Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D)
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Déclarations écrites
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Végétaux obtenus au moyen de certaines nouvelles techniques génomiques et les denrées alimentaires et aliments pour animaux qui en sont dérivés (débat)
Grâce à ce cadre plus flexible pour les nouvelles techniques de génie génétique telles que la technologie CRISPR, nous allons permettre aux agriculteurs d'utiliser des cultures plus robustes, qui, par exemple, prospèrent mieux pendant les longues périodes de sécheresse ou de précipitations extrêmes et sont plus résistantes aux maladies qui nécessitent moins d'utilisation de pesticides. Cela contribue non seulement à notre sécurité alimentaire, mais aussi à notre lutte contre le réchauffement climatique. Cette proposition constitue une priorité importante sous la présidence belge. Le dossier montre que le débat politique peut en effet se transcender et que l'on peut embrasser la biotechnologie comme un outil à part entière dans l'agriculture, tant du côté paysan que du côté environnemental.
Cadre de mesures en vue de renforcer l’écosystème européen de la fabrication de produits de technologie «zéro net» (règlement pour une industrie «zéro net») (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, c'est un plaisir de pouvoir donner ma toute dernière intervention en plénière sur le règlement pour une industrie «zéro net», un dossier sur lequel j'ai travaillé dur avec mon collègue Christian Ehler. Pour moi, ce dossier résume l'essence de l'Union européenne aujourd'hui: la transition écologique est clairement en cours, mais nous ne le faisons pas de manière imprudente, nous ne le faisons pas de manière naïve, nous le faisons en mettant l’accent sur la compétitivité et l’emploi. Depuis que je suis devenu député au Parlement européen en 2014, le monde a énormément changé. Oui, en tant que continent, nous devons adopter les transitions écologique et numérique. Mais cela ne peut se faire que de manière sensée, dans la perspective de l'avenir et avec le courage nécessaire en tant qu'Union européenne. Ce règlement pour une industrie à zéro émission nette ose enfin regarder à long terme, déclenchera les investissements nécessaires et nous rendra plus résilients dans un monde où nous, Européens, devrons montrer nos dents pour rester à flot.
Législation sur l’intelligence artificielle (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, c'est aujourd'hui une étape importante dans la réglementation de l'intelligence artificielle. Parce qu'avec cet accord, nous, en tant qu'Union européenne, prenons notre responsabilité de trouver le juste équilibre entre réglementer et innover, entre protéger les citoyens et investir dans le progrès technologique. Cette loi sur l'IA deviendra le cadre du développement sûr et responsable de l'intelligence artificielle, qui changera notre vie quotidienne à un rythme rapide dans les décennies à venir. Pensez au travail, à la défense, à l'agriculture, aux transports, aux soins de santé, etc. Notre législation sur l’IA a le potentiel de devenir une norme mondiale, mais gérons donc soigneusement la mise en œuvre ultérieure et nous permettons donc de libérer des ressources suffisantes pour son application. Il appartient à toutes les parties prenantes – décideurs politiques, développeurs, utilisateurs et fournisseurs – d’assumer une responsabilité commune dans ce cadre.
Renforcement de la défense européenne dans un environnement géopolitique instable - Mise en œuvre de la politique étrangère et de sécurité commune - rapport annuel 2023 - Mise en œuvre de la politique de sécurité et de défense commune - rapport annuel 2023 (discussion commune - Sécurité et défense européennes)
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président de la Commission européenne, Monsieur le Secrétaire d'État, chers collègues, le renforcement de notre défense doit se faire d'abord et avant tout par le développement rapide de capacités de défense suffisamment performantes, et d'ailleurs avec une industrie forte dans laquelle nos PME ont toutes les opportunités. À cette fin, nous attendons avec intérêt le nouveau cadre stratégique du SEAD et nous sommes prêts à féliciter la Commission européenne. Mais en même temps, soyons honnêtes avec les citoyens: les budgets demandés et le soutien public nécessaire exigeront de nous tous conviction et détermination, en particulier à la lumière de la guerre en Ukraine. Le renforcement de notre défense va bien sûr bien au-delà de notre seule industrie. Les accords budgétaires conclus au sein de l'OTAN doivent être pris très au sérieux, y compris en Belgique. Il est clair que l'impact de cela sera également ressenti par nos citoyens et c'est pourquoi nous avons besoin d'urgence d'un débat public sur l'importance et le coût du besoin de sécurité.
