L'ordre du jour appelle le débat sur les déclarations du Conseil et de la Commission sur le cancer du sein: l'importance du dépistage (2025/2937(RSP)).
Allégations d’espionnage par le gouvernement hongrois au sein des institutions de l’Union (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, en début d'année, nous exprimions déjà nos inquiétudes après des révélations sidérantes. On parlait déjà de la Hongrie, État membre à part entière de l'Union européenne, je le rappelle, qui a pourtant espionné, suivi et mis sur écoute des enquêteurs de l'Office européen de lutte antifraude. À l'époque, vous nous aviez rassurés, vous nous aviez dit que les institutions étaient à l'abri de ce type d'ingérence. Dix mois plus tard, aujourd'hui, grâce aux enquêtes de la presse, notamment Direkt36 et De Tijd, nous découvrons que c'est tout un réseau d'espionnage qui aurait été mis en place. Soyons clairs, aujourd'hui, le pouvoir hongrois défie tous les principes de loyauté et de solidarité entre les États membres, agit contre leurs intérêts et ceux de l'Europe et, vu la nature des faits, met bien évidemment en danger la sécurité des Européens. Monsieur le Commissaire, aujourd'hui, on ne sait en fait rien de l'enquête interne à la Commission, rien des précautions et des dispositifs qui ont été mis en place depuis, s'ils ont été mis en place, pour éviter les opérations d'espionnage. En plus, lorsque ces opérations ont été lancées depuis la représentation permanente hongroise, il faut le rappeler, c'est votre collègue, M. Várhelyi, qui en était le patron. La Commission aurait dû suspendre le commissaire Várhelyi, au moins le temps de faire toute la lumière sur cette affaire. Alors, si la Commission ne prend pas pleinement ses responsabilités, c'est à nous, je pense, le Parlement, de le faire, et c'est pourquoi nous soutenons la création immédiate d'une commission d'enquête sur les opérations d'espionnage de la Hongrie.
Les attaques continues contre les institutions démocratiques et l'état de droit en Bulgarie (débat d'actualité)
Madame la Présidente, l'indépendance de la justice, ce n'est pas un détail technique et encore moins une vue de l'esprit, c'est le cœur même de l'état de droit. Et je rejoins mes collègues, Blagomir Kotsév a droit aussi à la justice et à l'égalité devant la loi. Dans son rapport de 2025, la Commission alertait déjà sur l'état de l'état de droit en Bulgarie, et avec la constatation que les inquiétudes autour de cette situation s'accumulent – on l'a aussi d'ailleurs entendu à cette tribune –, et c'est pourquoi, en tant que présidente du groupe de suivi sur la démocratie, l’état de droit et les droits fondamentaux (DRFMG), j'ai proposé que nous nous rendions sur place. Je pense que c'est notre travail, je pense que c'est notre rôle et je dois vous dire que je suis assez surprise qu'à ce stade il ne soit pas possible, en tout cas il semble impossible à ce stade, d'avoir une majorité pour conduire une mission du DRFMG en Bulgarie. C'est assez étonnant. J'entends qu'on la soutient – mais oui, on la soutient –, l'année prochaine peut-être. Ce qu'il faut faire, c'est partir maintenant. À celles et ceux qui nous expliquent qu'il n'y a rien à voir, eh bien je leur dis «N'ayez crainte, alors», le DRFMG va faire une mission qu'on appelle mission d'information et il reviendra pour apaiser tout le monde. J'en appelle donc à celles et ceux qui doivent encore se décider pour cette mission, parce qu'il est important de transcender nos différences politiques quand il s'agit de défendre l'état de droit.
Monsieur le Président, on a l’impression que ça fait six ans, mais en fait ça fait seulement six mois que le président Trump est de retour, et avec lui sa stratégie du chaos. Alors oui, face à l’incertitude, nous avons besoin d’un accord rapidement avec les États-Unis, un accord juste, équilibré, sans que l’on doive sacrifier nos secteurs d’excellence – tel le secteur pharmaceutique, encore menacé par le président il y a quelques heures –, nos normes sanitaires ou nos valeurs fondamentales – n’en déplaise à certains géants de la tech. J’ai confiance dans le fait que ce Parlement ait été assez clair sur ses lignes rouges pour avoir été entendu par la Commission. J’ajouterai toutefois deux choses: premièrement, le président Trump nous a habitués en six mois à des revirements spectaculaires au gré de ses humeurs. Donc, si accord il y a, nous attendons de la Commission qu’elle reste alerte et prête à réagir, voire à riposter, si nécessaire, dans des temps futurs. Deuxièmement, si nous voulons être plus forts, plus résilients, nous devons aussi faire le job ici, car ce n’est pas l’élection du président des États-Unis qui nous empêche, par exemple, de concrétiser le rapport Draghi, d’approfondir le marché unique. Nous attendons ces réformes rapidement, beaucoup plus rapidement.
