Végétaux obtenus au moyen de certaines nouvelles techniques génomiques et les denrées alimentaires et aliments pour animaux qui en sont dérivés (débat)
–Madame la Présidente, nous pensons que tous les organismes issus de procédés de génie génétique devraient faire l’objet d’une évaluation des risques avant de pouvoir être libérés, cultivés ou consommés en tant que denrées alimentaires. Et pour cela, il y a une législation! Nous rejetons ce règlement sur les nouvelles techniques génomiques parce qu'il n'est pas nécessaire. Il existe déjà une législation visant à réglementer les organismes génétiquement modifiés. Nous n'avons pas besoin de législation pour les libéraliser. Depuis 2015, 17 gouvernements ont déjà interdit la culture d'organismes génétiquement modifiés et nous soutenons qu'il devrait appartenir aux États de rejeter ces produits sur leur territoire. Il convient de garantir aux petits et moyens agriculteurs le droit de produire à des prix équitables. Il convient de garantir aux consommateurs le droit de choisir. Nous avons déjà voté de nombreuses objections à l'entrée de produits génétiquement modifiés sur les marchés des États membres. Avec ce règlement, la Commission insiste sur la voie de la libéralisation et de la déréglementation. Nous savons bien qui ils veulent plaire et aux dépens de qui ils veulent le faire, et nous le rejetons donc.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, l'audience de la Cour suprême du Royaume-Uni sur l'affaire Julian Assange est prévue les 20 et 21 février. C'est une autre occasion d'empêcher l'extradition du journaliste. Ici, nous réitérons l'appel, que nous avons fait à plusieurs reprises, adressé aux autorités compétentes du Royaume-Uni et des États-Unis d'Amérique, demandant le refus d'extradition et la clôture des charges contre Julian Assange, en vue de sa libération immédiate. La tentative d'extrader, de criminaliser et d'arrêter Julian Assange représente une pression inacceptable pour conditionner la publication d'informations d'intérêt public. Le silence des institutions de l'Union européenne sur cette affaire montre clairement que leur souci de la liberté d'expression et de la libre pratique de l'activité journalistique est un exercice d'hypocrisie que nous rejetons ici. Quand, par exemple, il s'agit de dénoncer les crimes des troupes américaines en Irak, la défense du journalisme et des journalistes tombe à terre.
Situation de l'industrie solaire de l'UE face à la concurrence déloyale (débat)
Monsieur le Président, le rôle de l'énergie solaire dans l'approvisionnement énergétique doit être valorisé comme une solution pour le présent et l'avenir, en particulier dans des pays comme le Portugal à fort potentiel endogène dans ce domaine. Subordonner les intérêts de l'industrie et de l'énergie, solaires ou autres, aux intérêts privés est un affront à la souveraineté des peuples, aux droits des travailleurs et des populations. Mais ce sont les choix politiques faits par l'Union européenne: libéralisation, privatisation et déréglementation du secteur de l'énergie. Les conséquences de ces politiques désastreuses sont bien connues et ressenties par tous. Les prix payés par les consommateurs ont augmenté, l'emploi assorti de droits a diminué, les intérêts et la souveraineté énergétique des États membres ont été ignorés, et la défense d'un service public de qualité au service des intérêts réels des consommateurs et du développement social et du progrès a été ignorée. Dans le même temps, les entreprises énergétiques privatisées continuent d'accumuler des millions de profits chaque jour. L'énergie, solaire ou autre, est un bien public et la fourniture et l'accessibilité de l'énergie est un service public essentiel. Il faut donc défendre la souveraineté énergétique, la sécurité, l'approvisionnement, des prix abordables adaptés à l'évolution des économies et un service public de qualité.
Madame la Présidente, nous proposons ce débat parce que les sécheresses et les sécheresses extrêmes sont de plus en plus fréquentes, avec des répercussions négatives importantes sur les activités agricoles et d'élevage et sur l'accès des populations à l'eau. Il est donc important d'apporter les réponses nécessaires au débat, non seulement les réponses urgentes, mais aussi, essentiellement, les réponses structurelles. Il convient de donner la priorité à l'utilisation de l'eau. Il est nécessaire d'investir dans les infrastructures et de donner aux États les moyens de gérer les ressources en eau. Ce débat est urgent et nous le proposons donc. Nous acceptons le titre et considérons qu'il devrait avoir lieu dès que possible, sans nous opposer à ce qu'il se tienne en février II.
