Heure des questions à la Commission - Les moyens de garantir la sécurité énergétique dans l'Union en 2023
Monsieur le Commissaire, nous devons rester attachés à nos objectifs climatiques ainsi qu'aux principes du libre marché et de la concurrence. L’année et demie écoulée, alors que nous avons vécu dans des circonstances extraordinaires – avec des prix élevés de l’énergie en raison de la pandémie, puis, bien sûr, en raison de la manipulation du marché par la Russie, puis en raison de l’agression de la Russie contre l’Ukraine – nous montre que nous devons disposer d’instruments pour intervenir lorsqu’il y a clairement manipulation du marché et ou forte volatilité. Je salue la proposition qui sera publiée aujourd'hui sur l'EMD et, par conséquent, certaines mesures devront être envisagées pour mieux gérer les vulnérabilités et les volatilités des prix. Selon vous, EMD trouvera-t-elle un équilibre entre la construction d’un marché, l’incitation aux investissements et aux solutions à faible intensité de carbone, d’une part, et la réduction de la volatilité, d’autre part?
Réductions annuelles contraignantes des émissions de gaz à effet de serre par les États membres (règlement sur la répartition de l'effort) - Utilisation des terres, changement d'affectation des terres et foresterie (UTCATF) - Révision de la réserve de stabilité du marché pour le système d'échange de quotas d'émission de l'UE (débat)
Madame la Présidente, cher M. Timmermans, chers collègues, nous devrions rester fermement attachés au pacte vert et aux objectifs stratégiques du paquet «Ajustement à l’objectif 55», mais nous devons trouver les meilleures solutions pour mettre en œuvre ces objectifs dans le nouveau contexte économique et géopolitique. Nous devons prendre soin de nos industries, de nos entreprises. Ils devraient rester compétitifs dans le monde entier et le coût de l'énergie pour nos citoyens devrait rester décent. Le compromis global sur le SEQE et les autres dossiers associés est meilleur que la proposition initiale, et je voudrais remercier une fois de plus M. Liese pour cela. Sur MSR en particulier, le dossier que j'ai suivi, 12% était bon au début, mais les évaluations ont montré que ce n'était pas suffisant et que 24% fonctionnaient mieux. Par conséquent, lors de la négociation du dossier avec mes collègues de la commission ENVI cette fois-ci, nous sommes parvenus à un accord selon lequel la RSM devrait être maintenue à 24 % afin d’éviter les chocs et de garantir la complémentarité, la cohérence et l’efficacité dans la réalisation des ambitions climatiques pour 2030 et 2050. C’est pourquoi je tiens également à remercier M. Engerer, le rapporteur, pour son travail visant à maintenir le mandat du Parlement clair pendant les négociations et à garantir que l’apport de 24 % est maintenu et n’augmente pas au-delà de 2023 et jusqu’à la fin de la phase IV. Cela assurera la prévisibilité du marché et servira de pont dans les prochaines années et contribuera également à atteindre nos objectifs sans mettre en danger la compétitivité de nos industries et de nos entreprises.
Récente décision du Conseil "Justice et affaires intérieures" sur l'adhésion à l'espace Schengen (débat)
Monsieur le Président, chers collègues, Monsieur le Commissaire, bloquer l'accès de la Roumanie et de la Bulgarie à l'espace Schengen était un acte injuste. Le vote de l'Autriche contre la Roumanie, suite aux décisions de l'actuel Premier ministre autrichien et ministre de l'Intérieur, a été un acte étrange, injuste et injustifié. Les prétextes présentés publiquement par le chancelier Nehammer sont basés sur de fausses hypothèses et chiffres et représentent non seulement un acte inattendu et incorrect envers la Roumanie, mais aussi un défi envers les autres États membres, un défi envers la Commission européenne, qui a apporté des arguments techniques solides, et un défi envers le Parlement européen. Cette décision injuste doit être corrigée dès que possible, peut-être même d'ici la fin de l'année ou au plus tard dans la première partie de l'année prochaine. Nous devons également réfléchir ensemble à la manière dont nous pouvons gérer les situations futures où, totalement injustifiées, contre la volonté générale de tous les autres, contre toute preuve et logique, un État membre bloque une décision aussi importante.
Directives concernant les énergies renouvelables, la performance énergétique des bâtiments et l'efficacité énergétique: amendements (REPowerEU) (suite du débat)
Madame la Présidente, depuis la signature de la déclaration de Versailles, nous avons intensifié les travaux au Parlement européen, et en particulier au sein de la commission ITRE, afin de permettre à l'Union d'agir le plus rapidement possible pour mettre en œuvre le plan REPOWER EU et adapter les propositions du paquet "Ajustement à l'objectif 55" à ce plan. La directive relative à la promotion de l'utilisation de l'énergie produite à partir de sources renouvelables a déjà été modifiée à deux reprises. En tant que président de la commission ITRE, je tiens à remercier et à féliciter mon collègue Markus Piper et les collègues responsables des groupes politiques pour leur réaction rapide et leur esprit d’équipe au cours des derniers mois. Nous soutiendrons donc l'accélération des procédures d'autorisation pour les projets d'énergie renouvelable, une meilleure définition des zones d'accès, des critères de détermination des lieux d'intérêt public. Parallèlement à nos travaux législatifs, la Commission européenne a proposé un nouveau règlement temporaire d’urgence du Conseil visant à accélérer le déploiement de la production d’énergie renouvelable au titre de l’article 122. Et même si nous émettons trop souvent de sérieuses réserves quant à l'utilisation de l'article 122, le Parlement européen a examiné et est coordonné dans sa position et avec cette initiative de la Commission. Chers collègues, Monsieur le Vice-président exécutif, le Parlement a montré qu'il pouvait réagir rapidement et en pleine solidarité avec les autres institutions. Nous assurons fermement les citoyens européens que nous travaillerons efficacement avec les États membres, avec le soutien de la Commission, pour disposer de la meilleure législation, pour trouver des solutions à la crise actuelle des prix et pour atteindre nos objectifs climatiques ambitieux.
