Équilibre hommes-femmes parmi les administrateurs non exécutifs des sociétés cotées en bourse (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, malgré ce que nous avons entendu aujourd'hui de la part de certains groupes politiques, à savoir que les femmes doivent encore être formées, que nous devons attendre, je voudrais souligner qu'il y a des décennies, il y a eu plus de femmes que d'hommes diplômés d'universités européennes. De plus, avec de meilleures notes. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à avoir fait des études secondaires et supérieures en âge de travailler. Et pourtant, nous n'atteignons pas le sommet des entreprises parce que le pouvoir est encore masculin. C'est pourquoi nous devons intervenir. C'est pourquoi nous avons besoin de politiques publiques, comme cette directive qui équilibre ou tente d'équilibrer la présence des femmes et des hommes dans les conseils d'administration. Même si elle est bloquée depuis dix ans, nous avons toujours besoin d'elle. Aujourd'hui, nous faisons l'histoire, nous avançons dans la course vers la justice sociale, mais aussi vers une plus grande résilience, durabilité et efficacité de nos entreprises car lorsqu'une femme occupe le poste de PDG dans une entreprise, la présence des femmes dans les conseils d'administration augmente de 10%. Et cela change la culture et génère également des modèles qui doivent être suivis. Cette directive est avant tout un impératif démocratique, mais aussi un impératif économique. Maintenant, nous devons veiller à ce que cela s'accomplisse vraiment.
Rapport de mise en œuvre sur le Conseil européen de l'innovation (brève présentation)
Madame la Présidente, ce rapport bénéficie d’un consensus important entre tous les groupes politiques parce que nous sommes tous conscients de l’importance de combler le fossé en matière d’innovation que nous avons avec d’autres régions, en particulier maintenant que nous devons progresser en matière de résilience, d’autonomie stratégique et également entreprendre les transitions écologique et numérique. Nous avons vraiment besoin que la mise en œuvre du CEI soit ambitieuse et transformatrice, tout à la fois. Nous avons vraiment besoin de le mettre en marche. Nous avons explicitement appelé à combler d’importants écarts en matière d’innovation, tels que l’écart entre les hommes et les femmes, ainsi que les écarts régionaux entre les différentes régions et territoires européens. Enfin, nous avons également demandé un meilleur accès à l'Accélérateur pour les PME, qui sont réellement au cœur de l'innovation en Europe.
Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, la pauvreté est certainement immorale et le fait qu'un territoire riche comme l'Europe compte 95 millions de personnes, soit 21,7 % de sa population, menacées de pauvreté et d'exclusion sociale devrait nous faire honte. En outre, cette pauvreté se perpétue de génération en génération, en particulier pour les femmes. Il y a beaucoup de travailleurs pauvres, qui ont également été pauvres pendant longtemps, en particulier dans les quartiers de nombreuses villes où il y a de grandes poches de marginalisation, comme dans ma patrie, par exemple, en Andalousie, avec vingt-quatre des trente municipalités ayant les revenus les plus bas en Espagne. Il est donc urgent de mettre en place une stratégie de lutte contre la pauvreté pour 2030 qui doit impliquer, d'une part, le développement de politiques économiques et éducatives qui ne génèrent pas d'inégalités, le renforcement de nos États-providence et également l'emploi décent. D'autre part, nous devons également mettre sur la table un instrument spécifique, un nouvel instrument pour briser les cercles de la pauvreté, en particulier dans les quartiers et les zones où l'avenir est un mot qui combine très mal avec la vie digne et le bien commun. La hausse des prix de l'énergie, la spéculation sur les biens de base, ne va pas dans la bonne direction et l'Europe doit réagir avec courage et dignité, au-delà des simples recommandations, car chaque personne compte, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Europe.
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, nous discutons depuis un certain temps des difficultés auxquelles les citoyens, ainsi que les PME, doivent faire face dans ce contexte turbulent dans lequel ils opèrent, en particulier avec la hausse des prix et le manque de fournitures de base ou de main-d'œuvre dans certains secteurs, ainsi que la concurrence avec le plus grand pouvoir de marché et la plus grande capacité de délocalisation que les grandes entreprises ont. Les PME sont non seulement les grands créateurs d'emplois, mais aussi d'emplois et de richesses qui se fixent sur le territoire, et c'est pourquoi elles sont essentielles à la cohésion sociale, et c'est pourquoi nous devons les soutenir, en particulier dans ce contexte; avant tout, parce que nous sommes plongés dans ces doubles transitions, numérique et écologique, qui ont besoin d’innovation, et que les PME ont particulièrement besoin de notre aide pour que cette durabilité atteigne réellement l’ensemble du tissu commercial. C’est pourquoi l’annonce de la présidente von der Leyen sur le train de mesures d’aide aux PME qu’elle a présenté lors de son discours sur l’état de l’Union a été très bienvenue pour les socialistes et démocrates. À cet égard, j'invite la Commission à nous informer plus en détail du Parlement et à nous dire quelles sont les conditions de ces mesures et, surtout, à nous prendre en compte pour leur développement, afin que ces aides et ces conditions puissent parvenir le plus rapidement possible aux PME qui en ont le plus besoin.
