16
Sept
2021
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Situation dans le camp de réfugiés de Kakuma au Kenya
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, nous constatons une détérioration de la situation des personnes LGBTIQ+ dans de nombreuses régions du monde. C'est alarmant. Ils sont même privés de leurs droits humains lorsqu'ils cherchent refuge. La responsabilité de protéger les groupes vulnérables est enrichie dans le mandat de toutes les interventions humanitaires. En mars 2021, Chriton Atuhwera, militante et réfugiée ougandaise, a été tuée dans une attaque homophobe dans le camp du HCR à Kakuma, au Kenya. C'est un échec inimaginable et inacceptable pour la communauté internationale. Cette année, plusieurs réfugiés LGBTIQ+ ont dû être relocalisés ou forcés de fuir le camp de Kakuma en raison de menaces d’être attaqués, blessés et même tués. Permettez-moi de souligner l'absurdité des réfugiés qui doivent fuir un camp de réfugiés où ils cherchent déjà un abri, parce que leurs droits humains ne peuvent y être garantis. En tant qu'allié de la communauté LGBTIQ+ et fervent partisan du système humanitaire, j'appelle le HCR et le gouvernement kenyan à agir immédiatement pour assurer une protection suffisante aux personnes victimes de violences homophobes. J'exhorte également tous les pays sûrs du monde, y compris les États membres de l'UE, à assumer leur part de responsabilité et à augmenter leurs quotas de réinstallation afin de garantir que la protection internationale des groupes les plus vulnérables relève de leur responsabilité partagée.