Financer les priorités de l’Union de manière durable, prévisible et résiliente au moyen d’une nouvelle ressource propre de l’Union provenant du secteur des services en ligne de jeux d'argent et de hasard et de paris (débat)
Madame la Présidente, parce qu’elle méconnaît les principes de base de la comptabilité publique et ne sait toujours pas qu’on ne dépense que ce qu’on a, l’Union européenne – qui prévoit ses dépenses avant de savoir si elle aura les recettes en face et qui s’est massivement endettée ces dernières années de manière scandaleuse – parle depuis des mois d’instaurer de nouvelles ressources propres, autrement dit des taxes pour équilibrer le budget. On a vu passer des dizaines d’idées, car il y a toujours plein d’idées ici quand il s’agit de taxer les entreprises ou les citoyens. Aujourd’hui, on nous explique qu’une taxe européenne sur les jeux d’argent et les paris en ligne pourrait devenir une des ressources propres durables pour financer les priorités de l’Union. En France, nous connaissons déjà ce type de prélèvement. En 2025, les prélèvements sur les jeux de cercle en ligne devaient représenter environ 126 millions d’euros; ceux sur les paris sportifs en ligne, environ 955 millions. La fiscalité sur les jeux d’argent relève aujourd’hui de la compétence des États membres, mais l’Union européenne cherche progressivement à étendre son pouvoir fiscal dans des domaines qui touchent directement à la souveraineté budgétaire nationale. Au lieu de chercher à vous nourrir des addictions des gens, ayez d’abord le courage de réduire les dépenses inutiles, les programmes inefficaces, les doublons administratifs et les politiques idéologiques dont les citoyens européens ne veulent plus financer le coût. L’Europe a besoin de responsabilité budgétaire et doit respecter ceux qui financent déjà chaque jour ce système par leur travail et leurs impôts, que nous parlions des ménages ou des entreprises.
Propositions récentes pour lutter contre la pauvreté dans l’Union (débat)
Madame la Présidente, la Commission européenne se demande aujourd’hui comment combattre la pauvreté en Europe. Nous pensons que le débat est mal posé. Nous aimerions plutôt parler de combattre la pauvreté des Européens, car ce sont des Européens dont nous devons nous occuper ici. Oui, combattre la pauvreté des Européens devrait être une priorité. Hélas, en plus de préférer vous occuper des non-Européens, vous nous imposez aussi la double peine en accueillant ici les ressortissants d’États tiers que vous nous imposez, ainsi qu’aux États, de prendre en charge: leur hébergement, leurs soins, la scolarité des enfants, etc., en sanctionnant en plus ceux qui ne le font pas, comme la Hongrie sous Viktor Orbán. Or, le budget européen et le budget de nos nations ne sont pas infinis. Et pour financer vos délires, les Européens paient et s’appauvrissent. Alors, pour combattre la pauvreté des Européens, voici plusieurs pistes. Un: s’occuper d’abord des Européens – oui, ça aide. Deux: mieux gérer l’argent public en supprimant les dépenses inutiles et nocives. Trois: arrêter de racketter nos entreprises et nos travailleurs, comme avec le Green Deal notamment, afin d’éviter les faillites et délocalisations. Quatre: écouter et prendre en compte les amendements déposés par le groupe des Patriotes pour l’Europe sur tous les textes. Là aussi, votre dogmatisme coûte cher aux Européens. Il y a trois semaines, le président du groupe PPE, M. Weber, otage de la gauche, a tout fait pour qu’un rapport sur la protection des intérêts financiers ne puisse pas être voté, car il était porté par les Patriotes. Tant que ce sera cela la droite ici, il ne faudra pas s’étonner de l’appauvrissement général des Européens.
Rapport intérimaire sur la proposition de cadre financier pluriannuel pour les années 2028 à 2034 (débat)
Monsieur le Président, sur 95 amendements déposés sur ce rapport intérimaire sur le CFP 2028-2034, une part très importante provient une nouvelle fois de notre groupe Patriotes pour l'Europe. Cela prouve que nous avons travaillé, proposé et alerté; mais, malgré cela, nous voterons clairement contre ce texte. Pourquoi? Parce qu'il incarne tout ce dont les Européens ne veulent plus: plus de centralisation, plus de dette, plus de bureaucratie, plus de nouvelles ressources propres, et donc de taxes, plus de contraintes imposées d'en haut. Ce rapport prépare un cadre financier où Bruxelles décide davantage, tandis que les nations paient davantage. On parle de simplification, mais vous construisez en réalité une machine toujours plus opaque, plus technocratique et plus éloignée des citoyens. Il ouvre aussi la porte à la banalisation de la dette commune. Après des mesures dites exceptionnelles, la majorité veut désormais transformer l'emprunt massif en méthode durable. C'est irresponsable: on dépense aujourd'hui, on facture demain et ce seront nos enfants qui régleront l'addition. Ce texte renforce également les conditionnalités politiques, jugées trop souvent pour sanctionner les gouvernements qui ne suivent pas la ligne dominante. Pendant ce temps, la PAC est fragilisée et les agriculteurs sont négligés, tout comme nos outre-mer, nos entreprises, nos frontières et notre pouvoir d'achat. Pour la France, grand contributeur net, il serait profondément choquant que le budget 2028-2034 soit verrouillé sans respecter le choix démocratique que feront les Français en 2027. Les peuples demandent du bon sens, de la maîtrise des dépenses, du respect démocratique; on leur répond par plus de dette et plus de centralisation. Nous refusons cette logique dangereuse.
