Nécessité d’une adaptation du cadre juridique de l’Union relatif aux biocarburants durables (débat)
Monsieur le Président! Commissaire! Mesdames et Messieurs, Assiette, creux, réservoir: par le passé, nous avons mené ce débat de manière beaucoup trop unilatérale. Comme si l'un excluait complètement l'autre. Mais si nous croyons en l'innovation et au progrès, nous devons également voir s'il peut y avoir une utilisation intégrée de ces trois piliers. D'autres font semblant. Qu'y a-t-il de mal, par exemple, à retirer d'abord le bioéthanol du millet et à le nourrir ensuite? Et je pense que même dans le cas de la surproduction que nous avons en Europe et que nous avons constamment sur le marché et qui pèse sur le marché, l’utilisation de l’énergie peut également être bonne dans ce pays. Par exemple, la saison dernière, quel était le sens du fait que nous avions trop de pommes de terre, dont certaines n'avaient même pas été récoltées, c'est-à-dire laissées dans le sol? Il aurait été beaucoup plus judicieux de les utiliser énergétiquement. C'est pourquoi: Nous avons besoin de cette intégration. C'est pourquoi nous devons rompre les restrictions de la directive RED III et ne pas les aggraver davantage. C'est pourquoi je pense que l'acte délégué présenté à la Commission va dans la mauvaise direction. Nous détruisons ainsi les chaînes de valeur du soja en Europe. Et je pense qu'il est absurde que nous écrivions des plans protéiques pour ce continent tout en empêchant une utilisation énergétique et significative du soja. À l'évidence, la main droite de la Commission ne sait parfois pas ce que fait la main gauche. Il vaudrait mieux qu'on le sache.
Comment assurer un avenir durable au secteur de l’élevage de l’UE compte tenu de la nécessité de garantir la sécurité alimentaire et la résilience des agriculteurs et de répondre aux défis posés par les maladies animales? (débat)
Monsieur le Président, chers collègues! L'élevage n'est pas une invention de notre temps. Les humains ont commencé à élever des animaux avant même d'avoir commencé à cultiver. Mais bien sûr, les défis de notre temps sont différents: Il s'agit de l'élevage intensif, il s'agit de densités de peuplement élevées, de droits légitimes au bien-être animal, de maladies animales. Mais l'élevage fait également partie de l'économie circulaire. Les animaux mangent des aliments non utilisables par l'homme, les transforment en protéines de haute qualité et produisent également des engrais. Mais tout cela, bien sûr, ne fonctionne que si cela se produit de manière durable et en circuit. Et c'est de cela qu'il s'agit dans ce rapport. La concentration de l'élevage dans quelques régions d'Europe est un problème ouvert. Dans ces situations, il faut importer du fourrage et exporter du lisier. Mais 30 % des terres agricoles de l'Union européenne sont des prairies permanentes. Et les prairies permanentes n'existent que s'il y a aussi des animaux. Et les prairies permanentes restent la forme d'agriculture la plus durable. C'est pourquoi nous devons surtout garder les animaux là où il n'y a pas d'alternative aux prairies permanentes. Ce sont aussi les montagnes, par exemple. Que faire d'un pâturage alpin s'il n'y a pas d'animaux? La betterave à sucre ne peut pas être cultivée. C'est pourquoi nous avons besoin de mesures dans le cadre de la politique agricole commune. Maintenir l'élevage durable, en particulier là où il n'y a pas d'alternative. Les animaux ne sont pas des tueurs de climat. Si les animaux y sont élevés de manière raisonnable et durable, ils font partie d'une économie circulaire saine et saine.
Stratégie de l'Union face à la crise actuelle au Moyen-Orient et à ses répercussions sur les prix de l'énergie, ainsi que sur la disponibilité des engrais (discussion commune)
Madame la Présidente, mes chers collègues! Des dépendances apparaissent chaque fois que les voies de livraison cessent de fonctionner ou que des goulets d'étranglement entraînent une explosion des prix. C'est précisément ce qui se passe actuellement avec les engrais minéraux, en particulier les engrais azotés. Les engrais azotés ne sont finalement rien d'autre que de l'énergie concentrée. Et ils viennent de là où l'énergie coûte peu, en particulier des pays du Golfe. Et les deux tiers des engrais importés en Europe sont des engrais azotés. Tout cela arrive à un moment inopportun. Il arrive un moment où les agriculteurs doivent fertiliser. Et s'ils ne le font pas, la récolte et donc l'approvisionnement alimentaire en Europe sont en danger. C'est pourquoi: Oui, nous avons besoin d'une stratégie à court terme, mais nous avons surtout besoin d'une stratégie à long terme. Et je pense que nous devons voir qu'en Europe, nous avons de l'énergie disponible, peut-être même de l'énergie excédentaire pour produire des engrais, à des prix raisonnables. Nous avons besoin d'une meilleure utilisation du lisier. Le lisier n'est pas un déchet tel que nous le classons. C'est une matière première précieuse. Nous avons besoin d'investissements dans la recherche et le développement pour développer de nouvelles formes de fertilisation azotée. Nous avons besoin de plantes protéagineuses dans nos rotations de cultures. Tout cela doit être fourni par la Commission dans sa stratégie attendue pour les engrais minéraux.
