personnellement, je fais partie de mes collègues qui estiment également qu'il est nécessaire de réfléchir à la mise en place d'un système européen de consigne dans ce contexte, afin que nous créions vraiment les meilleures conditions et les incitations les plus élevées pour la collecte des batteries qui, à l'avenir, seront mises sur le marché de plus en plus nombreux dans toute l'Europe. La demande d’examen adressée à la Commission, que nous avons actuellement dans le texte du vote, consistant à analyser toutes les questions en suspens concernant la faisabilité, la sécurité et les coûts et à formuler des propositions en ce sens, constitue une première étape importante à cet égard. J'espère que cela incitera également les États membres à réfléchir. Au moins de mon Allemagne natale, j'ai été heureusement informé que l'on voulait au moins s'occuper d'un système national de consigne des batteries. Une note heureuse.
Madame la Présidente, Monsieur le Haut Représentant, chers collègues! Il est compréhensible que nous parlions beaucoup de l'Ukraine et de la Russie ces jours-ci, mais l'Afrique, notre continent voisin, mérite également notre attention et a désespérément besoin de notre attention. M. Tomas Tobé l'a dit clairement: La croissance démographique et les besoins en emplois sont à eux seuls un défi de taille. Le Conseil européen est toujours bloqué dans la logique post-Cotonou, mais la Commission von der Leyen et nous-mêmes, en tant que Parlement, avons entrepris ces derniers mois de redéfinir notre partenariat avec l'Afrique. Qu'est-ce qui est important dans ce nouveau partenariat? Une action commune en tant qu'UE, en tant que Team Europe, plus de visibilité et plus de communication. Il est également important de disposer de meilleures structures de travail et d'un ensemble coordonné d'investissements. Un sommet avec les chefs d'État et de gouvernement est beau, mais une coopération continue et institutionnalisée à tous les niveaux est encore meilleure, produisant des résultats concrets, par exemple dans la poursuite de la mise en place de la zone de libre-échange africaine ou même d'un marché intérieur africain. La situation géopolitique en Afrique a considérablement changé. La Chine, la Russie et d'autres mènent leur propre politique impitoyable en Afrique. En tant qu'Europe, nous voulons un partenariat avec l'Afrique qui profite aux deux parties. Et surtout, nous voulons atteindre les objectifs pour lesquels les peuples d'Europe et d'Afrique nous ont choisis: la sécurité et la santé, une profession qui assure les moyens de subsistance, la participation et la liberté politiques et un environnement propre. La Commission européenne programme maintenant la coopération avec l'Afrique pour les sept prochaines années, puis il s'agit de faire le point. Nous avons la responsabilité de faire en sorte que ce soit une bonne chose.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues! J'ai assisté à cette COP avec trois chapeaux: en tant que membre de la commission de l'industrie, en tant que membre de la commission du développement et en tant que membre de la commission de l'environnement. Sur le plan de la politique industrielle, j'ai été particulièrement impressionné par l'entretien avec la délégation chinoise. Bien sûr, l’objectif de neutralité climatique fixé à 2060 est trop tardif, mais ils se sont penchés sur des mesures tout à fait concrètes. Ils ont reconnu le système d'échange de quotas d'émission comme un outil efficace et la Chine est le leader mondial dans de nombreux domaines des technologies d'avenir. Je pense donc que la coopération avec la Chine en matière de protection de l'environnement en vaut la peine, que nous devrions continuer à coopérer étroitement et à intensifier notre travail. Sur le plan de la politique de développement, il était évidemment important qu'il y ait maintenant un véritable accent sur l'adaptation au changement climatique. Monsieur le Vice-président, vous l'avez dit: Nous devons travailler plus étroitement avec l'Afrique. Lors d'un entretien hier avec le commissaire Lenarčič, il était clair que: Il y a aussi des urgences humanitaires. Nous devons donc maintenant orienter notre politique de développement en conséquence. Nous nous sommes engagés à consacrer 30 % de nos fonds à la protection de l’environnement et à l’action pour le climat; C'est ce que nous devons mettre en œuvre maintenant. Les mesures environnementales sont les suivantes: Les stratégies en matière de méthane, d’industrie et de déforestation sont très importantes. Dans l'ensemble, je pense que l'UE peut tirer un bilan positif. Elle était très bien préparée. Elle était crédible au regard de ses objectifs, de ses actions concrètes et de son financement. Je crois que nous pouvons vraiment devenir un modèle pour les autres.