Protection des intérêts financiers de l’Union européenne – lutte contre la fraude – rapport annuel 2024 (débat)
Madame la Présidente, M. le commissaire vient effectivement de le dire: l'adoption de ce rapport, c'est important, parce qu'il y a des recommandations qui sont totalement factuelles dans ce rapport et qui sont importantes pour rappeler le vrai sujet. Je remercie les intervenants qui sont intervenus il y a quelques instants, notamment des groupes de droite, qui sont intervenus pour expliquer qu'il fallait s'intéresser au fond du sujet, parce que nos concitoyens attendent avant tout que nous protégions les intérêts financiers de l'Union européenne. C'est cela le sujet du rapport. Ce n'est pas autre chose. Et je crois que seule Mme Grapini, dans les groupes de gauche, est restée sur le fond du sujet, parce qu'elle a justement cette notoriété et cette légitimité dans la commission du contrôle budgétaire depuis de nombreuses années. Et je la remercie d'avoir parlé du sujet, parce que c'est ça, le sujet, aujourd'hui. Ce n'est pas autre chose. Et ceux qui nous font un Grand prix du cinéma, ici, dans cette séance, alors qu'en étant dans le groupe socialiste, en dehors de Mme Grapini, ou en étant dans le groupe des Verts, ils n'ont jamais participé à aucune réunion de shadow rapporteurs, n'ont jamais travaillé sur ce dossier et ne sont jamais venus aux dizaines de réunions qui ont été faites. C'est un scandale de faire ça. Votre façon de faire de la politique dégoûte les citoyens, parce que nous, quand nous votons en séance, et moi quand je vote en séance, sur vos amendements, Messieurs, des amendements budgétaires, je regarde le fond du sujet et parfois on vote vos amendements, parce que nous sommes d'accord sur le fond. Vous, vous regardez quel est l'auteur avant de décider du vote. Et ça, c'est un scandale. Alors, vous, vous jugez les gens sur des enquêtes en cours. C'est extraordinaire. Alors, toutes les ONG sont coupables aussi, dans ce cas-là. Je crois qu'il faut réellement arrêter de faire de la politique politicienne. C'est cela qui vous fera perdre les élections dans vos pays respectifs, parce qu'aujourd'hui les gens veulent qu'on parle du fond des sujets. Ce rapport n'est pas d'extrême droite. Ce rapport est un rapport qui privilégie les intérêts financiers des citoyens de l'Union européenne. Et si c'était un rapport d'extrême droite, le PPE ne le voterait pas. Je crois que c'est un rapport, tout simplement, qui défend l'intérêt général. C'est ce qu'on fait en commission du contrôle budgétaire. On est là pour ça. On n'est pas là pour faire de la petite politique spectacle comme vous le faites, Messieurs.
Protection des intérêts financiers de l’Union européenne – lutte contre la fraude – rapport annuel 2024 (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, mes chers collègues, au terme de plusieurs mois de travail, je suis ravi de me trouver devant vous aujourd'hui en tant que rapporteur de ce texte sur la protection des intérêts financiers de l'Union concernant l'exercice 2024. Ce rapport annuel est, à mes yeux, un rapport important. Il n'est pas seulement un rapport qui parle du passé, il fixe des axes d'amélioration à travers des propositions concrètes pour mieux protéger les intérêts financiers de nos concitoyens qui entendent que leur argent soit bien géré, avec efficience, transparence et esprit de responsabilité. C'est notre devoir à tous et c'est pourquoi ce sujet doit rester transpartisan, technique. Ce rapport doit être constructif et force de proposition et ne doit pas être instrumentalisé à des fins politiques, car le thème de la protection des intérêts financiers de l'Union, de la protection de notre budget européen, qui est alimenté par nos nations et donc par les impôts de nos compatriotes – étant rappelé que certains pays, dont la France, sont contributeurs nets – est d'autant plus important en période de ressources limitées. Il y a quelques mois, la procureure générale européenne, Mme Laura Codruța Kövesi, indiquait elle-même, lors d'une réunion en trilogue, qu'avant de penser à créer de nouvelles ressources propres, autrement dit de nouvelles taxes et de nouveaux impôts, il faudrait peut-être déjà aller chercher l'argent qui est dû de plein droit à l'Union européenne et qui nous échappe, notamment par la fraude ou les sous-déclarations. Je suis en total accord avec cette analyse que je défends depuis toujours. Il est primordial de prévenir toute absence de recouvrement de ces ressources ou tout abus, et de corriger tous les cas où un tel abus s'est produit. Il faut aussi constamment ajuster nos mécanismes pour que les erreurs ne puissent plus se reproduire aussi facilement, et améliorer les contrôles. Car oui, ce sont des milliards d'euros qui n'entrent pas dans nos caisses chaque année à cause de la fraude et de la sous-déclaration. Dans cet esprit, j'ai souhaité présenter un projet fondé sur des faits vérifiables, fondé aussi sur les rapports présentés par les principaux acteurs, les autorités du paysage antifraude qui, par leur travail quotidien et leurs efforts, visent à protéger les intérêts financiers de l'Union et des États membres, que je tiens à saluer ici et à remercier pour le temps que ces autorités m'ont accordé. Oui, j'ai réalisé de nombreuses réunions élargies d'information avec elles. Elles ont été organisées fin 2025 au Parlement. Selon le staff de la Commission, c'était un travail préparatoire ambitieux et rare pour un tel dossier. J'ai souhaité associer l'ensemble des shadow rapporteurs qui ont été invités à toutes les réunions, quel que soit leur groupe politique, et ont pu poser toutes les questions aux différentes autorités: Parquet européen, Europol, Eurojust, OLAF, Cour des comptes, direction générale du budget de la Commission... Nous avons même fait des questionnaires écrits. Toutes les données et informations recueillies ont été intégrées dans ce projet de rapport et les mêmes documents d'où proviennent ces informations ont été mis à disposition de tous les rapporteurs fictifs pour qu'ils puissent les examiner et les analyser. J'ai souhaité me concentrer sur le cœur du sujet, ne traiter que brièvement des sujets traités par ailleurs dans d'autres rapports, comme celui sur l'architecture antifraude ou la conditionnalité. Cela m'a permis d'apporter un ensemble de recommandations ciblées visant à apporter des réponses à des problématiques qui ne bénéficiaient pas du même niveau d'attention. En effet, il n'est pas optimal de fermer la porte une fois que le cheval s'est échappé de l'écurie. Donc, il est important d'agir en prévention et donc agir sur la prévention et la détection. Il faut d'ailleurs renforcer le rôle du Parlement européen, le rôle du législateur. Il est important que nous soyons réellement concertés en amont sur le fonctionnement des dispositifs et l'élaboration des programmes. On l'a vu notamment sur le problème de la FRR et de Next Generation. Il aurait été bien qu'on soit plus concertés, tout comme les acteurs de la lutte antifraude qui connaissent par cœur les modes opératoires de ceux qui ne veulent pas respecter les règles. Il faut aussi s'assurer que les moyens des autorités de contrôle soient suffisants, parce que je redis que ces dépenses sur les autorités de contrôle, c'est un investissement, puisque, derrière, nous faisons entrer de l'argent. Ce projet formule également des demandes visant à une plus grande transparence de l'accès aux données relatives aux bénéficiaires, notamment des bénéficiaires finaux. Il faut que ces données soient accessibles. On l'a vu, dans le cas de la FRR, nous n'avons accès qu'aux 100 principaux bénéficiaires. En tant que contribuable, je n'aime pas qu'on me cache des choses. Et en tant que parlementaire, c'est encore pire. Toute donnée relative à une dépense ou à une recette devrait être publique. Les limites inhérentes aux instruments de financement fondés sur la performance, tels qu'ils existent actuellement et tels qu'ils sont à ce stade envisagés, font aussi débat, et il faut le mettre en évidence. Enfin, il importe aussi que chacun ici montre l'exemple en utilisant les ressources disponibles de la manière la plus efficace et efficiente. Ainsi, quand je vois que le Parlement projette de dépenser 500 millions d'euros pour des travaux dans un bâtiment à Bruxelles – un demi-milliard –, je me dis que tout le monde n'a pas le sens des réalités. Je pense aux élus locaux et aux citoyens qui comptent à l'euro près. Je pense que chacun ici devrait aussi avoir ce réflexe en gardant le sens des réalités. Alors je remercie les groupes pour leurs amendements, en particulier les groupes PPE, ECR et Renew, qui ont fait des propositions tout au long du processus. Je voterai demain pour un certain nombre d'entre eux. Je remercie tous les collègues qui ont travaillé sur ce rapport.