Salaires minimaux adéquats dans l’Union européenne (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, la proposition de salaires minimaux adéquats est bonne pour l'Europe et concerne la justice sociale, en particulier pour les femmes, qui représentent 60 % des salariés au salaire minimum dans l'Union européenne, alors que nous ne représentons que 46 % de la main-d'œuvre. Nous parlons donc de combler l'écart entre les sexes en matière de salaires, de revenus, de pensions, de richesse et de lutte contre la pauvreté des femmes et la pauvreté des enfants, ainsi que les inégalités, qui sont maintenant particulièrement graves avec l'inflation. L’inégalité économique est l’un des plus grands défis auxquels nous sommes confrontés et il est essentiel de la combattre pour faire face avec succès aux transitions écologique, numérique et démographique, qui ont à voir avec la prudence. Et c'est particulièrement dans le secteur des soins de longue durée où environ 81% de la main-d'œuvre sont des femmes qui gagnent un salaire minimum et qui ont également des conditions de travail médiocres. Par conséquent, cette proposition de directive sur les salaires minimaux est un élément essentiel pour la construction de l'Europe et les socialistes se sont efforcés de la faire progresser de tous les coins de l'Europe, de l'Andalousie à Thessalonique, pour pouvoir marcher vers la convergence sociale, garantir l'augmentation des salaires et lutter contre les inégalités économiques et de genre. Sans aucun doute, il s'agit d'un engagement en faveur de la dignité et de la justice sociale.
Madame la Présidente, comme l'ont dit le commissaire et les députés qui m'ont précédé, la discrimination fondée sur le sexe et la pauvreté des femmes parlent d'elles-mêmes, les données parlent d'elles-mêmes. Mais, en outre, dans ces données, la pauvreté réelle des femmes est statistiquement sous-évaluée, puisque la pauvreté est mesurée à travers l'unité familiale, sans tenir compte des inégalités entre les sexes intrafamiliales. Cela sous-estime les données réelles sur la pauvreté des femmes et masque les inégalités structurelles dont souffrent les femmes, leur faible accès à toutes sortes de ressources, leur plus grande difficulté à échapper à des situations de violence sexiste ou le fait d'être engagées dans la prostitution ou d'être victimes d'exploitation sexuelle, en particulier les femmes sexualisées ou les immigrées ayant plus de difficultés à accéder à l'emploi ou aux services sociaux. Les statistiques ne rendent pas bien compte de la nature multidimensionnelle de la pauvreté ou ne mesurent pas la pauvreté temporelle, qui ancre les femmes dans cette situation de pauvreté, en particulier dans les ménages monoparentaux, étant donné que les femmes représentent 85 % des ménages monoparentaux, ceux-ci constituant 42 % des ménages exposés au risque de pauvreté et d’exclusion sociale. Cette pauvreté du temps laisse ces femmes à peine sans outils pour pouvoir inverser leur situation, ainsi que celle de leurs fils et filles. Nous devons savoir qu'un enfant sur quatre dans l'Union est exposé au risque de pauvreté ou d'exclusion sociale. On ne peut pas se le permettre. C'est pourquoi nous avons besoin de meilleures statistiques, de meilleures lois, de meilleures politiques, en particulier économiques, pour lutter contre les inégalités, la pauvreté et aussi les inégalités entre les sexes. Par-dessus tout, nous avons besoin d'un engagement politique fort de la part de l'Union européenne et des États membres. Nous sommes ici pour agir, pour changer tout ce qui est nécessaire, pour que les gens, y compris les femmes, puissent vivre dans la dignité et exercer pleinement leurs droits civiques. C'est ainsi que nous construirons un projet européen pour l'avenir, une priorité pour les socialistes qui croient en une Europe féministe avec justice sociale. Nous travaillerons pour plus d'Europe et moins de pauvreté.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, je voudrais tout d'abord remercier les rapporteurs fictifs, les équipes et les groupes politiques pour leur travail et leur engagement en faveur d'un problème, celui de la pauvreté, qui touche toute l'Europe et préoccupe de plus en plus les citoyens européens, comme le montre le dernier Eurobaromètre. La pauvreté est immorale et, dans un territoire riche comme l'Europe, elle est tout simplement incompréhensible. Elle limite les droits civiques effectifs qui doivent sous-tendre le projet européen et porte directement atteinte aux valeurs fondamentales de la Charte européenne. La pauvreté a explosé en Europe avec la hausse des prix de l'énergie et une hausse moyenne de l'inflation de 10%. Et je vous donne un exemple de ma terre, l'Andalousie, où les dernières données nous indiquent que plus de 38% de la population est exposée au risque de pauvreté et d'exclusion sociale. C'est tout simplement un embarras qui nous pousse à agir avec courage et conviction. Dans le contexte actuel, avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, nous vivons une incertitude extrême et une réalité très dure. Les prix des produits alimentaires de base, du carburant et de l'énergie augmentent régulièrement et les salaires n'augmentent pas au même rythme. La pauvreté croissante touche particulièrement les plus pauvres des pauvres, qui sont des femmes. Selon les dernières données d’Eurostat, 64,6 millions de femmes, contre 57,6 millions d’hommes, vivent dans la pauvreté en Europe et, ces dernières années, l’écart de pauvreté entre les hommes et les femmes s’était déjà creusé dans 21 des 27 États membres. Nous