Le rôle des agriculteurs en tant que facilitateurs de la transition verte et d'un secteur agricole résilient (suite du débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, permettez-moi de parler de la loi sur la restauration de la nature. L’article 14 de cette proposition impose aux agriculteurs de retirer 10 % de leurs terres agricoles de la production. Pour la Flandre, cela monte à près de 15%. Cela représente 172 000 hectares de terres fertiles à 100 000 euros par hectare dans ma région. Calculez cela pour vous-même. Cette loi ne prend pas en compte le contexte densément peuplé de la Flandre et c'est pourquoi nous ne soutenons pas avec CD&V toute politique qui réduit la production alimentaire, qui provoque une crise de l'azote XXL dans notre pays, et qui met finalement en danger la quille de l'agriculteur en Flandre. La Commission européenne n'a fait aucun effort pour évaluer l'impact de cette législation. Moins de rentabilité, plus d'incertitude pour l'agriculteur, et à la fin du voyage encore moins d'agriculteurs qui veulent commencer. Vous devez faire à nouveau les devoirs, chère Commission européenne, afin que vous puissiez arriver à la même conclusion que celle que nous avons établie de longue date sur le terrain. Les agriculteurs veulent vraiment réaliser la transition écologique, mais uniquement à condition qu’il existe une législation prévisible, stimulante et réalisable.
Donner aux consommateurs les moyens d’agir en faveur de la transition écologique (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, les entreprises – et je pense en particulier aux PME – sont au cœur de notre transition vers un modèle économique plus durable. Mais en tant que consommateur, il est particulièrement difficile aujourd'hui d'estimer quelles entreprises font cette transition de manière réelle. En tant que consommateur, vous ne disposez pas toujours des informations nécessaires pour faire un choix durable et respectueux de l'environnement. Cependant, les consommateurs ont le droit de savoir combien de temps un produit devrait durer ou quelles sont les options de récupération possibles. En informant correctement le consommateur et en le protégeant des informations trompeuses, le consommateur peut faire le choix qui lui convient le mieux et ainsi conduire le marché dans une certaine direction. Et, Mesdames et Messieurs, le monde ne s'arrête pas. Il est donc important que la liste des pratiques commerciales déloyales soit effectivement complétée. Les allégations environnementales vagues, l'obsolescence délibérément intégrée et les scores de durabilité non étayés devraient vraiment appartenir au passé. Cela augmente également les conditions de concurrence équitables entre nos entreprises. Cette proposition place à juste titre les consommateurs au premier plan, chers collègues, mais pour terminer là où j'ai commencé: Nous ne devons pas oublier les entreprises dans toute cette histoire. J'attends donc de vous, Monsieur le Commissaire, des lignes directrices claires afin que la mise en œuvre de ces règlements puisse se dérouler aussi harmonieusement que possible. C'est la seule façon dont cette proposition peut gagnant-gagnant s’adressent aux consommateurs et aux entreprises qui souhaitent progresser dans cette transition écologique.
Initiative citoyenne européenne «Sauvons les abeilles et les agriculteurs! Vers une agriculture respectueuse des abeilles pour un environnement sain» (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, je trouve résolument positif que les citoyens puissent participer à la définition de notre programme, car les initiatives citoyennes nous obligent à débattre les uns des autres, ce qui peut être une incitation à élaborer des politiques. Renouveau démocratique avec un potentiel clair. Mais en même temps, l'instrument prouve qu'il est de notre devoir, en tant que décideurs politiques, d'élaborer une législation avec un sens de la réalité par la suite, en mettant en balance des intérêts différents. Les initiatives citoyennes peuvent lancer des propositions ambitieuses. Nous devons tenir compte de ses effets sur notre nature, sur notre production alimentaire, sur le bien-être socio-économique de nos agriculteurs et, en fait, sur le tableau d’ensemble. Un peu de nuance me manque dans le débat d'aujourd'hui. Les chiffres de la Commission sur les pesticides sont clairs. L'utilisation et le risque des pesticides chimiques diminuent chaque année. Par exemple, si nous zoomons sur un pays comme la Belgique, nous constatons des progrès évidents par rapport aux années 2015-2017. Tout d'abord, continuons à travailler avec les agriculteurs sur une voie réalisable et réaliste pour réduire davantage les effets négatifs de l'utilisation des pesticides. Examinons également des alternatives moins nocives, mais aussi abordables et exploitons le potentiel du nouveau génie génétique. Enfin, pour les pollinisateurs, regardons au-delà de la simple utilisation de pesticides. Par exemple, si nous voulons protéger les pollinisateurs, nous devons également examiner l'impact du frelon asiatique, qui devient de plus en plus un défi pour nos agriculteurs.