Activités du Médiateur européen – rapport annuel 2024 (débat)
Madame la Présidente, le rapport annuel du Médiateur européen pour 2024 confirme un problème que nous dénonçons depuis des années, le manque persistant de transparence au sein de la Commission européenne. Les exemples sont nombreux: les problèmes persistants dans les procédures de sélection de l'Office européen de sélection du personnel, qui ont suscité de nombreuses plaintes de candidats concernant le manque de transparence et d'égalité de traitement; les enquêtes sur la gestion et la transparence de certaines subventions, où il reste encore difficile d'obtenir des informations claires sur l'utilisation de l'argent public; les cas de pantouflage lorsque des hauts responsables européens rejoignent le secteur privé, ce qui pose des questions évidentes de conflit d'intérêt et de confiance dans l'administration européenne. Nous l'avons également vu dans les dossiers sensibles, notamment concernant l'accès aux documents liés à certaines décisions de la Commission, où il a fallu l'intervention du Médiateur pour obtenir des informations qui auraient dû être publiques dès le départ. Et je ne parlerai même pas du Pfizergate. Cette situation est inacceptable. Dans plusieurs affaires, le Médiateur a dû rappeler que l'administration de l'Union doit agir avec le plus haut niveau de transparence possible. Ces situations ne sont pas simplement des problèmes administratifs, car, lorsque la transparence disparaît, le contrôle démocratique s'affaiblit et, avec lui, la capacité de ce Parlement à surveiller l'utilisation de l'argent des contribuables européens. En tant que rapporteur sur la protection des intérêts financiers de l'Union pour 2024, je le dis très clairement: la transparence n'est pas un luxe administratif. C'est la première garantie contre les abus, les irrégularités et la mauvaise gestion des fonds européens. J'espère que les nombreuses préconisations contenues dans mon rapport et qui permettraient de mieux protéger les intérêts financiers de l'Union seront lues et mises en œuvre. En attendant, je voudrais, Madame le Médiateur, saluer votre travail. Il est important, mais nous ne devrions pas avoir besoin d'une enquête pour obtenir ce qui devrait être la norme, une Commission pleinement transparente et responsable. Car, au final, ce que les citoyens attendent de l'administration européenne est simple: que l'argent qu'ils confient à l'Union soit géré avec rigueur, transparence et respect et que nous ayons accès aux données sans avoir à vous saisir.
Orientations pour le budget 2027 - Section III (débat)
Monsieur le Président, merci d'abord d'avoir intégré nos préoccupations sur les régions ultrapériphériques dans ces orientations budgétaires. Nos territoires d'outre-mer sont désavantagés et méritent d'être davantage aidés dans le budget de l'Union. Le budget de l'Union, c'est avant tout l'argent des contribuables. Derrière chaque euro dépensé, il y a le travail de millions d'Européens, des entrepreneurs, des salariés, mais aussi des agriculteurs qui se lèvent chaque matin pour produire et nourrir l'Europe. Aujourd'hui, ces entreprises voient leur compétitivité s'effondrer; l'explosion des prix de l'énergie, l'accumulation de normes et les décisions prises à Bruxelles fragilisent directement ceux qui produisent en Europe. Pendant ce temps, nos concurrents internationaux produisent moins cher, avec beaucoup moins de contraintes. Exemple: le Mercosur. Si l'on veut encore demain en Europe une agriculture et des entreprises, des industries, il faut d'urgence corriger le tir. Ce doit être une des priorités des orientations budgétaires 2027. Parallèlement, l'Union s'engage dans une trajectoire d'endettement sans précédent, ce qui pèsera sur le budget européen pendant des décennies et réduira encore les marges de manœuvre pour soutenir notre économie et restaurer notre compétitivité. Face à cette situation, le groupe des Patriotes pour l'Europe a déposé 36 % des amendements de ce dossier. Leur objectif est clair: restaurer la discipline budgétaire, défendre la compétitivité de l'économie européenne, protéger nos producteurs et garantir que le budget européen serve réellement les citoyens. Arrêtons le dogmatisme et les jolis mots. Agissons concrètement avant qu'il ne soit trop tard.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, il y a deux mois, David Sève, syndicaliste agricole gardois, est monté ici, à Strasbourg, pour manifester contre le Mercosur. Avec plusieurs collègues, nous l'avons reçu ici, au Parlement européen. En sortant, David a fait un accident vasculaire cérébral devant le Parlement, fatigué d'être mobilisé depuis des mois pour défendre l'évidence, de gérer le stress et les menaces financières de l'État, parce qu'il a bloqué une autoroute pour alerter sur la situation agricole. Ses collègues qui, en plein salon de l'agriculture, ont appris l'application immédiate du Mercosur sans vote de ce Parlement, me demandent aujourd'hui ce qu'il faut faire pour défendre l'agriculture. Bien sûr, avec mes collègues, nous nous battons chaque semaine dans toutes les instances où nous siégeons, mais nous ne sommes pas encore majoritaires. Alors, en solidarité avec David, je vous invite vous, centaines de milliers d'agriculteurs et de viticulteurs, à tourner des vidéos dans vos exploitations pour dire et montrer, avec vos tripes et votre cœur, la réalité humaine et concrète de vos vies de sacrifice; à témoigner auprès du grand public de vos conditions de travail – quel est votre revenu, ce qui vous est imposé, à vous, sans qui notre souveraineté alimentaire, notre santé publique et nos paysages n'existeraient plus. Une vidéo sur les réseaux pour faire honte à ceux qui nous dirigent, et pour que les Français, par leur soutien, les obligent à réagir. Honte à Macron et von der Leyen, collabos du Mercosur et de la concurrence déloyale. Pensée et soutien indéfectible à nos agriculteurs, qui ne doivent pas mourir en silence. Et soutien aussi à David.
