20
Mai
2026
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Révision du système d’échange de quotas d’émission afin de soutenir la compétitivité européenne (débat d'actualité)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, ETS, trois lettres, un acronyme qui sent la bureaucratie hors-sol à plein nez et une question qui revient toujours: qui va payer l'addition? Trois lettres qui étranglent nos fleurons industriels, sacrifiés pour un marché du carbone à bout de souffle. Trois lettres qui provoquent chaque jour des faillites en cascade dans l'ensemble des fleurons européens des secteurs de la sidérurgie, de la chimie, du bâtiment, de tous ces secteurs qui font la solidité et la fierté de nos pays. Trois lettres qui résonnent d'ores et déjà comme le cauchemar des automobilistes français, allemands, italiens ou polonais. Dès 2028, l'entrée en vigueur du système ETS II fera flamber les prix à la pompe de 0,15 euro par litre. C'est plus de 600 euros par an de fiscalité supplémentaire sur la facture d'une famille française dépendante de son véhicule pour travailler, pour se déplacer, pour rendre visite à sa famille ou pour partir en vacances. À Bruxelles comme à Paris, vous ne cessez de frapper les mêmes par idéologie: les classes moyennes, les familles populaires, les travailleurs, les professions libérales ou encore les entrepreneurs. L'énergie, nous ne cesserons de le rappeler, c'est le sang de nos économies. Dans le contexte international que nous connaissons, Ormuz nous le rappelle chaque jour, c'est l'une des ressources les plus vitales pour nos pays. Elle ne doit en aucun cas demeurer un luxe sur notre continent, sans quoi la réindustrialisation ne sera qu'un slogan supplémentaire à votre bilan. Nos usines ne se redresseront pas sans la reprise en main de nos tarifs nationaux d'électricité, sans libérer l'économie et le travail des contraintes fiscales et normatives, sans patriotisme économique ni protectionnisme intelligent face aux superpuissances américaine et chinoise. Voici donc ce que les peuples européens attendent de nous: produire ici et chez nous, défendre et protéger nos industries, renouer avec l'esprit de puissance, le goût pour la croissance, le bien commun et, par-dessus tout, pour la prospérité.