Donner aux agriculteurs et aux communautés rurales des moyens d'action - dialogue pour une agriculture européenne qui soit durable et correctement rémunérée (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, combien de fois le débat de ces dernières années a-t-il porté sur les conditions que nous imposons aux agriculteurs? Et combien de fois le débat a-t-il porté sur la situation des agriculteurs eux-mêmes? Combien de fois le Parti populaire européen a-t-il demandé à parler aux agriculteurs et non aux agriculteurs? Ceux qui parlent aux agriculteurs aujourd'hui ne sont pas du tout surpris par les manifestations. Bien sûr, il est nécessaire de poursuivre la politique climatique, mais nous avons chargé leur charrette de nouvelles règles et nous les avons ensuite laissées aller les mains liées sur un marché mondial meurtrier, et cela avec de moins en moins de budget agricole. Bien que nous ayons sécurisé la nature ou des projets industriels ces dernières années, il n'y a aucune protection pour le rôle de l'agriculture et de la production alimentaire. C'est pourquoi, pour moi, le dialogue stratégique sur l'agriculture doit déboucher sur une véritable loi européenne sur la protection de l'agriculture qui vérifie l'ensemble de la législation européenne par rapport à des facteurs essentiels susceptibles d'avoir un impact sur notre sécurité alimentaire. Pensez à la disponibilité et à la qualité des terres, pensez aux jeunes agriculteurs, pensez aux prix qui couvrent les coûts, à la disponibilité de l'eau, etc. Les agriculteurs se sentent à juste titre poussés dans un coin. Il est temps de les remettre au cœur de ce qu'ils méritent.
Situation des détenus dans les prisons hongroises, y compris le cas d'Ilaria Salis (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, la situation dans les prisons hongroises soulève un certain nombre de questions à la suite de l'emprisonnement de la citoyenne italienne Ilaria Salis lors d'un violent rassemblement anti-nazi à Budapest l'année dernière et de sa comparution - très captivée - devant les tribunaux il y a quelques jours. Plusieurs organismes internationaux se sont déclarés préoccupés ces dernières années par la surpopulation carcérale, les conditions de détention insalubres et l'absence de recours efficaces pour les détenus en Hongrie. La Cour européenne des droits de l'homme et le Comité pour la prévention de la torture du Conseil de l'Europe ont documenté des cas de violations des droits de l'homme, ce qui indiquerait un problème systémique avec le système de justice pénale hongrois. Ma question est donc simple et surtout adressée à la Commission européenne: La Commission européenne a-t-elle effectivement connaissance de cette situation et peut-elle évaluer si les normes fondamentales relatives aux conditions de détention dans les prisons hongroises sont respectées et, partant, s'il est nécessaire d'engager une procédure? Enfin, plus généralement, la question: Quelles mesures concrètes la Commission européenne compte-t-elle prendre dans le cadre du débat sur les règles minimales relatives aux conditions de détention en Europe?
Améliorer la situation socioéconomique des agriculteurs et des zones rurales, garantir des revenus équitables, la sécurité alimentaire et une transition juste (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, les manifestations allemandes de cette semaine me rappellent les 2700 tracteurs qui sont arrivés à Bruxelles l'année dernière. Ce fut alors un signal clair que les obligations environnementales européennes conduisent à un arrêt, un arrêt dans l'agriculture et l'horticulture flamandes. Juste dans les endroits où la terre nous donne le plus de revenus. C'est là que l'Europe peut le mieux assurer sa sécurité alimentaire. C'est là que les agriculteurs se sentent le plus contraints dans leurs activités commerciales. L'effet cumulatif d'un manque d'évaluation, de salaires structurellement plus bas, d'une incertitude de permis sans précédent et d'une législation environnementale bien intentionnée qui, dans la pratique, se retrouve dans le cou des agriculteurs individuels, provoque à juste titre beaucoup d'insatisfaction. En outre, nous investissons trop peu dans des fonctions importantes dans les zones rurales. Cela se traduit par des transports publics défaillants, une énergie plus chère pour les habitants ou, par exemple, la perte d'installations locales telles que des écoles ou des médecins. Monsieur le Commissaire, notre propre production alimentaire est de la plus haute importance stratégique, au-delà de la fabrication de nos propres micropuces et médicaments ou de la construction de nos propres voitures. Il est temps de mettre la sécurité alimentaire à l'ordre du jour et de donner aux agriculteurs la reconnaissance qu'ils méritent. En paroles, en actes et en sous.
