24
Avr
2024
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Tentatives récentes de nier les dictatures et le risque que l'Europe retombe dans le totalitarisme (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, la mémoire des épisodes de violation systématique et continue des droits fondamentaux est la condition nécessaire pour réparer les dommages causés, faire face à la vérité sur ce qui s'est passé et rendre justice afin de ne pas répéter des erreurs dramatiques. C'est pourquoi c'est un revers démocratique d'abroger les lois de la mémoire qui ont commencé, quarante ans après la mort du dictateur Franco, à parcourir le chemin qui manque pour guérir ces blessures. Le justifier en recourant à une aide «et vous plus» pour un souvenir présumé de l'action criminelle et terroriste de l'ETA est encore pire. C'est dangereusement similaire à ce que le candidat de Bildu pour lehendakari a fait, incapable dans cette campagne électorale d'appeler l'ETA un gang terroriste et corrompu qui, au Pays basque, a abrité et célébré ces crimes. Que si la trajectoire de soixante ans, que si un cycle politique, que si les GAL... Bref, l'amnésie. Inacceptable pour ceux qui s'opposent toujours à la violence, à toutes les violations des droits, quel qu'en soit l'auteur. Et, Monsieur le Président, vous me permettrez quelques secondes pour dire au revoir à cette Assemblée après quinze ans de remerciements, tout d'abord, à mon équipe, Itxaso et Jon, pour tout le travail et l'accompagnement; à tous les collègues de cette Assemblée et de mon groupe RENOUVELÉ; à tous les interprètes et, surtout, à tous les travailleurs invisibles: à ceux qui font le nettoyage pour que nous soyons bien, à tous les chauffeurs, à tous les techniciens. Merci à toutes les personnes qui nous permettent de développer cette activité.