Heure des questions (VPC/HR) - Renforcer les liens transatlantiques dans un monde multilatéral aux défis constants
Oui, bref suivi. Il ne s’agit peut-être pas spécifiquement de la question de l’est du Congo, mais plutôt de savoir si les États-Unis et l’Union européenne travaillent activement à la réforme de l’ONU, là où elle est exactement nécessaire, par exemple dans le maintien de la paix dans des domaines où elle n’a pas lieu aujourd’hui.
Heure des questions (VPC/HR) - Renforcer les liens transatlantiques dans un monde multilatéral aux défis constants
La question posée à la haute représentante était de savoir si, dans le cadre du dialogue transatlantique avec les États-Unis, vous avez abordé le sujet de l'est du Congo, qui est une situation dramatique, ou où se déroulent des événements dramatiques.
Heure des questions (VPC/HR) - Renforcer les liens transatlantiques dans un monde multilatéral aux défis constants
Monsieur le Haut Représentant, bienvenue à cette heure des questions sur le partenariat transatlantique. Le multilatéralisme et le droit international devraient figurer en bonne place à l'ordre du jour transatlantique et, bien entendu, l'autorité et le fonctionnement des Nations unies devraient être préservés par des réformes dont les partenaires transatlantiques devraient être le moteur. Mais là où l'ONU est structurellement inadéquate, par exemple en termes de maintien de la paix dans certaines régions du monde, nous, partenaires transatlantiques, ne devons pas rester les bras croisés, en tant que communauté internationale défaillante. Un exemple poignant de cela, Monsieur le Haut Représentant, est l'est du Congo, où la situation de la population locale est devenue complètement dramatique et désespérée à cause de la violence, et où nous, en tant qu'Union européenne, mais aussi en tant que partenaires transatlantiques, devons avoir l'ambition d'en faire plus et de ne pas échouer. D'où ma question à vous, Monsieur le Haut Représentant: La situation dans l'est du Congo fait-elle l'objet de consultations et d'une coopération avec les États-Unis et des initiatives sont-elles envisagées à cet égard?
–Président, commissaire, collègues, nous ne devons pas sous-estimer la réalité du nombre d’agriculteurs qui travaillent et vivent aujourd’hui. Nous parlons ici aujourd'hui des prix extrêmes des engrais. Pour beaucoup d'entre nous, il ne s'agit que d'un fichier comme les autres. Mais aux tables de cuisine des agriculteurs, il s'agit de beaucoup plus. Pour certains, il s'agit de la facture énergétique de la famille ou du coût des études des enfants. Pour d'autres même sur la survie de leur entreprise et leur passion. Au cours des dernières semaines, j'ai parlé à de nombreux agriculteurs lors de soirées de conférences. Quand je rentre chez moi le soir, je me rends compte encore et encore que beaucoup de gens perdent à juste titre et vraiment leur courage. En raison de la situation actuelle du marché, en effet, mais certainement aussi en raison des nombreuses lois qui leur sont soumises. Les jeunes n'entrent plus dans l'arène. Les parents conseillent à leurs enfants de ne pas devenir agriculteurs, avec toutes les conséquences pour notre production alimentaire européenne, à court et à long terme. Travaillons donc vers une politique qui soit certes ambitieuse en termes de climat et de biodiversité, mais qui soit fondée sur la science et qui ait un œil sur sa faisabilité chez l'agriculteur, sur le terrain et dans la grange. Il ne s'agit pas seulement des agriculteurs, de leurs familles ou de leur bien-être mental, qui est en effet profondément dans le rouge. Il s'agit de ce que nous voulons tous dans notre assiette aujourd'hui, mais aussi demain et après-demain. Et oui, RENURE est un exemple de quelque chose qui peut aider à la fois le climat et la biodiversité, tout en soutenant les agriculteurs. Alors, Monsieur le Commissaire, s'il vous plaît, travaillez dessus.