Présentation du programme d’activités de la présidence belge (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Monsieur le Premier ministre, chers collègues, la présidence belge arrive à un moment crucial en Europe, mais en même temps, la tâche est claire et, à mon avis, double. Premièrement: avec les élections européennes en vue, nous devons mettre les résultats sur la table dès que possible. Car ce n’est qu’avec les résultats des transitions écologique et numérique que nous pourrons présenter le bilan à l’électorat européen en toute confiance. En outre, les jeunes voteront pour la première fois en Belgique. Nous avons la responsabilité collective de les convaincre d'exercer leur droit démocratique. Secondly, I am counting on the Belgian Presidency to give an important impetus to Europe's strategic agenda. Il s'agira d'établir un cap ferme et soutenu pour que nous, en tant que continent, prenions la place qui est nécessaire dans ce paysage géopolitique et turbulent. De oorlog dans Oekraïne blijft woeden. Les relations avec la Russie sont sous pression. Le Moyen-Orient est un foyer. La Chine a besoin de notre attention stratégique et les élections de cet automne aux États-Unis vont colorer l'alliance avec l'Europe. Pour moi, l'agenda stratégique signifie: travailler en profondeur sur l'élargissement de l'Union européenne et le faire dans le plein respect d'un processus fondé sur le mérite, tout en réformant et en consolidant l'Union; et ancrer une Europe hautement compétitive. Après tout, nous avons pris des mesures pour aller de l'avant avec notre politique climatique. Mais maintenant, nous devons aussi donner corps à la partie compétitive, afin que nous puissions faire des entreprises, grandes et petites, mais aussi des agriculteurs. Continuez à donner de la perspective à l'avenir.
Programme européen d'investissement dans le domaine de la défense (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, le renforcement de la défense européenne a été contraint de devenir une priorité politique incontestée. Trop longtemps et trop loin, nous avons laissé croître un arriéré dans ce domaine. Mais depuis que Poutine a montré ce dont il est capable, le laxisme a cédé la place à des initiatives pour nous armer littéralement contre des menaces croissantes. Depuis mars 2022, il existe une volonté politique très forte qui est également nécessaire pour donner à la politique de sécurité et de défense de l’Union européenne une réelle mise à niveau. La pression extérieure a apporté des progrès, mais plus qu’une réponse efficace dans une situation de crise, nous avons vraiment besoin d’une défense européenne forte et à part entière à long terme, principalement et principalement grâce à des investissements plus importants et de meilleure qualité dans l’industrie et la technologie, adaptés à tout ce que nous avons convenu les uns avec les autres dans la boussole stratégique. L'autonomie stratégique exige des efforts soutenus, même lorsqu'elle cessera bientôt de brûler. C'est pour cette raison que je voudrais exprimer mon soutien au programme européen d'investissement dans le domaine de la défense et, dans le même temps, demander des ressources suffisantes pour garantir son impact, et que nous pouvons et devons promouvoir pleinement et de manière crédible une stratégie véritablement globale pour une industrie européenne de la défense.
Monsieur le Président, Monsieur le Haut Représentant, chers collègues, dans l'esprit d'un partenariat transatlantique, les relations entre l'Union européenne et les États-Unis sont en fait l'un des piliers les plus importants de notre politique étrangère, un levier fort et même nécessaire dans de nombreux domaines politiques. Bruxelles et Washington partagent de nombreuses valeurs et de nombreux intérêts, et une coopération étroite est indispensable pour disposer d'une masse critique afin de relever les défis régionaux et mondiaux. Mais une valeur fondamentale par excellence que nous partageons les uns avec les autres est la démocratie fondée sur les principes de l'État de droit. Malheureusement, cela ne s'avère pas être une réussite, et encore moins une preuve. La pression croissante exercée à cet égard, tant de l’intérieur que dans la confrontation avec les régimes autoritaires, exige une coopération plus ciblée et proactive entre nous afin de renforcer la résilience démocratique sous tous ses aspects. J'ai demandé à plusieurs reprises la création d'un centre de résilience démocratique au sein de l'OTAN pour souligner cet engagement et les intérêts partagés par l'Union européenne et les États-Unis. Je continuerai à le faire tant que la nécessité de telles initiatives restera palpable.
