8
Oct
2024
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La crise de l'industrie automobile de l'Union, les fermetures potentielles d'usines et la nécessité de renforcer la compétitivité et de maintenir les emplois en Europe (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Je pense que les droits compensateurs à l'égard de la Chine sont corrects. En tant qu'Union européenne, nous ne pouvons pas être aussi naïfs, rester à la traîne et regarder la Chine détruire notre industrie européenne par une concurrence déloyale. Et ce qui est d’autant plus tragique, c’est que le chancelier allemand Scholz a imposé un «non» et s’est plié devant la pression du lobby chinois. Je pense que ce n'est pas non plus le signe d'une politique industrielle européenne commune dont nous avons tant besoin. Outre les droits de douane, d'autres points sont importants pour l'avenir de l'industrie automobile: Tout d’abord, et on l’a encore remarqué aujourd’hui, avec ce va-et-vient constant vers les moteurs à combustion interne, vers les frontières de la flotte, l’Union détruit la confiance des consommateurs et la prévisibilité des entreprises. Nous avons besoin de ce cadre législatif clair, entièrement axé sur la transformation. Naturellement, la politique doit faciliter l’achat de voitures électriques par les consommateurs, par le déploiement d’infrastructures de recharge ou par des incitations à l’achat échelonnées sur le plan social. Enfin, parce que je viens d'Allemagne: Oui, l'Allemagne peut construire des voitures, assez bonnes même. Mais les constructeurs allemands doivent enfin sortir du pétrin et proposer des voitures électriques plus petites et bon marché pour le marché européen, mais aussi pour faire face à la concurrence mondiale.