12
Mars
2024
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Décision du Conseil invitant les États membres à ratifier la convention (n° 190) sur la violence et le harcèlement, 2019, de l'Organisation internationale du travail (débat)
Monsieur le Président, l'existence de la violence et du harcèlement au travail constitue une menace pour le bien-être, l'égalité et le bon fonctionnement des entreprises. Et, surtout, c'est quelque chose d'incompatible avec la dignité du peuple. La convention n° 190 de l'OIT, que le Conseil recommande aux États membres de ratifier - ce qui, je dois le dire, fait suite au déblocage pendant la présidence espagnole et que ce Parlement réclame depuis longtemps - promeut une culture du travail fondée sur quelque chose d'aussi de bon sens que le respect mutuel et la dignité humaine. Il s'agit d'un accord qui vise à instaurer une culture et une réalité de travail exemptes de violence et de harcèlement dans un domaine où il existe des asymétries de pouvoir, en particulier dans le cas des femmes, qui sont également victimes de discrimination parce qu'elles sont des femmes et même de harcèlement sexuel. Pour les socialistes, aller de l'avant dans un monde du travail sans violence ni abus est au cœur de nos politiques, du monde pour lequel nous avons toujours lutté et pour lequel nous continuerons à lutter, surtout maintenant que des vents antidémocratiques soufflent en Europe et que la défense de l'égalité et de la dignité de tous doit être garantie sans équivoque.