Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D)
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Déclarations écrites
EN
Rapport 2025 de la Commission sur l’état de droit (débat)
Le rapport annuel sur l’état de droit est un outil important, qui vise à prévenir le recul démocratique et à défendre les principes fondateurs de notre Union. Pourtant, il manque encore certains des éléments que nous aimerions voir, en particulier en ce qui concerne son impact. En tant que président de la commission des affaires juridiques, mais surtout, en tant que citoyen bulgare, je ne peux pas souligner davantage l’importance du contrôle de l’indépendance de la justice. Il est essentiel de procéder à une évaluation critique du fonctionnement des organes compétents pour contrôler l'activité des juges, des procureurs et des juges d'instruction et de mettre l'accent sur la gestion, l'administration et la responsabilisation adéquates du système judiciaire. Il est important que la Commission surveille le renouvellement périodique du mandat des organes, qui jouissent de pouvoirs de gestion ou de contrôle au sein du système judiciaire, étant donné que le fait de continuer à exercer des fonctions au-delà d’une durée déterminée, sans base juridique claire et limitée dans le temps, est incompatible avec l’indépendance de la justice, selon la CJUE. Mais surtout, il est attendu depuis longtemps que la Commission fasse pleinement usage de ses pouvoirs pour remédier à toute violation existante ou potentielle de l’article 2 du traité UE et renforcer le suivi des recommandations non mises en œuvre, en les reliant aux outils d’exécution existants et en remédiant aux lacunes surveillées.
Initiative citoyenne européenne «Stop à la destruction des jeux vidéo» (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, le 16 avril, les commissions JURI et IMCO, en association avec la commission PETI, ont organisé une audition publique conjointe sur l'initiative citoyenne européenne "Stop Destroying Videogames". Nous avons eu une discussion constructive et tournée vers l'avenir avec l'UE sur l'expertise des organisateurs de cette initiative, qui se sont engagés à se mobiliser pour façonner le programme législatif de l'UE. Les jeux vidéo ne sont pas que du divertissement: Ils sont l'art, l'innovation et une partie essentielle de notre paysage culturel. Notre audition publique nous a permis d’examiner comment le droit de l’Union peut mieux équilibrer la protection de la propriété intellectuelle avec les droits des consommateurs et des créateurs, et comment la propriété numérique peut évoluer pour refléter les réalités d’une industrie en mutation rapide. L’initiative «Stop à la destruction des jeux vidéo», soutenue par près de 1,3 million de citoyens, met en lumière de véritables problèmes: Les utilisateurs perdent l'accès aux jeux qu'ils ont payés, parfois même sans avertissement. Il est donc nécessaire de renforcer la protection des droits des consommateurs dans ce secteur. L'initiative demande aux éditeurs qui vendent ou concèdent des licences de jeux vidéo de s'assurer que les jeux vidéo sont réellement fonctionnels et jouables pendant une période plus longue, sans arrêt à distance, à moins qu'ils ne fournissent d'abord aux consommateurs des moyens viables de continuer à jouer. Mais nous devons également reconnaître que les éditeurs, en particulier les petites start-ups, dépendent de modèles commerciaux durables pour continuer à créer. Ils sont souvent aux prises avec la hausse des coûts, la fragmentation des marchés et les risques de piraterie. Alors, comment pouvons-nous résoudre cela équitablement? Plusieurs priorités ont émergé de notre audition avec des solutions qui tiennent compte de tous les éléments. Premièrement, un accès équitable aux acteurs, associé à des obligations plus strictes en matière de transparence et d’information pour les consommateurs. Deuxièmement, la protection des éditeurs. Troisièmement, des règles claires pour la préservation et la recherche de solutions. Quatrièmement, des conditions de concurrence équitables. Chers collègues, il s'agit de confiance. Confiance dans l'industrie créative européenne, moteur de l'emploi et de la culture, mais aussi confiance dans les droits des consommateurs qui fonctionnent réellement.
Accord de partenariat et de coopération renforcé UE-Ouzbékistan (discussion commune)
Je tenais à remercier tous les collègues des groupes politiques pour le débat de fond et constructif, et en particulier les rapporteurs fictifs pour leur engagement très profond tout au long du processus. En effet, les discussions de ce soir montrent quelque chose d'important, bien qu'il puisse y avoir des accents différents et des sensibilités politiques différentes au sein de ce Parlement, il est néanmoins largement admis que nos relations avec l'Ouzbékistan revêtent une importance stratégique, politique et économique pour l'Union européenne. Comme vous l'avez dit, Madame la Vice-présidente, ce n'est pas un chèque en blanc, c'est une offre pour une coopération plus approfondie avec l'Ouzbékistan. Et j'apprécie beaucoup votre approche. Le Parlement sera constamment informé de la mise en œuvre. Certains collègues se concentrent davantage sur des considérations géopolitiques, d'autres sur les droits de l'homme, les réformes démocratiques et le rôle de la société civile, et à juste titre, car le centre du Parlement européen réside précisément dans sa capacité à combiner vision stratégique et principe de contrôle. C’est pourquoi l’APCR est important. L'Union européenne est la plus forte lorsqu'elle agit avec unité, cohérence et confiance stratégique. Cet accord envoie exactement un tel message que l'Europe est prête à s'engager sérieusement en Asie centrale, à construire un partenariat à long terme et à rester un acteur mondial fiable dans un monde de plus en plus fragmenté. Et je compte sur votre soutien lors du vote de demain, chers collègues.