Enseignements de la Marche des fiertés de Budapest: adopter d'urgence une législation à l'échelle de l'Union en matière de lutte contre la discrimination et défendre les droits fondamentaux contre les attaques de la droite (débat d'actualité)
Madame la Présidente, les 200 000 personnes qui ont marché à Budapest ont aussi rappelé notre idéal européen: une Europe des libertés, une Europe des valeurs. La Commission vient justement de publier son rapport annuel sur l’état de droit, dans lequel on voit bien – et vous le confirmez – que le gouvernement hongrois continue d’affaiblir, chaque fois qu’il le peut, nos principes démocratiques. Alors, les constats, c’est bien, mais ce qui m’intéresse, moi, surtout, c’est l’action. Et nous, ici, au Conseil, à la Commission et au Parlement, nous avançons encore en ordre trop dispersé. C’est pourquoi, Monsieur le Commissaire, je vous propose une réforme claire: l’instauration d’un semestre européen de l’état de droit, comme ce qui existe pour la gouvernance économique et budgétaire, parce que c’est également – et tout aussi – important. Un cycle qui va au-delà de l’analyse, avec, entre autres, des recommandations sous forme d’étapes (à l’instar du plan de relance), un calendrier précis, mais surtout des sanctions effectives pour ceux qui enfreignent sciemment nos règles communes – quand j’entends certains de mes collègues, je pense que c’est vraiment nécessaire. Je connais votre engagement sur la question. Portons ensemble ce projet audacieux pour notre démocratie – enfin!
Le gouvernement hongrois dans une dérive répressive d'inspiration russe: la liberté d'expression et la participation démocratique menacées par la législation (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, c'est intéressant, parce que ce qui a été exprimé précédemment dans le débat, c'est exactement ce que nous avons vécu en Hongrie lors de notre mission: quand on interroge et qu'on pose des questions légitimes sur tout un pan de la législation, le gouvernement hongrois ne répond pas à ces questions légitimes, mais attaque. Voilà donc en direct, Mesdames et Messieurs, ce que nous avons vécu pendant trois jours en Hongrie. Je finis par me demander, chers collègues, si ce type de réponse ne vient pas tout simplement du fait que même eux commencent à être mal à l'aise au regard des lois qu'ils veulent voter. Pourquoi? Parce que le parlement hongrois devrait adopter sous peu une loi qui vise, ni plus ni moins, à faire disparaître tout média ou organisation qui critique l'action du gouvernement hongrois. Cette loi, qu'on appelle – et je mets des guillemets – «Transparence de la vie publique», cherche en fait non pas la transparence, mais bien la censure. Vous le savez, lorsqu'il n'est plus permis ni possible d'exprimer une opinion divergente face au pouvoir en place, on sort définitivement du champ démocratique. Ce matin encore, j'ai rencontré ici des journalistes de médias hongrois indépendants et ils sont très clairs: si cette loi entre en vigueur, ils peuvent mettre la clé sous la porte. Puisque la Hongrie enfreindra une nouvelle fois la charte des droits fondamentaux, la Commission devra prendre des mesures provisoires pour prévenir des dommages irréversibles. Elle devra aussi engager une procédure d'infraction sans retard. Vous dites, Monsieur McGrath, que la Commission n'hésitera pas. Nous regarderons ce qu'elle fera. J'en appelle aussi au Conseil, qui se penchera sur la question mardi: combien de transgressions devrons-nous encore dénoncer avant que le volet répressif de l'article 7 du traité sur l'Union européenne soit activé? Ignorer c'est tolérer, et si on tolère aujourd'hui ce qui se passe en Hongrie, on envoie le signal qu'il sera possible demain à n'importe qui de contourner nos principes démocratiques sans conséquences.