Remédier aux pénuries urgentes de compétences et trouver les bons talents pour stimuler la création d’emplois (Année européenne des compétences) (débat)
Madame la Présidente, alors que nous approchons de la fin de l'Année européenne des compétences, nous devons faire le point et nous demander ce que cette initiative a fait pour les compétences. Qu'est-ce que l'Année européenne de la jeunesse n'a pas fait pour la jeunesse? Ou qu'est-ce que l'Année européenne du rail n'a pas fait pour le rail? La réponse à chacun d'entre eux sera très loin de ce que la propagande a annoncé et de ce dont la réalité avait besoin. Nous nous éloignons de cette vision du marché des qualifications, considérées comme de simples instruments pour répondre aux besoins des grands employeurs, et c'est à ces besoins que les qualifications sont conçues et mises en œuvre. Nous nous éloignons de l'idée du vieillissement actif, qui ne fait qu'alimenter la pression en faveur de l'abaissement des droits et du relèvement de l'âge de la retraite. Et nous soutenons que ce qu'il faut, c'est le droit au vieillissement avec droits et dignité. Ce qu'il faut, c'est travailler avec des droits et des salaires justes et décents, qui correspondent aux qualifications professionnelles des travailleurs, aux connaissances acquises tout au long de la vie.
Dimension de genre de l’augmentation du coût de la vie et des répercussions de la crise énergétique (débat)
Madame la Présidente, l'augmentation brutale du coût de la vie pénalise en particulier les femmes: ils représentent la majorité des chômeurs et des travailleurs précaires; avoir des salaires et des pensions moins élevés; ils constituent la majorité des parents isolés et de la population touchée par la pauvreté. En l'absence de mesures structurelles pour contrer ces tendances, les inégalités existantes s'aggravent. La hausse des prix des biens de première nécessité (nourriture, logement, énergie et télécommunications) doit être stoppée et nécessite des mesures de protection des femmes et des familles confrontées à de graves difficultés, contrairement aux profits astronomiques des grands groupes économiques. Des mesures sont nécessaires pour répondre aux problèmes rencontrés par les femmes, mais aussi à leurs aspirations, pour défendre leurs droits et pour promouvoir l'égalité: le droit de travailler avec des droits; la lutte contre la précarité et l'augmentation générale des salaires et des pensions; la régulation des prix des biens essentiels, y compris l'énergie, qui devraient être considérés comme un bien essentiel et, pour être accessibles à tous, devraient revenir dans la sphère publique; renforcer les services publics dans les domaines des transports, de l’éducation et de la santé, en offrant des soins de santé gratuits et de qualité à tous; et le respect des droits sexuels et reproductifs des femmes; encourager l'augmentation du nombre de logements sociaux; le frein à l'augmentation des loyers; la lutte contre la spéculation; et le renversement de la hausse des taux d'intérêt, que la Banque centrale européenne insiste pour maintenir à un niveau élevé. Des mesures pour lesquelles nous continuerons à lutter, parce qu'elles sont nécessaires, urgentes et possibles.
Améliorer la situation socioéconomique des agriculteurs et des zones rurales, garantir des revenus équitables, la sécurité alimentaire et une transition juste (débat)
Madame la Présidente, les difficultés rencontrées par les agriculteurs portugais s'aggravent dans un contexte où les prix des intrants sont très élevés. En Algarve, la sécheresse est préoccupante et menace l'activité agricole. Au centre, les producteurs de maïs et de riz – et malgré les bas prix payés à la production – ne sont pas en mesure de concurrencer les céréales importées. Et le manque de ruissellement et d'espace de stockage sont des problèmes concrets. Les producteurs de lait voient le prix du litre, payé à la production, inférieur au prix de la production, et tandis que l'industrie et la distribution écrasent les prix, les producteurs accumulent des pertes. Malgré les réponses urgentes que requiert la gravité de la situation, une autre PAC est nécessaire pour garantir: la souveraineté alimentaire de chaque État; soutien aux petits et moyens agriculteurs et à l'agriculture familiale; des prix équitables pour la production et l'amélioration des revenus de ceux qui produisent; les mécanismes de régulation du marché; des pratiques agricoles durables qui respectent la biodiversité et l’environnement; la sécurité et la qualité des aliments accessibles à tous; et le principe de la préférence nationale, en n'important que ce qui est nécessaire.