Événements météorologiques extrêmes, en particulier au Portugal, dans le sud de l'Italie, à Malte et en Grèce: réponse européenne en vue de renforcer la réactivité, la préparation et les mécanismes de solidarité (débat)
Madame la Présidente, mes chers collègues, l'Union européenne trouve des centaines de milliards pour des dépenses qui ne sont absolument pas des priorités des citoyens des pays de l'Union, voire même des sujets auxquels ils sont opposés. Mais elle est en revanche incapable d'être à la hauteur face aux enjeux pour lesquels la population a besoin de nous. Parmi ceux-là, les réponses aux catastrophes naturelles et la prévention des catastrophes naturelles. Alors qu'on nous parle de solidarité européenne sans arrêt, il faut avoir le courage de dire que l'aide européenne sur les catastrophes naturelles n'est pas du tout à la hauteur des enjeux. Quelle image donne-t-on quand, comme à Mayotte, la situation sur place plus d'un an après le cyclone Chido est encore apocalyptique. Est-ce digne de la France et de l'Union européenne? Ces citoyens sont-ils des sous-citoyens, quand l'aide n'a fourni que 2,5 % des dommages directs pour les récentes catastrophes de Mayotte et de La Réunion? Quelle vision a l'Union sur ces sujets, à part nous parler de réchauffement climatique et de transition verte? Que fait-elle concrètement pour aider les victimes, à part verser des fonds faméliques? Nous n'avons pas besoin d'incantations, mais de soutien aux populations. S'agissant des incendies, il faut aider la viticulture et l'agriculture. Ce sont eux qui sont les meilleurs remparts aux incendies. Et pour les inondations, que fait l'Union pour prévoir des infrastructures résistantes aux crues? Où est la planification? Que fait-elle pour soutenir les élus locaux et les citoyens qui, par exemple, chez moi dans le Gard, s'insurgent contre la remise en cause par l'État de la deuxième partie du plan Rhône, qui devait protéger les populations. Sur ces sujets majeurs, l'Union est défaillante, l'Union est un fantôme. (L'orateur refuse des questions carton bleu de Stine Bosse et de Christophe Clergeau.)
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, chers agriculteurs, chers travailleurs de la terre, bienvenue à Strasbourg! À vous qui manifestez votre colère devant ce Parlement – à juste titre –, à vous qui vous battez non pas pour vous, mais pour notre souveraineté alimentaire, pour notre santé publique et celle des générations à venir, pour la qualité et le bien-manger, à vous qui prenez soin de nos paysages avec amour, à vous qui portez à bout de bras de belles valeurs, à vous qui ne comptez pas vos heures, à vous qui malgré tout cela n’arrivez pas à vivre du fruit de votre excellent travail: oui, vous avez raison de ne pas accepter de mourir en silence et de venir dire votre colère, votre rage aux institutions européennes, institutions qui prétendent sans cesse défendre l’écologie mais vous regardent mourir sans rien faire, alors qu’en produisant local les premiers écolos, c’est vous. Pire, elles vous plantent même un couteau dans le dos avec le Mercosur. Elles prétendent défendre la démocratie, mais l’accord de libre-échange avec le Mercosur est appliqué avant même que le Parlement ne se soit prononcé, avec l’accord des traîtres à la France et des bonimenteurs présents à l’Élysée et au gouvernement français, incapables de défendre ce domaine stratégique après en avoir déjà laissé couler tant d’autres. Je veux vous dire que les élus du Rassemblement national sont avec vous, et nous le sommes depuis très longtemps. Alertez! Faites savoir ce qui vous guette, ce qui vous attend! Faites connaître votre situation: c’est cela qui mettra la honte à nos gouvernements. Honte à nos gouvernements!
Mise en œuvre du régime de conditionnalité liée à l'état de droit (débat)
Monsieur Gotink, encore une diffamation habituelle que vous pratiquez à l’égard d’un gouvernement souverain: M. Orbán a été élu, réélu. J’entends que cela vous pose problème parce qu’il n’est pas de votre famille politique, mais la grandeur, c’est de respecter les urnes, de respecter les choix. Monsieur, vous faites 3 % dans votre pays, respectez le résultat des urnes!
Mise en œuvre du régime de conditionnalité liée à l'état de droit (débat)
Madame la Présidente, vous prétendez que le régime de conditionnalité lié à l’état de droit protégerait les valeurs de l’Union face à des ennemis de l’Union. Mais en fait, de quoi parle‑t ‑on? On parle d’une discrimination que vous utilisez arbitrairement contre un seul État membre, la Hongrie, car il a l’outrecuidance de résister à vos politiques néfastes et mortifères, car il a par exemple le culot de résister à vos politiques d’immigration/invasion, qui dénaturent l’Europe et l’exposent par leur caractère massif à l’insécurité endémique, à un choc des civilisations, bref, à de nombreux problèmes du quotidien, invivables pour tous ceux qui ne vivent pas, comme vous, dans des quartiers préservés, où la seule immigration présente est votre livreur Uber ou votre femme de ménage. Oui, la Hongrie a raison de refuser ces politiques qui exposent les Européens au pire. Oui, la Hongrie a raison de bloquer un certain nombre de décisions au Conseil, privilégiant l’intérêt des peuples européens et leur identité. C’est cela que vous leur faites payer. Entre nous, je préfère me balader de nuit à Budapest que dans certains quartiers de Berlin, Bruxelles ou Paris, car à Budapest, au moins, on se sent encore en Europe. Vous semblez être contents de vous en affichant comme seul bilan les blocages que vous faites aux universités hongroises, aux étudiants hongrois, à la société civile, qui est sanctionnée, privée de financements par vos politiques discriminatoires sans fondement. Vous dites défendre l’état de droit partout et tout le temps: quelle hypocrisie, lorsque, dans le même temps, la Roumanie annule les élections démocratiques, empêche des candidats de se présenter aux élections, sans fondement! C’est cela votre état de droit? Et là, vous n’y trouverez rien à redire? C’est ça les valeurs de l’Union: la confiscation du pouvoir contre ces peuples? Et en Ukraine, véritable mafia, là aussi, c’est l’état de droit? Elle est où la conditionnalité? J’ai honte de vos petits mécanismes de fin de règne, appliqués à géométrie variable à des fins politiques. Bientôt, les Patriotes européens arriveront au pouvoir dans toute l’Europe par les urnes et mettront fin à vos persécutions, vos chantages, vos discriminations en garantissant le vrai état de droit: celui qui donne la parole au peuple souverain et les écoute, dans une Europe des nations et des coopérations.
