16
Déc
2021
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MeToo et le harcèlement: conséquences pour les institutions de l'UE (débat)
Monsieur le Président, "Moi aussi, oui, j'ai aussi été harcelée sexuellement". Ce sont les mots avec lesquels j'ai commencé mon discours il y a quatre ans. Quand les rapports de harcèlement sexuel aussi de l'intérieur de cette maison sont venus à la surface, quand des millions ont brisé le silence de ce qui avait été considéré comme quelque chose que vous avez juste à être en mesure de traiter à l'avance. Et oui, Me Too a beaucoup changé. Nous avons maintenant une conversation complètement différente de celle que nous avions il y a quatre ans, mais elle n'a pas suffisamment changé. Pourtant, les cas de harcèlement sexuel et d'agression sexuelle ne sont pas pris au sérieux. Pourtant, les taux de condamnation, même de viol, sont ridiculement bas. Et nous avons une réaction négative contre les droits des femmes en plein essor. Et aussi ici, au sein de ce Parlement, notre Maison commune de la démocratie européenne, des questions ont été abordées et des mesures urgentes n'ont toujours pas été mises en œuvre. Comme, par exemple, des formations obligatoires ou un audit totalement indépendant de la situation. Le Parlement européen représente en effet plus qu'il n'est lui-même. Le fait que les présidents de cette Assemblée n'aient toujours pas réussi à mettre en œuvre toutes ces réformes est tout simplement dommage. On m'a dit à l'époque que je nuirais à la réputation du Parlement européen si je parlais trop fort et trop clairement des problèmes de harcèlement sexuel et des réformes nécessaires au sein de ce Parlement. Eh bien, voici le truc: ni moi ni les nombreuses femmes qui ont fait entendre leur voix au sujet du harcèlement sexuel ou qui ont porté préjudice à cette Assemblée; c'est tout le contraire. Ce sont les gens qui ont couvert cela. Les gens qui ont ralenti le processus de changement des choses qui nuisent à ce Parlement. Mais voici pour vous. Le temps est écoulé.