Un niveau élevé commun de cybersécurité dans l'ensemble de l'Union (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, cher vice-président exécutif, je voudrais tout d’abord remercier et féliciter notre rapporteur et toute notre équipe pour leur capacité à négocier ce dossier depuis son adoption en commission ITRE il y a quelque temps, et remercier la Commission européenne pour la bonne initiative. Oui, un niveau commun de cybersécurité dans l’UE est crucial pour le fonctionnement du marché intérieur, et oui, la SRI 2 devait élargir considérablement son champ d’application pour inclure des secteurs qui n’étaient auparavant pas considérés comme essentiels ou importants en raison des défis principalement accrus de la cybercriminalité, de l’espionnage ou du sabotage. Et nous devons le mettre en œuvre sans fragmentation. Nous devons renforcer les exigences en matière de sécurité, assurer la sécurité des administrations de la chaîne d’approvisionnement, rationaliser les obligations en matière de rapports et introduire des mesures de surveillance plus strictes et des exigences d’application plus strictes. Bien sûr, tout cela implique des investissements, et la Commission doit accepter que des investissements dans les infrastructures sont nécessaires et que les États membres doivent être soutenus à cet égard. C’est pourquoi la commission ITRE demandera davantage de fonds pour la mise en œuvre de la directive et pour l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA).
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire Vălean, chers collègues, je voudrais remercier la Commission européenne pour cette initiative et M. Pieper et son équipe de rapporteurs pour leur travail. Nous voterons demain sur une partie essentielle de l’avenir de notre secteur de l’énergie et je sais que la majorité de cette Assemblée soutiendra le résultat auquel nous sommes parvenus au sein de la commission ITRE, un résultat très équilibré. Nous pouvons tous convenir que la directive sur les énergies renouvelables fixe les objectifs nécessaires pour avoir un objectif durable pour un avenir sûr en réponse à la crise actuelle, garantir la sécurité de l’approvisionnement, mais aussi atteindre les objectifs du pacte vert. Les pierres angulaires de la directive RED modifiée donnent un élan important à l’acceptation des énergies renouvelables en Europe, aux sources d’énergie renouvelables, ainsi qu’à l’expansion de ses infrastructures et, à terme, stimulent les investissements. Le nouvel objectif de 45 % d'énergies renouvelables sur lequel nous voterons demain est ambitieux mais aussi nécessaire dans le contexte actuel.
Monsieur le Président, une fois de plus, je tiens à remercier le président Jerzy Buzek et toute l'équipe de négociation, ainsi que les coordinateurs, pour leur mobilisation extraordinaire et leur travail dévoué visant à conclure rapidement et efficacement cette législation très importante dans le contexte de l'invasion illégale de l'Ukraine par la Russie. Je voudrais également remercier tous les collègues qui ont contribué au débat d'aujourd'hui. Le débat a réaffirmé l’engagement ferme de tous les collègues du Parlement européen à protéger les citoyens européens et nos industries de toute perturbation et pression majeures de la part de la Russie. Nous avons montré notre volonté et notre volonté d’agir ensemble et solidairement pour renforcer la résilience et la préparation de l’UE face aux menaces extérieures. Avec une capacité minimale de 80 % cette année et de 90 % à partir de l’année prochaine, avec des accords de solidarité entre les États membres – et le vice-président Timmermans a exprimé certains des excellents exemples dans un passé proche, avec la nécessité pour les gestionnaires de stockage de gaz de passer la certification, et avec le mécanisme d’achats conjoints de gaz, les États membres disposent désormais d’une législation claire à respecter et des outils nécessaires pour agir afin d’assurer la protection des citoyens et des ménages. Je tiens à souligner qu’un soutien et des orientations continus de la part de la Commission sont encore nécessaires tout au long du processus et que la commissaire Kadri Simson, lors de nombreuses discussions avec la commission ITRE, et aujourd’hui, le vice-président exécutif Timmermans nous l’a confié. Nous avons montré notre volonté et notre volonté d’agir ensemble et avec le paquet «gaz et hydrogène» et le reste du paquet «Ajustement à l’objectif 55», et avec la mise en œuvre du plan REPowerEU, investir dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique et l’hydrogène permettra d’atteindre les objectifs suivants: premièrement, la sécurité d'approvisionnement et l'indépendance énergétique; évitera, d'autre part, à l'avenir la volatilité des prix et les prix élevés de l'énergie; et troisièmement, et c’est le plus important pour les générations futures, nous atteindrons nos objectifs et nos ambitions en matière de climat.
Monsieur le Président, Madame la vice-présidente exécutive de la Commission européenne, chers collègues, lors du sommet européen du 24 mars, la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a déclaré aux chefs d'État et de gouvernement que le Parlement était prêt à conclure l'accord politique nécessaire pour que notre stockage de gaz soit rempli l'hiver prochain. Je suis très heureux d’être ici aujourd’hui devant vous au nom de la commission ITRE pour vous dire que nous l’avons effectivement fait. Le 7 avril, cet hémicycle a chargé la commission ITRE de négocier cet acte législatif crucial et, le 19 mai, nous sommes parvenus à un accord politique entre les colégislateurs après de longues heures de négociations dans ce qui était un deuxième trilogue. La législation, si elle est adoptée, entrera en vigueur en juillet. Il donne aux États membres la possibilité de prendre de nombreuses mesures pour atteindre leur objectif, mais il veut également veiller à ce que les mesures non fondées sur le marché ne soient utilisées que lorsque le marché ne peut pas le faire seul. Il veillera à ce que nos stockages de gaz soient remplis à une capacité minimale de 80 % d'ici novembre de cette année, avec un objectif de 85 % et, à partir de l'année prochaine, un minimum de 90 %. Surtout, cet accord témoigne de la volonté des institutions de l’UE et des États membres d’agir ensemble et solidairement pour renforcer la résilience et la préparation de l’UE face aux menaces extérieures et pour protéger les citoyens européens. En outre, compte tenu de la gravité de la situation engendrée par la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, nous avons mis en place une procédure de certification selon laquelle chaque opérateur de stockage devra démontrer qu’il ne constitue pas un danger pour notre sécurité d’approvisionnement ou notre sécurité nationale s’il souhaite conserver la propriété du stockage. Nous ne permettrons pas à ceux qui veulent influencer et menacer notre mode de vie d'accéder à nos infrastructures essentielles. Nous avons également mis en place un mécanisme volontaire d’acquisition conjointe de gaz, et je félicite la Commission européenne d’avoir procédé très rapidement à la nomination du directeur général adjoint et à la mise en place de cette plateforme et des plateformes régionales, car nous en avons besoin pour compenser les éventuelles augmentations de prix découlant des obligations de stockage. Le Parlement a clairement indiqué que les mesures visant à atteindre nos objectifs de remplissage seront prises avec l'idée claire que nous devons protéger notre sécurité d'approvisionnement et diversifier nos sources. Malheureusement, la guerre est toujours en cours et les jeux politiques joués par la Russie avec nos approvisionnements en gaz ont seulement confirmé que nos actions sont justifiées et que tôt ou tard, nous devons nous couper de notre dépendance toxique aux combustibles russes, les combustibles fossiles. Nos travaux se poursuivront dans cette direction et, grâce au paquet gaz et hydrogène de décembre, au plan REPowerEU et à la mise en œuvre rapide des mesures du paquet «Ajustement à l’objectif 55», nous y parviendrons, j’en suis sûr, une fois de plus. Permettez-moi de terminer en soulignant rapidement le travail remarquable accompli par l’équipe de négociation du Parlement, dirigée par l’ancien président Buzek et composée de Patricia Toia, Kleman Grošelj, Marie Toussaint, Paolo Borchia, le professeur Krasnodębski et Sandra Pereira. Ils ont travaillé sous beaucoup de pression, mais de manière consensuelle, en représentant leurs groupes de manière fidèle et constructive. Par conséquent, Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président exécutif de la Commission européenne, chers collègues, je termine ma déclaration aujourd’hui en félicitant mes collègues et en leur montrant toute ma gratitude et ma reconnaissance, en remerciant la Commission européenne pour l’initiative et la très bonne coopération au cours des négociations, ainsi qu’en remerciant les États membres, le Conseil européen et le Conseil de l’Union européenne pour leur attitude très constructive.