Stratégie européenne en matière de sécurité économique (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire et mes collègues, la protection des secteurs stratégiques de notre économie est en fait un autre défi qui ne peut être relevé de manière adéquate au niveau européen que dans le contexte actuel de rivalité géopolitique croissante. Aujourd'hui, je voudrais attirer tout particulièrement l'attention sur un élément essentiel de cette stratégie que nous avons tous à l'esprit: la protection des infrastructures critiques. Parce que la sécurité des infrastructures présentant un intérêt stratégique pour notre économie est l’un des éléments fondamentaux de la résilience qui fait manifestement défaut à l’UE aujourd’hui. En fait, à tel point que les intérêts économiques et les défis dans le domaine de la défense vont de pair ici. Dans le contexte d’une coopération accrue entre l’UE et l’OTAN, notamment en termes de résilience, de prospérité et de sécurité de nos citoyens, je souhaite vraiment promouvoir une stratégie qui tienne également compte de la cohérence entre les deux.
Propositions du Parlement européen pour la révision des traités (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, à la lumière du futur élargissement et en période de défis géopolitiques croissants, les réformes institutionnelles sont plus que souhaitables afin d'améliorer le fonctionnement de l'Union et de renforcer notre unité et notre détermination. Mais soyons honnêtes: il ne sera pas facile d'en convaincre tous les États membres et de prendre la bonne voie pour opter pour des réformes qui garantissent une Europe plus grande et meilleure et non moins bonne et pire. Le débat doit avoir lieu, les négociations doivent avoir une chance. Mais avec la perspective d'une nouvelle vague d'élargissement, nous devrions certainement continuer à suivre d'autres voies qui conduisent à une plus grande efficacité dans les politiques et les actions de notre Union. Je pense, en particulier, à une plus grande volonté politique d’utiliser systématiquement et de manière optimale toutes les possibilités que les traités offrent déjà, telles que les clauses dites «passerelles», et, par exemple, à une différenciation plus forte du processus d’intégration européenne.
Cadre de mesures en vue de renforcer l’écosystème européen de la fabrication de produits de technologie «zéro net» (règlement pour une industrie «zéro net») (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, notre industrie européenne est confrontée au défi urgent de renforcer encore notre compétitivité. Je tiens à féliciter Christian Ehler pour cette réponse européenne à la loi américaine sur la réduction de l'inflation. Le secteur public a également un rôle à jouer à cet égard, non seulement en choisissant les technologies les moins chères dans les marchés publics, mais aussi en différenciant l'offre, de sorte que nous devenions moins dépendants des pays tiers et créions un marché pour nos propres produits à partir de nos propres producteurs. Toutefois, nos ambitions européennes dans cette transition sont très élevées. C’est pourquoi je me méfie de l’introduction de critères sociaux et protectionnistes supplémentaires qui risquent de rendre la procédure de passation des marchés publics encore plus complexe et d’exercer une pression sur le coût et la rapidité de notre transition écologique à court terme. Par-dessus tout, veillons à ce que nos entreprises disposent d'une législation viable qui renforce réellement notre compétitivité.
