3
Avr
2025
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110e anniversaire du génocide arménien
Monsieur le Président, c’est dans la conquête que naissent les empires, et c’est dans les massacres, les guerres d’éradication et les génocides qu’ils finissent par mourir. Qu’est-ce que le génocide arménien sinon l’expression d’une suprématie turque au sein d’un Empire ottoman qui ne pouvait plus supporter la diversité de son ensemble? Les Arméniens, comme les Grecs pontiques ou les Assyriens, ont été écrasés dans l’engrenage impérial infernal, celui qui a besoin non pas d’unifier, non pas de rassembler, mais de détruire tout ce qui diffère de l’élément central, tout ce qui pourrait représenter une menace pour son hégémonie. La négation de l’horreur est un aveu d’échec. En commettant le pire, Ankara a certes anéanti tout un pan de la civilisation arménienne – être arménien aujourd’hui, c’est vivre avec la dévastation déjà accomplie en héritage –, mais l’Arménie vit. Les Arméniens vivent et continuent de faire vivre leur civilisation unique au monde en dépit des projets expansionnistes et révisionnistes de ses voisins. En ce jour de commémoration du génocide arménien, je veux adresser tout mon soutien au peuple arménien et lui dire qu’il trouvera toujours en nous un allié contre ceux qui veulent nier ou oublier.