Révision du système d’échange de quotas d’émission de l'UE - Fonds social pour le climat - Mécanisme d'ajustement carbone aux frontières - Révision du système d'échange de quotas d'émission de l'UE pour l'aviation - Notification au titre du régime de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale (CORSIA) (discussion commune - Ajustement à l'objectif 55 (partie 1))
Monsieur le Président, l'objectif de réduction des émissions de 55 % d'ici 2030 est très ambitieux, mais aussi réalisable, et je crois que la plupart d'entre nous se sont engagés à atteindre cet objectif, et moi, en tant que députée européenne roumaine et présidente de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie, je l'ai promu comme un objectif essentiel et je continuerai à le promouvoir. Mais cet objectif ne peut être atteint que si nous encourageons et mettons en œuvre des technologies innovantes dans les domaines de l'énergie, de l'environnement, de l'industrie et de l'agriculture. Ce que nous légiférons avec ce paquet aura une incidence sur l’économie et sur les citoyens, et nous devons veiller à éviter d’exercer une pression encore plus forte sur l’économie déjà endommagée à la suite de la crise des prix de l’énergie, de la pandémie et, récemment, de l’agression illégale de la Russie contre l’Ukraine. Nous avons besoin d'équilibre, nous devons tenir compte des différents points de départ et de l'ampleur des efforts et des réformes que chaque État membre devra entreprendre. C'est pourquoi je continue d'appuyer l'ajout du fonds de modernisation. Nous soutenons le financement de projets de gaz naturel ainsi que les investissements dans l'énergie nucléaire.
Le plan REPowerEU: solidarité européenne et sécurité énergétique face à l'invasion de l'Ukraine par la Russie et à l'arrêt récent de l'approvisionnement en gaz de la Pologne et de la Bulgarie (débat)
Monsieur le Président, je tiens à remercier la Commission européenne, au nom du groupe PPE et en tant que présidente de la commission ITRE, d’avoir lancé le paquet REPowerEU. L'état d'urgence nécessite des mesures d'urgence, comme l'a également mentionné la commissaire Kadri Simson. Ce matin, nous avons conclu les négociations entre les institutions sur stockage de gaz et le Parlement européen a honoré sa promesse d’agir très rapidement lorsque l’urgence est imminente. En agissant ensemble et en suivant le plan REPowerEU, nous serons en mesure de nous débarrasser de notre dépendance énergétique à l’égard de la Russie, tout en veillant à ce que les prix de l’énergie, qui exercent déjà une pression économique sur les citoyens et les entreprises européens, n’augmentent pas davantage. En tant que représentant du PPE, je tiens à souligner que les instruments et les politiques de REPowerEU représentent également de grandes possibilités de développement économique grâce à des investissements massifs dans les énergies renouvelables, l’hydrogène et l’efficacité énergétique. Les fonds destinés à REPowerEU proviendront en grande partie de la facilité pour la reprise et la résilience de l’Union européenne; 20 milliards d’euros de subventions provenant de la vente de quotas de CO2 ainsi que du droit des États membres de transférer des fonds de la politique de cohésion et de la politique agricole. Il s’agit d’un plan ambitieux mais réalisable qui garantira notre indépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, apportera également une contribution majeure à la réalisation de nos objectifs climatiques, disposera d’un système énergétique plus propre et plus efficace, indépendant des jeux géopolitiques et doté de prix plus stables et décents pour les citoyens et l’économie européenne.