Transparence et ciblage de la publicité à caractère politique (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, la transparence et des règles claires clarifieront désormais qui parraine les publicités politiques, pourquoi les utilisateurs les voient et donneront plus d'accès aux données pour le journalisme d'investigation. Le mois dernier, des chercheurs flamands ont montré que les partis politiques de mon pays dépensent des montants record en publicité sur les médias sociaux et sont donc de loin les pionniers de l'Union européenne. Avec l’accord sur lequel nous votons demain, nous pouvons mettre fin à l’ère dans laquelle les plateformes de médias sociaux collectent de grandes quantités de données d’électeurs non sollicitées – et souvent involontairement parmi les utilisateurs – pour permettre aux comportements électoraux d’être influencés, ou pire, d’opposer des groupes de personnes les uns aux autres. Les publicités politiques destinées aux mineurs ou basées sur des données sensibles n'appartiennent vraiment pas à l'Union européenne. Je suis convaincu qu’il s’agira d’une avancée importante pour mieux protéger nos démocraties à l’approche de toutes les élections de 2024. Local, régional, national et européen.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, les priorités opérationnelles de l'initiative "Global Gateway" pour cette année ont été fixées. Le budget nécessaire est disponible et le cadre institutionnel et la gestion sont devenus réalisables entre-temps. Soyons honnêtes, il a fallu du temps pour déployer la stratégie, mais elle semble maintenant s'être bien déroulée en termes de mise en œuvre. Nous nous en félicitons, mais nous voulons surtout que l'accent reste mis sur cette stratégie, en paroles et en actes. Je veux dire qu'il y a un soutien politique, mais qu'il est maintenant important de sensibiliser et de mobiliser tous les actionnaires sur une base permanente, de garder toutes les institutions impliquées connectées au niveau européen et de maintenir les États membres activement impliqués dans le secteur privé. Cette stratégie de l’Union en matière de connectivité et d’investissement est une entreprise particulièrement ambitieuse et très importante, qui présente en outre un caractère géopolitique prononcé. Nous voulons à juste titre être un acteur fort au niveau mondial. Eh bien, alors nous avons aussi besoin des bons instruments pour cela. C'est pourquoi nous devons investir dans cette stratégie avec tous les moyens possibles. Tout comme nous voulons devenir plus indépendants stratégiquement des pays tiers, nous nous renforçons également en travaillant plus et mieux avec nos partenaires et alliés. Le paradoxe est intéressant, mais il nous enseigne avant tout que l’initiative «Global Gateway» est un élément essentiel de notre politique étrangère commune en fin de compte, y compris les aspects liés à la sécurité. Je souhaite donc expressément que la stratégie tienne compte des défis liés aux rivalités systémiques à l’échelle mondiale et, bien sûr, à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine en particulier. Je pense avant tout aux pays des Balkans occidentaux et à nos partenaires des régions frontalières orientales et méridionales.
Les menaces terroristes que représentent des réseaux extrémistes d'extrême-droite qui défient l'ordre constitutionnel démocratique (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, le mois dernier a vu la plus grande opération antiterroriste de l'histoire allemande. Plus de 50 suspects ont fait l'objet d'une enquête sur l'attaque armée prévue contre le Reichstag, le cœur de la démocratie parlementaire allemande. Cela rappelle ce que nous avons lu et lu dans nos livres d'histoire sur 1933, lorsque le Reichstag a également brûlé et que les nazis ont pris le pouvoir. Il évoque également des souvenirs de la prise d'assaut du Capitole et les parallèles avec la prise d'assaut des bâtiments gouvernementaux au Brésil ces dernières semaines ne sont pas loin non plus. Ils ont une chose en commun. Cela montre à quel point notre démocratie est sous pression. Ces dernières années, l'organisation obscure d'extrême droite Reichsbürger a énormément proliféré. Mais la volatilité politique, l'ingérence étrangère malveillante et la désinformation en ligne croissante autour de nous ont également proliféré. Cela garantit que le monde dans lequel nous vivons est caractérisé par l'incertitude, la vulnérabilité et l'imprévisibilité et que l'on nous rappelle plus souvent que nous le souhaitons que la démocratie n'est pas une affaire acquise, que pour certaines violences politiques est vraiment une option réelle. Une évolution inquiétante, en effet. Toute forme d'extrémisme sur le spectre politique est tout aussi mauvaise. Gauche et droite, hors ligne et en ligne. La protection de nos démocraties constitutionnelles est primordiale, tout comme notre soutien à une coopération étroite et meilleure entre les services de renseignement, la police et la justice, tant au niveau national qu'européen, afin d'éviter que l'Europe ne soit menacée par une déstabilisation intérieure et extérieure.