Une stratégie européenne pour les matières premières critiques (débat)
, . – Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues! Une stratégie européenne sur les matières premières critiques – nous en débattrons et voterons cette semaine. Mon groupe, le PPE, a délibérément pris l’initiative d’introduire le sujet au Parlement, car nous sommes fermement convaincus qu’il s’agit d’une question stratégique essentielle pour l’Union européenne, dans le cadre de laquelle toutes les institutions – la Commission, le Parlement, le Conseil –, mais aussi les États membres et les institutions financières et de recherche doivent s’unir davantage. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons atteindre notre objectif commun, le Green Deal, qui consiste à respecter l'objectif climatique de Paris et à préserver notre compétitivité et nos emplois en Europe. Nous ne parlons pas ici de cacao et de café, dont on pourrait se passer, même si c'est difficile. Nous parlons de terres rares: Le lithium, le borate, la bauxite, le tantale et 25 autres minéraux critiques indispensables aux technologies des énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique, à l’électromobilité, à davantage d’applications numériques et à l’amélioration des soins médicaux. Pour ces matières premières, nous sommes très dépendants de quelques-uns, voire d'un seul pays fournisseur ou d'une seule entreprise. Cette année, nous avons renforcé nos objectifs climatiques à l’horizon 2030: Neutralité climatique d'ici 2050 au plus tard. Dans ce contexte, toutes les études et prévisions supposent qu’ici en Europe, nous aurons besoin de beaucoup plus de matières premières critiques pour la transformation écologique et numérique dans un très court laps de temps. Il est donc grand temps que nous examinions nos chaînes d'approvisionnement et que nous les mettions sur des bases plus stables. La Commission a proposé dix mesures que je salue totalement. Mais ils ne suffisent pas, et c'est pourquoi je propose de les compléter: L’Alliance européenne pour les matières premières doit encore être renforcée et ses projets dans le domaine des aimants permanents doivent maintenant être mis en œuvre et de nouvelles initiatives en matière de stockage et de recyclage doivent être soutenues. En outre, mon collègue social-démocrate, M. Chahim, a souligné l'importance d'une meilleure coordination des activités nationales dans le domaine des matières premières par l'intermédiaire d'un nouveau groupe de travail stratégique; C'est avec plaisir que j'ai accueilli cette demande. Nous avons surtout besoin de signaux positifs clairs en ce qui concerne le financement de projets dans le domaine des matières premières durables: dans les plans nationaux de reconstruction, la taxinomie, les investissements dans la mise en place de marchés du recyclage et des matières premières secondaires, les projets dans les anciennes régions minières, la recherche sur les matériaux et un PIIEC, projet important d’intérêt européen commun. En outre, nous avons besoin de procédures d'autorisation plus rapides et plus transparentes, et non de la mise en œuvre et de l'application de la législation européenne existante. Évidemment, nous devons exploiter tout le potentiel de l'économie circulaire: de la conception du produit à la collecte des déchets, en passant par le contrôle strict de nos exportations de déchets, en passant par les pièces recyclées, la réduction de l'empreinte globale des matériaux. Mme Matthieu, membre de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la protection des consommateurs, a apporté des éléments importants à cet égard. Tout comme les collègues du comité «Commerce» qui ont soutenu l’établissement de nouveaux partenariats stratégiques, la révision de nos accords commerciaux et la promotion de mesures minières durables dans les pays tiers grâce à l’introduction de mesures de vigilance. Mais un conflit fondamental est malheureusement resté jusqu'à la fin, et il concerne la question de savoir si nous sommes disposés en Europe à contribuer, par des projets miniers européens répondant à des normes environnementales et sociales élevées et à des exigences techniques élevées, à faire face à la forte demande accrue de matières premières critiques et à garantir ainsi au moins un peu plus d'indépendance de notre industrie vis-à-vis de pays tiers imprévisibles. Au sein du PPE, nous disons clairement oui. Les gisements de matières premières se trouvent là où ils se trouvent sur Terre. Nous croyons fermement que nous pouvons et devons résoudre les conflits d'intérêts entre la protection de la nature et l'activité économique à l'aide de nos règles européennes, car l'externalisation permanente de la responsabilité à l'étranger et le chantage et l'incertitude constants actuels sur les prix, les pénuries et les chaînes d'approvisionnement ne sont tout simplement plus une option. Notre pacte vert doit reposer sur des bases industrielles, environnementales, stratégiques et éthiques sûres. Avec nos amendements du PPE, nous apportons une contribution importante à ce rapport sur les matières premières. S'il vous plaît être d'accord avec eux!
