19
Mai
2026
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Réaction européenne à la réduction du déploiement militaire des États-Unis en Europe, en particulier sur son flanc oriental, à la lumière de la récente décision des États-Unis (débat)
Madame la Présidente, Madame la Haute Représentante, vous l'avez dit, le désengagement américain de l'Europe se poursuivra après le mandat de M. Trump, car l'orientation profonde de Washington est claire: l'Europe n'est plus un théâtre prioritaire pour les États-Unis et les forces armées européennes doivent garantir elles-mêmes la dissuasion conventionnelle sur le continent. À cette redirection de long terme viennent s’ajouter une crise de confiance et une une incertitude dans la relation transatlantique. Or l'incertitude est peut-être le pire ennemi des états-majors et des stratèges. Dans cette situation, nous avons deux impératifs. D'abord, les États européens doivent être capables de garantir une dissuasion conventionnelle sur le continent, donc accélérer sur la voie de l'autonomie. Mais surtout, la confiance entre alliés du Vieux Continent doit être totale et durable. C'est pourquoi, alors que l'élection présidentielle française aura lieu dans un an et que mon parti est bien placé pour l'emporter, je souhaite réaffirmer dans cet hémicycle notre position: la France garantira ses engagements sur le flanc est l'Europe, de la Baltique à la mer Noire, en Roumanie comme nation-cadre, en Estonie dans le cadre du bataillon multinational, ou encore dans l'espace aérien des pays baltes. Chers collègues, le contexte n'invite ni à la panique ni à la dispersion. Donnons-nous les moyens de dissuader quiconque nous menacerait, et cela même si nous devions être seuls. Ce n'est pas un plan B, c'est une question de vie ou de mort.