Stratégie européenne en matière de protéines (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, pour les protéines, pour notre alimentation animale, nous sommes trop dépendants des importations en provenance de pays tels que l'Argentine, le Brésil et les États-Unis. Cette dépendance pour le soja, par exemple, ne représente pas moins de 97 %. C'est à peu près la même dépendance que nous avons sur les micropuces de Taiwan. Compte tenu du prix, de la volatilité des matières premières sur le marché mondial et des distorsions commerciales causées par la guerre russe en Ukraine, cette dépendance à l'égard des pays étrangers n'est rien de plus qu'un immense talon d'Achille pour l'Europe. Elle n'est pas non plus conforme à notre point de vue sur, par exemple, la déforestation dans les pays tiers et elle doit donc être clairement différente dans les années à venir. C'est donc à juste titre que ce Parlement plaide en faveur d'une stratégie européenne ambitieuse en matière de protéines, axée sur l'augmentation de la production de protéines végétales et sur la diversification de l'approvisionnement. Pour moi, trois principes sont cruciaux: Premièrement, l'agriculteur doit être au cœur de cette stratégie. La stratégie en matière de protéines a un immense potentiel pour créer des opportunités pour les agriculteurs, par exemple en fournissant des incitations et un soutien à la production de protéagineux. Mais bien sûr, la création d'un véritable marché pour ces nouvelles protéines est également cruciale. Un marché qui offre vraiment quelque chose pour les agriculteurs et fournit également la R & A et l'innovation nécessaires. Un deuxième principe important est l'égalité des conditions de concurrence. Nous pouvons en effet produire nous-mêmes plus de protéines, tant pour l'alimentation humaine que pour l'alimentation animale, mais seulement bien sûr à condition de ne pas laisser la porte dérobée ouverte à des aliments bon marché provenant de l'étranger, produits sur la base de normes inférieures. C'est la seule façon pour nos agriculteurs d'être vraiment compétitifs. Troisièmement, nous devons admettre que les protéines animales sont par définition circulaires. Les flux résiduels de denrées alimentaires peuvent être utilisés comme aliments pour animaux. Les produits résiduels tels que le fumier peuvent servir d'alternative aux engrais coûteux ou à la production d'énergie. Je me réjouis donc qu'une fois de plus, dans ce texte, une majorité du Parlement soutienne l'autorisation des produits RENURE. Ce signal ne peut vraiment pas sonner plus clair maintenant. Enfin, nous devons reconnaître que nous avons fermé les yeux sur cette dépendance pendant trop longtemps. Mais aujourd'hui, ce Parlement demande une action claire de la part de la Commission européenne. S'il vous plaît, proposez une stratégie ambitieuse en matière de protéines. Mettre notre Union sur la voie d'une plus grande autonomie.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, les recherches montrent que près d'un quart des agriculteurs irlandais ont des idées suicidaires, tandis qu'en Flandre, en deux ans, la demande de soins de santé mentale dans le secteur agricole a augmenté de 90 %. Et pourtant, comme vous pouvez le voir, la santé mentale dans l'agriculture est encore sous-exposée, même dans ce débat ce soir. La perception de ce secteur n'est pas positive, alors qu'il joue un rôle extrêmement important dans notre société, en particulier dans les zones rurales. Les signaux de détresse mentale parmi les agriculteurs et les paysans sonnent de plus en plus fort à travers l'Europe. Mais - et c'est vraiment le pervers - dans le même temps, il y a un grand manque de bons chiffres pour cartographier la situation. Cependant, les causes profondes sont connues: lourde charge réglementaire, incertitude financière, quasi-absence d'évaluation, avenir incertain, etc. Monsieur le Commissaire, c'est le premier appel que je voudrais vous faire ce soir: Fournir des données et des chiffres. Cartographier entièrement le problème de la santé mentale, ventilé par secteur professionnel. En Flandre, nous connaissons «Boeren op het Kruispunt» (Les agriculteurs à la croisée des chemins), une organisation qui aide les agriculteurs à résoudre leurs problèmes. Beaucoup trouvent une oreille attentive quand ils sont dans des moments difficiles. Et c'est aussi le deuxième appel que je vous adresse ce soir, Monsieur le Commissaire: apporter un soutien structurel à ces types d’organisations qui peuvent aider les agriculteurs, garantir un «agriculteur à la croisée des chemins» similaire dans tous les États membres et, en particulier, s’attaquer aux causes profondes avec vos collègues.