n'avons aucune excuse. C'est pourquoi ce rapport cherche à présenter une série de propositions qui doivent être mises en œuvre de toute urgence. Premièrement, nous devons mettre en place une stratégie ambitieuse de lutte contre la pauvreté à l’horizon 2030, y compris le déploiement de revenus minimums dans tous les États membres; un pacte de revenus, pariant sur un nouveau contrat social féministe, avec des emplois et des emplois décents. Nous devons nous attaquer à tous les écarts existants entre les hommes et les femmes: 11 % dans l'emploi; un salaire horaire de 13 %; pour les pensions, 29 %; soit en chiffre d'affaires, 36%. Également l'écart dans l'accès à toutes sortes de ressources et de services qui, en fin de compte, entraînent le risque d'exclusion sociale et de pauvreté. Deuxièmement, nous devons lutter résolument contre la précarité énergétique, que ce soit en hiver ou en été, en particulier dans ce contexte d’urgence climatique, qui touche particulièrement les femmes âgées célibataires et les familles monoparentales. De la même manière, nous devons lutter contre la crise du logement, car toute vie digne commence par avoir un toit. Troisièmement, nous devons intégrer une perspective de genre dans la transition numérique, notamment en créant un fonds spécifique qui augmente la participation des femmes à l’économie numérique, ce qui est essentiel pour l’inclusion. Quatrièmement, nous devons créer une stratégie européenne en matière de soins, un véritable pacte européen sur les soins, car le travail de soins ne devrait pas être gratuit, non reconnu, non rémunéré ou naturalisé pour les femmes. Nous avons besoin de mesures qui garantissent la coresponsabilité de toutes les personnes prises en charge, en particulier dans les sociétés vieillissantes, et la dignité de ceux qui reçoivent des soins et de ceux qui s'en occupent. Cinquièmement, nous devons revoir nos politiques économiques, notre gouvernance économique et notre fiscalité, afin de garantir l’égalité d’accès aux services publics de base, un financement adéquat, une fiscalité juste et progressive et des politiques économiques qui ne créent pas d’inégalités, mais au contraire: un véritable contrat de location. Enfin, sixièmement, nous devons intégrer la dimension de genre tout au long du cycle des politiques publiques au sein de l'Union européenne et des États membres. La pauvreté des femmes a des causes structurelles que nous devons combattre si nous voulons une Europe digne avec un avenir. Je me réjouis de votre soutien.
Menaces pour le droit à l'avortement dans le monde: démantèlement possible du droit à l'avortement par la Cour suprême des États-Unis (débat)
(EN) Madame la Présidente, c'est précisément aux États-Unis - champions de la démocratie et des libertés individuelles - qu'un droit humain fondamental tel que les droits sexuels et reproductifs des femmes est sur le point d'être annulé, faisant allusion à des causes juridiques, mais surtout par la longue main des mouvements anti-genre et anti-femmes qui viennent à la Cour suprême des États-Unis et aussi, malheureusement, en Europe. C'est le cas en Pologne, précisément avec un gouvernement d'extrême droite contrôlé par des mouvements ultra-catholiques intolérants, les mêmes que dans mon pays, l'Espagne, sont des alliés de Vox, comme HazteOir, qui vient d'appeler à une manifestation à Madrid contre un amendement récent de la loi sur l'avortement et où, curieusement, une partie de la hiérarchie catholique a déjà confirmé sa présence, la même que celle qui le week-end dernier a tenté d'interférer dans les prochaines élections andalouses du 19 juin demandant expressément le vote contre les partis de gauche. Les ennemis des droits des femmes ne sont jamais partis: Ils ont tissé leur stratégie anti-genre pendant des années et ils mènent une bataille mondiale, et nous les avons ici, dans ce Parlement, où l'extrême droite atteint vraiment de plus en plus de parties, et dans mon propre pays, en entrant dans les gouvernements grâce au fait que le Parti populaire leur a ouvert les portes.
L'impact de la guerre contre l'Ukraine sur les femmes (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, les conséquences d'une guerre sont terribles et touchent de manière disproportionnée les femmes, les filles et les garçons, qui, en outre, représentent également à cette occasion la majorité de ceux qui ont quitté l'Ukraine. Nous devons assurer leur prise en charge et leur inclusion dans nos systèmes sociaux, de santé et d'éducation et mettre à disposition les fonds nécessaires pour que cela se fasse dans la dignité. En particulier, l'Union européenne doit protéger ces femmes et ces filles de l'utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre et veiller à ce que les femmes aient accès à des services de santé sexuelle et génésique, y compris des soins pour un avortement légal et sûr. L'Europe doit également participer à la collecte de preuves contre les atrocités de guerre commises, y compris les viols, qui ne devraient pas être prescrits, et ouvrir les yeux sur la barbarie de la gestation pour autrui et ne pas consentir à la marchandisation et à la déshumanisation d'aller en Ukraine pour récupérer les bébés achetés et laisser les femmes enceintes, qui ne sont même pas nommées mères, à leur sort. En bref, nous devons garantir les droits des femmes et des filles maintenant, et dans les mois à venir, parce que nous ne pouvons pas oublier que nous sommes confrontés à un programme anti-genre qui, à l'échelle mondiale, ne respecte pas nos droits, en particulier les droits sexuels et reproductifs.