Rapport intérimaire sur la proposition de cadre financier pluriannuel pour les années 2028 à 2034 (débat)
Monsieur le Président, mes chers collègues! Naturellement, l'UE est confrontée à de nouveaux défis en ces temps difficiles. Mais cela ne peut pas nous amener à affamer financièrement les politiques qui nous sont confiées par les États membres et dont nous sommes en fin de compte responsables: la politique régionale, la politique agricole commune. Et nous ne devons pas non plus le faire en faveur de politiques que nous pouvons alors financer, mais où nous n'avons pas grand-chose à dire. C'est pourquoi notre rapport, dans lequel nous proposons d'augmenter le budget à 1,27 pour cent du PIB, est exact. Les nouvelles dépenses ne s'arrêteront pas autrement. Nous devons être aussi honnêtes dans cette Assemblée et les États membres doivent être aussi honnêtes lorsqu'ils doivent prendre des décisions budgétaires. Par exemple, si nous voulons garantir la sécurité de l’approvisionnement alimentaire en Europe, nous aurons besoin de l’argent que nous avions jusqu’à présent, et nous n’en aurons pas besoin avec moins. C'est la raison pour laquelle il est proposé de soutenir cette proposition. L'idée de la Commission selon laquelle la nouvelle structure budgétaire devrait rendre le budget plus simple me reste floue. La planification ne peut qu'être plus complexe. Le contrôle des dépenses devient soit plus complexe, soit plus superficiel. Les deux ne sont pas souhaitables. Mais ce qui est particulièrement grave, c'est que le rôle des régions et des communes est marginalisé. Elle est considérablement affaiblie. J’ai longtemps rêvé d’une Europe des régions: aujourd’hui, nous sommes plus éloignés que jamais. Ce que je suis heureux et reconnaissant au rapporteur, c'est que les zones de montagne, les zones périphériques, les zones où c'est plus difficile, soient particulièrement mentionnées dans ce rapport. Je crois que c'est exact, et c'est précisément ce rapport qu'il faut soutenir durablement.
Modification de règlements relatifs aux produits agricoles en ce qui concerne des règles du marché et mesures de soutien sectoriel dans le secteur vitivinicole et pour les produits vinicoles aromatisés (débat)
Le nouveau cadre financier pluriannuel 2028-2034: architecture et gouvernance (débat)
Monsieur le Président! Monsieur le Commissaire! Mesdames et Messieurs, Il va de soi que l'Union européenne peut évoluer si elle assume de nouvelles tâches et qu'elle doit ensuite les financer. Mais je reste convaincu: L'Union ne se développera pas si, en retour, des tâches communautarisées réussies sont négligées, voire jetées par-dessus bord. C'est malheureusement ce qui se passe avec cette proposition dans des domaines tels que l'agriculture, la politique régionale ou encore la politique de la pêche. Et je pense qu'il est difficile d'insister sur le rôle stratégique de l'agriculture, comme c'est encore le cas aujourd'hui, tout en la laissant financièrement sous la pluie. Je reste persuadé que le Fonds unique C'est une mauvaise approche dans l'approche. Il ne nous fera pas avancer, il ne simplifiera pas les choses, il les compliquera. Mais les concessions de la semaine dernière vont dans la bonne direction. L'architecture des propositions est la bonne. Et je pense, Monsieur le Commissaire, que la prochaine étape logique consisterait à mettre en œuvre ces concessions par voie législative avant que le Parlement ne commence à travailler. En tout cas, en ce qui concerne l'agriculture, mon groupe travaillera très dur pour améliorer ces propositions et en faire une bonne politique agricole commune.
Monsieur le Président, chers collègues, Monsieur le Commissaire! Le règlement relatif à la simplification de la PAC reprend une bureaucratie excessive que nous avons connue ces dernières années et que nous avons malheureusement créée nous-mêmes au sein de cette Assemblée. Mais la simplification ne signifie pas la déréglementation. Simplifier, c'est réduire la bureaucratie là où elle n'est plus qu'une charge, où elle ne génère que plus de coûts et pas de valeur ajoutée. Les exploitations agricoles n'ont généralement pas de personnel de bureau pour s'assurer que les papiers sont en ordre tout au long de la journée. C'est particulièrement vrai pour les petites entreprises. C'est pourquoi il est bon que nous nous y attelions maintenant, et il en va de même pour les exploitations biologiques. Je pense qu'il est juste que nous simplifions les choses là-bas, y compris pour les exploitations qui se dirigent vers l'agriculture biologique. Pourquoi la conditionnalité devrait-elle être contrôlée alors qu'elle est déjà contrôlée par l'organisme de certification? Je crois également que la flexibilité est judicieuse avec plus de prairies, non pas parce que nous voulons moins de prairies, mais parce qu'avec la réglementation actuelle, presque personne ne convertit un champ en prairies permanentes, sachant que le chemin du retour n'est plus possible. Les agriculteurs sont généralement des personnes bien formées. Nous n'avons pas besoin de leur dire quoi faire à chaque étape du travail. Nous soutenons également les modifications apportées à l'organisation commune des marchés. Toute réglementation qui, en fin de compte, soutient la position de l'agriculteur dans la chaîne de valeur mérite, à mon avis, d'être soutenue. Si les agriculteurs s'associent en coopératives, ils devraient avoir des possibilités supplémentaires. C'est pour ça que je crois: Ces deux ordonnances faciliteront un peu la vie de nos paysannes et paysans. C'est pourquoi ils ont tous les deux mon soutien.