Accord de partenariat et de coopération renforcé UE-Ouzbékistan (discussion commune)
Monsieur le Président, Madame la Haute Représentante, chers collègues, cette Assemblée ne se contente pas de discuter d'un accord: nous faisons une déclaration stratégique sur le rôle des Européens dans un monde en mutation. L’accord de partenariat et de coopération renforcé avec l’Ouzbékistan intervient à un moment de profonde transformation géopolitique, de fragmentation mondiale et d’accélération des tensions géopolitiques. La guerre menée par la Russie contre l’Ukraine et la guerre en Iran continuent de remettre en cause l’ordre international. La concurrence sur le carburant, la connectivité, l'énergie, les matières premières critiques et les influences s'intensifient dans toute l'Eurasie. Dans ce contexte, l'Asie centrale n'est plus une périphérie géopolitique; elle devient un pont stratégique entre l'Europe et l'Asie. Et l'Ouzbékistan, avec son poids pragmatique et démographique, sa trajectoire de réforme et son engagement régional croissant, apparaît comme un partenaire clé de l'Union européenne. Cet accord reflète cette réalité. L’APCR est le cadre le plus ambitieux jamais négocié entre l’Union européenne et l’Ouzbékistan. Il modernise nos relations bien au-delà de l'accord obsolète de 1999 et ouvre un nouveau chapitre de coopération dans les domaines du commerce, de la connectivité, de l'énergie, du climat, de la numérisation, de la sécurité, de l'éducation et des contacts avec les ‑to‑people. Mais cet accord ne concerne pas seulement l'économie. C'est aussi une question de direction politique. L'Union européenne estime que la stabilité et la prospérité à long terme d'‑ ne peuvent exister sans l'État de droit, des institutions responsables, les droits de l'homme et une société civile active. C'est pourquoi notre rapport est équilibré, ambitieux et fondé sur des principes. Nous reconnaissons les importantes réformes entreprises par l'Ouzbékistan ces dernières années, y compris les progrès réalisés en matière de modernisation économique, de coopération régionale et de droits des travailleurs. Nous reconnaissons le rôle de plus en plus constructif du pays en Asie centrale et sa contribution au dialogue régional et à la connectivité. En même temps, nous sommes clairs‑eyed sur les défis qui restent. Des progrès supplémentaires sont nécessaires en ce qui concerne la liberté des médias, l’indépendance de la justice, le pluralisme politique et la protection des droits fondamentaux. La mise en œuvre des engagements internationaux, y compris dans le cadre du SPG+, doit se poursuivre de manière crédible et mesurable. La société civile et les médias indépendants doivent avoir l'espace nécessaire pour fonctionner librement et en toute sécurité. Parce que le partenariat avec l'Union européenne est plus fort lorsqu'il repose sur la confiance, les réformes et des principes communs. Chers collègues, le désengagement revêt également une importance géopolitique importante. L’APCR renforce la coopération en matière de sécurité régionale, de cybersécurité, de lutte contre le terrorisme, de gestion des frontières et d’application des sanctions. À l'heure où les tentatives de contournement des sanctions de l'UE se poursuivent, la coopération avec les partenaires d'Asie centrale est essentielle. Le respect du droit international, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale doit rester le fondement de notre engagement. L'accord crée en outre de nouvelles opportunités dans le cadre de la stratégie de passerelle mondiale et du corridor de transport Trans‑Caspian, contribuant à diversifier les routes commerciales, à améliorer la connectivité et à réduire les dépendances stratégiques. Elle ouvre également d’importantes voies de coopération en ce qui concerne les matières premières critiques et la transition écologique. Ne sous-estimons pas la dimension régionale plus large. Un partenariat solide entre l’UE et l’Ouzbékistan peut contribuer à renforcer l’intégration régionale, la résilience et la stabilité dans toute l’Asie centrale. Il envoie le message que l'Union européenne est présente, engagée et prête à investir dans un partenariat à long terme fondé sur le respect mutuel et l'intérêt commun.
Suivi de l'application du droit de l'Union européenne en 2023, 2024 et 2025 (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, chers collègues, je voudrais commencer mon intervention en félicitant M. Žalimas pour son rapport constructif et complet. Comme le souligne le rapport, nous pensons que, avant tout, la législation doit toujours refléter nos valeurs fondamentales communes – la démocratie, les droits de l’homme et l’état de droit – qui sont essentielles pour renforcer la confiance mutuelle et renforcer notre action commune dans tous les domaines d’action. Nous sommes en outre convaincus que des règles claires du marché intérieur, leur application éclairée et leur application effective sont une condition préalable pour faire progresser une économie européenne florissante. Nous soutenons pleinement les efforts visant à simplifier la législation de l'UE en matière de compétitivité, non pas par la déréglementation, mais en préservant nos objectifs politiques, tout en réduisant la complexité et le chevauchement des règles. Bien que nous soyons catégoriques sur le fait que, pour que l'Europe produise des résultats égaux pour tous les citoyens, partout dans l'UE, nous devons remédier aux lacunes dans la mise en œuvre et veiller à ce que le droit de l'UE soit appliqué équitablement et efficacement dans chaque État membre.
