23
Oct
2025
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Obligations au titre de la directive «Services de médias audiovisuels» dans le dialogue transatlantique (débat)
Monsieur le Président, chers collègues, lorsque nous parlons de culture, nous ne parlons pas de commerce. Nous parlons de la langue, de la façon dont nous voyons le monde, de qui nous sommes. Et c'est précisément notre identité européenne dans l'espace numérique qui est menacée. Plus de 65% des revenus du marché de la vidéo à la demande en Europe sont générés par trois grands services non européens, Netflix, Amazon Prime et Disney Plus. Le contenu européen, bien qu'il représente environ 30% de l'offre du catalogue, ne représente que 16% du temps total. En d'autres termes, plus de 80 % du temps que les citoyens européens passent à regarder du contenu est consacré à des programmes non européens. La directive SMA n’est pas un obstacle au marché, mais un outil permettant à l’Europe de protéger sa voix, en Italie, en Allemagne, en Pologne et en Croatie. Sans elle, les auteurs, réalisateurs et producteurs européens seraient submergés par le contenu global qui domine nos écrans. En ce sens, la directive n'érige pas de murs, mais ouvre des portes. Lorsque l'Union européenne demande que 30% des contenus des plateformes soient d'origine européenne, ce n'est pas un quota bureaucratique, c'est une défense de notre culture. C'est pourquoi j'invite la Commission et les États membres à défendre fermement et uniformément les obligations de cette directive dans le cadre du dialogue transatlantique.