8
Juil
2021
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Conditions de travail et d'emploi décentes dans le secteur de l'aviation - Incidence de la crise de la Covid-19 sur l'aviation (débat)
– Monsieur le Président, je voudrais remercier les honorables députés pour leur intérêt et leur passion pour les questions liées à l'aviation. Ils n'étaient pas seulement ceux reflétés par les deux questions, mais nous avions toute une série de problèmes autour de l'aviation. En tant que commissaire aux transports, j'ai appris que tout le monde est très intéressé par les transports en général et que tout le monde a un avis sur les transports. De tous les secteurs et de l'interconnexion dans les transports, je dirais que l'aviation suscite plus d'intérêt pour tout le monde. Certains l’adorent, d’autres n’aiment pas beaucoup l’aviation, mais, à coup sûr, presque tout le monde a utilisé, ou utilise, soit les services de l’aviation, c’est-à-dire le vol, soit du moins les produits qui ont été transportés par avion. L'importance du secteur dans nos vies est quelque chose que nous ne pouvons pas nier. Il s’agit d’un secteur de personnes hautement qualifiées et de technologies haut de gamme, c’est donc un succès de notre histoire européenne, et il est là pour rester, autant que les autres. Bien sûr, nous avons eu la crise, qui a posé des défis particulièrement importants au secteur de l'aviation, aux personnes qui y travaillent et à toute l'industrie horizontale travaillant pour l'aviation. Je me souviens que nous étions tous si choqués au début et que nous étions préoccupés par ce que nous pouvions faire pour aider. Maintenant, les opinions se sont un peu nuancées, et certains se demandent si l'aide était suffisante et si elle crée une concurrence loyale ou non. Devrions-nous changer les règles? Certains disent que nous devrions introduire de nouvelles réglementations ou essayer d'orienter les choses à partir de Bruxelles. Il y a des choses qui sont vraies. L’aviation est nécessaire, comme d’autres secteurs, pour se décarboner. Il est nécessaire d'avoir des normes élevées en matière sociale, et nous sommes sur la bonne voie à cette fin. Il est toujours vrai qu'elle doit d'abord exister pour s'améliorer. Toute la crise de la COVID nous a fait réfléchir et introduire le facteur de résilience dans nos propres politiques. Je dis tout cela parce que, bien sûr, nous voyons maintenant la stratégie que nous allons présenter – la révision du règlement sur les services aériens – avec les objectifs dont nous avons discuté, et je suis d’accord avec vous sur le fait que nous devons nous attaquer à ce problème. Tous les rapports montrent que nous devons l'examiner. Comme je l'ai dit, par exemple, dans ma déclaration initiale, le fait est que nous devons définir la notion de base opérationnelle et d'autres questions autour des sujets couverts par le règlement sur les services aériens. Mais avant de faire cela, nous devons avoir une évaluation de la situation de crise et des effets de la crise. C’est pourquoi nous avons commandé une étude qui sera réalisée cette année. Quelqu’un ici m’a demandé de donner un calendrier précis, alors je vous dis que la proposition de la Commission peut être attendue pour le premier trimestre 2022. Selon nos normes d'amélioration de la réglementation, nous aurons cette étude distincte. Les travaux relatifs à l'étude et à l'analyse d'impact se dérouleront en parallèle. Les deux vont aller ensemble afin que, d'ici la fin de l'année prochaine, nous puissions proposer quelque chose qui serait honnêtement utile. Il s'agit du règlement sur les services. Certains d’entre vous ont évoqué le thème de la décarbonation de l’aviation. Vous pouvez vous attendre au paquet «Ajustement à l’objectif 55», qui inclurait, du moins du point de vue des transports, la question de l’aviation de l’UE, dans le but de contribuer à la décarbonation des carburants utilisés. Ensuite, bien sûr, il y a d'autres mesures tarifaires, probablement proposées par d'autres DG. En fin de compte, il n'y a pas de solution miracle pour la décarbonation de l'aviation. Il y a un panier de mesures, mais nous devons être raisonnables et intelligents, parce que nous voulons maintenir la compétitivité du secteur, nous voulons conserver les emplois hautement qualifiés, et nous devons prendre toutes ces mesures avec l’industrie. Cela ne peut pas se faire dans un bureau à Bruxelles. Nous avons une grande responsabilité vis-à-vis de l'industrie, et c'est pour les aider à avoir la compétitivité et la viabilité économique nécessaires pour apporter les changements et les investissements nécessaires pour l'avenir de ce secteur des transports. En ce qui concerne le secteur socialement plus responsable, il convient de rappeler que la Commission ne peut pas y parvenir seule. Cela nécessite la participation et la contribution actives de toutes les parties concernées. Les États membres, la Commission, les autres institutions, les compagnies aériennes, les employeurs, les organisations de travailleurs – tout le monde devrait agir ensemble pour atteindre cet objectif. Ce n’est pas quelque chose qui peut être produit en laboratoire et ensuite inséré dans le système. Encore une fois, je me réjouis du vif intérêt que porte le Parlement européen à cette question. Je me réjouis à la perspective de travailler avec vous dans les années à venir en vue d’une révision réussie du règlement sur les services, qui contribuerait à soutenir la reprise et la résilience du secteur à court, moyen et long terme. Merci beaucoup. J’attends avec impatience notre prochain débat.