8
Nov
2023
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État de l’union de l’énergie (débat)
Monsieur le Président, le monde convulse, le Proche-Orient s’embrase et l’onde de choc qui se propage jusqu’en Europe s’ajoute aux tumultes quotidiens de nos concitoyens dont l’angoisse de découvrir leur facture d’énergie n’aura jamais été aussi palpable. Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, notre continent fait face à une crise de l’énergie sans précédent, plongeant nos États dans des difficultés que nous pourrions comparer à celles vécues lors du premier choc pétrolier d’octobre 73. Même si elle ne fait plus la une de l’actualité, la situation perdure et les prix de l’énergie restent à un niveau préoccupant qui pénalise aussi bien le pouvoir d’achat des ménages que la compétitivité de nos entreprises. Dans cette crise de l’énergie, loin de vos satisfecit, l’Union européenne n’a pas été un bouclier. Pire, les règles absurdes du marché européen de l’énergie auront été un amplificateur de crise, et il a contribué à diffuser et à intensifier dans nos sociétés les ondes sismiques d’un choc extérieur. Ce marché européen de l’énergie est le symbole d’une politique de l’énergie technocratique et centralisée. Il risque de mener notre continent tout entier vers un hiver économique, avec un exode industriel qui a déjà commencé par ces règles absurdes et qui menace d’appauvrir l’Europe. Une autre politique est pourtant possible. Elle nécessite le courage politique dont des pays comme le Portugal et l’Espagne, de manière dérogatoire, ont fait preuve en rompant avec les règles imposées par la Commission. Grâce à l’excellence de sa filière nucléaire, la France a tous les atouts pour devenir un paradis énergétique capable d’offrir à ses citoyens des tarifs raisonnables et capable d’attirer à elle tous ceux qui veulent créer, innover et produire. C’est cet avenir que mon mouvement défendra lors de la grande confrontation démocratique le 9 juin 2024.