Approche globale de la recherche et de l’innovation – Stratégie de l’Europe en matière de coopération internationale dans un monde en mutation (débat) (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, je voulais profiter de ce débat sur l'approche globale de la recherche et de l'innovation pour affirmer l'importance de la liberté académique pour faire progresser la connaissance. Parce que l'université doit être un espace de débat et d'analyse critique. Et nous devons respecter cette liberté académique pour assurer cette fonction. Et la première chose que nous devons faire en Europe, c'est vraiment le respecter, parce que de cette façon, nous pouvons aussi le défendre partout dans le monde. Parce que l'un des éléments du leadership de l'Union européenne, précisément dans la recherche et le talent, peut vraiment être grandement renforcé par la coopération internationale dans la recherche et le développement. Une coopération qui doit évidemment être fondée sur des principes et des valeurs fondamentaux ainsi que sur l'égalité entre les femmes et les hommes. Dans la résolution dont nous débattons aujourd’hui, nous appelons à intensifier la collaboration avec les pays tiers afin de trouver des solutions aux transitions écologique et numérique. Pour que ces transitions soient réussies et justes, nous avons besoin d'une coopération internationale.
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, je voudrais tout d'abord féliciter l'équipe de négociation qui, après des discussions complexes, est parvenue à un compromis équilibré qui assure la continuité de l'itinérance pendant encore dix ans, évitant que cette réalisation ne soit interrompue pour les consommateurs. La politique d'itinérance, comme à la maison ou en itinérance, est une réalisation européenne que nous devons continuer à défendre afin que les consommateurs puissent continuer à utiliser leur téléphone portable lorsqu'ils voyagent dans l'Union européenne sans surprises ni frais supplémentaires. L’accord conclu lors d’un trilogue que j’ai eu l’honneur de présider garantit le droit à la même qualité et à la même vitesse de connexion mobile lors des déplacements vers d’autres États membres, comme dans le pays d’origine, et réduit progressivement les prix de gros de l’itinérance, le libre accès aux services d’urgence, y compris pour les personnes ayant des besoins particuliers, et prévoit que la Commission évalue s’il est nécessaire de réduire davantage les surtaxes pour les appels internationaux au sein de l’Union. Par conséquent, je crois que nous devons voter en faveur de l'accord qui assure la continuité de la politique d'itinérance comme à la maison, et maintenir ainsi le grand succès visible pour les citoyens européens au sein du marché unique numérique.
Égalité des femmes et des hommes au Parlement européen – rapport annuel 2020 (débat)
Monsieur le Président, tout d'abord, merci beaucoup aux rapporteurs pour leur travail: il ne fait aucun doute que l’intégration de la dimension de genre dans toutes les politiques et tout au long du cycle politique est la meilleure stratégie que nous puissions poursuivre pour faire progresser l’égalité entre les hommes et les femmes et, à cette fin, son inclusion au Parlement européen est essentielle, car nous avons également la responsabilité de montrer l’exemple à de nombreux autres parlements. La réalité est que nous avons progressé dans cette approche, mais seulement en partie: par exemple, il est vrai que toutes les commissions du Parlement ont adopté des plans d’action sur l’égalité entre les hommes et les femmes, mais il y a un manque de contrôle quant à la réalisation effective des objectifs fixés. Il est également vrai qu'il y a plus de femmes dans les postes de responsabilité des commissions, mais c'est encore une minorité et surtout il y a une grande ségrégation, avec des femmes plutôt concentrées dans les commissions les plus sociales et plus absentes des autres qui, en théorie, ont plus de pouvoir, comme celles dans le domaine économique, et qui, en fin de compte, définissent les limites des politiques que nous pouvons faire dans le reste des continents. Nous savons également par ce rapport que nous avons besoin d'une connexion meilleure et plus structurée en termes d'intégration de la dimension de genre, d'intégration de la dimension de genre, entre toutes les institutions de l'Union européenne; Nous devons également unir nos forces pour lutter contre les mouvements anti-féministes, anti-genre et, en fin de compte, antidémocratiques dont nous savons depuis longtemps qu’ils reçoivent des fonds extraordinaires pour lancer des campagnes anti-égalité, même si, malheureusement, avec la guerre en Ukraine, ils prospèrent encore plus. Nous voyons également qu'il est nécessaire de mesurer si les contributions de la commission des droits de la femme et de l'égalité des genres sont intégrées dans d'autres commissions et dans la position finale du Parlement. Nous, socialistes, avons cette volonté et nous pensons que ce rapport est un grand pas en avant, en particulier l'inclusion de listes zip dans la prochaine révision de la loi électorale de l'Union européenne, qu'en termes de lutte contre le harcèlement et #MeToo, nous rendons la formation obligatoire pour les députés et que l'audit externe est une véritable garantie. Nous sommes donc confrontés à une proposition solide et progressiste, et il est positif que nous en débattions aujourd'hui, le 8 mars, Journée internationale de la femme, au cours de laquelle tant de femmes et tant d'hommes nous voient partout.