La lutte contre la désinformation et la diffusion de contenus illégaux dans le contexte du règlement sur les services numériques et en période de conflit (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, je dois vous féliciter. Je suis très heureux que vous agissiez, que vous agissiez contre l'aveuglement à l'égard de contenus illégaux, d'images extrêmement violentes et de propagande terroriste. Il est bon de voir que la Commission a enfin un bâton derrière la porte pour les politiques laxistes de certaines plateformes en ligne. Il y a quelques années, nous étions exactement dans la même situation d'attaques terroristes lâches et de guerre. Nous avons constaté que les contenus illégaux et violents sur les plateformes en ligne pouvaient circuler librement et rester impunis. Il faut dire: Par la suite, l'Europe a vraiment pris l'initiative de freiner la libre circulation de la propagande terroriste. C’est sous l’impulsion de ce Parlement que la législation sur les services numériques nous donne enfin les outils nécessaires pour agir. Et non, il ne s'agit pas de censurer ou de restreindre la liberté d'expression, ce que certains ici croient. Eh bien, il s'agit de méga-plateformes en ligne qui doivent réagir efficacement et rapidement lorsque des images ou des messages illégaux ou violents clairs sont signalés sur leurs plates-formes. Sur le fait d'avoir suffisamment de personnel formé pour faire de la modération de contenu si nécessaire, en toute transparence, avec toutes les garanties bien sûr et avec les sanctions nécessaires si ces entreprises violent nos règles européennes. Alors, Monsieur le Commissaire, oui, je vous apporte tout le soutien dont vous avez besoin aujourd’hui pour utiliser tous les outils de la législation sur les services numériques afin que les plateformes qui pensent que nous en rions puissent enfin passer à l’action.
Pénurie d'eau et investissements structurels dans l'accès à l'eau dans l'UE (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, cet été, le Financial Times a qualifié la Belgique d'État membre connaissant le plus de problèmes d'eau en raison, d'une part, de la forte densité de population et, d'autre part, des infrastructures limitées. Les agriculteurs sont les premiers à le ressentir. Oui, au cours des derniers étés, il y a toujours eu une interdiction du captage d'eau dans ma région d'origine, ce qui a immédiatement fait de l'irrigation des cultures un défi majeur. Si les agriculteurs de ma région le ressentent déjà, ils peuvent bien sûr deviner à quoi ressemble la situation dans le sud de l'Europe. L'agriculture est très vulnérable à la sécheresse. Je vois de plus en plus de bassins hydrographiques construits sur les fermes elles-mêmes, souvent partiellement payés avec l'argent de la politique agricole commune. Mais cela se produit encore aujourd'hui de manière trop sporadique, trop arbitraire et en fait sans plan politique global. C'est pourquoi je suis si heureux que le Parlement lance cet appel politique, car nous avons vraiment besoin de solutions structurelles et d'investissements qui garantissent un accès à long terme à l'eau. C’est également pour cette raison que j’ai récemment signé l’appel en faveur d’un pacte bleu pour l’Europe. Il est de la responsabilité de celle-ci – mais aussi de la prochaine Commission européenne – de faire de l’eau une véritable priorité avec des règles incitatives plutôt que des exigences inutilement élevées. Accordons une attention particulière à la vulnérabilité de l'agriculture. Infiltrer, tamponner, réutiliser et fermer des cycles est le message. Les techniques et les connaissances sont disponibles. Le moment est venu de faire des solutions européennes une priorité.
Nécessité d'adopter rapidement le paquet «asile et migration» (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, le pacte sur les migrations n'est en réalité rien de plus qu'un véritable test pour le processus d'intégration européenne et pour le soutien public nécessaire parmi les Européens. La mise en œuvre du pacte sur les migrations nous permettra de mesurer l'efficacité des décisions prises à la majorité dans les domaines où l'unanimité n'existe plus dans la lettre, mais semble en fait toujours décisive dans l'esprit. Qu'est-ce qu'un plaidoyer en faveur de la majorité qualifiée vaut encore s'il devait rester lettre morte dans la pratique aujourd'hui? Nous pouvons et nous allons également mesurer la faisabilité d'une nouvelle vague d'élargissement dans la mise en œuvre du pacte sur la migration. Car un élargissement ultérieur peut être géostratégique ou coercitif, mais il ne sera pas défendable pour notre propre peuple tant que l'Union n'aura pas fait ce qu'elle doit faire, c'est-à-dire tant qu'elle n'aura pas sa propre maison en ordre.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, la Turquie est un partenaire stratégique important pour l'UE dans plusieurs domaines d'action. Les intérêts d'une plus grande coopération justifient un engagement renforcé mais critique dans nos relations avec ce pays. C'est pourquoi, Monsieur le Commissaire, nous devons œuvrer en faveur d'un partenariat stratégique fort et dynamique, nous devons rechercher un nouveau cadre de coopération dans lequel la Turquie et l'UE bénéficient davantage, voire considérablement. Mais la perspective de l'adhésion de la Turquie à l'UE n'a aucun fondement. Pas maintenant, mais pas demain non plus. C'est clair. Le soutien public fait défaut et la capacité budgétaire n'est tout simplement pas là. Outre le déficit structurel au regard des critères d'adhésion habituels. Par conséquent, en tant que partenaires, traitons les uns avec les autres correctement et investissons pleinement dans une alternative viable qui profitera aux deux partenaires de manière durable.