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues! Dans quelques jours, nous aurons sur la table une proposition pour la PAC et son financement jusqu'en 2035, et j'ai l'impression que les signes avant-coureurs ne sont pas les meilleurs, pour le moins. Il semble évident que l’on envisage de faire de ces politiques qui ont jusqu’à présent été au cœur de l’Union européenne – l’agriculture, mais aussi la cohésion, la coopération transfrontalière, entre autres – une sorte de ragoût, où l’on ne voit plus quels ingrédients sont réellement à l’intérieur du pot. J'ai un peu l'impression que c'est comme faire un ragoût comme ça: Vous voulez avoir le pot plein, mais ne montrez pas que vous avez trop peu de viande. Seulement deux chiffres: Si nous laissons la dotation financière de la politique agricole commune inchangée en termes absolus par rapport à aujourd'hui, cette politique aura en 2035 environ un tiers moins d'argent, mesuré en pouvoir d'achat, qu'en 2020. Si nous réduisons de 15 %, il nous reste la moitié de l'argent que nous avions en pouvoir d'achat en 2020. Nous affamons donc systématiquement la politique. Cependant, un accès sûr à la nourriture deviendra un défi majeur pour la société de demain. Si, au sein de l'Union européenne, nous ne sommes plus disposés à investir dans ce secteur, à attirer des jeunes prêts à aller dans l'agriculture, nous perdrons pas à pas notre souveraineté alimentaire. Cela ne signifie évidemment pas, Monsieur le Commissaire, qu'il n'est pas nécessaire de faire des changements en politique, et mon groupe est prêt à en débattre et à voir comment dépenser l'argent de manière plus efficace. Mais nous n'avons pas besoin de financement, nous avons besoin d'un budget sûr et suffisant pour l'agriculture. Et nous avons surtout besoin d'une législation autonome pour la politique agricole commune et non de directives générales pour les politiques agricoles nationales. Nous n'avons pas besoin d'une renationalisation de cette politique, ce qui finirait par affaiblir les régions dans leur compétence. J'espère vraiment que mercredi prochain, nous verrons une Commission confiante, une Commission qui défendra ses compétences, qui défendra ses politiques et qui se battra pour qu'elles soient financées. Monsieur le Commissaire, soyez assurés que nous nous battrons avec vous. Mais je ne serai pas prêt à accepter une politique agricole commune qui mettrait en danger l'agriculture européenne.
Budget de l’UE à long terme après 2027: les attentes du Parlement avant la présentation de la proposition de la Commission (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues! L'Union européenne, et donc ce Parlement, s'est développée au fil des décennies grâce à un principe: Les États membres nous ont conféré des compétences que nous exerçons lorsque nous élaborons des lois, des règles et que nous finançons. C'est le cas de l'agriculture, de la cohésion, de la coopération transfrontalière, de la recherche et bien plus encore. Si je peux en croire les signes, la Commission prévoit de mettre en commun ces compétences essentielles, de les restituer en partie aux États membres, tout en réduisant le financement. Dans le même temps, nous devons financer d'autres choses à l'avenir, là où ce Parlement n'a aucune compétence. Mais si nous affamons les compétences, nous affamons l'Union européenne et, surtout, nous affamons ce Parlement. C'est ce qu'on veut? Un mot sur l'agriculture. L'accès sûr à la nourriture deviendra un défi majeur pour la société de demain. Si nous ne sommes plus prêts à investir dans ce secteur, à amener les jeunes dans l'agriculture, nous risquons notre souveraineté alimentaire. Nous avons besoin d'un budget autonome pour l'Union européenne et, surtout, d'une législation autonome pour l'Union européenne. Je m'attends à ce que la Commission se batte pour cela la semaine prochaine.
Un budget à long terme rénové pour l’Union dans un monde en mutation (débat)
Monsieur le Président, mes chers collègues! Je suis convaincu que nous sommes à un carrefour historique. Les équilibres mondiaux sont en train de se rééquilibrer et les années à venir montreront si nous, l'Union européenne, sortons de cette évolution en tant que partenaire fort ou en tant que partenaire insignifiant. Mais si nous voulons rester importants, nous n'avons pas seulement besoin de paroles, nous avons également besoin de faits concrets concernant le financement de l'Union européenne. C'est particulièrement vrai pour la politique agricole. C'est un secteur que nous finançons ensemble depuis des années. Au cours de ces années et de ces décennies, nous avons peut-être un peu oublié l'importance de la sécurité d'approvisionnement, de la pérennité et de la rentabilité du secteur. Mais les crises de ces dernières années nous ont fait prendre conscience: Sans une agriculture forte, sans des jeunes dans l'agriculture, sans des gens qui gagnent de l'argent dans l'agriculture, nous risquons en Europe la sécurité d'approvisionnement et la sécurité dans son ensemble. Nous devrions en tenir compte dans le prochain CFP. Il faut s'adapter à l'inflation. Nous n'avons pas besoin de Fonds uniqueNous avons besoin d'un budget agricole fort dans l'Union européenne.
Une vision pour l'agriculture et l'alimentation (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues! Les paysannes et les paysans sont des porteurs de nourriture, ce sont ceux qui nous nourrissent tous les jours. C’est logique, mais nous l’avons peut-être oublié au cours des décennies d’abondance. L'objectif d'une politique agricole raisonnable doit être que les paysannes et les paysans, avec notre industrie alimentaire, s'efforcent chaque jour de produire des denrées alimentaires durables et de qualité pour nous, ces 450 millions d'Européens. Je vous suis reconnaissant, Monsieur le Commissaire, d'avoir une fois de plus clairement placé cette question au cœur de votre vision. Dans cette Assemblée, nous gérons chaque année environ 60 milliards d'euros destinés à l'agriculture européenne. C'est beaucoup d'argent et je pense que si nous utilisons ces 60 milliards d'euros, qui vont à 9 millions d'exploitations en Europe, ils peuvent vraiment être un moteur d'une agriculture durable, productive et tournée vers l'avenir. Ils peuvent être: en aidant les entreprises - vous l'avez dit, Monsieur le Commissaire - dans les régions où il est plus difficile de produire. Si l'on n'en tient pas compte, ils sortent de la production et nous perdons ces zones, comme cela s'est malheureusement produit dans de nombreuses régions d'Europe, en particulier dans les montagnes. En aidant les paysannes et les paysans à concrétiser leurs idées. Nous avons beaucoup d'innovateurs dans l'agriculture, mais notre politique agricole n'aide parfois pas nécessairement à mettre au point ces idées innovantes. En aidant les agriculteurs qui misent sur la durabilité. Encore une fois, nous avons beaucoup de gens dans l'agriculture qui ont de très bonnes idées qui mettent en œuvre la durabilité dans leur exploitation. Je pense que nous devrions les aider, ainsi que, bien sûr, les jeunes qui veulent commencer à travailler dans l'agriculture et les entreprises qui luttent contre le changement climatique en s'efforçant activement ou passivement de faire face au changement climatique. Je crois, Monsieur le Commissaire, qu'il s'agit là d'une vision; Nous devons maintenant concrétiser cette vision. Mon groupe est prêt à le faire. Pour ce faire, nous avons besoin d'argent et je pense que c'est le plus grand défi qui nous attend dans les années à venir, c'est-à-dire que nous nous engageons tous ensemble pour obtenir un budget agricole correct et raisonnable pour les années à venir.