Mise en œuvre de la politique étrangère et de sécurité commune – rapport annuel 2022 - Mise en œuvre de la politique de sécurité et de défense commune – rapport annuel 2022 (débat)
Monsieur le Président, j'ai moi aussi écouté avec beaucoup d'attention et d'intérêt tous les discours de ce débat et ils ont clairement indiqué qu'une politique européenne ambitieuse en matière de sécurité et de défense ne serait peut-être pas en mesure de convaincre tout le monde ici, mais qu'il y a plus qu'assez de soutien politique dans cet hémisphère. Tout comme il y a le soutien des autres institutions européennes. À mon avis, le débat a fait l'objet d'une certaine controverse ici et là, mais il a certainement aussi fait preuve de consensus et renforcé ma conviction que nous pouvons vraiment faire plus et mieux dans le domaine de la défense européenne. Nous travaillons également dur sur ce point. Non seulement la haute représentante, mais aussi ses collègues, ont fait référence à la boussole stratégique, que nous avons vraiment utilisée de la bonne manière, au bon endroit et au bon moment, et qui est en fait un outil politique très efficace. Mais de nombreux collègues ont déjà dit: Le test ultime pour nous tous est bien sûr la guerre en Ukraine et cela a été dit à plusieurs reprises ici aujourd'hui. Beaucoup de nos ambitions seront mesurées précisément par la façon dont nous continuons à faire face à cette confrontation. Ensemble, bien sûr, avec le nouvel élément de menaces hybrides qui font partie de l'agression russe, mais vont également au-delà de cette agression russe. Pensez à la façon dont nous parlons parfois de l'affirmation croissante de la Chine. Je conclus par quatre conclusions: des missions, pour ainsi dire, pour nous tous. Tout d'abord, si nous sommes ambitieux et que nous voulons rester ambitieux à l'avenir afin de réduire notre dépendance à l'égard des pays tiers, nous devons toujours garder un œil sur la coopération avec nos alliés. Deuxièmement, nous devons investir dans nos capacités et coordonner nos efforts en tant qu'Européens ensemble, même si cela signifie faire des efforts budgétaires pour que les États membres le fassent. Troisièmement, en tant qu’Européens, nous devons maintenir notre unité et notre solidarité avec nos partenaires et alliés – comme je l’ai dit – et quatrièmement, enfin, nous devons avant tout nous engager à mettre en œuvre tout ce que nous planifions et décidons les uns avec les autres. Je vous remercie pour ce débat et j'attends avec impatience le vote de demain.
Mise en œuvre de la politique étrangère et de sécurité commune – rapport annuel 2022 - Mise en œuvre de la politique de sécurité et de défense commune – rapport annuel 2022 (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président et Monsieur le Haut Représentant, Mesdames et Messieurs, l'année dernière a été une année spéciale dans le domaine de la politique de sécurité et de défense. Une année au cours de laquelle l’agression russe contre l’Ukraine ne connaissait littéralement et figurativement aucune frontière. Une année au cours de laquelle la géopolitique est revenue de n'avoir jamais disparu. Une année de rivalités stratégiques et même systémiques croissantes. Une année au cours de laquelle nous avons appris ce que cela peut signifier de devoir littéralement se battre pour les valeurs pour lesquelles nous sommes et que nous détenons si fortement: la démocratie et l’état de droit, les libertés et droits fondamentaux, le droit international et le multilatéralisme. Mais aussi une année de progrès pour préserver la sécurité de nos citoyens en plus de la prospérité. Une année de prise de conscience que nous devons faire beaucoup plus pour notre sécurité. Une année au cours de laquelle le sens de la coopération européenne est très facile à comprendre, parce que la nécessité de celle-ci se fait sentir beaucoup plus. Une année de mesures fermes vers une défense européenne plus forte, propre et donc moins dépendante, avec plus de cohérence et de coopération entre les États membres. Plus de solidarité également avec les partenaires de nos régions voisines, et plus de solidarité également avec nos alliés de confiance. Une année d'agression et de guerre, mais aussi d'ambitions qui ont vraiment du terrain sous leurs pieds. Je pense que