Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D)
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Déclarations écrites
PT
Vieillissement de la population du vieux continent - possibilités et enjeux liés à la politique du vieillissement après 2020 (débat)
L’évolution démographique a des incidences différentes sur les régions européennes, les plus durement touchées par les zones rurales et isolées, qui connaissent également un déclin de leur population, ce qui pourrait avoir une incidence négative sur la cohésion sociale, économique et territoriale de l’Union européenne. D'autre part, le vieillissement de la main-d'œuvre et l'absence de renouvellement des générations est un problème qui affecte le plus fortement l'agriculture. En tant que rapporteur pour S&D pour avis de la commission de l'agriculture et du développement rural, j'ai fait valoir qu'une approche multidimensionnelle est nécessaire et qu'il est important de promouvoir une plus grande complémentarité et synergie entre les domaines politiques et les instruments de soutien afin de relever le défi démographique auquel l'Union européenne est confrontée. Le rapport présentait certaines lacunes, notamment en ce qui concerne l'importance de l'égalité entre les femmes et les hommes, de l'intégration de la dimension de genre et de la protection des droits des minorités, dans le cadre de l'action nécessaire pour relever les défis démographiques.
Production et commercialisation des matériels de reproduction des végétaux - Production et commercialisation de matériel forestier de reproduction (discussion commune - Matériel végétal et forestier de reproduction)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, rapporteur, Mesdames et Messieurs, la circulation des semences et du matériel de multiplication agricole est quelque chose d'intérêt commun qui sert un certain nombre d'objectifs bien décrits, en outre, dans la proposition législative de la Commission, tels que la garantie de la qualité et de la diversité du choix du matériel de reproduction des végétaux à la disposition des agriculteurs et la contribution à la conservation et à l'utilisation durable des ressources phytogénétiques et de l'agrobiodiversité. Contrairement à ce que certains prétendent, ces objectifs se complètent et ne s'opposent pas. Tous les objectifs, y compris ceux que j’ai énoncés, sont importants et chacun doit bénéficier des conditions nécessaires à leur réalisation effective. Ce n'est que dans cet équilibre que le meilleur résultat possible peut être garanti à tous les agriculteurs européens, dans le plein respect des choix de leur système de production agricole et de la diversité des réalités de l'agriculture européenne. Maintenant, je pense que nous avons réussi à assurer cet équilibre, après d'intenses négociations au niveau de la commission de l'agriculture, dans un texte qui, je l'espère, sera défendu ici et je crois que nous aurons donc un mandat fort du Parlement européen pour négocier lors des futurs trilogues. Monsieur le Président, comme il s'agit de mon dernier discours en plénière, parce que je termine mon mandat ici, permettez-moi et permettez-moi de remercier avant tout nos interprètes et, en particulier, la cabine portugaise, qui célébrera la langue portugaise le 5 mai. C'est agréable de pouvoir dire merci à tout le monde et à tout le monde en portugais.
Révision promise de la législation de l’Union en matière de bien-être animal et des initiatives citoyennes européennes liées au bien-être animal (débat)
Monsieur le Président, Madame la Commissaire Ferreira, nous débattons aujourd'hui de la promesse de réviser la législation européenne en matière de bien-être animal. Beaucoup a été dit et sera dit ce matin. Mais parce que j'étais corapporteur de la commission d'enquête sur la protection des animaux pendant le transport, je ne pouvais manquer d'être ici pour souligner l'échec de l'actuelle Commission sur la législation relative au bien-être animal, car rien ou très peu ne sera fait dans le cadre de ce mandat. Je sais par expérience à quel point les questions délicates en matière de bien-être animal semblent parfois inconciliables, et je sais à quel point elles nécessitent du point de vue des négociations, et surtout du temps, beaucoup de temps - du temps qui n'existe plus dans ce mandat. J'espère, au moins, que le temps qui reste servira à écouter tous les secteurs, les ONG, les scientifiques, mais aussi tous ceux qui, dans le monde rural, ont dans l'élevage extensif, en particulier, et dans le pâturage de leur mode de vie. Qu'ils fournissent donc des services écosystémiques si importants, et parfois si peu valorisés, et qu'ils empêchent la désertification de nos territoires. Je voudrais saisir cette occasion pour demander à la commissaire comment cette question du bien-être animal est déjà abordée dans le cadre du dialogue structuré avec les agriculteurs et les éleveurs, sachant que ce n'est pas son domaine et que d'autres commissaires devraient être ici pour répondre à ces questions, et je la remercie d'avance de sa présence.