Approche globale de la recherche et de l’innovation – Stratégie de l’Europe en matière de coopération internationale dans un monde en mutation (débat) (débat)
Madame la Présidente, le Parlement européen se félicite de la communication de la Commission sur une approche globale de la recherche et de l'innovation: Stratégie européenne de coopération internationale dans un monde en mutation. Nous reconnaissons que cette stratégie permet à l'Union de jouer un rôle de premier plan dans le soutien à la recherche internationale, tout en facilitant les réponses mondiales aux défis mondiaux. Nous reconnaissons également ici aujourd'hui que la science et l'innovation font partie du même système et que la coopération mondiale doit prendre en compte tous les aspects de la chaîne de valeur de la connaissance. En outre, nous devrions nous efforcer d’aligner notre approche mondiale de la recherche sur la stratégie industrielle de l’Union et le pacte vert pour l’Europe. La recherche et l'innovation sont des moteurs de prospérité et de croissance économique et durable. Alors que la coopération internationale en matière de recherche et d’innovation se déroulait déjà dans un paysage mondial transformé, marqué par des tensions géopolitiques, au moment de la négociation de cette question orale et de cette proposition de résolution, l’invasion de l’Ukraine par la Fédération de Russie n’avait pas encore eu lieu. Je suis bien conscient que nous présentons cette question orale et que nous voterons plus tard sur une proposition de résolution à un moment très difficile. Les événements récents en Ukraine ont encore amplifié ces tensions géopolitiques. Nous condamnons fermement l'agression russe et soulignons qu'une coopération renforcée en matière de recherche et d'innovation avec l'Ukraine devrait être établie, tout en mettant un terme aux relations avec la Fédération de Russie et ses entités. Il est d’autant plus important de veiller à ce que les accords d’association à Horizon Europe qui sont signés avec des pays et territoires tiers soient conclus avec les entités qui s’engagent en faveur d’une économie de marché ouverte fondée sur des règles, soutenue par des institutions démocratiques fonctionnant correctement et garantissant le respect des droits de l’homme, tout en respectant les normes appropriées en matière de droits de propriété intellectuelle. La préservation de la liberté académique et de l'autonomie des institutions en Europe et dans les pays tiers est devenue plus importante que jamais dans le passé et, bien sûr, elle est extrêmement importante pour une bonne coopération en matière de recherche et d'innovation. La stratégie proposée vise à promouvoir des règles fondées sur le multilatéralisme, l’ouverture réciproque et des valeurs fondamentales partagées avec les pays tiers afin de fournir des solutions innovantes aux défis écologiques, numériques, de santé et d’innovation. Comme mentionné précédemment, il est essentiel que ces partenariats soient fondés sur des conditions de concurrence équitables et le respect de la liberté académique, tout en respectant les droits de l'homme et le droit international. Compte tenu de ce qui précède, nous invitons la Commission à répondre aux questions suivantes. La Commission reconnaît-elle que la liberté académique et l’autonomie institutionnelle sont soumises à des pressions tant au sein de l’Union qu’à l’échelle mondiale? La Commission convient-elle que la liberté académique et l’autonomie institutionnelle doivent être pleinement respectées pour que l’Union puisse plaider de manière crédible en faveur de ces principes dans le monde entier? La Commission va-t-elle présenter une proposition relative à la protection juridique de la liberté académique dans l'Union européenne? Comment la Commission entend-elle aborder la question de la liberté académique dans les nouveaux accords d’association et promouvoir le respect de la liberté académique dans les pays déjà associés à Horizon Europe? La Commission convient-elle que des options devraient être explorées pour mettre en place un programme européen de bourses pour les chercheurs à risque? Enfin, comment la Commission compte-t-elle garantir la réciprocité et des conditions de concurrence équitables pour accélérer le développement durable et inclusif et la transition vers des sociétés et des économies résilientes fondées sur la connaissance dans les pays à revenu faible et intermédiaire? Merci beaucoup, chers collègues. J'attends avec impatience le débat d'aujourd'hui et je voudrais bien sûr remercier une fois de plus la Commission européenne et la commissaire Mariya Gabriel pour la très bonne coopération dans le domaine de la recherche et de l'innovation.
Madame la Présidente, je voudrais remercier et féliciter le commissaire Thierry Breton pour l'initiative et féliciter et remercier Angelika Niebler et l'équipe de négociation du Parlement pour l'excellent résultat et la clôture réussie de ces négociations. J’ai eu l’honneur, en tant que président de la commission ITRE, de diriger certains de ces trilogues et l’accord final sur lequel nous votons aujourd’hui est extrêmement précieux et constitue une étape cruciale de la stratégie européenne en matière de données. Les nouvelles règles sur le partage des données jetteront les bases d’un partage équitable des données afin de promouvoir une économie des données équitable et efficace en Europe à laquelle les citoyens et les entreprises peuvent faire confiance, ce qui marquera la première étape vers une Union européenne des données. Nous avions besoin d’un cadre législatif clair pour exploiter une partie du potentiel de partage de davantage de données, tout en protégeant et en respectant les valeurs fondamentales. Une grande partie des données n'a pas été utilisée dans l'Union européenne et ce nouveau cadre introduit également le concept de services d'intermédiation, dans lequel les entreprises devront se conformer à un ensemble d'obligations de neutralité afin de prévenir les abus ou les violations des obligations de confidentialité. Enfin, l’utilisation et la réutilisation des données auront également une valeur significative en termes de création de nouvelles technologies, de nouveaux modèles commerciaux et d’innovation sociale, qui ont le potentiel de fournir des réponses aux grands défis de société auxquels nous sommes confrontés, tels que le changement climatique, la santé publique, et peuvent tous stimuler la voie de l’Union européenne vers la souveraineté numérique.
Stockage du gaz (C9-0126/2022 - Cristian-Silviu Buşoi) (article 163 du règlement) (vote)
Monsieur le Président, je serai bref. La situation dans le domaine de l'énergie a radicalement changé et nous devons y faire face avec l'urgence qu'elle requiert. L'énergie est utilisée à des fins géopolitiques par la Russie depuis longtemps. L'agression russe contre l'Ukraine nous a montré que ce qui ressemblait à une possibilité lointaine était plutôt un véritable danger immédiat pour nous tous. Il est maintenant temps de prendre des mesures décisives. Dans le contexte de cette crise et après les décisions de Versailles, la Commission a proposé, le 23 mars, une modification ciblée des deux règlements dans le but de garantir d’urgence un niveau suffisant de stockage de gaz avant l’hiver prochain et d’être mieux préparée aux difficultés d’approvisionnement imprévues et potentiellement plus durables. La proposition fixe un stockage minimal de gaz, rempli au plus tard le 1er novembre de chaque année, et nous devons déjà commencer en août 2022, cette année, ce qui exige que le règlement entre en vigueur dès que possible. C'est une course contre la montre. Le Parlement est prêt à réagir. Nous devons engager d’urgence des négociations avec le Conseil, et c’est pourquoi, sur cette base, les coordinateurs de la commission ITRE ont décidé à l’unanimité, le 23 mars, que la proposition devrait être traitée comme urgente et ont nommé une équipe de négociation, coordonnée par le président Buzek, garantissant la pleine participation de tous les groupes politiques tout au long des négociations avec le Conseil. La commission ITRE demande donc l'application de la procédure d'urgence prévue à l'article 163 à la proposition de règlement de la Commission sur le stockage du gaz. Si notre demande devait être approuvée par le Parlement aujourd'hui, nous demanderions jeudi que la question soit renvoyée à la commission ITRE pour des négociations interinstitutionnelles dans le but de conclure rapidement et de manière totalement transparente.