Des emplois de qualité dans une économie sociale de marché compétitive et tournée vers l'avenir (débat d'actualité)
Monsieur le Président, dans un contexte d'attaques croissantes contre les droits, les salaires et les conditions de vie des travailleurs, parler d'emploi de qualité doit nécessairement aborder: l'augmentation générale et urgente des salaires; renforcer les droits des travailleurs et la négociation collective; l'éradication de la précarité; réduction du temps de travail sans perte de salaire; la lutte contre la déréglementation des horaires et la promotion de la conciliation de la vie personnelle, familiale et professionnelle; la réalisation des droits des parents ou des personnes qui s'occupent d'eux et des enfants. L'imposition par l'Union européenne, à travers ses différents instruments, d'arguments en faveur du renforcement de la soi-disant économie sociale de marché ou de la nécessité d'accroître la compétitivité, a été synonyme, dans mon pays et au fil des ans, de régression sociale, de destruction des revenus et des droits de la classe ouvrière et d'immigration de masse. Nous ne tolérons pas les visions socialisatrices du Semestre européen et de la gouvernance économique. Il ne peut pas y avoir de soleil sur le plancher de battage et pas de pluie sur le nabal. En d'autres termes, nous ne devons pas vouloir mettre fin à la pauvreté et à l'exclusion sociale, promouvoir une augmentation générale des salaires, garantir un réseau public de crèches à accès universel et gratuit, mettre fin au fléau de la jeunesse et du chômage de longue durée, garantir un logement abordable et garantir une vie décente à nos personnes âgées et, dans le même temps, défendre l'accentuation des politiques qui conditionnent sa mise en œuvre et les règles draconiennes de l'euro. Les besoins sont péremptoires. Augmenter les salaires, renforcer la négociation collective, augmenter les droits du travail.
Stratégie de l’UE pour aider les jeunes confrontés à la crise du logement et du coût de la vie (débat d'actualité)
Monsieur le Président, au Portugal, les jeunes quittent leur foyer en moyenne vers l’âge de 30 ans, selon les données de 2022. Et contrairement aux discours libéraux, ils ne le font pas par leur propre choix ou par manque de littératie financière. Ils le font parce que les coûts du logement sont inabordables: les mensualités immobilières, que les hausses des taux d’intérêt dictées par la BCE ont considérablement aggravées, tandis que les bénéfices des banques atteignent de nouveaux sommets; les loyers qui sont toujours en hausse; la hausse du coût de la vie, qui continue de se resserrer; Les bas salaires, qui persistent. C'est d'autant plus grave que les jeunes sont harcelés par la précarité et la politique de bas salaires. Les jeunes n'ont pas besoin de plus de stratégies, ni d'années européennes de jeunesse qui, comme nous l'avons vu, au lieu de résoudre leurs problèmes, les ont encore approfondies. Les jeunes ont besoin de mesures concrètes et immédiates et il est temps d'investir dans la fourniture de logements sociaux, la construction, la requalification et l'acquisition de logements. Il est temps d'arrêter les saisies et les expulsions, d'empêcher la spéculation et de contrôler les loyers. Il est temps pour les jeunes d'avoir droit à l'avenir dont ils rêvaient.
Monsieur le Président, il est trompeur de penser que ce débat porte sur la situation au Venezuela. Il est décevant de penser que les graves conséquences des mesures coercitives imposées par les États-Unis d’Amérique et l’Union européenne contre le Venezuela et son peuple – mesures que 132 pays ont récemment rejetées lors de l’Assemblée générale des Nations unies – seraient discutées ici. Non, ce débat vise à aligner le Parlement européen sur les intérêts des États-Unis d'Amérique et des multinationales, telles qu'ExxonMobil, face à la décision souveraine du peuple vénézuélien de réaffirmer politiquement ce qu'il considère comme ses droits sur un territoire contesté. Je rappelle que le différend sur la région d'Essequibo, que le Venezuela et le Guyana entretiennent depuis plus d'un siècle, est un héritage du colonialisme britannique, qui est resté sans réponse pendant des décennies. Nous pensons que ce différend doit être résolu sans ingérence extérieure et par la négociation, dans le cadre de l'Accord de Genève signé en 1966, en vue de parvenir à un accord juste, satisfaisant et à l'amiable pour les deux parties. À cet égard, nous nous félicitons de l'initiative de médiation promue au sein de la CELAC.