Les priorités de l'UE pour la 66e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (suite du débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, selon les Nations unies, les femmes, les filles et les garçons sont 14 fois plus susceptibles de mourir dans une catastrophe climatique que les hommes, et ce n'est pas parce que, comme cela a été dit ici, il existe des différences biologiques, mais parce que les femmes sont toujours, ou continuent d'être, plus responsables des créatures, et cela nous rend plus vulnérables. Aussi parce que nous avons accès à moins de ressources, et cela explique aussi pourquoi nous sommes 80% des personnes déplacées par le changement climatique. Par conséquent, nous devons inclure cette perspective féministe pour lutter contre le changement climatique et pour que les transitions que nous entreprenons soient vraiment justes et abordent, et ne nourrissent pas, n'augmentent pas, les inégalités. Par conséquent, nous devons faire un exercice d'intelligence collective en faveur de la planète et au service du bien commun, en incorporant plus de femmes dans la prise de décision. Les femmes et les hommes socialistes proposent un travail constant pour des transitions justes, et notre engagement, sans aucun doute, est pour un modèle progressiste et durable qui promeut une action transformatrice pour le climat à partir de l'égalité et de la justice sociale.
Santé et droits en matière de sexualité et de procréation dans l'Union européenne (suite du débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, nous savons que la responsabilité de la santé relève de la compétence des États membres, mais l'Union joue un rôle de plus en plus important, comme nous l'avons vu, dans l'harmonisation des règles de lutte contre la COVID-19. Il travaille même à la mise en place d'une Union européenne de la santé, mais je me demande s'il s'agit aussi de la santé des femmes, de nos droits sexuels et reproductifs. Face à cette Europe, nous avons trouvé des groupes d'origine religieuse ou non religieuse, des groupes d'extrême droite ou de droite, qui ajoutent des obstacles à l'avortement dans différents pays et disposent d'un financement extraordinaire. Nous trouvons également des actions gouvernementales de la Pologne à ma propre terre, l'Andalousie, où le gouvernement conservateur finance des associations pour harceler les femmes qui décident de mettre fin à leur grossesse. Il s’agit de groupes et de gouvernements qui instrumentalisent la santé et les droits sexuels et génésiques afin de porter atteinte aux droits de l’homme, aux valeurs de l’UE et à la démocratie. C'est pourquoi, oui, nous socialistes avons effectivement proposé ce débat, nous applaudissons la proposition du président Macron hier dans cette Assemblée d'inclure l'avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et nous espérons également que la présidente Metsola défendra les résolutions adoptées dans cette Assemblée, y compris le respect des droits sexuels et reproductifs, et qu'elle sera du côté des femmes dans cette lutte.
Législation sur les services numériques (suite du débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, Monsieur le Commissaire, je voudrais tout d'abord féliciter ma collègue Christel Schaldemose et son équipe pour leur travail acharné au cours de ces mois. Nous devons tous être conscients qu'il n'a pas été facile d'essayer de faire progresser le contrôle démocratique du domaine numérique avec des règles claires qui mettent le bien commun avant les intérêts des grandes plateformes. Nous sommes confrontés à une législation très complexe qui marquera sans aucun doute un avant et un après, contribuant à redéfinir la relation entre la citoyenneté et la sphère numérique, contribuant à démocratiser Internet et éventuellement à établir des normes mondiales. En tant que rapporteur fictif de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie, je voudrais souligner le travail des équipes concernées et la coopération au cours de ces mois de travail intense. Le premier objectif que nous avons poursuivi était de faire en sorte que la sphère numérique soit un lieu sûr, quelle que soit la taille de la plateforme. Tout au long de ces mois de négociations, nous avons réussi à renforcer les obligations pour les très grandes plateformes et à faciliter l'accès aux données pour les chercheurs, ce qui était très important pour nous, ainsi que pour les organisations et organismes à but non lucratif. De même, nous avons réussi à accroître l'interopérabilité et les mesures de portabilité des données pour contrer la position dominante des grandes plates-formes. En outre, nous nous sommes efforcés de parvenir à une plus grande transparence sur toutes les plateformes en ligne, tant en ce qui concerne la publicité numérique que la protection des mineurs et les systèmes de recommandation. Bien qu'il y ait encore un chemin à parcourir. Je voudrais souligner que cette semaine, trois membres du Congrès démocrate ont introduit une loi interdisant l'utilisation de données personnelles pour la publicité ciblée aux États-Unis. Une autre preuve qu'il s'agit d'un débat et d'un travail indispensable dans lequel nous devons encore aller de l'avant pour reprendre le contrôle de nos données et de notre vie privée. Nous pensons que la législation sur les services numériques est un premier pas dans la bonne direction qui contribuera à rendre les services numériques plus sûrs, à protéger les droits des citoyens, de nos enfants et à améliorer notre démocratie. Les socialistes continueront à travailler pour faire de l'environnement numérique un espace plus juste et avec un plus grand contrôle démocratique de nos données.