Monsieur le Président, je voudrais remercier, féliciter l'équipe de négociation du Parlement européen dirigée par le professeur Krasnodębski et remercier également le Conseil. En tant que président de la commission ITRE, j’ai dirigé certains des trilogues de négociation et je sais qu’il n’a pas été facile de trouver un équilibre. Enfin, la nouvelle législation établit un équilibre entre la réalisation de l’objectif climatique à l’horizon 2030 et la réalisation de la transition énergétique pour tous les secteurs. Il est important de comprendre la nécessité de continuer à soutenir les corridors prioritaires pour couvrir différentes régions géographiques qui ont été isolées du reste des réseaux énergétiques européens, de renforcer les interconnexions transfrontalières existantes et d’assurer la sécurité de l’approvisionnement, de soutenir la diversification de l’approvisionnement, ce qui est très important dans le contexte de la guerre actuelle en Russie, mais aussi de stabiliser les prix de l’énergie. Nous attendons avec impatience la sixième liste de projets d'intérêt commun et nous voulons voir dans cette liste des projets modernes qui fournissent le bouquet énergétique nécessaire pour 2030 et 2050.
Révision de la réserve de stabilité du marché pour le système d'échange de quotas d'émission de l'UE (débat)
Madame la Présidente, je voudrais féliciter le rapporteur. La réserve de stabilité du marché, en place depuis 2019, comme le vice-président exécutif Timmermans vient de nous le rappeler, résout le déséquilibre structurel entre l’offre et la demande de quotas sur le marché, dans le but de stabiliser le marché en supprimant les excédents de quotas. La réserve fonctionne en déclenchant des ajustements aux volumes annuels des enchères. L’année dernière, dans le cadre du paquet «Ajustement à l’objectif 55», la Commission a également proposé le premier réexamen du SEQE et de la réserve de stabilité du marché (RSM) à la suite d’une analyse d’impact. Je tiens à réaffirmer que l’évaluation a montré que la RSM devrait être adaptée afin d’éviter les chocs et de garantir la complémentarité, la cohérence et l’efficacité dans la réalisation des ambitions climatiques pour 2030 et 2050. Elle a également révélé que le taux d’admission de 12 % ne suffirait pas à garantir que les objectifs de la RSM en matière de réduction de l’excédent et de résilience du marché seront toujours atteints. Il n’est que juste de poursuivre le doublement du taux d’admission pendant quelques années et de veiller à ce que tout réexamen et ajustement du taux d’admission de la RSM à l’avenir vise à réduire au minimum la complexité réglementaire et la spéculation sur le marché, tout en garantissant un degré maximal de prévisibilité du marché et que le SEQE de l’UE soit adapté à sa finalité, conformément aux ambitions accrues de l’Union en matière de climat pour 2030. C'est la raison pour laquelle le PPE a déposé cet amendement sur cette question. Bien que la révision globale de la décision relative à la RSM fasse partie de la révision du SEQE, ce dossier devait faire l’objet d’une procédure accélérée, c’est pourquoi nous avons conclu un accord politique pour procéder à une procédure accélérée avec la révision de la RSM. C’était un défi pour la plupart d’entre nous, et nous avions des collègues très ambitieux, mais nous ne devons pas oublier les réalités auxquelles sont confrontées les économies de nos pays, notre industrie, en particulier les plus lourdes, et plus récemment le défi de l’approvisionnement énergétique. La position du PPE est donc l'apport de 24 %, et nous devons veiller à ce que le taux d'apport de 22 % soit maintenu et non augmenté, jusqu'à ce qu'à l'avenir, une révision plus large dans le cadre du SEQE s'accompagne d'une analyse d'impact solide. Merci beaucoup.
Montée des prix de l'énergie et manipulation du marché du gaz (débat)
Monsieur le Président, la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie (ITRE) suit de très près l'évolution des prix de l'énergie au cours des derniers mois. Nous avons consacré un certain temps à recevoir une expertise et à débattre des causes et des effets de la hausse spectaculaire des prix de l'énergie, qui est en grande partie due à la hausse des prix du gaz. Il est important de noter, tout d'abord, que les prix de l'énergie n'ont pas augmenté du jour au lendemain et qu'il existe de nombreux facteurs, certains ayant plus d'impact que d'autres. Qu’il s’agisse d’une augmentation soudaine de la demande au niveau international, en particulier en Asie, de la baisse de la production intérieure de gaz dans l’UE, de la spéculation sur le SEQE de l’UE qui pourrait faire grimper le prix des quotas de carbone et, en particulier, du jeu que Gazprom jouait pour augmenter les profits et la dépendance de certains pays de l’UE à l’égard de ses ressources, toutes ces causes contribuent à la hausse des prix de l’énergie et, bien sûr, il y a maintenant la guerre malheureuse déclenchée par la Russie. Les prix du gaz ont culminé en décembre 2021, alors qu’ils étaient 4,5 fois plus élevés qu’en janvier 2021, sous l’effet de la dynamique mondiale de l’offre et de la demande, exacerbée par des facteurs liés à la pandémie et aux tensions géopolitiques combinées à des importations de gaz fossile plus faibles que prévu en Europe, en particulier en provenance de Russie. Cela a permis au stockage de gaz fossile d’atteindre des niveaux inférieurs à la moyenne et d’augmenter les taux d’inflation dans l’ensemble de l’Union. Nous nous sommes félicités de la boîte à outils de la Commission en octobre 2021, qui constitue un soutien nécessaire pour aider les États membres à trouver des solutions entre leurs mains afin de pallier les effets de cette forte augmentation sur les consommateurs et les entreprises vulnérables. Je salue la deuxième boîte à outils, la communication qui vient d'être lancée cet après-midi par la Commission et qui sera présentée à la commission ITRE la semaine prochaine. Au moment de la négociation de cette question orale au sein de notre commission, la Russie n'avait pas envahi l'Ukraine. Il n'avait même pas commencé ses soi-disant exercices militaires à sa frontière. Au contraire, les événements des deux dernières semaines n'ont fait que confirmer que nous avons raison d'avoir des soupçons d'ingérence délibérée sur les marchés de l'énergie de l'UE. Ce qui est clair, c'est que nous sommes certainement plus vulnérables qu'il y a un an. Nos citoyens subissent les conséquences de cette hausse des prix dans leurs poches. L'inflation pèse lourdement sur notre économie et nos industries ont également besoin de notre soutien. Nos réserves de gaz sont suffisantes pour nos besoins immédiats, mais inférieures