Appel lancé par le Parlement en faveur du droit à la déconnexion - Trois ans après (débat)
Monsieur le Président, les progrès technologiques, la numérisation de divers secteurs d'activité et, plus récemment, l'utilisation de modalités telles que le télétravail, plutôt que d'alléger la charge de travail par de nouvelles réductions du temps de travail, contribuent à accroître le rythme et l'exploitation des travailleurs. Le droit à la déconnexion, à partir de simples préoccupations et attaques ressenties par les travailleurs chaque jour sur leur lieu de travail, est encadré dans un processus ingénieux, à la fois pervers et pervers, où, au lieu d'exiger le strict respect du calendrier, la lutte contre les abus, on part de l'idée d'une disponibilité illimitée qui sera nécessaire à marquer. Soyons clairs: Les exigences sont simples et bien établies. Le temps de travail s'accomplit sans plus ou moins. Combattre les abus. Garantir des conditions matérielles, humaines et financières permettant aux inspections du travail de remplir leur fonction. Favoriser la conciliation de la vie professionnelle, personnelle et familiale. Réduire la journée de travail à 35 heures par semaine. Et donc, clairement, sans subterfuge, nous luttons contre l'augmentation de l'exploitation, nous garantissons plus de santé mentale et de meilleures conditions de travail et de vie.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Madame le Président, la situation dramatique à laquelle est confronté le Service national de santé exige une réponse immédiate. Les Portugais – et c’est de leurs soins de santé dont nous parlons – ne peuvent plus résister aux nouvelles des urgences qui ferment, du médecin de famille qu’ils n’ont pas, ou de la chirurgie ou de la consultation spécialisée qui est reportée. Dans ce scénario, soit la santé tombe à l'arrière-plan et la maladie s'aggrave ou l'accès à la santé reste pour ceux qui peuvent se le permettre. Et, cela semble être l'objectif esquissé par le gouvernement: désinvestir, démanteler, dénigrer les services afin de pouvoir livrer une partie du service national de santé au secteur privé, ce qui revient à dire à l'entreprise de la maladie, à laquelle 8 milliards d'euros du budget de l'État pour la santé vont déjà. Mais que ceux qui veulent enterrer le National Health Service soient trompés. Ils devront faire face à la lutte des professionnels de santé, à la mobilisation des populations qui continueront à la défendre, exigeant le renforcement des ressources techniques et humaines, la valorisation de leurs professionnels et de leurs carrières, garantissant le droit à la santé inscrit dans la Constitution. Et c'est à vos côtés que nous sommes.
Madame la Présidente, ce rapport insiste, entre autres, sur la création de listes transnationales pour le Parlement européen, auxquelles il est prévu d'associer des candidats potentiels à la présidence de la Commission européenne. En plus d'introduire une distanciation entre les élus et les électeurs, de telles propositions accentueraient les déséquilibres et les distorsions qui existent déjà aujourd'hui dans la répartition des sièges au Parlement européen, représenteraient une création artificielle qui ne correspond pas à la réalité en Europe et iraient à l'encontre d'une Europe de la coopération entre États souverains et de l'égalité des droits. Ce qu'il faut, c'est une redistribution des mandats au Parlement européen qui compense les pays qui ont le plus souffert de la redistribution des pouvoirs au Conseil et des mandats au Parlement européen, dans le contexte des élargissements successifs de l'Union européenne, comme c'est le cas avec le Portugal. Ce qu'il faut, ce n'est pas l'abdication de plus de souveraineté aux institutions de l'Union européenne, dominées par les grandes puissances et les intérêts des groupes économiques, mais le respect de la souveraineté des États et de la démocratie. Ce qu'il faut, ce n'est pas plus de libéralisme, de fédéralisme et de militarisme dans l'Union européenne, mais une Europe de coopération, de progrès social et de paix. (Applaudissements de la galerie)
Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes (débat)
Monsieur le Président, nous sommes ici dans un autre débat marquant la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Pour nous, il ne s'agit pas seulement d'évoquer un nouvel anniversaire, mais d'exprimer notre soutien et notre engagement en faveur de la lutte des femmes contre l'exploitation par le travail, les inégalités, la discrimination et la violence. La violence à l'égard des femmes s'exprime de plusieurs façons: la violence domestique, la violence dans les fréquentations, les mutilations génitales féminines, l’intimidation, le harcèlement sexuel et professionnel et la prostitution, entre autres. Ils doivent tous être reconnus comme des expressions extrêmes d'injustice, d'inégalité et de discrimination, qui se manifestent par l'humiliation, le non-respect de l'intégrité physique et psychologique des femmes qui les subissent et qui portent atteinte à la dignité, au statut social et aux droits de toutes les femmes. Le traitement autonome des différentes formes de violence à l’égard des femmes devrait être assuré par la création d’outils d’intervention visant à reconnaître l’impact sur la vie des femmes, en donnant la priorité à leur prévention, à leur lutte et à leur éradication. Il est également essentiel que les États membres renforcent les mécanismes de protection des victimes par la mise en œuvre d’un réseau public décentralisé articulé avec les entités impliquées dans ce domaine, afin de garantir la proximité et l’égalité d’accès des femmes à l’information, à l’orientation, à l’orientation et à la protection des victimes. Des mesures qui, pour être mises en œuvre, nécessitent des budgets solides et une volonté politique. La violence à l'égard des femmes ne souffre pas de retards et de retards. Nous devons passer des paroles aux actes. Il ne peut plus y avoir d'excuses.