Exportations ukrainiennes de céréales après la sortie de la Russie de l’initiative céréalière de la mer Noire (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, nous sommes tous d'accord pour dire que le retrait de la Russie de l'accord sur les céréales est irresponsable et qu'il a une fois de plus montré la gravité et l'imprévisibilité de cette guerre. La récolte estivale en Ukraine est positive et il est maintenant très important, Monsieur le Commissaire, de faire sortir ces céréales du pays et de les mettre sur le marché mondial dès que possible. Cela peut se faire – comme indiqué précédemment – par route ou par chemin de fer, mais aussi grâce à une capacité supplémentaire sur le Danube. Cela est crucial non seulement pour les pays du Sud qui ont littéralement besoin de ces céréales, mais aussi pour réduire les prix des intrants pour nos propres agriculteurs européens. C'est pourquoi aujourd'hui, Monsieur le Commissaire, je vous demande de présenter un plan pour contrôler réellement les prix des matières premières en Europe, même si la Russie continue d'entraver et de maintenir son agression et son irresponsabilité pendant longtemps. Il est très positif qu'en tant qu'UE, nous continuions à assumer nos responsabilités, mais nous devons veiller à ne pas être blâmés pour les conséquences de notre responsabilité.
Instrument du marché unique pour les situations d’urgence (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, notre marché intérieur est et reste le fondement de notre Union européenne. C'est notre meilleure garantie de prospérité et de progrès. Et pourtant, et pourtant. Pendant la crise de la COVID-19, nous avons vu les États membres reculer dans une réaction de panique et fermer leurs frontières. En Flandre, avec nous, les frontières avec les Pays-Bas et la France ont été fermées. Ce n'est que par les routes principales que vous ne pouviez traverser la frontière que pour une raison valable dans un certain laps de temps. Le transport de marchandises a été retardé et même des accidents mortels se sont produits dans de longs embouteillages frontaliers. Le soi-disant voies vertesMonsieur le Commissaire, la question n'a été que partiellement résolue. C'est pourquoi je vote pour cet instrument du marché unique pour les situations d'urgence cette semaine. Ce qui s’est passé de manière ponctuelle et aléatoire pendant la crise de la COVID-19 bénéficie désormais d’un cadre juridique clair. Construire des réserves stratégiques, des achats conjoints, mettre en place de vrais voies rapides et des certificats uniformes pour les travailleurs frontaliers. Chers collègues, n'utilisons les ordres de priorité obligatoires sur les entreprises qu'en dernier recours et dans des conditions très strictes et claires. Je suis convaincu que cet instrument nous permettra d’être beaucoup mieux préparés et plus résilients pour préserver notre marché intérieur européen au cours de la prochaine crise.
Accord UE-Tunisie - aspects liés à la politique migratoire extérieure (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, le pacte sur la migration a à juste titre l'ambition de rendre à nouveau l'afflux de migrants gérable dans l'Union. Le renforcement des frontières extérieures joue évidemment un rôle important à cet égard, tout comme une politique de retour efficace. Mais la coopération avec les pays tiers est également essentielle dans notre politique migratoire, en respectant toujours, bien sûr, les droits de ceux qui demandent une protection. L'accord entre l'Union et la Tunisie est un bon accord sur le fond, mais maintenant l'accent doit être mis sur sa mise en œuvre intégrale et correcte. Nous avons en fait besoin de plus d'accords de ce type pour faire en sorte que les gens voient un avenir dans leur propre pays ou région à l'avenir, y compris en investissant plus spécifiquement dans l'éducation et l'emploi, en luttant plus efficacement contre les réseaux de passeurs criminels. Et ce n'est que grâce à cette coopération active et soutenue avec ces pays dans tous les domaines d'action pertinents que nous pourrons gérer l'afflux de migrants et ainsi rendre notre politique migratoire gérable. C'est pourquoi je soutiens cet accord.