Discussion commune - Décharge 2024 (discussion commune)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Madame le Ministre, Mesdames et Messieurs, permettez-moi de souligner les principaux points au nom de l'avis de la commission JURI sur la décharge à donner à la Cour de justice de l'Union européenne. La commission JURI souligne le taux d’exécution budgétaire très élevé, qui s’élève à 98 %. La commission JURI note que le nombre d’affaires continue d’augmenter. La durée moyenne des procédures devant la Cour de justice et le Tribunal a légèrement augmenté en raison du nombre élevé de pourvois et de la clôture d’anciennes affaires complexes. Le délai moyen de traitement des affaires relevant de la procédure d’urgence a été réduit. La commission JURI se félicite de l’entrée en vigueur des nouvelles règles relatives au transfert de compétence dans certaines procédures préjudicielles de la Cour de justice au Tribunal en octobre 2024. La commission JURI s’est en outre félicitée de l’instauration d’un dialogue annuel entre la Cour et le Parlement européen et a souligné l’importance cruciale du dialogue et de la coopération avec les juridictions nationales et le réseau judiciaire de l’Union. Enfin, la commission JURI note avec intérêt le lancement d’un projet pilote permettant à tous les services de la Cour d’accéder à des assistants en intelligence artificielle.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, le rapport de mon collègue Petras Auštrevičius met en évidence certains éléments déjà connus dans la politique d'élargissement, à savoir qu'il contribue au bien-être européen, ouvre la voie à une plus grande socialisation, à la construction d'un modèle européen d'inclusion pour les pays qui sont sur la voie de l'intégration européenne. Ce sont les moments positifs que nous avons tous réussi à voir au moment de l'adhésion de nos pays à l'Union européenne. Toutefois, ce rapport ouvre également de nouvelles possibilités qui doivent être exploitées: comment accélérer le processus d'adhésion? Et il met un accent très important, Monsieur le Commissaire. Il est bon de parler de l'élargissement comme de l'une des meilleures politiques de l'Union européenne, mais cet élargissement ne se produira pas dans les conditions actuelles si nous ne mettons pas fortement l'accent sur les réformes au sein de l'Union européenne. Regardez ce qui se passe aujourd'hui. Nous avons un débat sur l’avenir de la politique pluriannuelle: est-ce agricole, est-ce la politique de cohésion, parlons-nous du cadre financier pluriannuel? Il est difficile de s'entendre sur ces questions. Comment allons-nous traiter avec 30 pays, 33 pays, 35 pays dans cette méthodologie? Il est absurde de parler d'élargissement sans parler de réformes au sein de notre propre Union européenne.
Adhésion du Monténégro à la convention du 2 juillet 2019 sur la reconnaissance et l’exécution des jugements étrangers en matière civile ou commerciale - Adhésion de la République d’Albanie à la convention du 2 juillet 2019 sur la reconnaissance et l’exécution des jugements étrangers en matière civile ou commerciale (discussion commune)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, je présente aujourd'hui, au nom de la commission des affaires juridiques, deux questions orales, l'une pour l'Albanie et l'autre pour le Monténégro. Demain, la plénière votera sur les propositions de résolution respectives. Permettez-moi d'être bref. Nous avons ici deux objectifs principaux, chers collègues. Premièrement, c’est l’occasion d’envoyer un message de soutien à l’adhésion des deux pays à la convention sur les jugements – deux pays dont la Commission nous dit qu’ils ont une perspective claire d’adhérer à l’Union européenne relativement rapidement si toutes les conditions sont réunies. Ainsi, la création d'un cadre juridique pour reconnaître les jugements exécutifs rendus par les tribunaux en matière civile et commerciale que nous examinons ici, grâce à l'adhésion de l'Albanie et du Monténégro à la Convention sur les jugements, serait un signe important de cette Assemblée dans ce contexte général. Elle serait également cruciale pour la vie quotidienne des citoyens et des entreprises de l’UE, ainsi que pour les citoyens d’Albanie et du Monténégro. La coopération en matière de droit civil n'est pas toujours visible, mais cela ne la rend pas moins importante. Le deuxième objectif du débat de ce soir: l’angle démocratique et l’appel constant lancé par le Parlement européen depuis des années en ce qui concerne l’adhésion de pays tiers aux instruments de La Haye auxquels l’Union est partie. Nous avons dû recourir à une non-procédure particulière au cours des deux dernières années pour les instruments de La Haye, qui ont la clause dite de non-objection applicable à l'adhésion de pays tiers. Ce n'est pas la première fois que nous examinons le contexte des instruments de La Haye et de la Convention sur les jugements en particulier. J'appelle au respect des prérogatives que nous confère le Traité. Nous avions déjà une situation similaire en 2023, lorsque nous avons signé le protocole d’accord. Après cela, nous avons eu une discussion sur le même sujet pour l'adhésion de l'Ukraine et en 2025 pour l'adhésion du Royaume-Uni. Il y a clairement un problème ici, un problème interinstitutionnel. J'appelle une fois de plus notre Commission à mettre en place une procédure appropriée qui respecte les prérogatives du Parlement sur cette question particulière. Le Parlement doit avoir la possibilité de s'exprimer clairement sur l'adhésion de pays tiers aux instruments de La Haye, y compris en cas d'application de la clause de non-objection. Cela ne peut pas continuer à être fait de la manière actuelle et nous devons le résoudre. Nous ne pouvons pas continuer à avoir une situation dans laquelle, lorsque la Commission ne soulève aucune objection à l'adhésion d'un pays tiers et ne présente donc pas de déclaration d'opposition, le Conseil et le Parlement ne peuvent pas donner leur approbation d'une manière légale en vertu des traités. Soyons très ouverts et directs à ce sujet. Une fois de plus, notre Parlement est d'avis que la Commission doit présenter une proposition d'acceptation dans de tels cas en vertu du droit de l'Union, même lorsque cela n'est pas requis par la convention internationale elle-même.