Utilisation des produits phytopharmaceutiques compatible avec le développement durable (débat)
Madame la Présidente, l'utilisation non durable des pesticides pose de graves problèmes en matière d'environnement, de santé publique et de sécurité alimentaire. Il est important, en vue de réduire progressivement l'incorporation de ces composés dans l'activité agricole, de mettre en œuvre le principe de précaution en ce qui concerne les pesticides et autres produits agrochimiques, compte tenu de l'impact néfaste de l'utilisation des pesticides sur la santé des travailleurs et des populations. Nous défendons la nécessité de concilier l'activité productive avec la qualité de l'environnement et la valeur socio-économique des petits et moyens agriculteurs. Le modèle intensif et super-intensif que l'Union européenne promeut, basé sur la monoculture, va à l'encontre de ces principes, exacerbant les problèmes environnementaux et socio-économiques et soulignant la nécessité d'un autre modèle de développement basé sur la valorisation de la production nationale et la souveraineté alimentaire. Il convient de soutenir la promotion de pratiques plus vertes et plus durables afin que l’agriculture de petite et moyenne taille ne disparaisse pas, en valorisant les pratiques ancestrales et les espèces traditionnelles et indigènes, et en promouvant l’occupation du territoire rural, tout en contribuant à la défense de services publics locaux plus nombreux et de meilleure qualité.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, une fois de plus, nous voulons aborder le débat sur la grave situation du logement au Portugal. Aujourd'hui, nous apportons notre solidarité à plus d'un million de familles qui, au Portugal, sont confrontées à l'augmentation brutale des avantages de la maison. Nous apprécions donc la protestation que les militants du mouvement Porte à Porte, Maison pour tous ont organisée mercredi dernier à Bruxelles, devant le Parlement européen, exigeant que les politiques de l'Union européenne qui ont un impact direct sur le logement soient inversées, et ce dès le départ en abaissant les taux d'intérêt, qui garantissent des profits millionnaires aux banques en raison du paiement de prêts au logement, alors que de plus en plus de familles sont incapables de payer leur logement. Baisser les taux d’intérêt, réglementer les loyers, interdire les expulsions sans solution de remplacement pour un logement décent, créer et augmenter le parc de logements sociaux – telles sont quelques-unes des mesures urgentes qu’ils ont préconisées. Comme nous l'avons dit lors de la manifestation, vous pouvez compter sur nous pour rejeter les politiques actuelles qui privent les gens de ce droit constitutionnel et pour lutter pour le droit au logement pour tous.
Les enfants d’abord – Renforcer la garantie pour l’enfance deux ans après son adoption - Réduire les inégalités et promouvoir l’inclusion sociale en temps de crise pour les enfants et leurs familles (discussion commune - Journée internationale des droits de l'enfant)
(EN) Madame la Présidente, il est de notre responsabilité aujourd'hui, comme toujours, d'exiger des gouvernements et des institutions que les plans énoncés dans la Convention et dans la Déclaration des droits de l'enfant soient mis en œuvre et qu'ils aillent même plus loin afin que les enfants puissent se développer pleinement en tant qu'êtres humains, prêts à transformer le monde. Les paroles des dirigeants sur un beau thème, qui a le potentiel de faire fondre le cœur le plus dur, doivent être liées à des décisions politiques et ne peuvent jamais être simplement épanouies. Le rapport sur lequel nous voterons demain n'a nulle part où aller. Il est essentiel de remplacer la soi-disant gouvernance économique de l'Union européenne par une coordination des politiques publiques qui place les enfants et leurs familles avant certains modèles de comptes, qui ont peu. Le Semestre européen et les recommandations par pays, en tant qu’instruments qui castrent la capacité des États membres à investir dans des services publics universels et de qualité, ont contribué à la détérioration des conditions de vie des enfants, en particulier ceux qui sont plus exposés au risque de pauvreté. Dans mon pays, le Portugal, cela ressort clairement de la situation actuelle du système national de santé, avec des fermetures d'urgence, en particulier pour les enfants, ou de l'école publique, avec un nombre alarmant d'élèves avec un manque d'enseignants dans au moins une discipline ou avec un manque de réponse des crèches publiques. Nous ne pouvons accepter la voie de la privatisation, avec la complicité de la Commission et des gouvernements nationaux, dans divers secteurs stratégiques et dans l'intérêt public. Mettre en pratique une autre politique dans une Europe des travailleurs et des peuples est essentiel pour laisser les enfants être des enfants, pour s'assurer qu'ils rêvent, qu'ils jouent, qu'ils grandissent en bonne santé et heureux. Je terminerai en remerciant les rapporteurs fictifs et leurs assistants, le secrétariat de la commission de l'emploi et des affaires sociales et les différents groupes politiques et, bien sûr, mon équipe, Luís Capucha Pereira, Afonso Marques et Sofia Silva.