MeToo et le harcèlement: conséquences pour les institutions de l'UE (débat)
Monsieur le Président, nous savons que le harcèlement sexuel est comme un iceberg dont on ne voit que le point et dont la totalité ou la majeure partie est cachée; Nous savons également, d'après la première enquête de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne, qu'en une seule année, un citoyen sur quatre a été victime de harcèlement sexuel, même si nous devrions dire citoyens, car 90 % d'entre nous sont des femmes. Comme dans le cas de la violence sexiste, nous savons quelles sont les difficultés que rencontrent les personnes qui ont été victimes pour faire valoir leurs droits et verbaliser leur problème; C'est pourquoi seule une petite partie est mise en lumière, et face à cette invisibilité du harcèlement sexuel, les institutions de l'UE doivent prendre une position ferme et claire contre ce problème et le rendre visible. D'où l'importance de cette résolution, que je remercie également Mme Regner et tout mon groupe, le groupe socialiste, d'avoir promue, car elle vise précisément à faciliter ces plaintes et à obtenir justice, évidemment en apportant un soutien aux victimes; Résolution que nous savons déjà rejoint celle de 2017, mais qu'après le mouvement "Me Too" prend beaucoup plus de force, en partie parce que pas assez a été fait. Nous savons que dans ce mouvement «Moi aussi», il a réussi à créer une connaissance commune sur le comportement inapproprié des hommes puissants, mais nous devons aller plus loin, tant au Parlement que dans le reste des institutions européennes, et lutter contre les abus sexuels et le harcèlement souvent perpétrés par des hommes qui ne sont ni si célèbres ni si puissants, mais qui continuent d'avoir ce sentiment d'impunité. Toutes les femmes le savent, nous avons tous notre "Moi aussi" plus ou moins, donc le message doit être clair: la non-impunité et la tolérance zéro; Nous devons créer les canaux institutionnels qui nous permettent de dire ce qu'ils sont capables de faire.
Lignes directrices de la Commission européenne sur le langage inclusif (débat d'actualité)
Madame la Présidente, Monsieur le Vice-président de la Commission, le fait que le débat d'actualité de cette dernière session plénière du Parlement européen tourne autour d'un document interne de la Commission qui n'existe plus montre que, avec tout le respect dû, la proposition du Parti populaire européen dans cette affaire a été peu sérieuse. Je peux vous assurer que la droite européenne, en particulier espagnole, a toujours semblé démocratique et ciblée, mais aussi qu'avec ce cours, elle peut sans aucun doute s'engager sur la voie du populisme la plus caractéristique de l'extrême droite, loin, sans aucun doute, du projet européen commun. Le Parti populaire européen a attiré l'attention de la commissaire à l'égalité, je pense à tort, et il convient de se demander si elle le fait pour détourner l'attention des graves atteintes à l'état de droit et aux droits des femmes et des personnes LGBTI qui ont lieu dans certains États membres dirigés par les gouvernements de sa famille politique. Soyons sérieux: Aller de l'avant sur l'inclusion, l'égalité et l'égalité de traitement doit être une question très sérieuse pour ce Parlement, et c'est certainement le cas pour les socialistes et les démocrates, qui croient en une Union européenne inclusive et progressiste, indépendamment de la religion, du sexe, de l'orientation sexuelle, de l'âge et de l'origine ethnique des personnes: Nous comptons certainement sur votre parti, mais aussi sur la Commission, pour construire cette Europe de tous.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, je voudrais tout d'abord souligner qu'il s'agit aujourd'hui de la Journée mondiale de la science pour la paix et le développement. Je ne veux pas manquer cette occasion de me rappeler que soutenir et investir dans la science n'est pas un luxe, c'est une nécessité: la pandémie nous a clairement montré, tout comme la lutte constante pour atténuer et limiter les effets du changement climatique, l’importance de la recherche et des investissements dans la recherche. En ce qui concerne le partenariat européen en métrologie, je me joins aux commentaires des collègues qui ont très bien travaillé et très consciemment sur ce dossier de soutien à cette initiative qui vise à accélérer le leadership mondial de l'Europe dans la recherche en métrologie en établissant des réseaux de collaboration européens. Ce qui n'est pas mesuré n'existe pas et, si quelque chose n'existe pas, nous ne le savons pas, nous ne pouvons pas vraiment le transformer, alors je prends cet espace pour souligner l'importance de la métrologie en tant que facilitateur de l'activité économique et sociale et la nécessité de soutenir les structures existantes pour le développement de la communauté de la métrologie et de promouvoir les synergies entre les centres européens.