L'urgence de lutter contre les discriminations dans l'Union grâce à la directive horizontale anti-discrimination (débat d'actualité)
Monsieur le Président, le groupe socialiste a trouvé important d’organiser ici un débat sur les discriminations. Or, je n’ai entendu personne, ici, aujourd’hui, défendre les discriminations. On cherche donc l’utilité de ce débat, si nous sommes tous d’accord; à moins que certains ici ne mentent. Car, oui, certains dans ce Parlement prétendent lutter contre les discriminations, mais défendent au quotidien ce qu’ils appellent la discrimination «choisie». Or, vider l’Afrique de ses talents n’est pas une chose positive. D’autres préfèrent la discrimination dite «positive». Or, accorder des droits supplémentaires à des gens parce qu’ils sont issus de minorités ou de certains quartiers, ce ne sont pas des choses positives. Je crois, moi, en la méritocratie. Je connais bien la discrimination: maire d’une commune en France pendant dix ans, j’ai eu à poursuivre, devant un tribunal, la présidente socialiste de mon conseil régional pour discrimination. Je l’ai faite condamner en appel et aussi par la Cour de cassation, plus haute juridiction de mon pays. Elle a ensuite saisi la Cour européenne des droits de l’homme, qui a annulé la décision. Ici aussi, la discrimination est de mise, et c’est vous, les donneurs de leçons qui la pratiquez, toute honte bue. Vous avez ainsi violé toutes les règles pour faire en sorte que le troisième groupe de ce Parlement, issu du vote des citoyens, n’ait aucune vice-présidence, aucun poste, alors que le groupe The Left – dont certains soutiens sont régulièrement accusés d’antisémitisme – a eu droit à vos votes. On l’aura compris: la discrimination, chez vous, c’est à géométrie variable, quand il s’agit de défendre vos intérêts et votre gamelle. Pour nous, c’est toujours non. Avec votre cordon sanitaire, vous n’êtes pas légitimes pour donner des leçons sur la discrimination.
Madame la Présidente, vous nous proposez de prendre la parole sur le résultat de la conciliation budgétaire 2026. Je dirai simplement que cette conciliation est une mascarade. Commission européenne, Conseil et Parlement se réunissent en effet chaque année une journée pour un simulacre de conciliation portant sur une part infime du budget annuel, faisant une photo tout sourire à la fin en s'autocongratulant, alors qu'ils n'ont discuté pendant toutes ces heures que de détails et de virgules. Le vrai débat n'est pas là. Le vrai sujet, c'est le budget 2026 en lui-même, dans son entièreté et en détail, l'affectation des 192,7 milliards d'euros en engagements et des 190 milliards en paiements. De ce point de vue, il faut avoir le courage de dire les choses telles qu'elles sont: d'année en année, l'Union répète les mêmes erreurs, mais en plus grave. Un fait à lui seul résume l'irresponsabilité de ce budget: la ligne des intérêts de l'EURI, qui dépasse de 4,2 milliards d'euros la programmation financière pour 2026 par rapport aux prévisions du cadre financier. Affolant. Je voudrais ensuite rappeler que le budget européen est mal géré. La Cour des comptes européenne est catégorique: le taux d'erreur dans les dépenses est de 3,6 %. Ses alertes récurrentes ne changent rien. Pas de contrôle digne de ce nom. Pas de transparence. Pour rappel, à titre d'exemple, sur les fonds de la FRR, plus de 650 milliards, nous n'avons accès qu'à la liste des 100 principaux bénéficiaires finaux par pays. Quid des autres? Est-ce une blague? C'est choquant pour nos concitoyens qui, eux, sont transparents. Sur le fond, nous ne sommes pas en accord avec ce budget, vous le savez, puisque nous avons proposé à nous seuls plus d'un quart des amendements budgétaires, tant sur les lignes budgétaires que sur le texte de la résolution. Le souhait du groupe des Patriotes pour l'Europe est que les priorités budgétaires soient revues. Nous voulons, nous, que l'argent serve aux priorités déterminées par les citoyens, à savoir coopérer sur des sujets sur lesquels être unis peut être une valeur ajoutée, soutenir l'agriculture, assurer la sécurité de nos frontières, lutter contre l'immigration-invasion, arrêter d'imposer des normes débiles à nos entrepreneurs et soutenir réellement l'économie, lutter pour travailler sur la recherche et ne dépenser que ce qui est utile et nécessaire afin de diminuer la participation des États contributeurs nets. Permettez-moi d'ailleurs pour finir de dire, en tant que Français – la France étant un des rares pays contributeurs nets dont la participation va encore augmenter fortement –, mon dégoût face à l'inconséquence de mon propre gouvernement, qui ne défend pas les intérêts des Français, alors que nous sommes contributeurs nets. C'est un peu comme si le cocu payait la chambre. Heureusement, tous les sondages semblent démontrer que cette situation va changer en 2027. Nous saurons, nous, remettre la France à la place où elle doit être. Vivement 2027! En attendant, on votera contre ce budget.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Madame la Présidente, je suis élu d'une ville très agricole et je voudrais, par ces mots, vous décrire ce que j'ai vu ces dernières semaines lors de plusieurs réunions avec des agriculteurs dans le Gard. J'ai vu chez eux, comme toujours, l'amour de leur terre, l'amour de leur métier. Mais j'ai aussi vu la désolation. Savez-vous que, dans mon département, sept agriculteurs sur dix sont financièrement à zéro ou en négatif? Les viticulteurs en particulier sont au bord du gouffre: incidents climatiques, récoltes basses, taxes douanières, charges en hausse constante, stagnation du prix du vin, déconsommation du fait de la criminalisation de la consommation, distorsions de concurrence sur les produits phytosanitaires et la main-d'œuvre. Il est pourtant essentiel pour notre santé publique et la souveraineté alimentaire que l'agriculture soit soutenue. C'est la raison pour laquelle j'ai déposé des amendements budgétaires pour augmenter ici le budget de l'agriculture, parce que les agriculteurs n'ont plus besoin de déclarations d'amour, mais de preuves d'amour. Quant à la France, au lieu de s'en prendre judiciairement aux agriculteurs qui ont manifesté, en pratiquant le chantage financier pour les faire taire – quelle honte! –, elle ferait mieux de cesser les surtranspositions de directives européennes, de réformer la loi Évin en traitant le vin comme un élément culturel et en permettant sa promotion, et d'accorder la priorité aux agriculteurs français dans la commande publique et la restauration collective. Pour sauver notre alimentation et notre patrimoine, il est urgent de réagir.