Les droits de l’homme et la démocratie dans le monde et la politique de l’Union européenne en la matière – rapport annuel 2025 (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Haut Représentant, Mesdames et Messieurs les députés, nous nous demandons souvent ces jours-ci: Pourquoi le monde s'effondre-t-il? Le monde que nous connaissons s'effondre non pas parce qu'il n'y a pas de règles, mais parce qu'il n'y a pas de volonté de les protéger. Le droit international, l'épine dorsale de l'ordre d'après-guerre, est maintenant soumis à une érosion systématique, et le rapport sur les droits de l'homme et la démocratie le décrit très clairement. Il l'appelle impunité, il l'apprécie d'une manière absolument adéquate et réaliste. À Gaza, la population civile paie le prix de l'échec de la protection internationale et de l'application sélective du droit humanitaire. En Ukraine, nous assistons à une violation brutale de la souveraineté et à une tentative de détruire une nation par la force. Au Venezuela, la démocratie est étouffée de l'intérieur, tandis que des millions de personnes sont forcées de fuir leurs foyers. En Iran, la répression de ses propres citoyens devient une politique d'État, et les normes internationales sont des mots vides de sens. Ce ne sont pas des crises séparées, c'est la même crise, une crise de l'ordre mondial moderne.
Le 28e régime: un nouveau cadre juridique pour les entreprises innovantes (débat)
Je remercie mon collègue de sa question. Bien entendu, l'une des raisons pour lesquelles les entreprises européennes ne réussissent pas sur le sol européen est que nous ne nous débrouillons pas assez bien avec la bureaucratie. Ce type de propositions permet à la bureaucratie d'être plus petite et à ces entreprises européennes de ne pas quitter notre territoire, mais de se développer ici même, car il faut prendre les mesures nécessaires. Et oui, je soutiens cette proposition parce qu'elle offre de nombreux avantages aux entreprises européennes.
Le 28e régime: un nouveau cadre juridique pour les entreprises innovantes (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, un 28e régime unifié visant à supprimer les obstacles nationaux et les procédures divergentes est un instrument important pour renforcer la compétitivité, la souveraineté technologique et la cohésion du marché intérieur de l'Europe. Le 28e régime offre un forum d’entreprises moderne, simple, numérique et à l’échelle de l’UE pour surmonter la mosaïque coûteuse et complexe de 27 régimes d’entreprises différents dans l’ensemble de l’Union. Ce cadre européen réduira les obstacles à l’activité transfrontière, réduira les formalités administratives et créera un environnement juridique favorable aux entreprises permettant aux entreprises innovantes, aux jeunes pousses, aux PME et aux entreprises en expansion de se développer. À cette fin, la recommandation formulée par le Parlement européen dans le rapport de M. Repasi propose des mesures pratiques pour une économie européenne moderne et intégrée qui pourrait faciliter les investissements, attirer les talents et favoriser l'innovation tout en respectant la législation sociale et du travail des États membres. Monsieur le Commissaire, je me fais l'écho de votre déclaration: Il est temps d'agir.
