9
Mai
2023
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Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique - adhésion de l’Union européenne: institutions et administration publique de l’Union - Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique - adhésion de l’Union européenne: coopération judiciaire en matière pénale, asile et non-refoulement (débat)
Madame la Présidente, un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix. Je peux continuer jusqu’à ce que j’atteigne plus de 50 ans avant de m’arrêter, car c’est le nombre de femmes qui sont tuées dans des violences domestiques en Europe chaque semaine. C'est le nombre de vies qui s'éteignent chaque jour. Leur crime: juste parce qu'ils sont nés femelles. Pour toutes ces femmes et filles et pour toutes les survivantes, nous avons la responsabilité de prévenir, de protéger et d'agir. Il est donc essentiel que l'UE ratifie la convention d'Istanbul, premier instrument international de lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique. Je suis heureux que nous ayons à présent une majorité d'États membres pour ratifier une partie de la convention. Même si j'avais espéré que nous aurions ratifié l'ensemble de la convention, et j'espère que nous serons en mesure de le faire dans un avenir proche. Il ne reste rien de plus clair de l’âge de pierre que la violence fondée sur le genre. Tout au long de l'histoire, le silence, parfois même l'encouragement, même de la part des gens ici présents, a été la réaction de la société. Même aujourd’hui, même dans notre Union, la violence à l’égard des femmes et la violence domestique sont considérées comme une question familiale par les conservateurs de droite, les extrémistes de droite et d’autres personnes ayant une mentalité de l’âge de pierre. La violence fondée sur le genre et la violence domestique n’ont rien à voir avec la famille. C'est une question de crime, et le crime doit avoir des conséquences. Il est temps de mettre fin à l'impunité qui existe. Dans le prolongement de l’important travail sur la lutte contre la violence fondée sur le genre et la violence domestique, je me réjouis également, avec mon corapporteur Francis Fitzgerald, d’adopter une directive forte dans ce domaine cet été. Aujourd'hui, nous célébrons les premières mesures qui sont prises, et demain, nous continuerons à prendre de nouvelles mesures jusqu'à ce que nous mettions fin à cette violence odieuse à l'égard des femmes et des filles dans l'ensemble de notre Union.