L'emploi et les politiques sociales de la zone euro en 2021 (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, tout d'abord, merci beaucoup à tous les groupes politiques, aux rapporteurs fictifs et aux équipes pour le magnifique travail qu'ils ont accompli sur ce dossier. Aujourd’hui, nous discutons de la proposition relative aux politiques sociales et de l’emploi dans la zone euro en 2021. Je voudrais souligner une fois de plus que c'est le point de départ pour jeter les bases de cette nouvelle Europe, de ce nouveau cadre économique et social que nous devons construire ensemble et de toute urgence, parce que la situation a changé, et que nous devons nous adapter et anticiper, en créant les conditions qui permettent de créer des emplois stables et dignes et qui permettent également aux gens de vivre dans la dignité. Nous n'avons pas d'excuses. Nous devons faire face aux conséquences sociales profondes de la pandémie, qui a également surmonté les crises précédentes, en proposant des solutions politiques qui ne laissent personne de côté, où qu’ils vivent. Il est de notre devoir historique d'améliorer le bien-être de tous les citoyens. Nous devons continuer à travailler sur la nouvelle feuille de route, dans laquelle les droits sociaux et l'équité prévalent, si nous voulons vraiment construire une Europe avec un avenir. Et nous n'y parviendrons qu'en insistant sur la nécessité de concevoir nos politiques économiques, y compris la conditionnalité sociale. C’était nécessaire avant la COVID-19 et c’est encore plus le cas aujourd’hui, parce que nous parlons de personnes et que nous savons que les politiques économiques ont un impact différencié sur les groupes sociaux et, également, sur les personnes, parce que nous n’avons pas tous les mêmes préférences, intérêts ou désirs, que tous les gens n’ont pas le même accès aux ressources ou à l’espace de prise de décision, qu’ils ne nous ont pas socialisés ou préparés de la même manière ou qu’ils n’ont pas tous le même rôle dans la société, comme nous les femmes le savons très bien. En sortant dans la rue, nous voyons qu'il y a encore des familles qui n'atteignent pas la fin du mois, des pères et des mères qui ne peuvent pas donner à leurs fils et à leurs filles l'éducation qu'ils voudraient. Les conséquences de la pandémie se sont, dans certains cas, ouvertes et, dans d’autres, ont creusé de profondes lacunes qui existaient déjà au sein de l’Union. Nous risquons notre avenir, notre bien-être et la consolidation du projet européen. Si les inégalités continuent d'augmenter, cela nous rendra faibles, et si nous ne défendons pas le bien-être de notre société, une économie sensible au genre ou des opportunités pour les personnes les plus vulnérables, nous pèserons sur les opportunités de chacun. Il est urgent que notre économie comprenne des indicateurs macroéconomiques qui intègrent ou atténuent les conséquences inégales de la politique économique entre les différents groupes sociaux, individus, secteurs économiques ou territoires, reflètent la réalité de notre société et prennent en compte tous les citoyens. Ce sont les citoyens qui construisent l'Europe et nous, leurs représentants, devons être à la hauteur. Je soulignerai une douzaine de points clés dans ce rapport. Premièrement: le Semestre européen devrait être aligné sur les objectifs et les stratégies des objectifs de développement durable, du socle européen des droits sociaux et du pacte vert;, et de soutenir les plans de relance des États membres. Deuxièmement: le Semestre européen devrait reposer sur une approche qui intègre les politiques économiques, sociales et environnementales et favorise les changements structurels afin que le progrès social, le développement durable et le bien-être prennent en compte les causes profondes des déséquilibres économiques et sociaux à long terme. Ce n’est qu’alors que nous pourrons faire en sorte que l’Europe continue de bénéficier des systèmes de protection sociale les plus avancés au monde et devienne également le premier continent neutre pour le climat. Troisièmement: Par conséquent, nous devons travailler avec des indicateurs qui couvrent les risques sociaux découlant des effets de la pandémie et des déséquilibres antérieurs dans l’économie, l’emploi et la santé, ainsi que les transformations que les transitions écologique et numérique peuvent entraîner. Quatrièmement: nos indicateurs sociaux actuels ne fournissent pas d'objectifs clairs pour mesurer l'impact de l'action de l'Union européenne et nous appelons les États membres à fixer des objectifs nationaux ambitieux. Cinquièmement: dans ce sens, nous estimons que le bien-être durable devrait être intégré dans la stratégie annuelle de croissance durable et dans les recommandations par pays. Par conséquent, les réformes nationales doivent avoir une orientation claire de solidarité, d'intégration et de justice sociale, dans le but de créer des emplois de qualité, de les fixer sur le territoire et de s'orienter vers une nouvelle organisation sociale des soins afin qu'ils ne tombent pas dans une majorité non reconnue chez les femmes. Sixièmement: il convient de tenir compte des inégalités, ainsi que de la situation en matière d’emploi, de situation sociale et de santé des États membres concernés, avant de prendre la décision de désactiver la clause dérogatoire générale. Septièmement: Nous devons œuvrer à la mise en place d'une capacité budgétaire européenne qui assurera la stabilité des économies de la zone euro. Des systèmes fiscaux bien conçus sont essentiels pour assurer un niveau élevé de protection des travailleurs contre les risques tout au long de leur vie, ainsi que de leurs retraites. Huitièmement: les personnes et les petites et moyennes entreprises doivent être protégées afin qu'elles ne soient pas prises dans le surendettement et parce que nous savons qu'elles ont besoin d'un soutien lorsqu'il s'agit de prêts non performants. Neuvième: nous sommes confrontés à cette nécessaire cohérence entre les objectifs de bien-être durable et la politique monétaire. Nous devons mieux intégrer les objectifs sociaux, le progrès social, le bien-être et la durabilité dans toutes les politiques de l'Union européenne, en particulier dans la planification budgétaire, afin de rendre les investissements publics efficaces dans la réalisation des objectifs sociaux et environnementaux. Et dixième, et dernier: l’architecture de la nouvelle gouvernance de l’Union européenne devrait être fondée sur la solidarité, la justice sociale et l’intégration, avec une répartition équitable des richesses, l’égalité entre les hommes et les femmes, des services publics de qualité, y compris un système d’éducation publique universel et de qualité, des emplois décents et une croissance durable. C'est pourquoi nous considérons que l'investissement dans le bien-être durable est vital. Le scénario a changé et avec les transitions numérique et écologique imminentes, il changera encore plus. Nous avons besoin de nouvelles recettes parce que nous savons que les anciennes n'ont pas fonctionné.