Les attaques continues contre les institutions démocratiques et l'état de droit en Bulgarie (débat d'actualité)
(EN) Madame la Présidente, ce débat n'est pas contre la Bulgarie, mais constitue un signal de solidarité envers la société bulgare. Le Parlement européen, comme nous le savons tous, n'est pas un tribunal et ne vise pas à stigmatiser les citoyens bulgares aujourd'hui. Maintenant, passons à l'essentiel. L'état de droit n'est pas une abstraction, mais le sentiment de chaque personne qu'elle vit dans un état juste. Lorsqu'un journaliste, un maire ou tout simplement un citoyen comme nous tous peut être détenu sans motifs clairs, il ne s'agit plus d'un différend politique, mais d'une question de légitimité démocratique. Dans mon esprit vient un exemple très frappant et c'est le maire de la municipalité de Mineralni Bani, qui a été détenu et tout l'appareil d'État, toutes les chauves-souris politiques et médiatiques se tenaient sur lui. Et cela dure depuis près d'un an maintenant. Et si vous vous demandez pourquoi il était nécessaire de le détruire en tant qu'autorité, de le détruire en tant que moralité et finalement d'avoir un maire qui a été élu avec 90% des voix de sa municipalité remplacée. Bien sûr, légalement, avec l'idée que quelqu'un d'autre vienne servir les intérêts de l'entreprise. Car évidemment celui qui est choisi par le peuple ne le fera pas. En conclusion, Mesdames et Messieurs les Députés, la loi s'affaiblit lorsqu'elle n'est pas entre les mains des juges, mais lorsqu'elle est dictée de l'extérieur. Nous, en Bulgarie, semblons avoir des médias, mais la vérité devient de plus en plus difficile à atteindre. Et nous savons tous que c'est le pas vers la dictature. Et si nous nous demandons encore s’il s’agit d’une question européenne, oui, elle l’est, à la fois bulgare et européenne.
Budget général de l'Union européenne pour l'exercice 2026 – toutes sections (débat)
Madam President, dear Commissioner, dear Minister, thank you very much, Mr Halicki and Mr Nemec, for bringing together all the diverse positions of the European Parliament. Allow me to present my committee's priority. The 2026 statement of estimates of the Court of Justice of the European Union requests the creation of 10 new permanent posts to meet Cybersecurity Regulation obligations. The Commission unfortunately rejected this demand, and ten posts have not been included in the 2026 draft budget, with a EUR 570 000 cut. This jeopardises the Court's ability to fulfil its cybersecurity obligations and to defend itself against cyberattacks. In light of current institutional trends, we must safeguard the cybersecurity of our judicial branch. I shall therefore remain at the general rapporteurs' disposal during the forthcoming negotiations to contribute to the attainment of this essential objective.
Conséquences institutionnelles des négociations d’élargissement de l’Union (débat)
Monsieur le Président, Madame Koss, dans un monde où il y a un manque certain d'idées pour l'avenir, ce rapport arrive au bon moment, parce que le rapport de M. Gozi répond à la question très complexe de savoir comment faire les deux: et d'élargir l'Union européenne, ce dont nous avons besoin, tout en procédant aux réformes nécessaires pour que l'Union européenne réponde aux attentes de ses propres citoyens non pas au XXe siècle, mais au XXIe siècle. Il y a des débats très importants à venir sur l'avenir de la politique agricole commune et du cadre financier pluriannuel. Il n'est pas possible, dans le cadre de cette boîte à outils politique à notre disposition, de s'étendre et, en même temps, d'être adéquat à ces politiques, qui doivent incontestablement être réformées. Je salue donc les idées d'une Union plus efficace, d'une Union qui travaille plus vite, d'une Union qui est plus forte et d'une Union qui rend des comptes à ses propres citoyens. Il est temps de procéder à des réformes sérieuses, mais il est également temps de procéder à l'élargissement. L'Union européenne doit faire preuve de croissance politique et être prête à répondre à ces attentes.
Le rôle de l'UE dans le soutien aux récents efforts de paix pour Gaza et une solution à deux États (débat)
Monsieur le Président, aujourd'hui, nous ne pouvons pas nous permettre de parler de Gaza avec les mêmes mots vides avec lesquels le monde essaie d'alléger sa conscience depuis des décennies. Au fur et à mesure que nous discutons, des gens meurent et la catastrophe humanitaire grandit sous nos yeux. Ces derniers jours, des milliers de personnes sont descendues dans les rues des villes européennes, de Barcelone et Rome à Sofia, pour dire que la vie humaine ne peut pas être une monnaie d'échange pour l'inaction politique. Telles sont les voix de conscience que nous, ici au Parlement européen, avons le devoir d'entendre. De nombreux gouvernements ont déjà adopté une position claire, exigeant la fin des combats, le libre accès à l'aide humanitaire et la reprise d'efforts réels et crédibles pour une paix durable. Cela inclut, bien sûr, la libération des otages. Ces actions sont exemplaires, mais pour le moment, il ne s'agit que d'une série d'initiatives isolées. L'Union européenne doit rester fermement attachée à la réalisation d'une paix juste et durable fondée sur la solution à deux États. Nous continuerons à travailler avec nos partenaires régionaux pour parvenir à une paix durable qui permettra à chacun de vivre dans la prospérité et l'esprit d'amour de la liberté.
