9
Mai
2023
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Révision du pacte de stabilité et de croissance (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, les règles budgétaires actuelles sont simples et claires. La dette publique ne devrait pas dépasser, ou ne devrait pas dépasser, 60 % du PIB et les déficits budgétaires devraient être limités à 3 %. Trente ans après l'adoption de ces principes, le taux d'endettement moyen de l'UE est de 85 % et le déficit budgétaire moyen de 3,6 %. Dans la zone euro, ces chiffres sont encore plus élevés. Et dans ses dernières prévisions, le FMI ne prévoit guère d'amélioration à cet égard, même vers 2028. En outre, un État membre qui ne respecte pas les règles n'a jamais été sanctionné par la Commission, en particulier dans le cas des grands États membres. Les marchés financiers l'ont fait en appliquant des taux d'intérêt plus élevés. La Commission propose de nouvelles règles budgétaires assorties d'un programme de réduction de la dette à la tête du client: chaque État membre négocie son désendettement. Toute réforme – ou ajustement – finira par se tenir debout ou tomber avec le bâton proverbial derrière la porte et son application. Et dans les deux cas, les nouvelles propositions de la Commission ne prévoient pas vraiment des choses de grande envergure. C'est la seule façon de garder les dirigeants du gouvernement dans la boucle. Il y a un réel besoin de réduire les déficits budgétaires et la dette, également pour gagner la lutte contre l'inflation, pour empêcher une nouvelle instabilité financière et, en fin de compte, pour maintenir l'union monétaire ensemble.