La réponse de l'UE pour faire face au projet du gouvernement israélien de prendre le contrôle de la bande de Gaza ainsi que pour garantir l'acheminement effectif de l'aide humanitaire et la libération des otages (débat)
En fait, vous m'aidez. Je ne l'ai pas vu. Si je l'avais vu, je n'aurais pas donné la parole, ce qui vous montre que nous traitons tout le monde sur un pied d'égalité. S'il vous plaît ne jouez pas à ce jeu, parce que cela rend les débats très compliqués. C’est donc très clair – je m’adresse à tout le monde: Veuillez enlever tous les symboles avant de prendre la parole. C'est dans le règlement et tout le monde doit suivre les règles.
La réponse de l'UE pour faire face au projet du gouvernement israélien de prendre le contrôle de la bande de Gaza ainsi que pour garantir l'acheminement effectif de l'aide humanitaire et la libération des otages (débat)
Veuillez respecter cette assemblée. Je vous demande d'enlever tous les symboles. Et rassurez-vous, cela s'appliquera à tout le monde.
La réponse de l'UE pour faire face au projet du gouvernement israélien de prendre le contrôle de la bande de Gaza ainsi que pour garantir l'acheminement effectif de l'aide humanitaire et la libération des otages (débat)
Je voudrais attirer l'attention de tout le monde, bien que nous ayons parlé de foulards et de voiles et d'autres choses, dans notre règlement Il est interdit de venir avec des porte-clés palestiniens ou tout autre symbole que vous pourriez avoir. Il ne s'agit pas de la Palestine: ce serait la même chose avec n'importe quel autre pays. Alors s'il vous plaît, enlevez-les avant de prendre la parole.
La réponse de l'UE pour faire face au projet du gouvernement israélien de prendre le contrôle de la bande de Gaza ainsi que pour garantir l'acheminement effectif de l'aide humanitaire et la libération des otages (débat)
C'est un développement intéressant. C'est une carte bleue qui a disparu! Je vais donc appeler Mme Boylan.
La réponse de l'UE pour faire face au projet du gouvernement israélien de prendre le contrôle de la bande de Gaza ainsi que pour garantir l'acheminement effectif de l'aide humanitaire et la libération des otages (débat)
Merci pour votre remarque. J'attire votre attention sur le fait que je l'ai vu. Ils recevront la parole s'ils l'emportent. C'est la politique que nous adoptons.
La réponse de l'UE pour faire face au projet du gouvernement israélien de prendre le contrôle de la bande de Gaza ainsi que pour garantir l'acheminement effectif de l'aide humanitaire et la libération des otages (débat)
Évidemment, j'aimerais voir ce que vous portez comme t-shirt, mais si je me souviens bien, ceux-ci ne sont pas autorisés.
La réponse de l'UE pour faire face au projet du gouvernement israélien de prendre le contrôle de la bande de Gaza ainsi que pour garantir l'acheminement effectif de l'aide humanitaire et la libération des otages (débat)
Merci beaucoup pour votre intervention. Et si je puis dire, il est extrêmement difficile d'entendre et de comprendre ce que les gens disent si vous hurlez tous en même temps. Alors s'il vous plaît, je me réfère à la règlement. Vous devez tous le suivre, et je vous demande s'il vous plaît d'avoir un débat digne. C'est ce que nous faisons dans cette Assemblée.
La réponse de l'UE pour faire face au projet du gouvernement israélien de prendre le contrôle de la bande de Gaza ainsi que pour garantir l'acheminement effectif de l'aide humanitaire et la libération des otages (débat)
Merci, votre temps est écoulé. S'il vous plaît, tout le monde, nous venons de commencer ce débat. Je sais que c'est très sensible. Je sais que tout le monde est sur le bord. Mais si nous commençons comme ça, nous n'aurons jamais un bon débat. Alors s'il vous plaît laissez vos collègues parler, même si vous n'êtes pas d'accord avec eux, et laissez-moi présider. Je comprends qu'il y ait un rappel au Règlement.
La réponse de l'UE pour faire face au projet du gouvernement israélien de prendre le contrôle de la bande de Gaza ainsi que pour garantir l'acheminement effectif de l'aide humanitaire et la libération des otages (débat)
L'ordre du jour appelle le débat sur les déclarations du Conseil et de la Commission intitulées "Réponse de l'UE au projet du gouvernement israélien de s'emparer de la bande de Gaza, en assurant une aide humanitaire efficace et la libération des otages" (2025/2715(RSP)).
