18
Mai
2026
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L’incidence de la mise en œuvre de la directive 2014/89/UE sur la planification de l’espace maritime sur la pêche dans certaines zones de pêche et certains bassins maritimes (débat)
Monsieur le Président, oui, c’est clair, nos mers ne sont pas des espaces sans règles ni frontières. Et aujourd’hui, c’est vrai, il y a de moins en moins d’espace et de plus en plus d’acteurs, ce qui multiplie les conflits d’usage qui ne manqueront pas de se multiplier encore et d’éclater encore à l’avenir. Mais le bilan de votre application de cette fameuse directive sur la planification de l’espace maritime, ce bilan, Monsieur le Commissaire, est accablant. À commencer – je prendrai un seul exemple – par le choix politique irrationnel de l’éolien en mer, qui s’est fait au détriment de notre pêche, de l’environnement, de notre souveraineté alimentaire et énergétique, et du contribuable. Ce n’était pas dans l’esprit de la directive qui s’attachait, elle, à promouvoir un développement harmonieux, juste et équilibré de notre espace maritime. Nous en avons débattu moult fois dans cet hémicycle. Les pêcheurs vous ont alerté, les conchyliculteurs, les aquaculteurs, tous ces gens avec lesquels vous refusez de discuter vous ont alerté et vous persistez. En dépit de l’échec de ces énergies intermittentes, onéreuses et dévastatrices que vous continuez de défendre, vous avez fait le choix, vous, d’accabler le monde de la pêche de normes absurdes et bureaucratiques, de vous acharner sur nos pêcheurs et vous ignorez les problèmes auxquels ils sont confrontés, auxquels sont confrontés nos aquaculteurs, nos conchyliculteurs, toutes ces filières si indispensables à notre souveraineté alimentaire. Alors, par conséquent, de vraies questions, en fait, se posent dans ce débat aujourd’hui. À long terme, avez-vous conscience des conséquences écologiques de l’éolien en mer qui se répercuteront dans les décennies à venir? À court terme, avez-vous conscience que vous êtes en train de condamner définitivement notre filière pêche? Alors, Monsieur le Commissaire, il n’existe pas de politique sans les réalités. Et la réalité aujourd’hui nous impose de cesser l’éolien offshore, de préserver nos zones de pêche, de défendre nos pêcheurs et notre souveraineté alimentaire.