22
Nov
2022
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Systèmes des ressources propres de l'Union (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, ce Parlement européen a toujours préconisé de nouvelles recettes pour le budget de l'Union européenne, de véritables ressources propres, qui devraient être des transferts réels et non exclusifs des budgets respectifs des États membres. Il est essentiel de mettre fin à la distinction entre contributeurs nets et bénéficiaires nets. En fait, tous les États membres sont bénéficiaires du budget de l'Union européenne, et beaucoup de ceux qu'on appelle frugaux oublient, et ne disent pas à leurs citoyens, qu'ils sont ceux qui bénéficient le plus, par exemple du marché intérieur. Personne ne peut se sentir propriétaire du budget en raison des transferts qui sont effectués, et nous avons donc toujours préconisé la création nécessaire de nouvelles recettes, de nouvelles ressources propres. La décision de créer de nouvelles ressources propres est une décision complexe et chronophage de la plus complexe de l’ordre juridique de l’Union européenne. La Commission européenne présente sa proposition. Le Parlement européen rend un avis non contraignant. Les États membres au sein du Conseil doivent décider à l'unanimité, puis il y a ratification selon les règles constitutionnelles de chaque parlement national. C'est aussi la preuve qu'il n'y a pas de taxes européennes. En fin de compte, il doit y avoir une ratification par tous les parlements nationaux afin d'avoir de nouvelles recettes. Si les revenus étaient importants, aujourd'hui ils le sont encore beaucoup plus. Avec le NextGenerationEU, la Commission européenne a demandé 800 milliards d’euros aux marchés, mais 420 milliards d’euros ont donné lieu à la création des plans pour la reprise et la résilience ainsi qu’au renforcement de certains programmes qui seront financés par le budget de l’UE et qui seront payés d’ici à 2058. Et nous ne pouvons pas pénaliser les prochaines générations. Nous ne pouvons pas non plus couper les prochains programmes, et le coût du remboursement de la dette après 2027 est élevé: c'est plus de 15 milliards d'euros par an, c'est pourquoi de nouveaux revenus sont de plus en plus importants pour nous permettre de rembourser notre dette et de relever les nouveaux défis en termes de projets communs dont nous avons besoin. Et nos principes pour créer de nouvelles ressources sont simples: Ceux qui ne paient pas devraient payer. Ceux qui bénéficient le plus du marché intérieur devraient y contribuer. Dans le même temps, nous devons respecter, influencer et poursuivre les priorités de ce Parlement et de l'Union européenne, la lutte contre le changement climatique, l'objectif du numérique. Et à cette fin, nous avons réussi et présenté de nouvelles propositions pour les ressources propres, à l'instar de la Commission, le renforcement du marché des quotas d'émission, le mécanisme d'ajustement aux frontières, qui permet une plus grande justice et une concurrence plus équitable. Ceux qui produisent en dehors de l'Union européenne et expédient ici des produits qui n'ont pas les mêmes règles, en particulier en ce qui concerne le marché des quotas d'émission, par souci d'équité devraient également voir ces produits taxés. En outre, les géants du numérique et les multinationales, qui bénéficient du marché intérieur, doivent également être appelés à y contribuer. J'espère que ce paquet de ressources propres, qui provient de l'accord interinstitutionnel, sera respecté et qu'il y aura ensuite un nouveau paquet pour respecter l'accord interinstitutionnel, la feuille de route, afin de protéger les citoyens, de respecter nos priorités, de disposer de ressources pour faire face à la dette et quels sont les programmes communs dans l'Union européenne que nous devons tous défendre.