Donner aux agriculteurs et aux communautés rurales des moyens d'action - dialogue pour une agriculture européenne qui soit durable et correctement rémunérée (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, mon premier mot est un mot de solidarité et va aux agriculteurs, en particulier aux jeunes agriculteurs qui, indépendamment de leurs États membres, se battent pour quelque chose d'aussi simple que cela: la dignité de leur mode de vie, des revenus décents pour une activité essentielle pour tous et moins, beaucoup moins de bureaucratie dans l'accès aux fonds auxquels ils ont droit. Je voudrais également saluer la lutte des petits agriculteurs, des petits éleveurs et des pasteurs, qui sont nombreux en Europe et qui, pour la plupart, n'ont même pas accès aux fonds de la PAC. C'est ton combat. Ce n'est pas la lutte de la droite ou de l'extrême droite, un droit qui veut tant être le défenseur héraut des agriculteurs qui oppose même les agriculteurs européens aux agriculteurs européens, comme nous l'avons vu la semaine dernière. Et c'est une lutte du monde rural et cette lutte mérite le respect, elle mérite des réponses rapides qui aident les agriculteurs dans la transition juste vers une agriculture plus durable. Oui, parce que les agriculteurs qui aiment leur terre ne créent pas, ce n'est pas eux qui créent la séparation fallacieuse entre l'agriculture et la nature.
Plan d’action de l’UE: protéger et restaurer les écosystèmes marins pour une pêche durable et résiliente (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, la protection des écosystèmes marins est un impératif éthique pour l'avenir de l'humanité elle-même. Ces écosystèmes sont confrontés à d'énormes défis, tels que le changement climatique, l'acidification, la pollution et la surpêche. Par conséquent, personne de bonne foi ne peut dire que nous n'avons pas besoin de mesures urgentes, ni que nous devons adapter les engins de pêche à l'endroit où ils sont utilisés. Mais c'est précisément à ce stade, dans la généralisation des impacts, que le plan d'action présente son plus grand défaut. Premièrement, l'impact environnemental d'un engin de pêche n'est pas le même dans tous les endroits où il est utilisé. Et deuxièmement, nous devons savoir quels sont les impacts sociaux et économiques causés par l'arrêt d'un engin de pêche, et nous devons définir ce qui sera fait avec les communautés les plus touchées par ces impacts. Je termine en soulignant que les efforts de la Commission pour parvenir, par ce plan, à une mise en œuvre plus cohérente de la politique environnementale de l'Union européenne doivent être salués. Mais je dois vous rappeler que les mesures de gestion de la pêche émergent et doivent toujours émerger de la procédure législative ordinaire.
État des lieux de la mise en œuvre de la politique commune de la pêche et perspectives d'avenir (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, permettez-moi de souligner une fois de plus que les activités de pêche et d'aquaculture doivent être durables sur le plan environnemental à long terme, mais qu'elles doivent également être gérées d'une manière compatible avec les objectifs visant à obtenir des avantages économiques et sociaux, et il est clair que cette durabilité tripartite doit toujours être fondée sur les meilleures connaissances scientifiques disponibles et les évaluations des incidences des décisions prises. La politique commune de la pêche devrait être une politique équilibrée capable de suivre de manière efficace, transparente et équitable la gestion à long terme des activités de pêche et d’aquaculture, en les aidant à se positionner dans une économie de plus en plus axée sur la circularité, la numérisation et la transition énergétique, mais également de plus en plus compétitive au niveau mondial.
Récente catastrophe écologique causée par des pertes de granulés plastiques et son impact sur la pollution par les microplastiques dans les habitats marins et côtiers (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, des millions de pellets sur les plages galiciennes sont une catastrophe environnementale. Les autorités régionales peuvent dire qu'elles ne sont pas toxiques, mais nous parlons de matériaux non biodégradables à grande échelle, qui restent indéfinis dans les écosystèmes marins, nuisant, menaçant ces écosystèmes, menaçant ainsi également l'industrie de la pêche et des mollusques elle-même, et les communautés galiciennes qui vivent également du tourisme côtier. Bien sûr, une action immédiate est nécessaire pour tenter d'atténuer l'impact environnemental et économique, parce que oui, je pense que cela se fera encore sentir quand l'été viendra. Mais, après la réponse immédiate, l'Union européenne a vraiment besoin de mesures pour aider à prévenir des accidents de cette nature, en particulier les exigences à imposer aux flottes sous pavillon de complaisance, qui opèrent selon des normes de sécurité et de protection de l'environnement bien inférieures à celles de l'Europe. Je me félicite donc des paroles du commissaire et j'attends avec impatience de nouvelles mesures concrètes.
