8
Mai
2023
Regarder
Incidence, sur le budget 2024 de l’Union, de l’augmentation des coûts d’emprunt de l’instrument de l’Union européenne pour la relance - Ressources propres: un nouveau départ pour les finances de l’UE, un nouveau départ pour l’Europe (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, en ce qui concerne le débat actuel, je voudrais tout d'abord souligner que le remboursement du plan de relance est indépendant de la capacité de remboursement. Les États membres ont mis en œuvre des garanties suffisantes au moyen de la décision relative aux ressources propres pour garantir le remboursement de l’opération de prêt unique. Je pense qu'il convient d'insister sur ce point. En outre, il est vrai que les États membres ont fait preuve d'ouverture dans la recherche de ressources propres. Mais l’introduction de nouvelles ressources n’éliminera pas le vent en poupe de la logique « pour ce qui doit être fait » des États membres. Je pense que c'est un rêve. Dans chaque État membre, les calculs sont effectués sur une base continue pour tous les domaines de dépenses, mais aussi pour la capacité de paiement des contribuables. Les États membres continueront de comptabiliser et de vérifier le coût du budget de l’UE pour leurs citoyens. C'est normal. Dans notre Union, les États membres sont responsables de la compétence fiscale. Personnellement, je m'oppose à l'introduction de nouvelles taxes européennes, parce qu'elles peuvent être appelées "ressources" dans le jargon, elles sont et restent des taxes. Cette compétence n'existe pas pour l'UE et il n'y a pas de soutien public. La charge fiscale dans l'ensemble de l'Union européenne est déjà très élevée. Les impôts sapent notre potentiel de croissance, dont nous avons grand besoin, et, en fin de compte, ils détruisent également des emplois. Examiner les dépenses me semble être un exercice utile dans ce contexte. Dans le même temps, nous attendons avec intérêt la proposition de la Commission de réviser le cadre financier actuel. Cela déborde et ne répond pas aux besoins de demain ni aux attentes de nos concitoyens. Comme le commissaire Hahn lui-même l'a souligné à plusieurs reprises, le budget de l'UE est limité, nous devons donc l'utiliser là où la différence peut être faite, là où l'UE a une réelle valeur ajoutée.