ce rapport reflète toutes ces ambitions de manière pragmatique, réaliste et donc crédible et efficace. Pour des raisons évidentes, il se concentre sur les défis et menaces omniprésents et intrusifs auxquels nous sommes confrontés, avec, bien sûr, la guerre en Ukraine et toutes les conséquences qui en découlent. Il attire également l’attention sur la multiplicité et l’intensité des menaces hybrides et sur la nécessité d’une résilience à multiples facettes, pas seulement dans le domaine militaire. Il se concentre sur la mise à jour continue et, bien sûr, sur la mise en œuvre intégrale de la boussole stratégique adoptée. Il se concentre sur le renforcement de nos capacités de défense, l'élimination des chevauchements et des écarts entre les différents États membres, mais aussi, par exemple, entre l'Union et l'OTAN, et répond à un immense besoin d'interopérabilité. Le rapport souligne l'importance de ressources financières adéquates et du respect des engagements budgétaires. Il appelle au renforcement de la défense par une coopération encore plus grande et encore meilleure au sein de l'OTAN, mais aussi par une coopération et des investissements de grande envergure dans nos relations multilatérales et bilatérales, telles que l'ONU et le Royaume-Uni. Elle nourrit notre engagement en faveur d'une politique de sécurité et de défense au niveau d'un acteur régional et mondial crédible qui peut réellement faire la différence dans la lutte contre les menaces, les problèmes et les conflits. Il appelle à une infrastructure et une architecture plus efficaces pour une politique de sécurité et de défense plus efficace, avec, bien sûr, l'opérationnalisation de la politique de sécurité et de défense. Capacité de déploiement rapide et la mise à niveau de nos missions et opérations en tant qu’instruments politiques sur le terrain. Enfin, Dernier point, mais non des moindres, promeut des politiques de sécurité et de défense soutenues par la réalisation d’un potentiel et d’une valeur ajoutée au niveau européen, par une moindre dépendance à l’égard des tiers, par une prise de décision plus souple et plus rapide pour une plus grande efficacité et par une légitimité démocratique plus forte fondée sur un rôle plus actif de ce Parlement européen. J'attends avec impatience le débat de cet après-midi et je voudrais remercier mes collègues rapporteurs fictifs pour leur très bonne coopération et, bien sûr, tous. personnel qui ont contribué à la rédaction du présent rapport.
Heure des questions (Commission) - Inflation des prix des denrées alimentaires
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, vous avez parlé des engrais et, en fait: J'attends avec impatience votre plan d'action sur la gestion intégrée des nutriments et je me demande s'il y aura de la place pour les produits RENURE. Mais je vous ai posé des questions très précises sur le calendrier de votre stratégie européenne en matière de protéines. J'espérais avoir une réponse de votre part.
Heure des questions (Commission) - Inflation des prix des denrées alimentaires
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, merci d'être ici, parce que tous ceux qui disent inflation disent prix de l'énergie tout de suite. Mais nous devons certainement oser parler des prix des denrées alimentaires – vous l’avez mentionné vous-même. Maintenant, comment les prix alimentaires ont augmenté, nous pouvons en effet regarder les symptômes, mais nous devons certainement aussi oser regarder les causes profondes. Je pense que les prix des denrées alimentaires et l'inflation concernent principalement les engrais et les aliments pour animaux. Des prix qui sortent absolument de la casserole aujourd'hui. Nous savons: tant pour l’alimentation animale que pour les engrais, nous sommes très dépendants des importations en provenance de pays tiers, de pays tiers. Les chefs d'État ou de gouvernement ont déclaré dans une déclaration de Versailles que nous devons devenir plus indépendants de ces pays tiers pour nos importations. Il a même demandé qu'une stratégie européenne en matière de protéines soit proposée. Ma question s'adresse donc à vous: La Commission a-t-elle déjà travaillé sur cette stratégie européenne en matière de protéines et, si oui, quand pouvons-nous attendre cette proposition de votre part?