Améliorer la situation socioéconomique des agriculteurs et des zones rurales, garantir des revenus équitables, la sécurité alimentaire et une transition juste (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, il y a des chiffres récents - et même positifs - qui montrent une augmentation des revenus moyens des agriculteurs européens, et c'est le résultat, tout d'abord, d'un grand effort de la part des agriculteurs pour investir dans l'amélioration de la valeur de leur production. Mais cette augmentation moyenne cache de nombreuses réalités. Il cache des différences géographiques marquées, il cache l'écart de revenu entre les hommes et les femmes et entre les générations dans presque tout le monde rural. Je rappelle que le renouvellement des générations est l'un des plus grands défis pour l'avenir du secteur agricole et qu'il ne sera pas possible de le surmonter sans assurer un revenu juste, digne et équitable au reste de la société. À l'heure où nous parlons déjà, en commençant à réfléchir à l'orientation des politiques publiques après 2027, il faut garder à l'esprit que l'avenir de l'agriculture est décidé aujourd'hui, déjà, dans le soutien apporté aux agriculteurs pour le développement d'une agriculture durable sur le plan environnemental, mais aussi social et économique.
Utilisation des produits phytopharmaceutiques compatible avec le développement durable (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, si nous avons dit ici - comme la science - qu'il est essentiel et urgent de réduire la dépendance à l'égard de l'utilisation des pesticides par notre agriculture, non seulement pour la santé de nos agriculteurs, mais aussi pour nous tous et pour l'environnement, alors nous ne pouvons pas nier la nécessité impérative d'avoir des objectifs. Mais je vous rappelle que, pour atteindre les objectifs, il faut renforcer les investissements dans des solutions de remplacement viables du point de vue des substances, mais aussi de leurs coûts, et créer un cadre législatif et procédural plus efficace et plus simple pour l'approbation de nouvelles méthodes de lutte biologique. Permettez-moi également de vous rappeler l’importance d’une mise en œuvre efficace et harmonisée de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures, et je considère dès lors qu’il est tout à fait approprié de la renforcer dans cette proposition de règlement. En fait, il est important d'assurer une plus grande homogénéité dans son application dans l'Union, dans un cadre qui laisse naturellement place aux spécificités locales et aux progrès des connaissances scientifiques elles-mêmes.
Renouvellement des générations dans les exploitations agricoles de l’UE de l'avenir (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, tout ce que j'ai pu ajouter sur ce rapport a été dit ici et très bien par tous mes collègues. Je tiens à vous remercier beaucoup, non pas pour les éloges du rapport, mais pour la façon sans équivoque dont vous avez démontré votre engagement, notre engagement envers tous les jeunes agriculteurs, l'engagement envers cette noble cause. Monsieur le Commissaire, vous voyez qu'il a été très clair ici que nous sommes déterminés à défendre d'urgence le renouvellement des générations dans l'agriculture. Je demande donc à la Commission européenne et, soit dit en passant, au Conseil de nous aider à ne pas frauder nos jeunes agriculteurs. Je suis très confiant. Nous sommes tous convaincus que ce rapport sera considéré comme une contribution importante à l'élaboration des futures politiques de soutien à nos jeunes agriculteurs. Et nous attendons avec intérêt la réponse et l'action de la Commission européenne et du Conseil aux propositions qui y sont énoncées. Permettez-moi de terminer en disant que j'ai remarqué plusieurs messages sur les médias sociaux de jeunes agriculteurs qui ont déclaré: «Quel dommage que si peu de gens dans l'hémicycle participent, au moins en écoutant ce débat.» Je veux dire à ces jeunes qu'au moins ceux qui ont été ici peuvent être peu nombreux, mais ils sont engagés. Ce Parlement est engagé et je suis sûr que cela sera également exprimé dans le vote d'aujourd'hui, en soutien à ce rapport pour le renouvellement des générations dans l'agriculture, qui est fondamentalement le même que la défense de l'avenir de l'Europe elle-même.