Les enfants d’abord – Renforcer la garantie pour l’enfance deux ans après son adoption - Réduire les inégalités et promouvoir l’inclusion sociale en temps de crise pour les enfants et leurs familles (discussion commune - Journée internationale des droits de l'enfant)
Madame le Président, nous avons commencé à travailler sur ce rapport dans un contexte de détérioration des conditions de vie des travailleurs, avec la forte augmentation du coût de la vie récemment ressentie. La pauvreté des enfants est un phénomène multidimensionnel qui découle de la pauvreté des ménages et nécessite donc une réponse multidimensionnelle qui implique nécessairement d'accroître l'emploi et la sécurité de l'emploi, de valoriser les revenus associés et d'investir dans les services publics. Pour que les enfants aient des droits, les parents doivent avoir des droits. Accompagner la croissance des enfants, ce ne sont pas seulement les droits des parents, ce sont les droits des enfants. Il n'est pas possible de parler des droits des enfants sans parler des salaires, des horaires et de la stabilité de l'emploi de leurs parents, notamment en contribuant à mettre fin à la précarité de l'emploi, à la déréglementation des horaires de travail, au travail faiblement rémunéré, aux bas salaires, à la discrimination salariale, ainsi qu'aux coûts élevés du logement, des transports, des crèches et des dépenses d'éducation ou de santé, qui consomment une part considérable des revenus des ménages. Chers collègues, il appartient aux États de formuler des politiques universelles et structurelles qui garantissent le développement intégral des enfants, en garantissant les ressources et les instruments qui correspondent aux multiples réponses dont les enfants, leurs parents ou leurs familles ont besoin pour atteindre cet objectif. Le rapport que nous allons voter demain propose un certain nombre de mesures qui, si elles sont mises en œuvre par les États membres, auront un impact sur la lutte contre la pauvreté des enfants et des familles. En ce sens, nous préconisons: accroître les investissements dans des services publics, de santé ou d'éducation universels, publics et de qualité qui garantissent que les besoins des enfants et de leurs familles dans leur diversité sont satisfaits; accroître l'offre publique et universelle de services de crèche et d'enseignement préscolaire; le lien entre la réalisation des droits des enfants et la réalisation des droits de leurs parents, y compris par la défense du travail assorti de droits et de salaires équitables, ainsi que l’accès aux droits parentaux, y compris l’allaitement maternel; valoriser les outils et les pratiques de lutte contre la discrimination multiple et la violence à l'égard des enfants; la défense du droit de jouer comme mesure structurante du développement intégral de l'enfant. Les premières années de la vie ont un impact décisif sur le développement intégral des enfants, car ils développent des compétences essentielles au cours de ces premières années. Nous avons longtemps attiré l'attention sur l'importance des crèches et sur la nécessité de fournir des équipements de soutien aux enfants et aux familles en tant que condition du développement intégral dès le plus jeune âge et de l'articulation entre la vie personnelle et émotionnelle des familles et le travail. En plus d'être universellement gratuit, nous pensons que l'accès à la crèche doit aller bien au-delà d'une réponse sociale purement privative de liberté, car il doit aussi, ou surtout, garantir une réponse éducative de qualité qui favorise la meilleure éducation pour tous les enfants, et donc indépendamment des contextes économiques et sociaux respectifs des familles, en vue de la pleine et égale jouissance du droit à l'éducation constitutionnellement consacré dans des pays comme le mien. L'accès gratuit à l'école maternelle est également essentiel pour tous les enfants dès l'âge de trois ans. Les systèmes éducatifs à tous les niveaux devraient promouvoir une culture universelle axée sur le développement intégral des individus. Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, parce qu'aujourd'hui marque la Journée universelle des droits de l'enfant, permettez-moi également de parler des enfants dans le contexte de la guerre. Selon l'organisation Save the ChildrenPlus de 4 630 enfants palestiniens ont été tués au cours du dernier mois par les forces israéliennes, soit plus que le nombre total d'enfants tués dans tous les conflits dans le monde depuis 2019. Pour que le nombre de victimes n'augmente pas, afin qu'il n'y ait plus d'enfants morts aux mains des atrocités israéliennes, il est nécessaire de mettre en œuvre le cessez-le-feu. Les enfants ont le droit de grandir et de vivre en paix. Mobilisons-nous donc pour la fin de toutes les guerres, pour l'établissement de relations de paix, d'amitié et de coopération entre tous les peuples. Enfin, je tiens à vous remercier pour votre coopération... (Le président prend la parole de l'orateur)
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Madame le Président, il y a de plus en plus de personnes dont le droit au logement est remis en question ou, de plus en plus souvent, refusé. Au Portugal, les données de l’INE pour août 2023 font état d’une augmentation moyenne de 41,4 % de l’allocation de logement par rapport à l’année précédente, 57 % en moyenne de cette allocation étant consacrés au paiement d’intérêts. Bien que cela se produise dans la vie de millions de familles, les profits des banques continuent d'augmenter. Près de 2 milliards d'euros au premier semestre au Portugal, soit 11 millions d'euros de bénéfices par jour. La BCE rend la vie de millions de familles infernale pour défendre les profits des banques et cela doit cesser. Des milliers de personnes descendent dans la rue, y compris au Portugal, pour donner la parole à ce problème et c'est avec cette force que nous continuerons à exiger les réponses nécessaires à ce fléau. Augmenter le parc de logements sociaux, augmenter les salaires, mettre les profits pour payer l'augmentation des versements, inverser la hausse des taux d'intérêt.