Conférence des Nations unies sur le changement climatique à Glasgow (Royaume-Uni) (COP26) (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire! Des décisions importantes doivent être prises à Glasgow en ce qui concerne les objectifs contraignants de réduction des émissions de CO2, le financement et l’adaptation au changement climatique. Mais plus important encore que les mégaconférences qui se tiennent tous les deux ans, le PPE estime qu'il serait important de faire de la protection du climat internationale un thème permanent et de nommer à cet effet, au sein de l'UE, un responsable du climat de rang ministériel, qui travaillerait en permanence avec des représentants gouvernementaux des 160 autres États pour faire progresser la protection du climat. Car ce n'est que si nous parvenons à éliminer progressivement le charbon, à développer les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et l'hydrogène dans le monde entier et à agir ensemble en matière de protection civile que nous pourrons stopper le réchauffement climatique. Les États-Unis l'ont compris. Oui, nous aussi, nous avons besoin d’un John Kerry, et non, un vice-président Timmermans chargé de l’action pour le climat ne suffit pas, car, comme nous le voyons, il a les mains pleines pour faire avancer le pacte vert de manière décente au sein de l’UE. Avec le nouveau budget, nous nous sommes fixé l'objectif de consacrer 30 % de nos dépenses, par exemple en matière de politique de développement et de politique agricole, à l'action pour le climat. La taxonomie vise également à canaliser durablement les flux financiers. Il y a un besoin urgent de quelqu'un qui veille à la cohérence et à l'efficacité. Sinon, nos efforts s'évanouiront. Sinon, nous ne deviendrons peut-être pas un modèle dans le monde, et sinon nous n'apprenons peut-être pas assez de nos partenaires. Alors s'il vous plaît: Inspirons-nous des bons exemples et améliorons enfin la position de l'UE dans la politique internationale en matière de climat avec un responsable de haut niveau pour le climat.
Lignes directrices concernant les aides d’État au climat, à la protection de l’environnement et à l’énergie (débat)
Monsieur le Président, je souscris pleinement à ce que mes collègues, MM. Ferber, Pieper et Arimont, ont dit concernant les effets des règles révisées en matière d'aides d'État sur les PME. Mais, en tant que rapporteur de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI) sur la stratégie de l’UE pour l’hydrogène, je voudrais commenter votre proposition sous un angle différent, beaucoup plus positif. Le projet de lignes directrices constitue un grand pas en avant car il soutient l’adoption de l’hydrogène renouvelable et bas carbone dans tous les types d’activités et tout au long de la chaîne de valeur, ce qui est essentiel pour conserver la primauté de l’UE et parvenir à une expansion synchronisée. Comme complément de réflexion, je voudrais proposer trois idées. Premièrement, il serait bon de mieux refléter le soutien nécessaire au programme opérationnel «Innovation et compétitivité» (OPIC), qui peut aller jusqu’à 90 %. Deuxièmement, il serait bon d’augmenter les pourcentages d’intensités d’aide applicables en dehors des procédures d’appel d’offres afin de mieux tenir compte des différents développements des infrastructures pour l’hydrogène dans les États membres et, troisièmement, de faciliter les projets transfrontières en matière d’énergies renouvelables et d’hydrogène afin de réduire les coûts. J'ai plus d'idées, mais mon temps est terminé. N'hésitez pas à me contacter.
