12
Nov
2025
Regarder
Le premier rapport européen annuel sur l’asile et la migration et établissement de la réserve annuelle de solidarité (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, nous devrions aujourd'hui faire un pas vers un mécanisme de solidarité obligatoire. Cependant, ce qu'il nous présente ici aujourd'hui n'est pas de la solidarité, c'est de l'abandon. Évidemment, l'Espagne, l'Italie, la Grèce, Chypre, la frontière sud de l'Europe, nous sommes ceux qui avons la plus grande pression migratoire; c'est évident. Ce qui nous semble être une blague, c'est que, sur les 27, vous avez déterminé que seuls neuf pays vont contribuer ou sont en mesure de contribuer et de faire preuve de solidarité - neuf sur 27, Monsieur le Commissaire. Et que si cela peut être appelé contribuer, parce que c'est choisir entre accueillir ou payer pour ne pas le faire. C'est-à-dire qu'il s'agit d'une solidarité à la carte. Il est inacceptable d'appeler la solidarité un mécanisme qui exclut les pays centraux de l'Union européenne. Nous devons veiller à ne pas être laissés seuls aux pays du Sud ou aux personnes qui ont besoin d'un accueil digne. Votre proposition, malheureusement, n'est pas un mécanisme de solidarité, mais un amendement à la solidarité, car les données montrent clairement que l'Europe n'est pas actuellement confrontée à une crise migratoire, elle est confrontée à une crise des valeurs qui menace le projet européen, et avec cette proposition, vous venez de la terminer.