Protection des consommateurs en matière de jeux vidéo en ligne: approche à l'échelle du marché unique européen (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, il y a quelques mois, nous avons réussi à rendre le monde des plateformes en ligne beaucoup plus sûr pour les consommateurs, et certainement pour les mineurs, avec la législation sur les services numériques. Aujourd'hui, je constate que cette protection est encore insuffisante dans l'industrie européenne des jeux. Les soi-disant achats dans le jeu, ou même les boîtes à butin qui ont déjà été largement citées ici aujourd'hui, sont souvent trompeuses et, dans certains cas, ont même tendance à des pratiques de marché agressives. De cette façon, nos enfants et nos jeunes sont tentés de faire des paiements inconsidérés d'une manière non transparente et manipulatrice, sans qu'ils le sachent. Cependant, l'industrie du jeu est un acteur numérique important. Bon pour l'innovation avant tout, mais aussi pour l'emploi et la prospérité économique dans l'UE. Monsieur le Commissaire, avec ce rapport, nous vous demandons de travailler avec l'industrie sur la protection des consommateurs sans favoritisme excessif. Soyons clairs à ce sujet, mais avec une protection suffisante pour les mineurs en particulier.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, je suis un enfant des années 90 qui a grandi avec le marché intérieur tel que nous le connaissons aujourd'hui: près de 500 millions de consommateurs, une mobilité immense entre les États membres de l’Union et l’arrêt des contrôles aux frontières. Ma région, la Flandre occidentale en Belgique, s'est développée grâce au marché unique européen. Soudain, il est devenu possible d'échanger des marchandises dans les pays voisins et ailleurs dans l'UE sans trop d'obstacles. En particulier, le commerce des produits agroalimentaires ne nous a pas fait défaut. Ce n'est pas pour rien qu'on nous appelle aujourd'hui le potager de l'Europe. Cela est dû au marché intérieur. Nous en sommes extrêmement fiers, car beaucoup connaissent mieux le marché intérieur à partir des aliments dans nos assiettes. Mesdames et Messieurs, nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers maintenant. Il est de notre devoir de veiller à ce que le marché unique reste aussi propre que possible à l'avenir. Je suis convaincu qu'elle est et restera le ciment de notre coopération en tant qu'Européens à l'avenir. Cela prouve également notre approche après chaque crise. Par exemple, avec l’essor des grandes technologies, nous approfondissons notre marché unique numérique, notre union de la santé depuis la pandémie et, désormais, notre union de l’énergie et notre union de la défense. haut de l'esprit. Alors, en ce 30e anniversaire, réalisons plus que jamais que le marché intérieur est le fondement de notre coopération européenne pacifique, mais surtout qu'il stimule la création de prospérité et qu'il est un levier pour renforcer la position de l'Union dans le monde.
Rapports de la Commission sur la situation des journalistes et les conséquences pour l'état de droit (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, la liberté et le pluralisme des médias sont au cœur de nos valeurs européennes. Aucun journaliste ne devrait être autorisé à mourir ou à être blessé à cause de sa carte de presse. Parce que les journalistes créent de la transparence. Parce qu'ils nous donnent accès à un bien public, à savoir l'information. Leur travail est essentiel à notre démocratie. Plus que jamais, leur protection est également primordiale, car malheureusement, les attaques contre les médias ont augmenté ces dernières années. En 2022, 67 journalistes dans le monde sont morts, contre 47 l'année précédente, selon la Fédération internationale des journalistes. L’Ukraine est clairement le pays le plus dangereux pour les journalistes en 2022, avec 12 journalistes tués. L'érosion manifeste des environnements sûrs qui empêchent les médias de faire leur travail librement est également une source de préoccupation. Le nombre de menaces et d'attaques physiques, juridiques et en ligne contre les professionnels des médias continue d'augmenter régulièrement. Nous constatons également que les femmes journalistes, les journalistes appartenant à des groupes minoritaires ou les journalistes traitant de questions d'égalité restent particulièrement vulnérables aux menaces et aux attaques. Il est de notre responsabilité collective de défendre la liberté des médias, de rectifier les violations de la liberté des médias et de prendre des mesures décisives pour rendre l'Europe vraiment plus sûre pour les journalistes.