Les conséquences des violences conjugales et des droits de garde sur les femmes et les enfants (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, selon l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne, 73 % des mères victimes de violences physiques et sexuelles de la part de leur partenaire déclarent qu'au moins un de leurs fils ou filles était au courant de ces violences. La violence qui représente un grave problème social, qui crée des traumatismes physiques et psychologiques chez les victimes et qui, sans aucun doute, est un embarras pour nous tous en tant que société. Nous savons qu'un batteur n'est pas un bon père. C'est pourquoi il est nécessaire d'aller de l'avant avec le retrait des droits de garde et de visite dans de tels cas. En Espagne, le Parti socialiste a promu une réforme du Code civil qui a été approuvée en mai dernier et qui est effective depuis septembre. Et en Europe, nous devons reconnaître la violence fondée sur le genre comme un crime européen et nous devons établir à la fois une coopération entre les États membres et des normes minimales pour la lutte contre la violence fondée sur le genre à l’égard des femmes et pour la protection des enfants des victimes de cette violence. Parce que c'est leur droit, c'est leur avenir et il doit aussi être notre avenir.
Des conditions de travail, des droits et une protection sociale justes pour les travailleurs de plateformes - nouvelles formes d'emploi liées au développement numérique (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, au début du mois de septembre, nous avons vu une photo choquante: Alors que l'ouragan Ida a causé de graves inondations et des dizaines de morts aux États-Unis, un livreur de nourriture a continué à travailler, pédalant avec difficulté avec de l'eau jusqu'à la taille. C'est une image choquante, mais aussi scandaleuse, qui nous aide à faire face aux nouvelles inégalités émergentes, comme celle des travailleurs sans droits. S’il est vrai que les nouveaux types d’emploi et de travail via une plateforme peuvent aider ou avoir le potentiel d’aider à concilier vie professionnelle et vie familiale, cela ne signifie pas que nombre d’entre eux sont des emplois précaires et inférieurs aux normes du travail, ce qui n’est pas tolérable. L’Europe doit se caractériser par le respect des droits des travailleurs et des libertés fondamentales, y compris dans la sphère numérique. Et donc, du Parlement, nous exhortons le contrôle humain derrière les algorithmes, que les entreprises ont l'obligation de signaler sur les algorithmes utilisés et pour garantir la transparence en ce qui concerne les données à caractère personnel utilisées. Par conséquent, nous sommes clairement contre le capitalisme de surveillance également sur le lieu de travail.
Examen du cadre législatif macroéconomique (débat)
Madame la Présidente, nous sommes confrontés à un nouveau moment, à un nouveau récit économique, à une nouvelle ère budgétaire, et nous ne pouvons pas manquer l'occasion de construire une nouvelle Europe, un nouveau cadre économique et social; et nous en avons besoin de toute urgence. Dans cette nouvelle feuille de route, les droits sociaux et l'équité doivent prévaloir dans la conception des politiques macroéconomiques et leurs effets à court et à long terme doivent être pris en compte. À la conditionnalité macroéconomique, nous devons également ajouter la conditionnalité sociale pour surmonter les inégalités, qui se sont aggravées pendant la crise, mais qui ont également été causées par un cadre de gouvernance économique dysfonctionnel et par des échecs évidents. À cette fin, nous devons modifier les règles de gouvernance économique et sociale, conformément également aux conclusions du sommet de Porto. Nous risquons notre avenir, notre bien-être et la consolidation d'un projet européen de progrès.
Un nouvel EER pour la recherche et l’innovation (suite du débat)
Monsieur le Président, l'Espace européen de la recherche doit constituer un cadre solide pour renforcer la capacité scientifique et technologique de l'Europe et consolider un espace commun de recherche et d'innovation axé sur l'excellence et orienté vers tous les talents et, bien sûr, contribuant au bien-être social. À cette fin, il sera essentiel, tout d'abord, d'améliorer les conditions de développement de la carrière de chercheur, en particulier pour ceux qui débutent, en particulier les femmes et les groupes sous-représentés; deuxièmement, encourager les secteurs public et privé à s'engager davantage en faveur de la recherche européenne; troisièmement, la réduction des inégalités territoriales ou de l’écart entre les hommes et les femmes; quatrièmement, renforcer la coopération entre les universités, les centres de recherche et l'industrie; et cinquièmement, faciliter la science ouverte et améliorer la disponibilité et la normalisation des données. En fin de compte, elle doit contribuer au développement durable fondé sur la connaissance et à la réalisation des objectifs de la transition écologique et du leadership numérique, et soutenir la reprise sociale et économique de l’Europe.