Solutions européennes à l'augmentation des prix de l'énergie pour les entreprises et les consommateurs: le rôle de l'efficacité énergétique et de l'énergie renouvelable et la nécessité de lutter contre la pauvreté énergétique (débat)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues! Les discussions que nous avons eues aujourd'hui au Parlement et parmi les ministres des finances de l'UE montrent que: Les prix de l'énergie sont extrêmement sensibles tant pour la population que pour l'industrie. L'énergie abordable est l'une des promesses fondamentales de l'économie sociale de marché, et des prix de l'électricité compétitifs au niveau international pour l'industrie déterminent si la production se poursuivra dans l'UE ou si les emplois et le savoir-faire seront délocalisés à l'étranger. Nous devons donc tout mettre en œuvre pour fournir de l'énergie de manière fiable et à des prix fiables. Pour faire face à l'augmentation actuelle, les États membres de l'UE ont la possibilité de prendre des mesures à cet égard. Les États membres responsables ont également réagi en réduisant les impôts, en réduisant les taxes et, précisément, en émettant des bons énergétiques. L’UE mise sur le déploiement massif des énergies renouvelables, sur les capacités de stockage, sur le développement du réseau, sur l’hydrogène vert et sur l’efficacité énergétique. C'est la bonne voie à moyen et long terme, car elle nous permet d'être plus indépendants et d'avoir des prix stables. Sur le chemin, nous devons faire très attention avec nos instruments. Les investisseurs, les entreprises et les États ont besoin de signaux clairs indiquant que les investissements dans la décarbonation continuent d’en valoir la peine, et que nos citoyens ont la certitude que nous amortirons socialement cette période de transition. C'est à cela que nous devons nous mesurer.
Rapport d’exécution sur les fonds fiduciaires de l'Union et la facilité en faveur des réfugiés en Turquie (suite du débat)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues! L'engagement de l'UE en faveur des réfugiés en Turquie a-t-il été utile et réussi, oui ou non? Mon jugement est clair: Oui, c'était et c'est logique. Les fonds de l’UE stabilisent la situation des réfugiés en Turquie et permettent de répondre à divers besoins tels que l’éducation, le logement, les soins de santé, l’intégration sur le marché du travail et les soins psychosociaux. Les fonds de l'UE sont exclusivement destinés à des organisations d'aide civile. Nous renforçons ainsi la société civile vis-à-vis du gouvernement turc autoritaire et lui donnons une sécurité de planification. La fiducie de l’UE en tant qu’instrument a pris fin avec la création du nouvel instrument financier «L’Europe dans le monde». C'est pourquoi, en tant que Parlement, lors de la programmation de ce nouvel instrument, nous devons veiller à ce que les besoins en matière de prise en charge des réfugiés en Turquie soient suffisamment couverts et, le cas échéant, à ce qu'il soit possible de répondre rapidement et avec souplesse aux nouveaux besoins. Au nom du groupe PPE, je vous promets que je suivrai de près ce sujet, notamment en ce qui concerne le dialogue géopolitique. Parce qu'un logement proche de la maison offre la plus grande chance de retour que nous espérons tous pour les personnes touchées.
Madame la Présidente, Monsieur le Haut Représentant, Madame la Commissaire Urpilainen, qui n'est malheureusement plus là. Les troupes occidentales ont quitté l'Afghanistan. Les talibans sont de retour au pouvoir, ce qui modifie fondamentalement la coopération de l'Union européenne avec l'Afghanistan. Jusqu'à présent, l'Afghanistan a été le pays qui a reçu le plus d'aide au développement. Maintenant, c'est à juste titre qu'elle est suspendue et seule l'aide humanitaire est fournie. Mais, bien sûr, nous devrons bientôt répondre à la question de savoir si et comment nous poursuivons l'aide au développement en Afghanistan. Je suis favorable à ce que l'aide au développement en faveur de l'Afghanistan soit subordonnée à trois conditions claires: Premièrement, des garanties de sécurité pour les coopérants étrangers et leurs collaborateurs afghans. Deuxièmement, la participation égale des femmes et des filles. Troisièmement, des mesures efficaces contre la corruption. Chers collègues, si nous ne l'exigeons pas dans les pourparlers avec le gouvernement taliban et que nous ne le respectons pas dans la pratique, nous ne trahirons pas seulement nos valeurs, mais nous contribuerons également à faire en sorte que les talibans s'installent, que davantage de personnes veuillent fuir, que l'Afghanistan puisse à nouveau être plus facilement utilisé comme refuge par les terroristes islamistes, voire tomber entre leurs mains. C'est-à-dire: Nous avons besoin de la coopération européenne au développement pour la population afghane, mais pas pour les dirigeants. Nous en avons besoin comme levier politique dans nos conversations avec les talibans et comme aiguillon dans leur chair, mais pas comme stabilisateur ou même comme aide. Nous ne devons pas abandonner l'espoir d'un Afghanistan sans oppression et sans pauvreté pour le bien des Afghans qui veulent vivre dans leur pays dans la sécurité et la dignité.