Renouvellement des générations dans les exploitations agricoles de l’UE de l'avenir (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, permettez-moi tout d'abord d'exprimer mes sincères remerciements pour l'engagement, l'engagement et le dévouement de tous les rapporteurs dans ce processus, ainsi qu'aux équipes qui ont travaillé ensemble à l'élaboration de ce rapport. Un rapport sur l'avenir. L’avenir de nos agriculteurs, l’avenir de la production agricole européenne, l’avenir de 80 % du territoire européen et de 30 % de la population qui y vit, l’avenir des citoyens, l’avenir du monde rural et notre cohésion territoriale. Aujourd'hui, l'agriculture est au centre de nombreux défis, mais j'ose dire que, de tous les défis, c'est le renouvellement générationnel qui défie le plus l'avenir et la nature de ce secteur important, basé principalement sur les petites et moyennes exploitations familiales, grâce auquel notre tissu rural est encore vivant. Le vieillissement des agriculteurs est un fait: en 2020, seuls 11,9 % des chefs d’exploitation de l’UE avaient moins de 40 ans. C'est là que l'action des socialistes et démocrates européens est également affirmée: une action qui n'échappe pas à la responsabilité politique de projeter l'avenir au-delà de l'écume des jours; une action qui n'est pas prise en otage par de simples tactiques à des fins électorales; une action qui sait que ce n'est qu'avec un revenu décent et équitable pour les agriculteurs et leurs familles que les jeunes et les nouvelles personnes peuvent être attirés par l'agriculture; une action qui renforce l’importance de la cohésion territoriale et de la promotion de communautés inclusives, en mettant particulièrement l’accent sur les jeunes, les travailleurs migrants et les femmes, car tout le monde, tout le monde, devrait bénéficier d’une protection sociale et de conditions de travail décentes dans les exploitations agricoles; une action qui n’oublie pas que les jeunes agriculteurs, aujourd’hui et demain, seront toujours les plus touchés par les effets du changement climatique et de la perte de biodiversité. Les obstacles à l'accès à l'activité agricole sont bien connus: l’accès à la terre et au financement, la rémunération équitable du travail, l’accès aux connaissances et à la formation sont parmi les plus pertinents. À ces défis s’ajoutent d’autres défis quotidiens, allant de l’isolement social à une plus grande difficulté d’accès aux services éducatifs, aux soins de santé, à la connectivité numérique, en passant par un accès limité aux loisirs et aux services culturels. Ce sont tous des défis qui ont été identifiés depuis longtemps, mais qui n'ont pas encore trouvé de réponses adéquates. Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, c'est pourquoi ce Parlement appelle à des réponses plus fortes de la part des politiques publiques nationales et européennes. C'est pourquoi nous appelons les États membres à élaborer des stratégies cohérentes et à long terme pour promouvoir le renouvellement des générations, en combinant différentes mesures, telles que le soutien financier à l'installation des jeunes agriculteurs, les politiques d'incitation fiscale et les mesures qui améliorent les liens entre les politiques européennes et les politiques aux niveaux national et régional. La spécificité reconnue des terres agricoles exige que des mesures soient prises pour réguler les marchés fonciers. Soyons clairs, l'accès à la terre reste un obstacle, sinon le plus important, à l'installation de jeunes et de nouveaux agriculteurs. Et si ce qui a été fait ne fonctionne pas, alors nous devons le faire différemment. C'est pourquoi nous demandons à la Commission d'évaluer les possibilités d'action au niveau européen, y compris au moyen d'instruments législatifs, et le développement d'un observatoire des terres agricoles dans le cadre de l'observatoire rural. Une approche plus harmonisée dans l'ensemble de l'Union européenne pourrait contribuer à améliorer le fonctionnement des marchés fonciers agricoles. C’est pourquoi nous appelons également les États membres à promouvoir une meilleure réglementation et à renforcer la transparence de ces marchés: amélioration de l'information et de la communication, par exemple en ce qui concerne la vente de terrains, l'aménagement du territoire et la surveillance de la concentration des terres. Monsieur le Commissaire, il y a d'autres points que je voudrais soulever dans ce rapport, mais il est également très important que nous écoutions les collègues présents ici et je vais donc m'arrêter ici maintenant dans ma présentation.