Perspectives d'une solution fondée sur la coexistence de deux États pour Israël et la Palestine (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, la solution à deux États reste un objectif de premier ordre pour lequel l'Union doit continuer à travailler de manière proactive, dans l'intérêt d'Israël et des Palestiniens et de toute la région. Ce faisant, nous devrions accorder plus d'attention à l'aspect régional et aux facteurs externes qui influencent les négociations sur une solution viable et durable à deux États, et en particulier au rôle de l'Iran en tant que puissance régionale. Nous critiquons ce pays – y compris les sanctions – pour sa répression des manifestants, son mépris des droits de l’homme, ses exécutions, la prise d’otages de citoyens européens, les fournitures militaires et la coopération avec la Russie, les ambitions d’un État doté d’armes nucléaires, etc. Également en ce qui concerne spécifiquement le processus de paix au Moyen-Orient, l'Iran joue un rôle qui va complètement à l'encontre de tout ce que nous, Européens, essayons de préserver la faisabilité d'une solution à deux États. L'Iran utilise une influence consciente et ciblée dans la région d'une manière qui rend ce processus de paix encore plus difficile. Nous ne devons pas ignorer cela dans nos actions à l'égard de l'Iran, et nous pourrions nous demander si le rôle de Téhéran dans l'impasse autour du processus de paix ne devrait pas également être soulevé dans les négociations sur le Plan d'action global commun, dans la mesure où cet accord peut être relancé.
Évaluation du respect par la Hongrie des conditions relatives à l'état de droit prévues par le règlement relatif à la conditionnalité et état d'avancement du PRR hongrois (débat)
Monsieur le Président, nous avons lutté avec acharnement pour une législation qui protège le budget européen de la corruption, car la corruption est endémique dans certains États membres. Par exemple, la situation en Hongrie ces dernières années sous le règne d'Orbán est passée de mauvaise à pire. En septembre, le Parlement a décidé que la Hongrie ne pouvait plus être considérée comme une démocratie à part entière et que tous les fonds européens destinés à la Hongrie devaient être gelés. La Hongrie a accepté et proposé 17 mesures pour lutter contre la corruption. Cependant, cela ne suffit pas. À l'heure actuelle, les preuves sont insuffisantes pour conclure qu'il n'y a plus de risques pour notre budget européen. Ce serait donc une erreur historique si la Commission décidait de renvoyer de l'argent européen en Hongrie, directement dans les poches d'Orbán et de son entourage. Il s'agit d'un test pour le mécanisme de conditionnalité.
Heure des questions à la Commission – Protection des infrastructures critiques de l’Union contre les attaques et lutte contre les attaques hybrides
Je vous remercie également, Monsieur le Vice-président, pour cette réponse. Je suis heureux de voir que nous nous dirigeons activement vers des alliés pour travailler ensemble sur cette question. Nous attendons la troisième déclaration conjointe UE-OTAN dans le courant de l'année. Puis-je supposer que tout cela sera inclus dans cette déclaration?
Heure des questions à la Commission – Protection des infrastructures critiques de l’Union contre les attaques et lutte contre les attaques hybrides
Monsieur le Vice-président, c'est une bonne chose que ce débat figure à l'ordre du jour de notre session plénière de cette semaine à Strasbourg. En effet, depuis trop longtemps, nous sommes aveugles à la protection, à la protection nécessaire, de nos infrastructures critiques. Ce n'est que lorsque des accidents se produisent que nous réalisons à quel point c'est mauvais avec notre capacité à le faire. Je pense – franchement – que la protection de nos infrastructures critiques en Europe sera l’un des plus grands défis de notre politique de sécurité et de défense commune dans les années à venir. Pour cette protection de la structure critique, j'espère qu'ensemble, nous nous tournerons vers des partenaires, des alliés, pour relever ce défi ensemble. Ma question à vous, Monsieur le Vice-président, est donc de savoir comment vous envisagez la coopération avec l'OTAN pour relever le défi de la protection des infrastructures critiques. Alors, comment notre coopération UE-OTAN peut-elle contribuer à relever ces défis?
