23
Avr
2024
Regarder
Lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (débat)
Monsieur le Président, il y a une augmentation de la violence fondée sur le genre en Europe. La violence est un fléau, c'est un problème structurel et il faut la combattre. Dans la rue, le féminisme a dit haut et fort que nous ne voulons pas de violence. S'ils frappent l'un d'entre nous, ils nous frappent tous. S'ils tuent l'un d'entre nous, ils nous tuent tous. Nous avons dû attendre 2024 pour avoir une telle directive; une directive qui n'est pas complète, comme nous l'avons dit il y a un instant, après le boycott de la France et de l'Allemagne, Monsieur le Commissaire. Je me souviens quand nous sommes arrivés au gouvernement en 2005 dans mon pays, en Galice, et nous avons fait une loi contre la violence de genre qui était une priorité. J'espère que nous aurons plus de tribunaux, plus de ressources, plus de salaires... pour la liberté. Puisse aucune fille, aucun adolescent et aucune femme n'avoir peur quand nous quittons nos maisons, quand nous sommes dans nos maisons ou quand nous défendons notre position en tant que femmes. Une relation sexuelle sans consentement est sans aucun doute un viol. On le dira toujours haut et fort. Mais vu l'avancée du néofascisme, qui nie également la violence basée sur le genre, je pense que c'est le moins mauvais texte que nous puissions espérer. Nous voudrions certainement quelque chose de plus, mais nous nous battrons pour qu'à l'avenir, au prochain Parlement, nous ayons déjà une directive qui envisage également l'inclusion du viol.