Proposition de recommandation du Conseil relative à la mise en place des conditions-cadres de l’économie sociale présentée par la Commission (débat)
Monsieur le Président, le secteur social et coopératif est lui aussi confronté à une situation difficile en raison de la forte augmentation du coût de la vie. Les moyens, qui étaient déjà souvent rares, sont de plus en plus rares. Il y a de plus en plus de difficultés. Les gouvernements doivent trouver des réponses à cette question. L'accès aux fonds communautaires est également difficile pour ces institutions. Les formalités administratives liées aux procédures de demande et la nécessité d'un cofinancement constituent des obstacles à l'accès de ces institutions. Nous ne devons pas sous-estimer le rôle des institutions du secteur social et coopératif, mais nous devons affirmer clairement qu'elles ne doivent pas remplacer les services publics des États, mais les compléter. La responsabilité de garantir les droits sociaux et la protection sociale incombe principalement aux États, y compris pour assurer des services publics de qualité, gratuits, universels et communautaires. Le secteur social doit également fournir une réponse de qualité, universelle, étroite et généralement libre qui complète l'État-providence. Mais aujourd'hui, nous voulons aussi parler des travailleurs du secteur social, qui doivent se voir garantir les normes les plus élevées en matière de droit du travail et de droits sociaux, un salaire décent et équitable et une formation continue. Dans les contacts que nous avons eus au Portugal, dans le cadre des journées des députés du PCP au Parlement européen, les revendications des travailleurs du secteur social sont multiples: de meilleurs salaires; la nécessité de garantir le droit à une pause; alléger la charge pesant sur les travailleurs du secteur social, qui est souvent ressentie en raison du manque de travailleurs; chiffre d’affaires élevé en raison de conditions de travail précaires; la nécessité de réduire et de réglementer le temps de travail. Répondre aux besoins sociaux des populations ne peut être considéré comme de simples actes de bien-être, de charité ou de philanthropie. Ce qu'il faut, c'est un engagement honnête et authentique de la part des États à lutter contre la pauvreté, les inégalités et la répartition injuste des richesses. Que le secteur social ne sert pas à empêcher les États de faire l'investissement public nécessaire dans leurs fonctions sociales.
Renouvellement des générations dans les exploitations agricoles de l’UE de l'avenir (débat)
Monsieur le Président, il est essentiel de valoriser l'activité agricole, en commençant par un revenu équitable pour les producteurs, afin d'attirer les jeunes vers l'agriculture et de maintenir les petits et moyens agriculteurs actifs, qui paient maintenant presque pour produire. Les difficultés ne sont pas actuelles et concernent l’élimination à des prix équitables, les coûts de production élevés, le changement climatique, les dommages causés par le sanglier et d’autres espèces sauvages, la discrimination dans l’attribution des fonds de la PAC, le démantèlement des services publics dans les zones rurales, entre autres. De nos jours, l'accès à la terre pour produire est également de plus en plus difficile, avec l'occupation de terres avec des compétences agricoles et forestières par d'énormes centrales photovoltaïques pour des crédits de carbone et pour l'installation de cultures industrielles super-intensives entre les mains de grandes multinationales. Il est urgent d'inverser les politiques qui favorisent et promeuvent l'agro-industrie à grande échelle, jeune ou vieille, qui gaspille les ressources naturelles, nuit à l'environnement et bafoue les droits fondamentaux des petits et moyens agriculteurs et porte atteinte à la souveraineté alimentaire des peuples.