Madame la Présidente! Mesdames et Messieurs, Avec l'accord Mercosur, l'UE envisage pour la première fois un accord commercial avec un partenaire dont l'intérêt premier est bien sûr l'exportation de produits agricoles. Ce n'est pas qu'on n'achète pas aujourd'hui: Nous achetons chaque année 17 milliards d’euros de denrées alimentaires au Brésil et 5 milliards d’euros à l’Argentine, qui sont donc déjà des partenaires commerciaux importants. Mais, comme on l'a dit aujourd'hui, l'accord pourrait bien sûr toucher certains secteurs de l'agriculture: Le bœuf, la viande de volaille, le sucre, le bioéthanol, le riz ou les agrumes, pour n'en nommer que quelques-uns. Bien sûr, il y a aussi des opportunités pour d'autres secteurs de l'agriculture, cela ne fait aucun doute. Et, bien sûr, il y a un intérêt géopolitique à cet accord, que je soutiens expressément. L’Union européenne perd rapidement – et encore plus rapidement ces dernières heures – des partenaires et des amis dans le monde entier, et notre manque de volonté de prendre des décisions – et 25 ans d’accords et de discours sur le Mercosur en sont peut-être le symbole – montre que nous ne pouvons pas nous permettre de claquer la porte à nos partenaires, à nos partenaires potentiels. Mais nous avons besoin d’une stratégie pour l’agriculture et cette stratégie ne peut pas être simplement la promesse d’un milliard d’euros. Nous avons besoin d'un concept, de garanties pour les agriculteurs, de mesures pour ouvrir de nouveaux marchés dans le monde. Et puis nous avons besoin d'un financement pour ce concept. Mais d'abord, nous avons besoin d'un concept, puis nous avons besoin de l'argent nécessaire pour le faire. Je vous demande, Monsieur le Commissaire, de vous mettre rapidement en route pour présenter une telle approche et d'éliminer les inquiétudes qui existent dans l'agriculture.
Financement par l'UE, via le programme LIFE, d'entités exerçant des activités de lobbying auprès des institutions de l'UE - besoin de transparence (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Bien sûr, les ONG sont importantes dans une démocratie, et bien sûr, les ONG peuvent également être soutenues avec de l'argent public et doivent l'être avec de l'argent public. Mais bien sûr, ils doivent aussi être transparents, sinon ils perdent leur propre crédibilité. Je vais juste vous donner un exemple: Depuis quelques années, des ONG ont fait de la protection du loup le mantra de toute politique environnementale en Europe. Ils le font sans aucun respect pour ceux qui pensent que, dans certaines régions d'Europe, nous pouvons très bien nous passer des loups. Et ils le font avec le soutien actif du programme LIFE. Si vous voulez un régal particulier, lisez une lettre - virale sur Internet - du président du parc naturel Alpi Cozie en Italie, Mauro Deidier, qui a déjà dépeint ces machinations en 2021: Toujours les mêmes conférences, toujours les mêmes experts, pas d'accès pour ceux qui ont une opinion différente, toujours les mêmes instituts de recherche qui reçoivent de l'argent et qui s'en financent. Lisez ceci et demandez-vous si nous promouvons vraiment la démocratie ici. Et pour ceux qui ont dit aujourd'hui que notre opinion ici porterait préjudice à l'Europe et à la démocratie, lisez également l'article publié aujourd'hui dans le Telegraph par Frans Timmermans. Je pense qu'il fait plus de mal à l'Union européenne que nous.
Projet de la Commission d’inclure la révision des propositions en suspens sur le bien-être animal dans son programme de travail pour 2025 (débat)
Madame la Présidente! Monsieur le Commissaire, chers collègues! Mon groupe et moi-même soutenons le bien-être animal dans l'Union européenne. Je crois que l'élevage implique une responsabilité éthique envers les animaux et c'est ce que la société et le consommateur peuvent exiger. D'ailleurs, je crois aussi que les paysannes et les paysans s'occupent en grande partie de leurs animaux. Ceux qui ne le font pas devraient également être punis selon les règles de la loi. Mais nous soutenons également le fait que les animaux puissent être détenus dans l'Union européenne. J'ai parfois l'impression que ce fait est remis en question. Si l’on considère les initiatives citoyennes européennes que nous avons eues jusqu’à présent – 118 –, dix d’entre elles tournent autour du bien-être animal, présentées plus ou moins par les mêmes organisateurs et probablement signées plus ou moins par les mêmes citoyens. Cela revient en grande partie à rendre impossible l'élevage d'animaux dans l'Union européenne. Bien sûr, on peut déjà exiger qu'il n'y ait plus d'attaches de vaches, mais je viens moi-même des montagnes et je dois vous dire: Si vous faites cela, beaucoup de petites exploitations laitières, qui ont encore quelques vaches, qui s'occupent de ces vaches jour et nuit, les appelleront par leurs propres noms, puis ils sortiront. Ils ne peuvent pas et ne veulent pas financer la transition. Nous voulons et nous pouvons, et je suis également favorable à ce que nous exigeions que les volailles ne soient plus placées dans des cages. Mais ensuite, nous devons également nous assurer qu'aucun œuf importé ou viande de volaille importée ne provient de cette cage. Sinon, comme lors de la dernière conversion, nous avons construit les vieilles cages en Europe, les mêmes entreprises européennes, en partie de l'autre côté de la frontière, nous avons réinstallé ces cages, nous y produisons aujourd'hui des œufs coûteux et nous importons de la viande de poulet et nous l'importons ensuite en franchise de droits. Et nous sommes en train d'importer 180 000 tonnes supplémentaires de viande de poulet en franchise de droits en provenance des pays du Mercosur. level playing field. Je pense qu'en abordant ce sujet, il est tout simplement important que nous parlions - je suis d'accord avec vous, Monsieur le Commissaire - avec les agriculteurs et que nous continuions à rendre possible l'élevage dans l'Union européenne.