Existence d’un risque clair de violation grave par la Hongrie des valeurs sur lesquelles l’Union est fondée (débat)
Monsieur le Président, psychose: «maladie mentale ignorée de la personne qui en est atteinte et qui provoque des troubles de la personnalité comme la paranoïa ou la schizophrénie». Oui, certaines des personnes qui fixent l'ordre du jour ici semblent atteintes de psychose, une psychose obsessionnelle qui les fait tendre vers l'isolement d'abord. Ainsi, l'Union européenne, qui ne parlait déjà plus à la Russie, tourne aussi le dos aux États-Unis et à la Chine. L'Union européenne vote aussi, à chaque séance, des résolutions sur les droits de l'homme pour donner des leçons à chaque pays du monde. Avec quelle légitimité? On se le demande. On se demande aussi, à ce rythme, à qui l'Europe qui s'isole va parler demain sur la scène internationale. Pire, l'Union européenne s'en prend désormais à chaque séance plénière à l'un de ses États membres, la Hongrie. Et là, ce n'est plus seulement de la psychose, c'est une obsession maladive, géante. Le sujet du débat du jour est – je cite – l'«existence d'un risque clair de violation grave par la Hongrie des valeurs sur lesquelles l'Union est fondée». Alors oui, les dirigeants de la Hongrie n'ont ni névrose ni psychose. C'est une différence assez notable, c'est vrai, avec les représentants de l'Union européenne, mais c'est plutôt à saluer. Alors vive la Hongrie souveraine et saine d'esprit avec notre allié élu et réélu Viktor Orbán! En matière d'état de droit, intéressez-vous donc à la Roumanie, où les élections sont annulées, et à ce qui est fait de notre argent en Ukraine: sur tout cela, on ne vous entend pas.
Le nouveau cadre financier pluriannuel 2028-2034: architecture et gouvernance (débat)
Madame la Présidente, mes collègues ont chacun bénéficié d'une minute supplémentaire, j’espère bénéficier de la même mansuétude. Le 16 juillet dernier, la Commission européenne a avancé son projet de cadre financier pluriannuel 2028-2034. En présentant la trajectoire budgétaire et financière de l’Union à la presse avant de la présenter aux élus, le ton était donné: aucune élégance, aucun respect. Dès le début les Patriotes pour l’Europe ont alerté sur le contenu de ce CFP. D’abord, il acte une situation financière désastreuse. En effet, à cause de votre mauvaise gestion des emprunts post-Covid NextGeneration, le budget est dans le rouge pour trente ans. Pour y remédier, au lieu de supprimer les mauvaises dépenses, d’aller chercher l’argent de la fraude et de défendre les intérêts financiers de l’Union, vous choisissez la facilité en prévoyant de nouvelles ressources propres, c’est-à-dire de nouvelles taxes. Pour nous, c’est non. Votre projet de CFP prévoit aussi de supprimer la sacralisation des fonds de la PAC, pourtant obtenue de haute lutte. Pour nous, c’est non aussi, c’est même une ligne rouge. Que vous ont fait les agriculteurs? Pourquoi voulez-vous encore vous en prendre à eux? Que mangerez-vous quand vous aurez saccagé l’agriculture européenne: des saloperies nourries aux antibiotiques et aux hormones de croissance? Défendre l’agriculture, c’est défendre la santé publique et notre souveraineté alimentaire. Vous voulez aussi fusionner de nombreux autres fonds, comme ceux consacrés à nos outre-mer. Pour nous, c’est non également. Vous prévoyez de maintenir vos priorités délirantes sur le pacte vert, qui tue nos entreprises et notre agriculture, alors que nos concurrents dans la mondialisation, eux, avancent et se moquent de vous. Enfin, vous prévoyez de renforcer le mécanisme de conditionnalité pour vous en prendre aux États dirigés par des souverainistes qui refusent l’immigration. En revanche, pour les milliards versés par l’Europe dans le monde, dans des pays tiers corrompus comme l’Ukraine, aucun problème de conditionnalité. Aujourd’hui, certains groupes de votre majorité sentent que votre proposition est inacceptable pour l’opinion. Ils font semblant de s’y opposer: imposture, foutaises! En ne votant pas notre motion de censure à votre endroit, ils valident de fait vos propositions et vos politiques. C’est ça, la réalité. Le reste n’est que cinéma.
Premier anniversaire des inondations DANA en Espagne: améliorer la préparation de l’Union (débat)
Non, je crois, Monsieur le député, cher collègue, que vous vous êtes mal renseigné. Nous ne demandons pas le Frexit, nous demandons à changer l'Union européenne de l'intérieur et nous déplorons notamment que celui que vous soutenez, c'est-à-dire Emmanuel Macron, ne défende pas ici les intérêts de la France et que tous les postes soient trustés généralement par des Allemands, parce que la France ne sait pas défendre ses intérêts. Je le regrette, je le déplore. Et donc moi, j'essaie de défendre les intérêts français et je dis qu'effectivement ça me paraît peu d'aider l'Espagne à 5 % et d'aider la France aussi à 2,5 % quand il y a des catastrophes de ce style-là. Et par contre, de distribuer des milliards à la Moldavie, à l'Ukraine et autres.
