20
Oct
2025
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La décision d'imposer une amende à Google: défendre la liberté de la presse et des médias dans l'UE (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, la liberté de la presse est en principe menacée par les interventions de gouvernements autoritaires, nous le savons. Avant-hier, le journaliste Nikos Aslanidis en Turquie, membre de l'Union des éditeurs macédoniens-thraces, a été arrêté, déporté, pour ne pas dire kidnappé. Mais la liberté de la presse est également menacée par les modèles commerciaux des géants de la technologie. Dans ce cas, il y a une grande question. Qui légifère? Google estime qu'il devrait légiférer dans notre Union. Nous avons un autre point de vue. C'est peut-être ce que M. Trump pense: que les entrepreneurs, les intérêts des entreprises doivent légiférer et que les citoyens doivent exécuter. Non, c'est un autre type de démocratie, nous l'avons défendue, nous avons d'autres principes, nous avons d'autres notions. Nous sommes d'accord avec l'amende. Je pense qu'il est également petit, mais la question clé n'est pas de savoir si nous augmenterons l'amende, mais si nous mettrons en place des règles essentielles au fonctionnement de la presse. Pour faire une proposition, l'argent que nous recevrons ne devrait pas aller dans un portefeuille de l'Union européenne. Créer un fonds spécifique pour soutenir les médias et les journalistes: un fonds spécial pour la presse, dont nous avons besoin. C'est notre proposition.