Défis auxquels les agriculteurs et travailleurs agricoles de l'UE sont confrontés: amélioration des conditions de travail, y compris le bien-être mental (débat)
Monsieur le Président! Monsieur le Commissaire, chers collègues! Le travail dans l'agriculture est épuisant et, malheureusement, le travail dans l'agriculture et surtout dans la sylviculture peut aussi être dangereux. Je voudrais ici me concentrer en particulier sur cette question de la sécurité au travail, que vous avez soulevée, Monsieur le Commissaire. Le travail dans l'agriculture a lieu dans la nature, a lieu par tous les temps, a lieu très souvent sur des surfaces glissantes. C'est particulièrement un problème lorsque les surfaces sont en pente ou souvent même en montagne. Les accidents du travail sont donc malheureusement particulièrement fréquents et souvent particulièrement tragiques dans l'agriculture. En effet, très souvent, les fermes sont des exploitations familiales, et si, par suite d'un accident, le chef d'exploitation devient temporairement ou définitivement inapte au travail, voire décède, c'est souvent l'avenir de l'ensemble de l'exploitation qui est en jeu. Je crois qu'on ne rend pas justice au sujet en pointant simplement du doigt l'agriculture et en faisant semblant d'y exploiter systématiquement des ouvriers. Je crois, et je vous donne raison, Monsieur le Commissaire, qu'il faut plutôt mettre en place un ensemble de mesures pour améliorer les conditions de travail des chefs d'entreprise et des employés. Tout d'abord, il s'agit d'investissements dans la formation et la formation continue sur le thème de la sécurité au travail, en particulier pour les employés et en particulier pour les employés de courte durée et les employés si souvent saisonniers dans l'agriculture. Ensuite, et il ne faut pas le sous-estimer, l'agriculture utilise malheureusement souvent des machines obsolètes qui ne répondent plus aux normes de sécurité. Je pense que nous devons tout faire pour que les entreprises disposent des moyens financiers nécessaires, qu'elles puissent adapter leur équipement technique, qu'elles puissent renouveler les tracteurs et les machines et les remplacer par des équipements plus sûrs. Il faut avant tout s'assurer que toute personne travaillant dans l'agriculture dispose d'une couverture d'assurance suffisante. C'est pourquoi il faut lutter résolument contre le travail au noir et l'exploitation. Notre PAC peut certainement y contribuer. Mais ce sont avant tout les États membres qui doivent le faire, et je n'aime pas que les États membres envoient le Black Peter à Bruxelles. Je pense que la lutte contre le travail non déclaré est une tâche à laquelle les États membres doivent s'atteler. Car l'agriculture n'est prête pour l'avenir que si elle peut offrir des emplois sûrs et intéressants.
Heure des questions aux commissaires - La situation zoosanitaire en Europe: comment parer et se préparer aux futures crises sanitaires dans l'agriculture
Madame la Présidente, Madame la Commissaire! Malheureusement, et mes collègues l'ont déjà dit, les défis dans le domaine de la santé animale sont de plus en plus nombreux; Il s'agit de la peste porcine africaine, mais aussi de la grippe aviaire et, surtout ces dernières semaines, de la fièvre catarrhale du mouton qui se propage en Europe. Et bien sûr, ce n'est pas seulement un problème pour les propriétaires d'animaux, pour qui cela va souvent au bord de la ruine financière, mais aussi pour le bien-être animal lui-même. Il ne faut pas oublier qu'en cas d'épidémie de grippe aviaire, par exemple, des milliers d'animaux doivent souvent être mis à mort, y compris ceux qui sont encore en bonne santé. C’est pourquoi je voulais vous poser la question: il n’y a pas si longtemps, en 2022, dans cette Assemblée, nous avons adopté le règlement 2370, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies: Jusqu'où va la mise en œuvre de l'ensemble? Et comment voyez-vous l'évolution ou l'avantage que ce règlement devrait apporter?
Sécheresses et événements météorologiques extrêmes en tant que menace pour les communautés locales et l'agriculture de l'Union en des temps de changements climatiques (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues! C'est ce que les scientifiques nous ont mis en garde, Madame Arndt. Ce que vous venez de dire n'est pas exactement ce que les scientifiques disent depuis des années, à savoir que les conditions météorologiques extrêmes vont augmenter, que la sécheresse va augmenter et que, malheureusement, les inondations vont également augmenter. C'est ce que nous voyons ces jours-ci et nous l'avons malheureusement vu cet été. Je voudrais surtout profiter de cette occasion pour exprimer ma solidarité à toutes les personnes concernées. Malheureusement, ce que nous voyons n'est plus extraordinaire, c'est malheureusement le nouvel état normal. Cela a un impact sur l'agriculture, la production. La récolte de fleurs de soja et de maïs, par exemple, diminuera cette année d'environ 5 % dans toute l'Europe. C'est un problème, un gros problème bien sûr pour les paysannes et les paysans concernés, mais c'est aussi un problème pour l'ensemble de la population. En effet, il s'agit d'un problème de sécurité alimentaire en Europe, qui aura une incidence sur les prix des denrées alimentaires et qui touchera en fin de compte tous les citoyens. C'est pourquoi je pense que nous devons prévenir tout cela, bien sûr, lutter contre le changement climatique, mais aussi nous adapter et, surtout, l'agriculture doit également s'adapter. Monsieur le Commissaire, vous avez présenté aujourd'hui un certain nombre de mesures que nous pouvons prendre. Il y a bien sûr la gestion des crises, mais nous devons aussi avoir une préparation aux risques plus stable dans la PAC et nous devons surtout investir dans le domaine de l'irrigation. 95 % de l'eau douce se trouve encore directement dans la mer et je pense qu'il y a encore beaucoup à faire pour améliorer l'approvisionnement en eau de l'agriculture. Nous devons donc nous attaquer de toute urgence à ces mesures et nous pourrons continuer à faire de l'agriculture avec succès dans les années à venir.