Plan d'action européen pour l'acier et les métaux (débat)
Le premier point est le débat sur les déclarations du Conseil et de la Commission concernant le plan d'action européen pour l'acier et les métaux (2025/2633(RSP)). Je voudrais vous rappeler que nous continuons à tester le nouveau format de ce débat, de sorte qu'il n'y aura pas de liste d'orateurs. Après la première série d’orateurs au nom des groupes, les députés qui ont bénéficié d’un temps de parole des groupes politiques ou du secrétariat non inscrit seront appelés à prendre la parole et se verront rappeler le temps de parole qui leur a été alloué. Veuillez garder un œil sur l’écran de l’hémicycle où seront affichés l’orateur actuel et les trois orateurs suivants. Lorsque votre nom apparaîtra en tant qu'orateur à venir, j'aimerais que vous vous prépariez et que vous vous rendiez à la tribune. Les règles normales concernant les cartes bleues et la procédure à la demande s'appliqueront au cours du débat.
Négociations avant la première lecture du Parlement (article 72 du règlement) (suites données)
En ce qui concerne les décisions des commissions LIBE, AGRI et TRAN d’engager des négociations interinstitutionnelles, conformément à l’article 72, paragraphe 1, annoncées lors de l’ouverture de la session le lundi 31 mars, le Président a reçu des demandes distinctes de vote au Parlement par les groupes PfE, ECR, Left et ESN, atteignant au moins le seuil moyen, sur la décision de la commission LIBE d’engager des négociations sur le dossier suivant: Mise en place d’un vivier de talents de l’UE. Le Président a également reçu une demande de vote au Parlement par le groupe PpE, atteignant au moins le seuil moyen, sur la décision de la commission AGRI d’engager des négociations sur le dossier suivant: Accorder l’équivalence avec les exigences de l’UE à la Moldavie et à l’Ukraine en ce qui concerne les inspections sur pied et la production de semences. Les votes auront lieu demain. En ce qui concerne les autres décisions d’engager des négociations, le Président n’a reçu aucune demande de vote au Parlement de la part de députés ou de groupes politiques ou de groupes atteignant au moins le seuil moyen. Les commissions peuvent donc entamer des négociations.
Les droits de l’homme et la démocratie dans le monde et la politique de l’Union européenne en la matière – rapport annuel 2024 (débat)
Madame la Présidente, Madame la Haute Représentante, en 2024 la démocratie et les droits de l'homme ont encore reculé dans le monde. Vous l'avez dit, Madame la rapporteure, notre Union est fondée sur des valeurs – l'article 2, qui guide aussi ses relations extérieures, l'article 21 –, et ce Parlement y contribue également: de par son travail politique, bien sûr – une soixantaine de textes en un an –, à travers le Groupe de soutien à la démocratie et de coordination des élections et ses nombreux instruments, ou encore grâce au prix Sakharov et à ses initiatives, qui aident les défenseurs des droits de l'homme depuis l'année de leur création. Alors, quand j'entends certains collègues estimer par exemple que la liberté d'expression, c'est aussi la liberté de tromper, la liberté d'arnaquer, ou que les élections sont libres alors qu'elles ont été clairement manipulées – et que dire de ces deux derniers jours, où l'on entend à l'envi que certaines personnes sont au-dessus des lois – eh bien, je dois vous le dire, c'est un sérieux avertissement pour tous les démocrates. Le rapport soumis au vote incarne bien les valeurs et les idéaux qu'a toujours portés notre Parlement. Il est censé être le bilan de l'année écoulée, mais il est aussi, certainement, devenu une boussole pour les années à venir.
L'ordre du jour de la prochaine séance, qui aura lieu demain, mardi 1er avril à 9 heures, a été publié et est disponible sur le site internet du Parlement européen.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Ce sera le dernier orateur pour les interventions d’une minute pour cette séance plénière. Je vous remercie, Monsieur le Commissaire Roswall, d'être resté jusqu'à la fin et d'avoir pris la parole à chaque occasion qui vous a été donnée.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
L'ordre du jour appelle les interventions d'une minute au titre de l'article 179 du règlement. Je tiens à vous informer que, pour les interventions d'une minute, vous êtes invités à prendre la parole depuis votre siège.