Conclusions du Conseil européen des 29 et 30 juin 2023, en particulier les développements récents de la guerre contre l'Ukraine et en Russie (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, la guerre en Ukraine démontre constamment à quel point la coopération entre l'OTAN et l'UE et l'OTAN est essentielle pour la sécurité de nos citoyens. La sécurité est désormais une priorité politique absolue et le partenariat transatlantique est la base sur laquelle notre politique de sécurité est effectivement mise en œuvre. Le soutien à l'Ukraine figure en tête des priorités politiques de l'UE et de l'OTAN. Et ce soutien est clairement fondamental et multiforme. L'un des plus grands défis à long terme est de fournir des garanties de sécurité viables à l'Ukraine. Des engagements ont été pris ou sont en train de l'être tant au Conseil européen qu'au sommet de l'OTAN. À la suite du Conseil européen, le SEAE prépare actuellement un document d'orientation et, à Vilnius, le G7 publiera aujourd'hui une déclaration à laquelle d'autres pays pourraient également adhérer. C'est quelque chose que nous devrions absolument applaudir. Il est très important que nos dirigeants politiques prennent des engagements forts en matière de sécurité de l’Ukraine, tant dans le contexte de l’UE que de l’OTAN, parce qu’ils répondent à des besoins réels, parce qu’ils donnent un nouvel élan au renforcement de la défense européenne nécessaire, parce qu’ils constituent un investissement supplémentaire dans la coopération entre les deux organisations – l’UE et l’OTAN – ainsi que dans le partenariat transatlantique, et parce qu’ils constituent le début d’une nouvelle architecture de sécurité qui doit continuer à préserver la paix et la stabilité en Europe à l’avenir.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, pour être crédible et avoir un impact dans ses ambitions de contribuer à une solution durable du conflit entre Israël et les Palestiniens, l'Union doit être équilibrée dans ses positions et ses actions, et donc aussi dans ses critiques. Notre critique de la politique de colonisation d'Israël peut difficilement être plus claire, peut difficilement sonner plus fort. Mais nous devons aussi pouvoir dire à l'Autorité palestinienne ce qu'elle dit: critique essentielle pour promouvoir les perspectives d'une paix durable et qui devrait bénéficier en particulier aux Palestiniens eux-mêmes, parce qu'ils ont tout intérêt à ce que la communauté internationale ne fasse pas la paix avec le manque de légitimité démocratique, avec des dirigeants divisés ou manquants, avec le manque de transparence et des problèmes tels que la corruption, et avec le rôle néfaste des organisations terroristes. Nous prenons d'urgence à cœur le sort des Palestiniens, mais pas en donnant carte blanche à leurs dirigeants.
Garantir la sécurité alimentaire et la résilience à long terme de l’agriculture de l’UE (débat)
Monsieur le Président, je voudrais féliciter chaleureusement la rapporteure Marlene Mortler pour ce rapport, qui contient de nombreuses recommandations importantes visant à garantir l'accessibilité et la disponibilité des denrées alimentaires à court et à long terme. Cependant, je voudrais souligner une chose: le «test socio-économique des jeunes agriculteurs». Le 26 septembre, de jeunes agriculteurs de Flandre et des Pays-Bas ont protesté devant le Parlement sur la place du Luxembourg et ont plaidé en faveur de ce test pour les jeunes agriculteurs. Neuf mois plus tard, ce rapport a été rédigé, qui invite clairement la Commission à évaluer l'impact socio-économique de toute future proposition de législation agricole, climatique ou environnementale sur les jeunes agriculteurs. C'est ce que j'appelle l'élaboration des politiques: pas sur les agriculteurs, mais avec nos agriculteurs. Prenons un exemple de cela.