Résultat du dialogue stratégique sur l'avenir de l'agriculture de l'UE (débat)
Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues! Avec le Parti populaire européen, mon groupe, nous saluons l'initiative de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, en faveur du dialogue stratégique. J'ai lu avec intérêt le résultat du travail des 29 représentants d'organisations, d'associations et d'associations, et je voudrais également vous remercier pour le travail qui a été accompli ici. La commissaire l'a dit, nous sommes parvenus à adopter un document unique, un document final, à l'unanimité. Je pense que c'est important, car je crois que le dialogue stratégique peut apporter une contribution importante aux futurs débats que nous aurons ici. Mais il doit aussi être clair: Il appartient alors à ce Parlement de décider de la politique agricole commune, des éléments de la politique agricole commune. Ici, les idées issues du dialogue stratégique peuvent certainement être intéressantes. Je crois que la voie proposée par le dialogue stratégique est la bonne. Nous devons renforcer à nouveau le rôle de l’agriculture et des agriculteurs, en particulier dans la chaîne de valeur. Nous réclamons sans cesse que l'agriculture investisse: in mehr Tierwohl, in Präzisionslandwirtschaft, in mehr Nachhaltigkeit und vieles andere. Mais il faut de l'argent pour ça. Pour cela, il faut de l'argent qui coûte et l'argent ne peut provenir que de la chaîne de création de valeur. Il est trop facile, comme cela s'est malheureusement produit ces dernières années, d'obtenir cet argent par le biais d'économies d'échelle, c'est-à-dire simplement en augmentant la taille des entreprises. L'éternelle croissance ou aiguillage nuit en fin de compte aux zones rurales. Et je pense que nous devons d’ores et déjà réfléchir, et je trouve ici d’autres points intéressants dans le dialogue stratégique: Quelle agriculture voulons-nous? Quelles agricultrices et quels agriculteurs voulons-nous demain? Et puis, avec notre argent, avec notre politique agricole commune, nous devons soutenir ces mêmes exploitations. À cette fin, nous pouvons véritablement exercer une discrimination positive et contribuer à la survie des exploitations dont nous avons besoin dans les zones rurales, là où une véritable agriculture a lieu et où des denrées alimentaires sont produites. Nous attendons donc les propositions de la Commission. J'espère qu'ils viendront rapidement et que nous les traiterons de manière très constructive au sein de ce Parlement, du moins en ce qui concerne mon groupe.
Production et commercialisation des matériels de reproduction des végétaux - Production et commercialisation de matériel forestier de reproduction (discussion commune - Matériel végétal et forestier de reproduction)
Monsieur le Président! Je voudrais conclure en remerciant encore une fois chaleureusement tous ceux qui, au cours des derniers mois, ont contribué à ce que nous soyons arrivés là où nous sommes aujourd'hui: le rapporteur pour avis de la commission de l'environnement, mais surtout mes rapporteurs fictifs, qui ont également pris la parole ici au cours du débat. Je pense que nous avons maintenant une bonne position parlementaire. J'espère que nous voterons sur ce point demain, dans les dernières heures de ce mandat, et que nous créerons ainsi de bonnes conditions pour qu'un résultat de trilogue et un accord avec le Conseil puissent être trouvés au cours du prochain mandat et que l'Europe obtienne un droit moderne sur les semences. Je pense qu'en fin de compte, il est important - et de nombreux collègues l'ont dit ici - que les agriculteurs disposent de bonnes semences et de matériel de reproduction végétale et forestière, mais que, d'un autre côté, ceux qui s'occupent de la biodiversité, ceux qui s'occupent des variétés anciennes peuvent le faire. Je pense qu'en fin de compte, c'est aussi dans l'intérêt des éleveurs, car la biodiversité est aussi le point de départ de nouvelles sélections. Je suis très confiant et je ne vois pas du tout – je l’ai déjà dit auparavant – que des marchés parallèles se créent ici. Il faut regarder les quantités dont nous parlons ici. Il n'y a pas de risque de création de marchés parallèles. Et avec la permission, les graines ne sont pas nécessairement quelque chose où les problèmes phytosanitaires peuvent être propagés. Je ne vois donc pas non plus ce danger. Je ne sais pas si c'est mon dernier discours depuis ce podium. Je sais que c'est mon dernier discours au cours de ce mandat et je voudrais donc remercier tout le monde pour la coopération constructive et collégiale amicale de ces dernières années.