Besoin impérieux d’une stratégie de l’Union européenne sur les engrais afin d’assurer la sécurité alimentaire en Europe (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, on estime que les agriculteurs flamands ont un chiffre d'affaires record de 7,2 milliards d'euros cette année. Mais malheureusement, ils constatent que le chiffre d'affaires supplémentaire se transforme complètement en fumée en raison de factures exceptionnellement élevées pour les aliments pour animaux, l'énergie et même les engrais. Une disponibilité limitée et des prix records entraîneront non seulement des coûts de production à des niveaux sans précédent, mais aussi une baisse des rendements des cultures. Cependant, une partie de la solution est littéralement à saisir. Nous ne devons pas nous concentrer uniquement sur les engrais chimiques et nous devons oser utiliser des engrais d'origine animale comme alternative. L'innovation nous permet déjà de fermer le cycle minéral dans les fermes. Regardons cette réalité en face. Agissons en conséquence en tant que législateurs. Je voudrais donc une fois de plus demander à la Commission de prendre au sérieux les critères RENURE et de présenter d'urgence une proposition. L'étude du Centre commun de recherche en 2020 était claire, il était très clair que cela profiterait à des entreprises plus circulaires et à une utilisation plus efficace des ressources dans l'agriculture. Pour l'été, 19 députés des groupes PPE, Renew, S&D et ECR vous ont envoyé une lettre, Madame la Commissaire. Ne pas inclure cette proposition dans la stratégie de l’UE en matière d’engrais constituerait une omission coupable de la part des agriculteurs en temps de crise.
Les relations stratégiques et le partenariat de l’Union avec la Corne de l’Afrique (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, je voudrais aborder le conflit spécifique prolongé en Éthiopie, qui est également un acteur majeur dans la Corne de l'Afrique. Récemment, il y a eu un rapport frappant du ministère éthiopien de l'Éducation au sujet d'un don à l'armée éthiopienne. Cela a soulevé des questions sur les projets de coopération entre les établissements d'enseignement de nos États membres européens, d'une part, et l'Éthiopie, d'autre part, parce que les ressources de ces projets seraient non seulement bénéfiques pour l'éducation, mais pourraient également alimenter le conflit. Les projets que nous soutenons sont utiles et nécessaires, et c'est indéniable. Mais c'est précisément la raison pour laquelle, en tant qu'Union disposant des mécanismes appropriés dans le cadre de notre partenariat avec la Corne de l'Afrique, nous devons continuer à suivre de près l'utilisation responsable des ressources pour tous les projets de coopération auxquels l'Union et ses États membres sont associés.
Existence d’un risque clair de violation grave par la Hongrie des valeurs sur lesquelles l’Union est fondée (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, le Parlement européen répète en fait ce que le Conseil et la Commission ont déjà dit. Les valeurs sur lesquelles l'Union européenne est fondée sont violées par la Hongrie. Et nous connaissons la liste des violations de l’état de droit hongrois: - la limitation de l'indépendance de la justice, l'effet perturbateur du système électoral, corruption, conflits d'intérêts, - la restriction de la liberté d'expression, de la liberté académique, des droits de la communauté LGBTI et d'autres minorités. Aujourd'hui, le message de ce Parlement européen à la Commission européenne doit être clair une fois de plus. Tant que la Hongrie continue de porter atteinte à l’état de droit, la Commission européenne ne peut et ne doit pas distribuer d’argent. Il n'appartient pas à la Commission européenne de s'engager maintenant, de faire preuve de clémence ou d'entamer des négociations. Au contraire, le Parlement européen exige que la barre reste haute pour la Hongrie. Tout mouvement annoncé par Budapest doit être suivi d'actes. Ce n'est que s'il y a des progrès concrets et vérifiables que nous pourrons parler du déblocage des fonds européens. Nous l'avons répété plusieurs fois. Il s'agit de la crédibilité de la Commission européenne. Il s'agit de la crédibilité des principes sur lesquels cette Union européenne est fondée. Il s'agit de notre croyance en l'état de droit.
Partenariat renouvelé avec le voisinage méridional – un nouveau programme pour la Méditerranée (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, prenons un moment pour examiner l’accent que ce rapport met à juste titre sur la stratégie «Global Gateway». La connectivité, à la fois numérique et infrastructurelle, est un aspect essentiel pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés à l'échelle mondiale. Nos partenaires du voisinage méridional ont un rôle crucial à jouer à cet égard. Il les encourage également à s'engager dans l'intégration régionale, ce qui, espérons-le, profitera également à la paix et à la stabilité. Bien entendu, les opportunités offertes à l'économie et à la société de nos pays partenaires du Sud offrent également à notre propre secteur privé européen la possibilité de rester compétitif, tout en garantissant les normes les plus élevées. Soit dit en passant, tant l’Union européenne que ses voisins méridionaux ont tout intérêt à améliorer leurs relations, ce qui fait de la stratégie «Global Gateway» bien plus qu’une simple stratégie de connectivité et d’investissement.