Stratégie européenne en matière de protéines (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, nous avons un déficit important dans la production de protéines végétales dans l'Union européenne, ce qui se traduit par une forte dépendance à l'égard des importations. C'est pourquoi je soutiens l'appel lancé par cette résolution en faveur de l'élaboration d'une stratégie globale et ambitieuse en matière de protéines dans l'Union européenne. Nous avons besoin d'une stratégie qui mette clairement l'accent sur la promotion de la production de protéagineux pour l'alimentation humaine et animale, en profitant également des effets positifs de l'intégration de ces cultures dans les rotations, pour la santé des sols, la rupture des cycles de ravageurs, entre autres. Les systèmes de production étant plus exigeants, il reste encore beaucoup à faire pour améliorer leur rentabilité et leur stabilité. Cela nécessite un meilleur matériel végétal, adapté aux conditions agroclimatiques, et la recherche de meilleures méthodes de culture et de transfert de connaissances. Nous avons besoin d'une stratégie qui intègre également des mesures visant à promouvoir une alimentation équilibrée en protéines issues d'une production animale et végétale durable, et non de laboratoires. Plus qu'inventer, il faut apprendre à valoriser des régimes alimentaires rationnels qui existent déjà, reconnus d'ailleurs comme le patrimoine matériel et immatériel de l'humanité, comme c'est le cas avec le régime méditerranéen.
Initiative citoyenne européenne «Pas de fourrure en Europe» (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, la pandémie de COVID-19, par exemple, nous a apporté beaucoup de douleur et de souffrance. Cependant, de la noirceur dont nous sommes sortis, est venu avec elle une lumière, une lumière sur un secteur qui est passé inaperçu aux yeux de la majorité des citoyens européens et qui n'a pas, ne peut pas avoir, une place dans le monde d'aujourd'hui. Les partisans de cette initiative citoyenne décrivent les différents aspects qui nous montrent de manière indélébile, et non idéologique, pourquoi l'élevage d'animaux pour la production exclusive de fourrure est inacceptable. C'est une atteinte au bien-être animal, c'est un risque pour la santé publique, c'est un risque pour l'environnement... Mais la question de base que je pose est la suivante: pour quoi? Quelle est la valeur ajoutée pour le bien-être de notre société? Rien de tout cela n'est acceptable. L'élevage d'animaux pour la production exclusive de fourrure appartient au passé et n'a, je le répète, aucune place dans une société qui proclame le respect des animaux comme une valeur fondamentale. Mettons fin à cette illusion qui est l'objectivation des animaux au nom d'une économie de vanité.
Pénurie d'eau et investissements structurels dans l'accès à l'eau dans l'UE (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, le manque d'eau n'est pas seulement un problème pour les pays du Sud, c'est un problème européen! Je me félicite donc de l’annonce de la présidente von der Leyen selon laquelle une initiative de la Commission européenne sur la résilience dans le domaine de l’eau sera bientôt lancée. J'espère qu'il ne s'agit pas seulement d'un document de réflexion, car le temps de la réflexion est passé. C'est le moment d'agir: progresser vers une stratégie véritablement intégrée de gestion de l’eau, en mettant fortement l’accent sur la gestion circulaire de l’eau, et je dois dire que le Portugal, mon pays, prend déjà des mesures pour progresser vers une gestion circulaire de l’eau, que ce soit dans des contextes urbains, industriels ou agricoles. Monsieur le Commissaire, nous avons besoin d'une véritable stratégie européenne et d'un plan d'action correspondant pour faire en sorte que tous les citoyens européens aient accès à l'eau à l'avenir. Cela, sinon nous risquons d'être dans quelques années en train de déplorer la population et les déserts environnementaux qui se sont répandus dans toute l'Europe. L'heure, mesdames et messieurs, était hier.
