15
Mars
2023
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Conclusions de la réunion extraordinaire du Conseil européen du 9 février et préparation de la réunion du Conseil européen des 23 et 24 mars 2023 (débat)
Madame la Présidente du Parlement européen, Madame la Commission, Monsieur le Conseil, chers collègues, une bonne politique commence, tout d'abord, par une vérification de la réalité. Huit champions mondiaux sur dix viennent des États-Unis. À elle seule, la valeur de marché d’Apple est supérieure à celle de l’ensemble du marché boursier allemand. Les 10 principales entreprises investissant dans l'informatique quantique se trouvent aux États-Unis ou en Chine, et pas une seule en Europe. Et dans l'intelligence artificielle, les entreprises américaines investissent six fois plus que les entreprises européennes. L’Europe, chers amis, voyons: la réalité n'est pas assez compétitive. C’est pourquoi le PPE se félicite que la compétitivité figure désormais en tête des priorités de l’Union européenne, grâce, tout d’abord, à la présidence suédoise, mais aussi à l’engagement de la Commission européenne cette semaine en faveur des propositions. Le PPE a toujours plaidé en faveur d’un programme pour l’emploi, l’emploi et l’emploi dans l’Union européenne. Et la compétitivité n’est pas un mot abstrait, il s’agit de garantir notre mode de vie européen, il s’agit de notre bien-être, il s’agit d’emplois. L'Europe ne sera jamais souveraine si elle n'est pas compétitive. Et il ne fait aucun doute que notre force est le marché unique, le plus grand marché du monde. C'est ce que nous devrions utiliser. Et là, nous devons encore investir pour permettre plus de croissance. Au PPE, nous ne pensons pas que dépenser de l’argent résoudra nos problèmes, tout d’abord. Pour nous, une Europe compétitive, ce qui compte, c'est le commerce avec le monde: les meilleures idées, l'accès aux ressources, une administration efficace et une approche sociale. Permettez-moi d'aborder ces points concrets. En ce qui concerne le commerce, tout le problème de la loi sur la réduction de l'inflation (IRA) a commencé, soyons honnêtes, lorsque certaines parties de cette Assemblée ont rejeté les négociations sur le TTIP. Si nous avions le TTIP, nous n’aurions pas à traiter avec l’IRA maintenant parce que nos amis canadiens et mexicains ont pleinement accès à l’Amérique. Une Europe compétitive a besoin d'échanges commerciaux et, au cours de cette législature, l'Europe manque d'une approche nouvelle et ambitieuse en ce qui concerne les nouveaux accords de libre-échange. Nous ne voyons aucun progrès, par exemple, sur le Mercosur: 800 millions de consommateurs, ou si je puis dire des amis parce qu'ils sont étroitement liés à l'Europe. Les amis de la région du Mercosur nous attendent. Nous avons besoin d'un nouvel accord de libre-échange avec les États-Unis et nous avons besoin d'un syndicat libre avec les démocraties du monde. Un deuxième point: l'Europe compétitive ne devrait pas non plus limiter l'innovation et interdire les technologies. Lors de notre dernière session ici en février au Parlement européen, une majorité a décidé d'interdire le moteur à combustion. Je me demande, qui produit maintenant des voitures pour des régions, pour des régions comme l'Amérique du Sud? Je ne pense pas qu’ils disposeront en 2035 d’une infrastructure de recharge électrique suffisante en Amérique du Sud pour pouvoir acheter des voitures entièrement électriques. Le moteur à combustion est toujours nécessaire. On entend des voix différentes, Stéphane des libéraux et d'autres nous disent que le moteur à combustion est nécessaire et Bruno Le Maire nous dit que ce n'est plus le cas. Nous avons donc besoin d'une idée claire. Nous pensons que l'innovation et l'autorisation des technologies sont la bonne réponse, et ne les interdisent pas. Je tiens à souligner qu'un troisième point pour nous est la stratégie en matière de matières premières. La Chine domine de plus en plus les ressources mondiales, et c’est pourquoi nous saluons vivement la proposition de la Commission relative à une stratégie pour les matières premières en Europe. Le quatrième point est que nous avons également besoin de compétitivité en s'attaquant à la réduction des formalités administratives, et je pense avec plus d'ambition. À court terme, nous devrions mettre un terme aux charges supplémentaires qui pèsent sur notre économie en temps de guerre – elles sont en difficulté, elles ont suffisamment de problèmes – elles n’ont pas besoin de charges supplémentaires. Et à moyen et long terme, je suis d'accord avec Ursula von der Leyen pour dire que nous fixons des limites à la bureaucratie par la Commission européenne et que nous mettons tous les vice-présidents en charge de la réaliser. Je salue à présent les propositions de la Commission visant à un contrôle de la compétitivité de tous les nouveaux règlements de l'UE et à réduire les obligations de déclaration pour nos économies et à rendre notre marché unique plus compétitif avec moins de bureaucratie. Une Europe compétitive, une réglementation européenne et une réduction des formalités administratives doivent donc aller de pair. Et surtout, nous avons besoin d'une Europe compétitive qui doit garantir une Europe sociale. Être social signifie fournir aux gens un emploi et un revenu décent, en particulier à notre jeune génération. Nos jeunes ont besoin d'emplois de qualité. Nous avons besoin d'emplois, d'emplois, d'emplois. Chers amis, l'Europe a inventé les voitures parce qu'elles étaient compétitives. Inventons maintenant la prochaine étape d'une ère numérique, comme, par exemple, un projet Airbus numérique. Faisons de l’Europe la puissance concurrentielle de ce monde.