Madame la Présidente, tout d'abord, je voudrais féliciter le rapporteur, M. Schiller, pour les positions très adéquates qui peuvent certainement servir de bonne base au Parlement européen. Bien entendu, l'Albanie fait preuve d'un engagement indéfectible en faveur de l'intégration dans l'Union européenne. Nous voyons les positions claires du gouvernement et de l'opposition à Tirana. Cet engagement indéfectible est également très fortement soutenu par la société civile, non seulement en tant que partie active aux élections, mais aussi en tant que partie qui travaille au quotidien pour défendre les valeurs européennes. Last but not least, du point de vue des points positifs que l'Albanie est en route vers l'UE, sont les réformes difficiles que le gouvernement de Tirana parvient à faire. Bien sûr, ces réformes sont suffisamment ambitieuses pour montrer la voie inébranlable du pays en 2027 pour clore tous les chapitres de négociation. Et là aussi, la question est plutôt à la Commission européenne et au Conseil européen, Monsieur le Commissaire. Si l’Albanie remplit tous ces critères et conditions et parvient à clore tous les chapitres de négociation d’ici à 2027, l’UE aura-t-elle la volonté politique de procéder enfin à l’élargissement vers les Balkans occidentaux?
Adhésion du Royaume-Uni à la convention du 2 juillet 2019 sur la reconnaissance et l'exécution des jugements étrangers en matière civile ou commerciale (débat)
Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, le 27 juin 2024, le Royaume-Uni a signé et ratifié la convention du 2 juillet 2019 sur la reconnaissance et l’exécution des décisions étrangères en matière civile ou commerciale, connue sous le nom de convention sur les jugements, qui a également été signée par l’Uruguay, Israël, le Costa Rica, la Russie, les États-Unis et l’Ukraine. La convention sur les jugements est entrée en vigueur le 1er septembre 2023, un an après le dépôt par les deux premières parties de leurs instruments de ratification. Conformément à l’article 29, paragraphe 2, de la convention sur les jugements, l’UE peut notifier au dépositaire, avant le 27 juin 2025, que la ratification par le Royaume-Uni n’a pas pour effet d’établir des relations conventionnelles entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Si aucune notification de ce type n’est émise, c’est-à-dire si l’UE accepte tacitement l’adhésion du Royaume-Uni, la convention sur les jugements commencera à s’appliquer entre les deux parties le 1er juillet 2025. Le Parlement comprend que l'évaluation par la Commission de l'adhésion du Royaume-Uni est positive et que la Commission serait favorable à son acceptation tacite. Toutefois, l’importance des règles de droit international privé pour les citoyens de l’Union dans ce domaine particulier a également une incidence politique et juridique, non seulement dans le domaine de la coopération judiciaire, mais aussi au-delà, compte tenu de la pertinence des relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne dans un contexte international instable. Dans le respect des prérogatives de chaque institution de l’Union et de la position cohérente du Parlement, une déclaration permettrait à la Commission d’accepter tacitement l’adhésion du Royaume-Uni à la convention sur les jugements au nom de l’Union, en vertu des dispositions pertinentes de cette convention. Compte tenu du délai fixé dans la convention sur les arrêts, de la nécessité pour les institutions de l’Union d’agir sans délai pour s’assurer de l’acceptation par l’Union de l’adhésion du Royaume-Uni à la convention et de l’intention du Parlement de faire une déclaration appropriée à cet égard, la Commission pourrait-elle confirmer son évaluation de l’adhésion du Royaume-Uni à la convention? Deuxièmement, Madame Zaharieva, compte tenu des engagements pris ici en novembre 2024 par le commissaire Maroš Šefčovič en ce qui concerne l’adhésion de pays tiers aux conventions et le respect de l’article 218, paragraphe 6, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, quelles mesures concrètes la Commission entend-elle prendre à l’avenir pour faire en sorte que les prérogatives du Parlement relatives à l’adhésion de pays tiers à la convention sur les jugements soient toujours pleinement et formellement respectées en vertu des traités, et quel calendrier envisage-t-elle pour prendre ces mesures?
Implications institutionnelles et politiques du processus d'élargissement de l'Union et défis mondiaux (débat)
Monsieur le Commissaire, depuis le début du débat, j'essaie de comprendre ce qu'il ne s'agit pas de ce débat: ce n'est pas pour ou contre la politique d'élargissement, ce n'est pas pour l'Ukraine, ce n'est pas pour la Turquie, ce n'est pas pour la volonté des États membres de faire partie de l'Union européenne. Il s'agit d'autre chose: sur la volonté institutionnelle et politique de l'Union européenne d'admettre de nouveaux États membres. Posons-nous cette question ensemble, et je ne regarde pas ici l'extrême gauche ou l'extrême droite, le centre politique, qui doit apporter les réformes nécessaires pour l'avenir de l'Union européenne. Dans cet arrangement institutionnel, pouvons-nous nous permettre 35 pays au sein de l'Union européenne? La réponse est non. Il suffit de regarder le débat actuel sur le cadre financier pluriannuel. Nous voulons les anciennes priorités, nous voulons de nouvelles priorités et, en plus, nous devons prendre une décision dans une Union à 35 dans un avenir prévisible. Comment est-ce possible? Regardez la politique de sanctions de l'Union européenne. Combien de fois avons-nous échoué dans notre idée d'avoir un message à sens unique pour nous dans l'Union européenne et pour ceux qui veulent nous rejoindre? Et dis-moi que c'est démocratique? Orbán nous fait constamment chanter pour quelque chose. On ne le prend pas. Il doit y avoir une réforme...