Implications des activités de pêche chinoises sur les pêcheries de l’Union et la voie à suivre (brève présentation)
Madame la Présidente, la pêche durable, la transparence des pratiques, le respect des droits de l'homme ne semblent pas entrer facilement dans le lexique de la République populaire de Chine. Quand on parle des conditions de travail souvent signalées comme inhumaines à bord de certains navires chinois, quand on parle de conservation des ressources naturelles ou de lutte contre la pollution marine, rien de tout cela ne semble déranger la République populaire de Chine. La seule chose que nous savons être vraiment claire est le manque de transparence de la part des autorités chinoises concernant la taille de leur flotte de pêche. Comme il n'y a pas de données précises, il est presque impossible de surveiller et de réglementer les activités de cette flotte et de lutter contre la concurrence déloyale de nos pêcheurs. Je sais que nous ne pouvons rien faire d'autre que d'essayer d'améliorer les conditions du dialogue et de la coopération entre l'Union européenne et la Chine. Mais ce peu est beaucoup, et nous devons continuellement nous y engager. C'est pourquoi ce rapport est si important, car ce qui est en jeu, c'est le respect de nos pêcheurs, la protection des océans et la défense de nos propres droits de l'homme.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, je voudrais tout d'abord féliciter et remercier Clara Aguilera pour son excellent travail, ainsi que toute l'équipe du Parlement impliquée dans ces négociations complexes, difficiles et indispensables. Le règlement relatif au contrôle de la pêche est une pierre angulaire de la politique commune de la pêche, que ce soit dans le contexte de la gestion durable des ressources marines, de la prévention de la surpêche, de la reconstitution des stocks surexploités ou de la dignité de l’activité de pêche elle-même. Il ne s'agit pas d'un règlement pris à l'encontre des pêcheurs, mais d'un règlement où la transparence et la responsabilité apparaissent comme des principes de défense du secteur lui-même. Une déclaration plus précise des captures et des activités des navires permet non seulement de lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, mais aussi de protéger tous les pêcheurs qui respectent les règles et méritent d’être dûment reconnus. Mieux comprendre et prévenir plus rapidement les impacts des activités de pêche sur les différentes espèces, en particulier les plus sensibles, en cherchant à réduire leurs captures accidentelles, n'est pas un affront pour les pêcheurs, mais la bonne voie, à la fois pour défendre leur mode de vie à long terme et pour veiller à ce que nous continuions à avoir des ressources halieutiques essentielles à notre alimentation.
Proposition de prolongation de l'autorisation du glyphosate dans l'Union européenne (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, nous discutons ici du renouvellement de l'autorisation d'un produit que la société européenne elle-même a longtemps rejeté. De plus, nous débattons de la possibilité d'étendre la présence de ce produit dans ce qui sera la décennie cruciale de la transition vers une agriculture plus durable. Quand ce que nous devrions faire, c'est discuter exactement de ce que la stratégie de l'Union européenne est d'investir dans la recherche scientifique et d'aider à trouver des substances alternatives, des substances actives plus sûres, cela aidera finalement nos agriculteurs à sevrer - je suis désolé pour l'expression - ce produit qui est avec nous depuis des décennies. On pourrait faire valoir que l'EFSA, dans son rapport, affirme qu'elle n'a pas identifié de domaines critiques de préoccupation pour la santé mondiale découlant de l'utilisation du glyphosate dans l'agriculture. Mais l'EFSA affirme également clairement qu'elle n'a pas terminé l'évaluation des risques pour un certain nombre de paramètres importants, ce qui revient à dire: s'il vous plaît investir davantage dans la science et la recherche. Donc, en conclusion, Madame la Présidente, les réponses à l'utilisation du glyphosate ne doivent pas être de donner une autre décennie - la décennie de l'agriculture du futur - à un produit clairement du passé.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, la loi pour la restauration de la nature n'est pas de mettre le feu aux forêts, ni de voler des terres aux agriculteurs, mais de nous guider dans la régénération des ressources naturelles, car sans cela, oui, il n'y aura ni durabilité économique ni sécurité alimentaire. Restaurer habitats les espèces marines sensibles, telles que les frayères, ne doivent pas attaquer les pêcheries, mais veiller à ce qu'elles continuent d'exister. Les agriculteurs savent que sans sols vivants, sans eau, sans biodiversité, sans pollinisateurs, il n'y a pas d'agriculture. Les pêcheurs savent que sans poisson il n'y a pas de machette. Cessez donc d'instrumentaliser ces deux secteurs avec des objectifs, ces oui, idéologiques et de simples calculs parti-politiques. Ce sur quoi nous allons voter demain n'est pas la proposition de la Commission, mais c'est le travail de ce Parlement en vue d'une loi qui laisse aux États membres une certaine flexibilité dans la définition de leurs plans de restauration jusqu'en 2030. Ce n'est pas le moment de reporter. C'est le moment d'agir, parce que ce qui est en jeu est beaucoup plus grand que nous tous. C'est notre propre survie!