Production et commercialisation des matériels de reproduction des végétaux - Production et commercialisation de matériel forestier de reproduction (discussion commune - Matériel végétal et forestier de reproduction)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues! Il y a dix ans, dans cette Assemblée, nous avons échoué à donner à l'Union européenne un droit moderne sur les semences. À l'époque, nous avons commencé avec une mauvaise proposition de la Commission et tout cela s'est mal terminé. Cette fois, nous avons commencé avec une meilleure proposition. Une proposition qui regroupe dix règlements existants aujourd'hui en un texte unique et lisible. Je pense que nous avons fait un travail très constructif au cours des derniers mois et je tiens également à remercier chaleureusement tous ceux qui ont collaboré pour être arrivés là où nous en sommes aujourd'hui. L'agriculture a besoin de semences certifiées de haute qualité et je pense que les nouveaux mécanismes de contrôle et la nouvelle voie de certification définis dans ces deux règlements sont un bon moyen d'y parvenir. De bonnes semences, de bonnes jeunes plantes sont une condition préalable à une agriculture réussie. Les tests de durabilité tels que les tests VSCU sont utiles là où ils apportent une réelle valeur ajoutée. Je pense que dans le domaine des fruits et légumes, ces tests devraient rester volontaires pour le moment. De même, nous prévoyons dans le règlement, dans la proposition, que le matériel de multiplication destiné à l'agriculture biologique doit continuer à être réglementé dans l'ordonnance sur l'agriculture biologique, là où il est réglementé aujourd'hui et où nous avons lancé une nouvelle ordonnance sur l'agriculture biologique il y a seulement quelques années. Le sujet politiquement sensible - et il l'était déjà il y a dix ans - est toutefois celui des exceptions dans le domaine de la conservation et de la reproduction des variétés anciennes, de la conservation de la biodiversité. La Commission a proposé une voie et je dirais que nous avons encore affiné cette voie, ces exceptions. Pour être tout à fait clair: Celui qui sauve le matériel génétique de l'extinction, qui continue à multiplier les variétés anciennes, qui multiplie les races rurales, fait une tâche importante pour la biodiversité dans l'Union européenne, qui protège également la culture d'une région et la diversité d'une région. Ces personnes et les réseaux ne doivent pas subir de coups inutiles, ils doivent être encouragés et ne doivent pas être soumis à des contraintes et à la bureaucratie. Bien entendu, ces règles ne doivent pas être exploitées pour créer des marchés parallèles. Mais je pense que mes amendements 353 à 355 réduiront encore ce risque. Ou croyons-nous vraiment que quelqu'un qui vend 500 grammes de graines par an, en quantités maximales de 20 grammes par paquet, crée un marché parallèle là-bas? Je ne pense pas du tout. Je demande également de ne pas soutenir l'amendement 352 de Renew. Cela détruirait en fin de compte cette approche de la biodiversité. Permettez-moi de dire deux mots sur le matériel de reproduction forestière. Nos forêts sont actuellement sous pression. Les tempêtes, les parasites et surtout les scolytes détruisent les forêts et nous aurons besoin de beaucoup de matériel de reproduction forestière dans les années à venir, notamment parce que nous avons fixé dans la stratégie forestière que nous voulons planter 3 milliards de nouveaux arbres. C'est pourquoi nous avons besoin de ce matériau et nous devons soutenir les États lorsqu'ils le fabriquent. En ce qui concerne le matériel forestier de reproduction, à la différence du matériel végétal de reproduction, il n'y a guère de pertinence pour le marché intérieur. C'est-à-dire que la plupart du temps, les jeunes arbres sont plantés là où ils sont produits. C'est pourquoi je pense que nous ne devrions pas entraver les bonnes pratiques développées dans les États membres, mais seulement les renforcer davantage. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que nos forêts résistent au changement climatique, s'adaptent et deviennent résilientes. Je suis convaincu que le nouveau règlement suivra cette approche.
Révision promise de la législation de l’Union en matière de bien-être animal et des initiatives citoyennes européennes liées au bien-être animal (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues! J'ai l'impression que nous avons ici ce matin un débat qui est probablement dû à l'émergence de la campagne électorale. En ce qui concerne le bien-être animal, je pense qu'il y a trois aspects et vous, Madame la Commissaire, vous les avez également évoqués. Il y a un aspect, tout d'abord, le transport des animaux. Il y a eu une commission spéciale, il y a un rapport final, nous avons travaillé de manière décisive en tant que groupe. Nous sommes prêts à transposer le résultat de cette commission spéciale dans un règlement législatif. Il y a une proposition de la Commission à ce sujet et nous collaborons de manière constructive au sein de l'Assemblée pour que cela se produise. Deuxièmement, il y a le bien-être des animaux de compagnie, en particulier des chiens et des chats. Il y a du retard à rattraper dans l'Union européenne, il y a beaucoup de dysfonctionnements. Nous avons une proposition de la Commission - nous y travaillerons et je pense qu'il est grand temps que nous mettions en place de meilleures conditions pour les quelque 150 millions de chiens et de chats de l'Union européenne. Ce serait bien si nous le faisions aussi pour d'autres animaux de compagnie. Ensuite, il y a le bien-être des animaux élevés en agriculture. Dans l'Union européenne, nous avons une législation de grande ampleur, et pourtant, il y a toujours des images horribles. Mais ces images horribles n'existeraient pas si les États respectaient et appliquaient la législation actuelle. C’est pourquoi je pense qu’avant d’adopter une nouvelle législation, nous devrions veiller à ce que les États, et tous, respectent cette législation. Ensuite, il y a de nouveaux développements; Madame la Commissaire, vous avez également dit: Label de bien-être animal. Les labels sortent du sol comme des champignons, et il serait urgent de faire un label européen. Nous participerons à ce travail. Nous étions également favorables, en tant que groupe, à ce que nous laissions les cages s'écouler, mais seulement s'il était garanti que les marchandises importées ne sortiraient pas non plus des cages. Cela n'apporte pas grand-chose aux poulets lorsqu'ils ne sont plus élevés dans des cages en Europe, mais que nos cages abandonnées sont derrière la frontière et que les œufs et les poulets y sont produits. Nous attendons donc une proposition de la Commission et nous coopérerons de manière constructive afin de trouver ici aussi des règles raisonnables.