à la moyenne, et nous devons également les reconstituer pour l'hiver prochain. Alors que l’économie commence à se remettre de la pandémie, l’UE et les États membres doivent trouver des solutions structurelles pour protéger et soutenir les ménages, ainsi que les industries et les entreprises de l’UE, en particulier les PME et les microentreprises. Nous saluons la nouvelle communication adoptée aujourd'hui par la Commission sur une action européenne commune en faveur d'une énergie plus abordable, plus sûre et plus durable et nous y accorderons toute notre attention dans les prochains jours, ainsi que tous les travaux que nous menons dans le cadre de la révision du paquet sur le marché intérieur du gaz. Néanmoins, aujourd'hui, nous nous concentrons un peu sur la question de la manipulation potentielle sur le marché du gaz. Nous comprenons que la Commission mène une enquête sur un éventuel comportement anticoncurrentiel sur le marché du gaz. Quelles sont les constatations préliminaires et quand ces conclusions seront-elles rendues publiques? Au moment de la négociation du troisième paquet «énergie», la directive sur le gaz incluait la clause relative aux pays tiers dans son article 11, la clause dite «Gazprom», qui établissait le mécanisme permettant d’accorder aux entreprises de pays tiers la certification leur permettant de devenir gestionnaires de réseau de transport dans l’Union. Le processus de certification exigeait que lesdites entreprises prouvent que leurs activités ne compromettaient pas la sécurité de l’approvisionnement dans l’Union. La Commission a-t-elle commencé à examiner les certifications délivrées? Si non, pourquoi pas? L'efficacité de l'article 11 dans la réduction des risques pour la sécurité de l'approvisionnement énergétique dans les États membres a-t-elle été évaluée? Une telle évaluation serait très bienvenue pour nos travaux sur la révision de la directive sur le gaz. En ce qui concerne les niveaux stratégiques de stockage, les niveaux actuels exacerbent-ils notre vulnérabilité aux pressions extérieures à court terme? Les seuils spécifiques pour les niveaux de stockage sont-ils définis? Quelle est la situation actuelle du transporteur de gaz naturel liquéfié (GNL) dans l’Union en ce qui concerne les exploitants de pays tiers? Serait-ce aussi une source d'interférence? Quels changements structurels concrets du marché au niveau de l’UE pourraient permettre aux États membres de protéger les consommateurs à l’avenir contre la volatilité du marché international du gaz? Enfin, quelles actions concrètes la Commission compte-t-elle entreprendre pour mieux informer les citoyens de l'UE sur les causes de la hausse spectaculaire des prix de l'énergie dont ils souffrent?
Une stratégie européenne pour l'énergie marine renouvelable (débat)
Madame la Présidente, le potentiel offshore est reconnu; l’énergie éolienne produite en mer et dans les océans deviendra des sources d’énergie de plus en plus compétitives. Je voudrais féliciter la commissaire Kadri Simson pour la très bonne stratégie et mon collègue, M. Petersen, pour l'excellent rapport. Comme l'indique le rapport sur lequel nous voterons demain, le prix de l'énergie baissera également à mesure que ces sources d'énergie renouvelables seront développées et exploitées. L'éolien a doublé sa part dans le bouquet énergétique mondial au cours des cinq dernières années et la part de la capacité offshore augmentera au cours de la période à venir en raison de l'accélération sur les principaux marchés européens de certains projets d'exploitation offshore récemment devenus opérationnels. Mais nous devons développer de nouvelles solutions de stockage, des réseaux intelligents, dès que possible. réseau intelligent et d’établir un véritable marché européen du stockage de l’énergie afin de stimuler les investissements dans de nouvelles capacités de stockage. Mon pays, la Roumanie, a une sortie vers la mer Noire et un potentiel considérable pour les installations éoliennes fixes et flottantes, et dans ce contexte, je tiens à souligner le potentiel inexploité de la mer Noire, de la mer Baltique ou de la mer Méditerranée et à rappeler à la Commission que nous avons besoin d'un soutien financier de la part de Pacte vert, de Ajustement à l’objectif 55d’autres fonds, afin que les pays riverains de ces mers puissent accroître leur contribution au bouquet énergétique de l’éolien en mer. Nous devons investir dans les infrastructures, dans les ports maritimes modernes, pour accueillir des turbines et des composants plus grands, afin d'atteindre vraiment le potentiel que nous avons.
Préparation de la réunion du Conseil européen des 16 et 17 décembre 2021 - Réaction de l'UE face à la recrudescence mondiale de la COVID-19 et à l'apparition de nouveaux variants (débat)
Monsieur le Président, la COVID-19 nous a montré à tous que nous avons des vulnérabilités, mais elle nous a montré qu’ensemble, nous pouvons trouver des réponses et des solutions et que la solidarité dont nous avons fait preuve au niveau européen a été une aide à de nombreux États membres, mais aussi à des pays extérieurs à l’Union européenne. Cela fait près de deux ans que nous apprenons des leçons et que nous nous coordonnons pour une réponse adéquate, mais nous sommes toujours confrontés au manque de prévention, de désinformation, qui exerce une pression sur les systèmes de santé qui luttent pour faire face à cette vague 4 et au nouveau variant Omicron. Aucun système de santé au monde n’a été conçu pour faire face à cette crise sans effort, mais le débat sur la capacité et l’efficacité de nos systèmes de santé à faire face et à mieux se préparer à l’avenir ne suffit pas, ce débat ne suffit pas, mais nous devons nous concentrer sur les campagnes d’information mondiales, la lutte contre la désinformation et l’augmentation de la vaccination, la prévention avant tout, et une bonne coordination aux niveaux européen et mondial pour accroître la couverture vaccinale et promouvoir la couverture vaccinale. boosterqui sont extrêmement nécessaires. Cependant, nous devons également accepter que certains citoyens décident de ne pas se faire vacciner ou même que ceux qui sont vaccinés puissent être infectés par les nouvelles souches, et nous avons vu des nouvelles encourageantes ces dernières semaines au sujet de nouveaux antiviraux oraux, qui peuvent empêcher les patients de se retrouver à l'hôpital ou dans des unités de soins intensifs. Apporter ces médicaments aux patients sera certainement un défi que nous devons relever ensemble, et je crois que grâce à des campagnes d’information qui s’adressent aux citoyens, grâce à la lutte contre la désinformation, nous serons en mesure de surmonter cette pandémie.