Mesures de gestion, de conservation et de contrôle applicables dans la zone couverte par l’accord relatif aux pêches dans le sud de l’océan Indien (APSOI) (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, je voudrais commencer par remercier mes collègues pour leurs interventions et, en particulier, pour la position très honorable de notre rapporteur dans la défense du Parlement en tant que colégislateur. Il est regrettable, nous le savons, d'être ici et d'en venir à cette nécessité de proposer le rejet de la proposition de la Commission. Toutefois, nous ne pouvons accepter que la Commission fasse valoir sur cette question qu'il s'agit simplement d'une question de divergences quant à la technique législative qu'elle a choisie pour les formulaires des ORGP à utiliser par les opérateurs. Je rappelle qu’il existe des arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne, en particulier les arrêts James Elliot et Stichting ainsi que l’avis récent, vieux de deux semaines seulement, de l’avocat général de la Cour de justice dans l’affaire C-588/21 P, qui indiquent clairement et systématiquement qu’aucune mesure ne peut se substituer à l’obligation de publier toutes les informations dans un journal officiel. Défendre la publication de toutes les informations dans les langues officielles de l'Union au Journal officiel, c'est assurer l'accessibilité et l'application des documents officiels à tous les citoyens, en particulier, c'est le moyen de garantir la sécurité juridique pour nos opérateurs. Il ne s'agit pas d'une divergence technique. Nous avons demandé à plusieurs reprises à la Commission européenne de retirer cette proposition afin de la corriger correctement, car le Parlement ne peut et ne doit faire que son travail et rien d'autre.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, il n'y a plus de doute sur la présence du changement climatique dans nos vies. Les phénomènes extrêmes, tels que les inondations et les sécheresses graves, se produisent de manière de plus en plus violente et dévastatrice. Pensons au drame humain et environnemental des récentes inondations en Italie et, dans le cas de la sécheresse, regardons le Portugal, qui en mai avait déjà tout son territoire en sécheresse, avec 35% en sécheresse grave ou extrême. Ces scénarios ont des conséquences très graves pour l'ensemble de la société, mais avant tout pour la production agricole, pour l'élevage extensif, pour l'ensemble de notre monde rural. Il est donc essentiel que des mesures de soutien immédiates aident les agriculteurs et les populations rurales les plus touchés à au moins atténuer ces impacts. Mais la sécheresse est et continuera d'être avant tout un facteur critique pour la sécurité alimentaire en Europe. C'est pourquoi nous ne pouvons ignorer le fait que nous avons besoin d'une véritable stratégie européenne de gestion de l'eau. Sinon, nous risquons de créer des déserts démographiques et environnementaux à travers l'Europe.
Garantir la sécurité alimentaire et la résilience à long terme de l’agriculture de l’UE (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, la sécurité alimentaire n'est pas une donnée dans l'Union européenne, ce n'est pas une donnée pour des millions de citoyens européens, pour qui le coût de la nourriture est une source de préoccupation quotidienne. C’est pourquoi, bien sûr, nous devons répondre aux pressions immédiates que la production agricole et les prix des denrées alimentaires en Europe ont subies en raison de la pandémie et de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, qui ont une incidence sur le coût de la vie de millions de citoyens et sur les revenus de nos agriculteurs. Mais, Mesdames et Messieurs, ne nous laissons pas distraire par le court terme sur l'avenir, et l'avenir nous dit maintenant clairement qu'il est urgent de préserver la durabilité de nos systèmes alimentaires. Notre avenir ne peut se permettre de ne pas avoir une agriculture pleinement consciente et soutenue à cette fin, comme nous l'avons toujours dit, en ce qui concerne son rôle crucial dans la préservation des ressources naturelles. Et parce que les jeunes souffriront le plus des impacts de la dégradation de l'environnement et du changement climatique, je rappelle que seule une agriculture alignée sur la durabilité environnementale sera attrayante pour les nouvelles générations.
Évaluation de la nouvelle communication de la Commission européenne relative aux régions ultrapériphériques (brève présentation)
Madame la Présidente, je voudrais également remercier l'excellent travail du rapporteur et de tous mes collègues rapporteurs pour cette collaboration et pour cet esprit de compromis qui va bien au-delà des questions politiques, car nous avons cherché avant tout à défendre sans compromis le développement durable de nos régions ultrapériphériques. Et je dis la nôtre, pas seulement en référence au Portugal, à l'Espagne et à la France, mais à l'ensemble des 27 États membres de l'Union européenne. Et il est très important qu'ils prennent conscience de la pertinence de la valeur géostratégique de ces territoires, de leur énorme richesse environnementale, de la grande contribution qu'ils peuvent apporter à l'économie bleue durable, à la science, parmi tant d'autres dimensions. Mais ces territoires sont fragiles, ils sont confrontés à des défis uniques et, par conséquent, leur plein potentiel pour l’Union européenne doit être dûment soutenu, d’abord et avant tout, par une augmentation claire des dotations financières qui permettent à ces régions de répondre à des investissements importants dans des secteurs clés, tels que l’agriculture durable, la pêche durable, le tourisme et les énergies renouvelables, toujours en harmonie avec leurs communautés. Je conclurai, Madame la Présidente, en disant que ce qui compte vraiment, ce sont des actions concrètes qui contribuent à promouvoir le développement équilibré et durable des RUP et qui les amènent véritablement au cœur de l'Europe et pas seulement au discours politique.