Premier anniversaire des inondations DANA en Espagne: améliorer la préparation de l’Union (débat)
Je crois, Madame, chère collègue – j'ai été maire d'une commune en France pendant dix ans qui était le long du Rhône, un fleuve européen – et je crois surtout que, ce qui ne ramènera pas les morts, comme vous le dites, ce sont les défaillances des gouvernants et des dirigeants qui ont présidé aux destinées de l'Espagne à ce moment-là. Et je crois que, de ce point de vue-là, il faudrait réellement que les gouvernants agissent et n'attendent pas les catastrophes pour réagir. Ce que nous avons malheureusement trop vu en Espagne.
Premier anniversaire des inondations DANA en Espagne: améliorer la préparation de l’Union (débat)
Monsieur le Président, nous sommes ici pour évoquer les suites des inondations terribles intervenues dans la région de Valencia, en Espagne, il y a un an. Je voudrais d'abord réaffirmer notre pleine solidarité au peuple espagnol. Cette catastrophe a été d'une ampleur dramatique, avec notamment des milliers d'habitations détruites et plus de 200 victimes. Toute l'Espagne a été traumatisée et on le comprend. Mes collègues de Vox évoqueront les responsabilités et les défaillances qui pourraient bien sûr se reproduire. Je voudrais, en ce qui me concerne, me focaliser sur les aspects budgétaires du dossier. L'aide européenne au titre du Fonds de solidarité de l'Union ne représente que 5,23 % des dommages directs. On nous parle de solidarité européenne sans arrêt, mais je voudrais dire ici qu'à mon sens, cette aide européenne n'est pas du tout à la hauteur des enjeux de cette catastrophe majeure. Elle est même dérisoire au regard des besoins réels. Nous y sommes hélas habitués, puisque les catastrophes de l'île de la Réunion et de Mayotte n'ont reçu aussi que 2,5 % des dommages directs. Et sur place, à Mayotte, c'est encore la désolation. Pour ces trois catastrophes, c'est seulement 1 milliard d'aides pour 22 milliards de dommages. Cette disproportion est inacceptable, d'autant que l'Union trouve sans difficulté des milliards d'euros pour financer des programmes spéciaux taillés sur mesure pour des pays non membres de l'Union européenne. Il ne faudrait pas que nos citoyens aient le sentiment ubuesque que l'Europe préfère aider les autres avant les nôtres. Alors retrouvons un peu de décence et de bon sens. Recentrons les priorités budgétaires.
Présentation du rapport annuel 2024 de la Cour des comptes européenne (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, je voudrais d'abord remercier la Cour des comptes européenne. Elle dresse un bilan alarmant de la gestion du budget de l'Union européenne, un taux d'erreur global de 3,6 % dans les dépenses en 2024. Si l'Union européenne était une entreprise, son équipe dirigeante serait débarquée. S'agissant des fonds de la facilité pour la reprise et la résilience, la Cour des comptes émet une opinion avec réserves sur la légalité et la régularité des dépenses, dénonçant des jalons imprécis, des évaluations arbitraires de la Commission et des contrôles nationaux insuffisants. Elle documente également des violations de conditions d'éligibilité, des annulations, un cas de double financement, ainsi qu'une traçabilité toujours lacunaire des fonds dans plusieurs États membres. Quant à NextGeneration, le constat est tout aussi alarmant, avec des paiements qui ont dépassé les engagements de près de 50 milliards d'euros, traduisant une absence totale de discipline financière. Alors cette légèreté n'est plus une erreur, c'est une méthode. L'Union dépense sans contrôle, sans transparence, sans rendre de comptes. Je rappelle qu'on parle ici d'instruments représentant des centaines de milliards d'euros. Désigné par ce Parlement rapporteur pour le rapport sur la protection des intérêts financiers 2024, j'aurai à cœur de travailler avec chacun pour proposer des solutions pour lutter contre la fraude, la criminalité organisée, les sous-déclarations. Au lieu de créer de nouveaux impôts ou des ressources propres, allons chercher l'argent qu'on nous doit et traquons les fraudeurs.
Budget général de l'Union européenne pour l'exercice 2026 – toutes sections (débat)
Monsieur le Président, s'il y a bien un domaine où l'Union européenne est constante, je dois le reconnaître, c'est le domaine budgétaire. En effet, comme chaque année, votre budget 2026 est à la fois une honte et un scandale. Une honte d'abord, car l'Union européenne poursuit une spirale d'endettement complètement folle. Selon la Cour des comptes européenne, l'encours des emprunt de l'Union a augmenté de plus de 30 % en 2024 et pourrait dépasser 900 milliards d'euros d'ici 2027, environ dix fois le niveau de 2020 avant la création de Next Generation, votre merveilleux plan d'urgence post-Covid, totalement irréfléchi, qu'on enseignera un jour dans les écoles pour expliquer aux étudiants ce qu'il ne faut surtout jamais faire. Cette spirale d'endettement pèsera sur les contribuables jusqu'en 2058, réduisant durablement la marge de manœuvre budgétaire de l'Union. Un scandale ensuite, car à cause des intérêts non maîtrisés de votre dette irresponsable, vous êtes contraints de réduire les dépenses. Et au lieu de couper les très nombreuses mauvaises dépenses idéologiques comme nous le proposons, vous préférez faire le choix de sacrifier les vraies urgences, le soutien à notre agriculture, la sécurité de nos frontières, la compétitivité de nos entreprises. Pire, vous ajoutez des normes, vous ne suspendez pas le Green Deal, vous envisagez la création de nouvelles taxes, y compris sur les entreprises, taxes appelées hypocritement ressources propres que mon groupe et moi même refusons. Enfin, vous avez, selon la Cour des comptes, un taux d'erreur de 3,6 % dans vos dépenses, soit plus de 115 milliards. Incroyable! Alors, pour vous aider, le groupe des Patriotes pour l'Europe a travaillé, déposé plus d'un quart des amendements budgétaires de ce budget 2026. Ils traduisent une vision claire, un budget européen recentré sur les priorités réelles des citoyens et la suppression des dépenses inutiles. Nous vous invitons à lire ces amendements et à les voter. En ajoutant les voix des groupes Patriotes, ECR, ESN et PPE, il y a une majorité alternative dans ce Parlement. Si nos amendements de bon sens ne sont pas votés, nous considérerons que vous faites le choix de présenter un budget socialiste et nous voterons donc contre.