Nécessité d'une décision urgente du Conseil en faveur d'une modification du statut de protection des loups dans la convention de Berne (débat)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues! En novembre 2022, nous nous sommes prononcés ici pour abaisser le statut de protection du loup dans la Convention de Berne. La Commission y répond enfin et, comme je viens de le dire, elle propose au Conseil d'en décider dans les semaines à venir. J'espère et j'invite le Conseil à faire de même et à ne pas laisser cette décision aux seuls ministres de l'environnement. Il s'agit d'un intérêt général et pas seulement d'une question environnementale. Au cours de ce débat, nous avons posé une question à la Commission et au Conseil. Je ne sais pas comment le Conseil devrait répondre à cette question si je regarde la Banque du Conseil ici. C'est vraiment scandaleux que le Conseil ne soit pas là ce soir et qu'il ne s'acquitte pas de ses devoirs. Je pense que c'est un mépris de la part des parlementaires ici ce soir. Je vous prie, Madame la Présidente, de bien vouloir en informer le Conseil. Il ne s'agit pas d'exterminer les loups en Europe. Il s'agit de connaître les faits. Lorsque la Convention de Berne a été adoptée il y a 45 ans, le loup avait pratiquement disparu dans l'Union européenne de l'époque. Aujourd'hui, nous avons à nouveau plus de 20 000 loups en Europe et les conflits augmentent d'année en année. Le loup n’a plus besoin du statut de protection «strictement protégé». Il se propagera également s’il n’est plus que «protégé». Mais nos zones rurales ont besoin de cet abaissement. Ils ont besoin de plus de flexibilité dans la gestion des populations, sinon les moutons et les chèvres disparaîtront de nos pâturages de montagne. Si nous avons plus de biodiversité, j'ose en douter. Je ne pense pas du tout. Il en va de même pour l'ours brun. Je pense que nous ne devrions pas rendre impossible pour les gens, en particulier dans les montagnes, de vivre dans les montagnes. Ils ont le droit à la sécurité et le droit de garder leurs animaux. Nous avons le devoir de leur garantir le droit.
Lutte contre l'inflation des prix des produits alimentaires et contre ses conséquences sociales et ses causes profondes (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues! Depuis la pandémie de COVID-19, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de près de 30 % depuis le début de 2021, tandis que l’inflation moyenne de l’Union européenne a atteint 15 % au cours de cette période, soit la moitié. C'est-à-dire qu'en fin de compte, le consommateur doit payer plus quand il va au supermarché, et probablement le consommateur pense aussi que le fermier recevra alors plus d'argent. Mais pensez-vous vraiment que les agriculteurs descendent actuellement dans la rue parce qu'ils reçoivent plus d'argent? Il est loin d’être possible d’obtenir plus d’argent, bien au contraire. Dans certains cas, par exemple pour les céréales, le blé, par exemple, le prix est actuellement plus bas pour les agriculteurs qu'il y a deux ans. Donc quelque chose ne fonctionne pas ici. Il est relativement clair qu'il y a quelqu'un au milieu qui gagne bien, et c'est probablement le commerce. Malheureusement, Monsieur le Commissaire, jusqu'à présent, la Commission n'a fait qu'observer. Ce n'est que dans le document que la Commission a publié il y a quelques jours, à propos des protestations des agriculteurs, qu'il y a une petite concession que quelque chose ne fonctionne peut-être pas exactement dans la chaîne commerciale, dans la distribution de la chaîne de valeur. La concentration du commerce de détail alimentaire a conduit à des excroissances qui ne sont plus acceptables et où il n'y a que plus de spéculation. La nourriture est un moyen de vivre. Tous ont le droit d'accéder à ces aliments, ceux qui gagnent plus et ceux qui gagnent moins. Je pense que nous avons le devoir d'examiner de plus près le commerce de détail alimentaire. La spéculation de ces dernières années n'est plus acceptable.
Madame la Présidente, chers collègues, en novembre 2022, nous avons adopté une résolution sur l’élevage et les grands carnivores en Europe. Nous demandons la révision du statut de protection dans la Convention de Berne. Jusqu'à présent, cela n'a pas été mis en œuvre. Avec plus de 20 000 loups dans presque tous les pays de l'UE, la Commission a enfin agi. Il appartient désormais aux États membres d’adopter les propositions de la Commission, ce qui doit être fait lors de la prochaine session du Conseil «Environnement» du 25 mars. Je pense qu'il serait important d'entendre la position du Conseil et de la Commission sur ce sujet et d'avoir un débat à ce sujet. En outre, nous devrions rédiger une résolution courte et concise afin de clarifier la position du Parlement européen au Conseil. Par conséquent, je propose d’ajouter un débat avec résolution à la session plénière de cette semaine.
Donner aux agriculteurs et aux communautés rurales des moyens d'action - dialogue pour une agriculture européenne qui soit durable et correctement rémunérée (débat)
Monsieur le Président, mes chers collègues! Qu'est-ce qui est durable? Qu'est-ce qu'une ferme durable? C'est quand on réussit à faire fonctionner une entreprise de génération en génération. Bien sûr, cela a un élément écologique, mais cela a aussi un élément économique: En fin de compte, les agriculteurs doivent aussi s'en sortir avec leurs revenus. Pourquoi un jeune qui entre dans l'agriculture accepterait-il qu'il gagne moins que son collègue assis dans un bureau? Dans pratiquement tous les États membres de l'Union européenne, le revenu agricole est nettement inférieur au revenu moyen de la population. C'est pourquoi je pense que nous avons à nouveau besoin d'une PAC plus attentive à la rentabilité des exploitations. Nous devons cesser de dire aux paysans quand ils peuvent labourer leurs champs, ce qu'ils doivent cultiver, ce qu'ils doivent fermer, ou les laisser seuls quand le loup mange leurs animaux. Monsieur le Commissaire, j'aurais également attendu de vous quelques propositions à ce sujet aujourd'hui; Rien n'est arrivé dans votre discours de 5 minutes. Nous avons besoin d'espaces ruraux vivants, non seulement dans des conditions favorables, mais aussi dans les montagnes. Je suis originaire des Alpes, où des vallées entières sont aujourd’hui dépeuplées dans les montagnes européennes. On l'a vu partout: Le fermier part d'abord, puis les autres partent. Sans agriculteurs, il n'y aura pas d'espaces ruraux prospères en Europe.