Indications géographiques pour les vins, les boissons spiritueuses et les produits agricoles (débat)
Madame la Présidente, je voudrais tout d'abord féliciter M. De Castro, notre rapporteur, pour son engagement en faveur d'un dossier particulièrement important et pertinent pour notre monde rural, ou dans lequel les indications géographiques n'ont pas de lien profond avec nos communautés et avec l'ensemble du patrimoine culturel de nos zones rurales. C'est pourquoi il est si important de veiller à ce qu'elles soient cohérentes avec les politiques agricoles et de développement rural, et je pense que cela sera mieux assuré si elles sont gérées conjointement comme proposé ici. La révision du règlement sur les indications géographiques est l'occasion de renforcer la défense de cet instrument précieux pour promouvoir une production agricole diversifiée, plus harmonieuse avec l'environnement et plus de valeur économique pour nos agriculteurs. En parallèle, c'est aussi l'occasion de répondre à de nombreux nouveaux défis, que ce soit par le biais du commerce électronique ou de l'utilisation de produits transformés. Par conséquent, je pense que le rapport du Parlement comprend des éléments très pertinents pour nous aider à relever ces défis et qu'il nous permettra de renforcer la protection de nos indications géographiques.
Vers un secteur des algues de l’Union fort et durable (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, un secteur des algues fort et durable a tout pour être un acteur clé dans une économie bleue durable et circulaire. La polyvalence et l'applicabilité des algues sont énormes, comme cela a déjà été dit. Il va de l'alimentation animale à la production d'énergie, des cosmétiques à la production pharmaceutique. Et, riches en protéines, les algues peuvent encore être utilisées comme une source complémentaire importante de nourriture humaine. Toutefois, pour réaliser ce potentiel, l’Union européenne doit mettre en œuvre des mesures visant à contribuer au renforcement du secteur, par exemple: investir dans la recherche et le développement scientifiques et technologiques afin d'améliorer la culture, la transformation et l'extraction des produits à base d'algues, en cherchant à améliorer leur qualité et leur compétitivité sur le marché; créer un cadre réglementaire pour l'élaboration de normes de qualité et de sécurité pour les produits à base d'algues; des mesures de soutien direct à la production et à la commercialisation de ces produits, renforçant ainsi la confiance des investisseurs; stimuler les projets d’économie circulaire qui intègrent les algues dans divers circuits, par exemple le traitement des eaux usées ou la fertilisation des sols agricoles. Le secteur des algues ne sera certainement pas une panacée, mais il sera et est un tout nouveau monde, avec un énorme potentiel environnemental et économique que l'Union européenne doit être en mesure de soutenir.
Protéger et restaurer les écosystèmes marins pour une pêche durable et résiliente - Accord de la CIG sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (traité sur la haute mer) (débat)
Monsieur le Président, je voudrais tout d'abord vous remercier pour les efforts que vous avez déployés afin de clarifier certains points sensibles. Je crois que nous avons besoin d'objectifs ambitieux de restauration et de conservation de toute urgence. Mais, Monsieur le Commissaire, ces objectifs doivent aussi être réalistes et le réalisme, à mon avis, ne peut provenir que de deux voies: les études scientifiques et d'impact qui abordent également la dimension sociale et économique. La science nous montre l'urgence et indique la voie. Et les études d'impact doivent servir à créer des stratégies concrètes pour faire face aux impacts de la transition vers une pêche moins destructrice. C'est dans cet équilibre que réside la durabilité des océans et qui est la garantie du mode de vie de nos pêcheurs. Il est décevant de penser que nous n'avons pas besoin de protéger les écosystèmes marins. Nous devons lutter pour une pêche responsable et durable. Mais c'est aussi une déception pour ceux qui pensent que cette lutte réussira sans une véritable solidarité concrète avec nos communautés de pêcheurs. Ce sont essentiellement eux qui ont les yeux sur nous en ce moment.