Mettre fin au génocide à Gaza: il est temps pour l'UE de prendre des sanctions (débat d'actualité)
Madame la Présidente, le sang coule à nouveau à Gaza. Il y a moins de 24 heures, 51 personnes ont été tuées après que les forces israéliennes ont ouvert le feu près d'un site d'aide humanitaire. Ils cherchèrent du pain et trouvèrent la mort. Aujourd'hui, le monde regarde la guerre dévorer tout ce qui est humain. Nous regardons des enfants mourir et des maisons s'effondrer. Ce n'est pas seulement un conflit militaire, c'est une destruction délibérée, empreinte de la complicité du silence. Et maintenant, je demande: Où est la communauté internationale? Où sont tous ces leaders mondiaux? Combien d'autres corps doivent être enlevés pour être suffisants? Le silence est maintenant un crime, et la sympathie est l'inaction et l'hypocrisie. J'appelle à un cessez-le-feu immédiat, à une enquête internationale, à des sanctions, à une véritable aide humanitaire, au salut de ce qui fait de nous une conscience humaine. Ne tuez pas l'humanité!
Rapport 2024 de la Commission sur l’état de droit (débat)
Madame le Président, tout d'abord, bien sûr, je voudrais remercier le rapporteur, Mme Mendes. Bien sûr, je suis d'accord avec la position du commissaire McGrath, qui dit que ce rapport doit faire tout son possible pour éviter que des principes fondamentaux ne soient violés dans l'Union européenne, et il a été créé en tant que tel. Mais de la part de la commission des affaires juridiques, nous avons quelques recommandations. Notre première recommandation est que le rapport soit beaucoup plus ciblé. Assez avec les critiques, qui ne sont que sur le papier. Où est la mise en œuvre? Nous devons voir une réelle mise en œuvre de ces recommandations formulées par le Parlement européen. Deuxièmement, nous observons depuis longtemps des violations des droits électoraux fondamentaux et cela devient un handicap systématique de l'Union européenne. Je comprends l'idée que l'Union européenne se concentre sur les pays situés en dehors de ses frontières et surveille le déroulement des élections, mais que faisons-nous de nos propres choix à l'intérieur de l'Union? Comment cela contribue-t-il à la consolidation de la démocratie européenne? Enfin et surtout, bien sûr, nous devons également étendre la responsabilité des autorités publiques. Dans un certain nombre de pays, nous avons vu des institutions étatiques et des régulateurs faire usage de pouvoirs qui ont déjà expiré. Il s'agit de problèmes systémiques de la démocratie européenne, et nous devons aborder cette question dès que possible. Il ne peut pas attendre.
Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, en tant que nouveau rapporteur fictif pour l'Europe sur le rapport d'avancement du Kosovo, je me félicite de cette évaluation complète des réalisations du Kosovo et des défis actuels et je voudrais saisir cette occasion pour féliciter le rapporteur pour son travail très acharné. Le Kosovo a fait preuve d'un engagement clair en faveur de l'intégration européenne avec un fort soutien public en faveur de l'adhésion à l'UE. La mise en œuvre de la libéralisation du régime des visas et son alignement constant sur la politique étrangère et de sécurité de l'UE constituent des avancées encourageantes. Toutefois, des réformes importantes restent cruciales. Si les progrès en matière de justice, de sécurité et de résilience économique sont évidents, des défis persistent en ce qui concerne l’indépendance de la justice, la liberté des médias et la lutte contre la corruption. Le renforcement des institutions démocratiques et la mise en œuvre intégrale des réformes de l'État de droit sont impératifs pour la voie européenne du Kosovo. Enfin, l'UE doit reconnaître l'engagement du Kosovo et fournir des incitations tangibles, y compris des perspectives d'adhésion plus claires. L'avenir européen du Kosovo ne doit pas rester dans une zone grise. Il est dans notre intérêt collectif de soutenir son parcours vers l'adhésion à part entière à l'UE.
Communication de la Présidente (article 138, paragraphe 2, du règlement)
Madam President, dear colleagues, on 19 March this year, the Commission put forward the SAFE regulation proposal and based it on Article 122 of the Treaty on the Functioning of the European Union, JURI considered the use of Article 122 of TFEU as the basis of the SAFE regulation proposal under Rule 138(2) of the Rules of Procedure. On 23 April, the committee unanimously decided that Article 122 was not the appropriate legal basis for the proposed regulation. JURI came to this conclusion after having considered the aim of the SAFE proposal and in the absence of proper justification by the Commission of the choice of the legal basis. JURI also observed that Article 122 contains two paragraphs, and each of those confers on the Council a distinct competence to adopt legal acts subject to specific conditions. However, the SAFE proposal is based on Article 122, and it entirely hangs on both paragraphs. The Commission fails to explain why both paragraphs should be relied upon as the legal basis. There is also no justification why other possible legal bases under the TFEU were discarded, in particular in the context of Article 122(1), which can only apply 'without prejudice to any other procedures provided for in the treaties'. At the same time, although JURI discussed and analysed alternative legal bases which appear appropriate, such as Article 173(3) of the TFEU, it decided at this stage not to pronounce itself conclusively. It is enough to say at this point that JURI does consider that another legal basis under the treaties could be used, and therefore that the Union's competence to act under a legal basis other than in Article 122 TFEU does exist.
