9
Oct
2024
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Renforcer la sécurité des frontières extérieures de l'Europe: nécessité d’une approche globale et d'un soutien accru à Frontex (débat)
Monsieur le Président, cher vice-président, voici les données. Plus de trente-cinq mille migrants sont arrivés aux îles Canaries jusqu'à présent cette année. Des milliers de morts et de disparus et plus de trois mille mineurs non accompagnés. Une île, l'île d'El Hierro, qui ne peut plus. Il donne tout, mais il ne peut plus le supporter. Et un archipel, les îles Canaries, frontière sud de l'Europe, qui lance un cri déchirant à l'aide. Face à cela, le gouvernement espagnol déclare que tout est sous contrôle et qu'il y a des moyens suffisants. Mais la tragédie continue. Il n'y a pas de réponse. Les priorités du gouvernement espagnol sont différentes, mais le drame continue. Un mort toutes les quarante-cinq minutes. Dans leur désespoir et face à l'insensibilité du gouvernement, des îles Canaries, ils se tournent vers l'Europe et demandent de l'aide. Et l'Europe répond. Le vice-président Schinas s'est rendu aux îles Canaries pour offrir l'aide dont les îles Canaries ont besoin, et je l'en remercie. Le directeur de Frontex offre son aide. Tout commence par la demande des autorités espagnoles. Vous avez dit dans ce Parlement que l'absence de cette pétition ne nous permet pas d'aider. Mais l'Espagne ne le demande pas. L'Agence européenne pour l'asile dit qu'elle est prête à aider, mais elle ne peut pas forcer ceux qui ne le veulent pas. Et le gouvernement espagnol ne le veut pas. L'Europe fournit des fonds pour les infrastructures d'accueil, pour les mineurs non accompagnés, mais l'Espagne ne les demande pas. L'Europe est prête à aider à la distribution des mineurs, mais le gouvernement espagnol rejette cette aide. Il préfère imposer en Espagne cette distribution qu'il nie en Europe. Ce n'est pas de la fiction; est la triste réalité de l'abandon: le gouvernement de l'Espagne aux îles Canaries.