La lutte contre la désinformation et la diffusion de contenus illégaux dans le contexte du règlement sur les services numériques et en période de conflit (débat)
Monsieur le Président, sous prétexte de lutter contre la désinformation et les fausses informations, la voie est prise pour limiter la liberté d'expression et/ou promouvoir la censure, déterminer quel canal d'information nous devrions suivre ou quelle plate-forme numérique nous devrions utiliser et cette plate-forme décide de ce qui est légal ou non. Nous sommes préoccupés par le fait que la soi-disant lutte contre la désinformation devienne une manipulation de l’information, le silence de certaines opinions et de certains événements étant considéré comme gênant ou gênant; se concentrer sur le secondaire au détriment de l'essentiel; la décontextualisation des faits rapportés, en supprimant leur véritable signification ou même en leur donnant une signification différente; fournir des prévisions et des scénarios ou mener des enquêtes manipulées dans le but de conditionner les décisions ou les attitudes à l'égard d'événements futurs; La fabrication de faits, en particulier politiques, visait à créer une fausse réalité qui est ensuite présentée, citée ou commentée comme la vraie réalité. Le tout sans aucun effet réel dans la lutte contre la propagation des fausses nouvelles. Tous très indépendants et hors de contrôle démocratique, mais bien subordonnés au pouvoir du grand capital.
Pénurie d'eau et investissements structurels dans l'accès à l'eau dans l'UE (débat)
Monsieur le Président, les périodes de sécheresse sont de plus en plus intenses et ont inévitablement des effets très négatifs sur les activités économiques et la vie des communautés, ce qui entraîne diverses difficultés d'accès à l'eau, à l'agriculture et à l'élevage. Les conséquences de l'absence de stratégie et de solutions pour faire face aux problèmes de sécheresse sont, entre autres, un manque de capacité de stockage de l'eau pour répondre aux besoins, une mauvaise utilisation durable de l'eau dans les différentes zones et l'affaiblissement de certaines activités économiques importantes. Nous préconisons l'élaboration et la mise en œuvre d'un plan intégré dans lequel les besoins de l'utilisation de l'eau à des fins multiples sont corrélés avec des capacités de stockage adéquates et possibles, en promouvant l'utilisation rationnelle et efficace de l'eau en tant que facteur de développement économique et social, fondé sur l'accès universel à cette ressource, sa gestion publique, au détriment de son utilisation massive et de son exploitation sur une base de monopole privé.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Madame la Présidente, nous sommes favorables à une augmentation générale des salaires d'au moins 15 % et d'au moins 150 euros, car il s'agit d'une mesure urgente, équitable, nécessaire et possible. Il est urgent, car les travailleurs et les familles ont besoin de conditions pour faire face à l'augmentation brutale du coût de la vie, avec l'escalade des prix des produits et des biens essentiels, y compris le logement. C'est juste, car la part des salaires dans le revenu national a diminué ces dernières années et les travailleurs ont droit à une répartition plus équitable des richesses. C'est nécessaire, car il est nécessaire d'arrêter le modèle économique basé sur les bas salaires, qui oblige de plus en plus de travailleurs à avoir deux emplois ou plus, avec les impacts profondément négatifs qui en résultent. Et c'est possible, parce qu'il a été prouvé qu'il y a de l'argent pour augmenter les salaires, et cela est démontré par les grands groupes économiques qui continuent d'accumuler des richesses de manière obscène. Et c'est parce qu'il est juste, nécessaire et possible que l'évaluation des salaires est urgente et doit être une réalité.
La dixième augmentation consécutive des taux d'intérêts de référence décidée par la BCE et ses conséquences (débat)
Monsieur le Président, il serait facile de prévoir les conséquences sociales de la hausse des taux d'intérêt: l'appauvrissement d'une grande partie de la population, en particulier des travailleurs, tout en assurant un transfert massif de richesses vers le secteur financier, les banques, le ralentissement économique, le risque de récession et la hausse du chômage. La réalité montre que votre politique vise à affecter de manière préméditée les conditions de vie des travailleurs, des femmes et des jeunes. C'est l'erreur de l'indépendance de la BCE, qui est finalement au service des intérêts du capital bancaire et financier. On y démontre comment l'application d'une même politique monétaire a un impact différent sur des pays aux situations économiques et structurelles différentes. Le Portugal et les Portugais sont parmi ceux qui souffrent le plus, comme l'a déjà reconnu la Commission européenne elle-même. Il suffit qu'ils soient toujours les mêmes à payer. Outre les mesures immédiates, urgentes et nécessaires, la situation démontre la nécessité de rétablir la souveraineté monétaire et d’assurer un contrôle politique démocratique sur les décisions qui affectent profondément la vie des citoyens. Je suis désolée de m'endormir.