Monsieur le Président, l'état de l'union de l'énergie montre que nous allons dans la bonne direction avec la transformation et la décarbonation de nos systèmes énergétiques, et que nous avons un système résilient et compétitif, malgré les hausses de prix. Mais nous avons devant nous des défis importants qui pourraient également être de grandes opportunités. Le cadre politique actuel de l’UE ne suffirait pas à lui seul à nous permettre d’atteindre nos objectifs pour 2030 et 2050. C’est pourquoi le paquet «Ajustement à l’objectif 55» – nous débattons de la première partie maintenant et la deuxième partie viendra bientôt – est essentiel. Nous devrions maintenant donner la bonne direction à nos industries, car cela devrait apporter le changement transformationnel nécessaire à l'ensemble de notre économie, de notre société, de notre industrie et, bien sûr, de nos systèmes énergétiques. L’état de l’union de l’énergie nous montre que l’efficacité énergétique doit être prioritaire, de même que l’application généralisée du principe de primauté de l’efficacité énergétique. À l’avenir, un secteur de l’énergie doit être largement développé à partir de sources renouvelables, complété par l’élimination rapide du charbon, ainsi que par la décarbonation du gaz. Dans le même temps, l’approvisionnement énergétique de l’UE doit être sûr et abordable pour les consommateurs et les entreprises. Mais si l’Europe réglemente et n’investit pas, nous allons perdre dans la course mondiale, c’est pourquoi nous devons nous concentrer sur les investissements. Nous devons apporter des avantages à tous, nous devons renforcer notre compétitivité et nous devons créer davantage d’emplois de demain et nous attaquer efficacement aux coûts et aux incidences de la transition.
Le rôle de l'UE dans la lutte contre la pandémie de COVID-19: comment vacciner le monde (débat d'actualité)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, nous sommes aux prises avec une grave crise sanitaire depuis plus de 18 mois. Nous sommes au milieu d'une vague pandémique qui a pris d'assaut les États membres. Nous voyons comment, un par un, certains États européens doivent imposer des mesures de confinement ou d'autres mesures pour limiter la propagation du virus. La pandémie de COVID-19 a montré que l’Union européenne est capable d’une mobilisation et d’une réaction efficaces. La Commission européenne s'en est très bien sortie. Les vaccins sont disponibles pour les citoyens européens et pas seulement pour les citoyens européens. Il a été possible de les exporter vers tous ceux qui voulaient acheter des vaccins produits dans l'Union européenne et grâce au mécanisme COVAX, nous étions solidaires de nombreux pays de cette planète. Mais il y a autre chose que nous pouvons faire, en dehors du mécanisme COVAX, en dehors des dons, en plus d'aider ceux qui n'ont peut-être pas le même accès et les mêmes possibilités que les citoyens européens. Nous pouvons lutter contre la désinformation. Nous pouvons montrer que la désinformation est la cause la plus importante pour laquelle nous luttons encore contre cette pandémie, à cette échelle, et qu’elle est extrêmement dangereuse, entraînant la perte de vies humaines. La pandémie a illustré la facilité avec laquelle la désinformation peut se propager en ligne et la facilité avec laquelle de faux récits peuvent émerger et évoluer. Nous avons besoin de campagnes crédibles pour promouvoir la vaccination, qui aura évidemment aussi un effet positif en dehors de l'Union européenne. Nous avons besoin de chiffres crédibles du monde médical, nous devons obtenir le soutien actif de la population, lutter contre la désinformation et promouvoir les avantages de la vaccination. En outre, ce que signifiait le certificat COVID numérique peut être un très bon exemple, inspirant de nombreux pays de cette planète, à pouvoir arrêter la propagation du virus et à rendre la vie de leurs citoyens plus sûre.
Monsieur le Président, je considère personnellement que la COP26 du sommet de Glasgow sur le climat est un succès si nous agissons de manière coordonnée et soutenue. Les dirigeants mondiaux ont pris un engagement qui doit être renforcé par des mesures concrètes. Notre engagement en tant qu'Européens existe depuis longtemps. Notre allié le plus important, les États-Unis, a déclaré vouloir aller résolument dans cette direction, pour stimuler la coopération internationale sur le climat et a annoncé des investissements massifs. La Chine et l'Inde ont également fait des déclarations encourageantes. Nous, Européens, devons comprendre que la réalisation des objectifs climatiques implique d’énormes investissements dans la numérisation et la décarbonation et, bien sûr, dans l’industrie. Le défi qui nous attend n'est pas seulement de sauver la planète, de donner une chance aux générations futures, mais aussi de rester compétitifs sur la scène mondiale. Si l'Europe réglemente et n'investit pas, nous perdrons dans la course mondiale. Peu importe à quel point nos règles seraient bonnes, peu importe à quel point le paquet serait bon. Ajustement à l’objectif 55Nos réglementations ne peuvent à elles seules concurrencer les investissements annoncés sur la scène mondiale. Tout plan pour la transition écologique de l’Europe ne fonctionnera que si l’industrie européenne en fait partie intégrante. Il est très important de traiter les objectifs verts, numériques et industriels sur un pied d’égalité, car ils dépendent tous les uns des autres, et nous devons évidemment comprendre que l’innovation, la recherche, la numérisation et la décarbonation sont des promesses pour notre avenir. Nous devons permettre à notre industrie de développer une technologie de décarbonation de premier plan au niveau mondial en Europe. Sauver la planète est une question urgente, mais nous voulons que l'industrie européenne reste et prospère en Europe. C'est la seule façon de garantir des emplois à nos citoyens et un avenir pour nos générations.