Risques pour la santé publique dans une Europe touchée par le réchauffement climatique: la lutte contre la propagation des maladies transmises par les moustiques et les tiques (vote)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, alors que l’Union européenne se prétend toujours la meilleure pour tout, il est cruel de constater que certaines maladies réapparaissent en Europe. Citons d’abord: la rougeole, la diphtérie, le virus du Nil occidental, le chikungunya, la dengue, la tuberculose, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo. Plusieurs de ces maladies sont directement liées aux frontières ouvertes et à vos politiques migratoires laxistes qui, en plus de nous amener l’insécurité, nous amènent aussi des maladies disparues. S’agissant des maladies liées aux moustiques — sujet de notre débat du jour —, des zones entières d’Europe connaissent aujourd’hui des problématiques dignes de pays sous-développés. Alors, j’ai plusieurs questions. Premièrement, n’avez-vous pas honte de voir de telles maladies apparaître et se développer en Europe? Deuxièmement, à part débattre, que fait l’Union européenne et que font les États membres pour protéger la santé publique des Européens et éradiquer ces moustiques? Enfin, Mme von der Leyen, très attachée à la santé publique, compte-t-elle envoyer des SMS qu’elle effacera aussitôt à ce sujet? Ou la protection des Européens vis-à-vis des moustiques n’est-elle pas, à ses yeux, un business suffisamment juteux?
L'équité intergénérationnelle en Europe à l'occasion de la Journée internationale des personnes âgées (débat)
Madame la Présidente, vous nous proposez de nous exprimer sur la Journée internationale des personnes âgées. Avant d'être ici, j'ai été maire pendant dix ans en France. Une des choses qui m'a le plus frappée et meurtrie, c'est de constater que beaucoup de nos aînés vivent au quotidien dans l'isolement et dans une grande précarité, voire une grande misère. Oui, en France, de nombreuses personnes âgées renoncent aux soins faute de moyens. En France, de nombreuses personnes âgées ne se chauffent pas en hiver, car elles n'en ont plus les moyens, dormant parfois avec deux ou trois couches de pulls lorsqu'elles sont dans des logements mal isolés. En France, de nombreuses personnes âgées ne mangent pas à leur faim. Et le pire, c'est que souvent, elles ne demandent rien, par honte, par pudeur. Alors, quand on a compris cela, on ne peut que souhaiter que l'Europe ne pense pas seulement à nos aînés un jour par an; qu'elle agisse, par exemple, pour stopper le marché européen de l'énergie afin de faire baisser les factures des Français et des contribuables; qu'elle agisse aussi pour nos aînés, avant de penser à agir pour l'immigration comme vous le faites, en trahissant vos peuples, qui ne reconnaissent plus leur propre pays, où les zones à risques et les zones de non-droit se multiplient et où beaucoup de nos aînés se sentent indésirables et ne sortent même plus. Quand je vous vois vouloir accueillir la terre entière, je me dis à chaque fois qu'il y a des gens ici qui sont aussi dans la misère, aussi malheureux du fait de vos politiques, et qu'envers eux, vous êtes incapables de la moindre humanité alors qu'ils ont construit notre pays. Parce que, malgré vos fables et vos mensonges, ce sont bien avant tout nos aînés qui ont construit nos pays et qui nous lèguent ce que nous avons. Il est urgent de les soutenir, de recréer du lien envers eux, car ce ne sont pas forcément ceux qui crient le plus fort qui ont le plus besoin. On dit souvent qu'on peut mesurer le degré d'humanité d'une société à la façon dont elle traite ses aînés. Le groupe des Patriotes pour l'Europe, lui, n'oublie pas nos aînés et n'oublie pas d'où nous venons tous. Alors, si vous voulez retrouver un peu de dignité, ayez de la mémoire. Pensez à vos parents, à vos grands-parents, et agissez pour les nôtres avant d'agir pour les autres. Personnellement, c'est aussi pour eux que je fais de la politique: pour tous ceux qui ne vous intéressent pas, qui ne sont visiblement pas vos priorités et qui ont besoin de défenseurs.
Incendies dévastateurs dans le sud de l’Europe: la nécessité de renforcer l’aide de l’Union pour restaurer la perte massive de forêts et améliorer la préparation de l’UE (débat)
Monsieur le Président, Madame la Commissaire, mes chers collègues, vous nous proposez aujourd'hui un débat sur les incendies dévastateurs de cet été en Europe et notamment dans ma région, dans l'Aude. Je pourrais me contenter de penser aux victimes et saluer l'action des secours, puis m'en aller. Mais je ne suis pas là pour ça. Je suis là pour faire avancer les choses, et ces incendies posent plusieurs problèmes que je vais aborder. D'abord, ils montrent encore une fois que le meilleur rempart face aux incendies est la vigne. Or, par vos politiques criminelles, anti-agriculture, anti-viticulture, par tous ces arrachages que vous encouragez, vous participez aussi à augmenter l'ampleur de ces incendies dévastateurs. Si vous voulez vraiment améliorer la situation, aidez nos vignerons, soutenez le maintien et le développement de l'agriculture et de la viticulture sur ces terres magnifiques. Ensuite, je voudrais dénoncer la responsabilité d'Emmanuel Macron et de ses gouvernements, qui avaient promis le renouvellement et même l'extension de la flotte de Canadairs. Promesse hélas non tenue. Comment comprendre que ces gouvernants évoquent un réchauffement climatique, des risques de plus en plus prégnants et, dans le même temps, ne prévoient pas les moyens de lutte à la hauteur des enjeux? Nos ruraux, nos paysages sont-ils pour eux une variable d'ajustement? Enfin, je ne peux terminer sans saluer l'action des pompiers: plus de 2 000 mobilisés en quelques heures. Quel courage, quel dévouement! Là aussi, l'Europe veut tuer ce qui fonctionne, puisque votre directive européenne sur le temps de travail met directement en danger le statut de sapeur-pompier volontaire, alors même que le volontariat représente près de 80 % des effectifs en France. Comment pouvez-vous imposer une telle aberration aux peuples d'Europe? Dans ce domaine, les pyromanes, c'est aussi vous et cela doit cesser maintenant. Les sinistrés vous regardent.