Adoption de la proposition de règlement sur la filiation (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers représentants du Conseil, ils ne sont pas encore présents. «Si vous êtes parent dans un pays, vous êtes parent dans tous les pays», a déclaré la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, dans son discours sur l’état de l’Union de 2020. Cela a donné une impulsion politique à la Commission européenne pour préparer des règles sur la reconnaissance transfrontalière de la filiation. Deux ans après, le 7 décembre 2022, la proposition de règlement du Conseil relatif à la compétence, la loi applicable, la reconnaissance des décisions et l’acceptation des actes authentiques en matière de filiation, ainsi qu’à la création d’un certificat européen de filiation, a été annoncée dans le cadre du train de mesures sur l’égalité. La proposition fixe les règles de compétence et la loi applicable pour établir la filiation et prévoit une reconnaissance automatique des décisions en matière de filiation. Il prévoit également une forme unifiée de certificat européen de filiation qui est facultative et ne devrait pas remplacer les documents nationaux, mais devrait faciliter la confirmation de la filiation si nécessaire dans un autre État membre. Le futur règlement ne s'appliquera qu'à l'établissement de la filiation dans une situation transfrontalière et à la reconnaissance des instruments émis dans un autre État membre. L’objectif ultime de la Commission était de sauvegarder les droits de tous les enfants, y compris ceux découlant des règles nationales, en faisant valoir qu’en résolvant la question préalable de la filiation de l’enfant, le règlement facilitera l’application des instruments de l’Union excusant la responsabilité parentale, l’entretien et la succession en ce qui concerne l’enfant. Le Parlement exprime son soutien à l’objectif principal de la proposition de règlement, à savoir résoudre la question de la non-reconnaissance du statut de parent en garantissant que, si une relation parent-enfant a été établie dans un État membre, tous les autres États membres devraient la reconnaître sans procédure supplémentaire. Lors de ses délibérations, le Parlement européen s'est concentré sur la protection des droits de l'enfant, qui devraient être garantis dans tous les États membres de l'Union européenne, quels que soient les arrangements familiaux de l'enfant ou la manière dont l'enfant est né dans ce monde. Compte tenu du fait que le Conseil travaille sur la proposition depuis plus de deux ans, permettez-moi, au nom de la commission des affaires juridiques, de présenter au Conseil les questions suivantes en vue d'une réponse orale. Premièrement, cher Conseil, quels progrès le Conseil a-t-il réalisés jusqu'à présent en ce qui concerne l'adoption du règlement sur la filiation par tous les États membres? Sur quelles parties de la proposition les discussions ont-elles déjà abouti, le cas échéant? Deuxièmement, quelles solutions ont été discutées pour répondre aux préoccupations de certains États membres concernant les questions les plus controversées, telles que l’établissement et la reconnaissance de la filiation des enfants nés par gestation pour autrui et des enfants de parents de même sexe? Troisièmement, le Conseil envisage-t-il, au cas où il ne serait pas en mesure d’obtenir l’unanimité, de déclencher le mécanisme de coopération renforcée prévu à l’article 20 du traité sur l’Union européenne et aux articles 326 et 334 du TFUE? En outre, les questions suivantes renvoient à la Commission. Comment la Commission a-t-elle facilité le débat sur la proposition au Conseil? La Commission est-elle prête – ou envisage-t-elle – dans le cas où l’unanimité entre les États membres ne pourrait pas être atteinte pour poursuivre les objectifs du règlement proposé en utilisant d’autres instruments législatifs ou mécanismes déjà prévus par les traités?
Les cent jours de la Commission – Produire des résultats dans les domaines prioritaires de la défense, de la compétitivité, de la simplification et de la migration (débat d'actualité)
Monsieur le Président, nous tenons compte aujourd'hui des 100 jours qui se sont écoulés depuis le début du mandat de cette Commission européenne et nous ne pouvons que constater avec satisfaction les nombreuses propositions législatives qui ont été faites par la Commission elle-même. Bien sûr, nous attendons des résultats, pas seulement des propositions législatives. Le message des citoyens européens est clair, nous ne pouvons pas continuer de la même manière avec notre économie, elle doit être renforcée. Des mesures sont nécessaires, des règles sont nécessaires pour simplifier les affaires. Nous ne pouvons pas continuer de la même manière que l'intellect européen crée un produit ici sur notre territoire, mais nous partons si vite que nous ne pouvons pas voir ses résultats. Par conséquent, les règles visant à simplifier la conduite des affaires doivent être très adéquates et les mesures très opportunes. Bien sûr, la sécurité continuera d'être à l'ordre du jour du Parlement européen, car nous vivons dans un nouvel environnement d'incertitude. L'architecture européenne doit être construite avec nos propres forces et nous n'avons donc pas le temps et je demande que toutes les actions soient très accélérées dans cette direction.