Une stratégie de l’UE pour réduire les émissions de méthane (débat)
Madame la Présidente, je voudrais remercier le rapporteur et féliciter Mme Spyraki pour le très bon rapport, très équilibré, et pour la bonne coopération avec la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie (ITRE). Je félicite également la commissaire Kadri Simson pour la bonne nouvelle stratégie visant à réduire les émissions de méthane. Nous devons renforcer les arguments économiques en faveur de la capture des émissions de méthane. Les principaux points pour la commission ITRE sont les suivants: souligner le rôle du gaz dans la transition énergétique ainsi que le travail accompli jusqu’à présent par l’industrie gazière; la détection et la réparation des fuites (LDAR) et la mesure, la déclaration et la vérification (MRV) en tant que priorités essentielles pour garantir une meilleure compréhension des émissions de méthane, de meilleures données et une réduction plus adéquate des émissions; le cadre MRV et LDAR obligatoire qui inclut également les importations afin d’assurer des conditions de concurrence équitables pour l’industrie. Nous saluons l’examen par la Commission des règles interdisant l’éventage de routine. Nous appelons à des mesures et des incitations plus fortes pour les émissions de méthane dans les mines de charbon dans le cadre d'un programme spécifique visant à lutter contre les émissions de méthane provenant des mines de charbon abandonnées et fermées. Enfin, reconnaître le rôle des exploitants d’infrastructures dans la lutte contre les fuites de méthane et demander des incitations.
Conférence des Nations unies sur le changement climatique à Glasgow (Royaume-Uni) (COP26) (débat)
Monsieur le Président, le défi de la transition vers un avenir plus propre qui nous attendait était déjà énorme sans le fardeau de l'urgence de réagir et d'agir. Atteindre la neutralité climatique d’ici à 2050 signifie relever un défi énorme, qui nécessite une transformation profonde de nos économies et de nos sociétés, et pas seulement de notre secteur de l’énergie ou de notre secteur industriel. Les réalités auxquelles nous sommes confrontés en ce moment sont diverses. Nous devons agir pour atteindre l’objectif de 2030 et la neutralité climatique d’ici à 2050. Nous devons nous remettre de la crise économique et nous devons actuellement faire face à des hausses des prix de l'énergie. Il est temps de montrer que le pacte vert n’est pas seulement une stratégie environnementale, mais aussi une stratégie de croissance visant à transformer l’Union européenne en une économie moderne, efficace dans l’utilisation des ressources et compétitive. Répondre à l'augmentation de la production nécessitera non seulement une production accrue d'énergie renouvelable, mais aussi des investissements publics et privés consolidés dans les infrastructures, le renforcement des capacités de stockage et un marché concurrentiel des énergies renouvelables. Le gaz naturel joue toujours un rôle important dans le bouquet énergétique de l'UE, et celle-ci continuera de dépendre du gaz naturel pendant quelques années encore. C’est pourquoi il est essentiel de reconnaître le rôle du captage, de l’utilisation et du stockage du carbone (CCUS) dans notre stratégie d’atténuation du changement climatique, en particulier en tant que solution aux émissions de carbone de l’industrie lourde, et nous devons convaincre tous les autres acteurs mondiaux de suivre notre exemple et d’agir avec ambition et détermination.
Préparation de la réunion du Conseil européen des 21 et 22 octobre 2021 (débat)
Madame la Présidente, il s'agit d'un Conseil européen extrêmement important dans un contexte où nous n'avons pas définitivement vaincu la pandémie de coronavirus et où la hausse des prix de l'énergie inquiète les citoyens européens dans tous les pays. Une réponse forte et une coordination de l’action au niveau européen contre la COVID-19 restent nécessaires, car il existe une possibilité de mutations à l’avenir et, malheureusement, certains pays n’ont pas encore atteint l’objectif de la vaccination. Depuis le début de l'année, le prix du marché du gaz naturel et de l'électricité a augmenté de manière extrêmement inquiétante. La Commission a présenté la semaine dernière l’ensemble d’outils et d’actions que je juge très appropriés, et j’ai eu un débat au sein de la commission ITRE que je préside, au cours duquel il a été demandé à la Commission européenne de soutenir activement les États membres, mais aussi de veiller à la mise en œuvre de ces mesures. Je pense que les États membres doivent être en mesure d'utiliser non seulement l'argent résultant de l'augmentation du prix des quotas d'émission, mais aussi d'autres fonds européens non dépensés au cours de l'exercice 2014-2020, pour atténuer l'impact des hausses de prix par le plafonnement, la compensation partielle des factures ou les régimes d'aides d'État en faveur des PME et de l'industrie. Je pense que la taxinomie du gaz naturel et de l'énergie nucléaire doit être adoptée dès que possible et que nous devons trouver dans le fonctionnement du SEQE de l'UE des mécanismes qui nous protègent autant que possible des hausses spéculatives du prix des quotas de CO2. Nous devons agir maintenant et je suis convaincu que le Conseil européen donnera un message très fort.
Solutions européennes à l'augmentation des prix de l'énergie pour les entreprises et les consommateurs: le rôle de l'efficacité énergétique et de l'énergie renouvelable et la nécessité de lutter contre la pauvreté énergétique (débat)
Madame la Présidente, je parlerai en roumain. – Doamnă președintă, doamnă comisar, creșterea prețurilor la energie afectează toate statele membre ale Uniunii Europene, iar țara mea, România, riscă să fie, în mod substanțial, afectată. Știm care sunt problemele, de unde provin aceste creșteri, s-au amintit și astăzi, fie că vorbim de fluctuațiile prețurilor la gaz, scăderea producției interne, infrastructura învechită, nevoia crescută de importuri și, de aici, jocul pe care Gazprom îl joacă pentru a crește profiturile și pentru a crește dependența unor țări din Uniunea Europeană de resursele sale, speculațiile pe schema de certificate verzi, pe schema de comercializare a emisiilor care a făcut să urce prețul la începutul lunii septembrie. Pe termen mediu, avem soluții pentru că măsurile din «Ajustement à l’objectif 55», eficiența energetică și producția tot mai mare din surse regenerabile vor duce la o stabilitate a pieței, la prețuri mai mici la energie și la independența energetică. Trebuie însă să acționăm imediat pentru această iarnă și salut pachetul de măsuri pe care Comisia îl va prezenta săptămâna viitoare. Sunt sigur că vom avea o discuție foarte interesantă cu doamna comisar Simson în Comisia ITRE. Sper ca acest pachet să aducă soluții concrete, rapid implementationabile, o definiție europeană a consumatorului vulnerabil, susținerea din fonduri europene a efortului statelor membre, achiziția centralizată de gaze într-o platformă europeană; în mod evident, putem vorbi de reducerea TVA, taxele și accizele la energie. Cel mai important mesaj este că cetățenii europeni nu sunt singuri în fața acestui tsunami: cu angajament ferm și nu șovăielnic, cu implicarea fiecăruia dintre noi, cu decizii echilibrate la nivel european și național, vom reuși.