Plan d’action de l’UE: protéger et restaurer les écosystèmes marins pour une pêche durable et résiliente (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, aujourd'hui, ce n'est pas un feu vert pour le plan d'action pour la protection et la restauration des écosystèmes marins, mais une résolution avec un certain nombre de préoccupations fondamentales concernant à la fois l'approche et le contenu. La Commission exige des États membres qu’ils ferment toutes les zones naturelles pour la pêche de fond à partir de 2030, tout en ne disposant d’aucune base juridique, mais seulement d’une communication non contraignante. En outre, il n’y a pas d’analyse d’impact. C'est donc une approche qui soulève à elle seule des questions majeures. En termes de contenu: Les espaces naturels sont très différents. Lorsque les perturbations du sol peuvent être nocives dans une zone, il n'est pas nécessaire qu'elles le soient dans une autre zone. Ce point n'est pas suffisamment pris en compte dans le plan d'action. De plus, nous nous rendrons encore plus dépendants des importations. Par exemple, pour la pêche à la crevette néerlandaise, qui est active à 80 % sur les sites Natura 2000, ce plan n’aurait pas d’avenir. Le plan d'action est donc insuffisamment réfléchi et non proportionné. La pêche mérite mieux.
État des lieux de la mise en œuvre de la politique commune de la pêche et perspectives d'avenir (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, avec le rapport très équilibré de M. Mato sur la PCP, nous demandons au Conseil et à la Commission d'accorder davantage d'attention à l'importance socio-économique de la pêche, ainsi qu'au rôle important que joue la pêche dans notre approvisionnement alimentaire. Cela est urgent, car l'industrie de la pêche a été durement touchée ces dernières années. C'est pourquoi la barre doit vraiment changer. Les mesures inutilement restrictives qui vont au-delà de leur objectif, telles que l’obligation de débarquement et l’interdiction des légumineuses, doivent être supprimées. Les pêcheurs doivent avoir un accès suffisant à leurs lieux de pêche. Le système de TAC et de quotas a certainement fait ses preuves, mais la mise en œuvre actuelle avec des réductions annuelles parfois très drastiques crée beaucoup d'incertitude. C'est pourquoi je soutiens sans réserve l'appel du rapporteur en faveur d'un quota pluriannuel.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, à une époque de tensions et d'incertitudes géopolitiques, il est très important d'établir de nouveaux partenariats stratégiques et de renforcer les partenariats existants. L'Union européenne et l'Inde peuvent faire beaucoup l'une pour l'autre à cet égard. Dans le domaine du commerce et des investissements, mais certainement aussi dans le domaine de la numérisation et de la sécurité maritime. En particulier, pour contrebalancer l'influence et l'agression croissantes de la Chine dans la région indo-pacifique. La rapporteure formule de bonnes recommandations dans tous ces domaines, mais avec son rapport, nous mettons également le doigt sur la situation des droits de l'homme en Inde, qui devient de plus en plus préoccupante dans de nombreux domaines, en particulier en ce qui concerne les minorités religieuses. Je pense aux lois anti-conversion et à l'action inadéquate contre les extrémistes hindous qui rendent parfois la vie des chrétiens et d'autres minorités religieuses assez difficile. Ces dernières années, les attaques et les intimidations contre les minorités religieuses ont fortement augmenté. Les conflits ethniques ont également une composante religieuse croissante, comme au Manipur. L'Inde doit intensifier ses efforts pour enquêter et poursuivre les responsables de violences contre les minorités religieuses. Notre message d'aujourd'hui est très clair: Nous soutenons l'intensification de la coopération avec l'Inde, mais seulement à condition que l'Inde prenne au sérieux nos préoccupations concernant les droits de l'homme et résolve effectivement les problèmes mentionnés.
Situation humanitaire à Gaza, nécessité de parvenir à un cessez-le-feu et risques d'escalade régionale (débat)
( – Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, alors que nous parlons ici, 136 otages sont détenus par le Hamas et d'autres organisations terroristes. Pendant plus de cent jours. Le Hamas ne permet pas à la Croix-Rouge et à d'autres organisations d'accéder aux otages pour fournir des soins médicaux. Ondertussen frustreert Hamas de humanitaire hulpverlening door hulpkonvooien te kapen om zo haar eigen strijders te bevoorrechten en de burgerbevolking aan haar lot over te laten. Tout cela est inacceptable. Pendant ce temps, le procès infondé contre Israël devant la Cour internationale de Justice a bouleversé le monde. Qu'est-ce qu'il y a à faire? 1. Libération inconditionnelle de tous les otages et accès immédiat à la Croix-Rouge. 2. L'aide humanitaire à travers Israël et l'Égypte doit se poursuivre. 3. N'appelez pas encore à un cessez-le-feu permanent, car tant que le Hamas n'est pas éliminé, il n'y a pas de paix ni de perspective, y compris pour la population civile de Gaza.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, pour la communauté chrétienne de l'État du Plateau, au Nigeria, la nuit de Noël s'est terminée cette fois par un cauchemar. Deux cents d'entre eux ont été brutalement assassinés par des extrémistes musulmans. Plusieurs centaines de personnes ont été grièvement blessées. Et qu'avons-nous entendu de la Commission européenne et de la haute représentante? Pas de condamnation, pas de déclaration, pas même un post sur X. Rien du tout. C'est, bien sûr, très mauvais, Monsieur le Président. D'autant plus que ces attaques ne sont pas isolées, mais s'inscrivent dans le schéma de la violence extrémiste croissante dans la région. J'appelle donc la Commission et la haute représentante à rompre le silence, à faire part de nos préoccupations aux autorités nigérianes et à les exhorter à poursuivre les auteurs de ces actes et à améliorer la protection des villages chrétiens. Nous ne devons pas laisser les chrétiens du Nigeria à leur sort.
Madame la Présidente, je voudrais remercier M. Gahler pour son soutien à notre proposition, et nous pouvons accepter de reporter ce débat à la prochaine session en février.
Monsieur le Président, lors des vacances de Noël, nous avons été surpris par les informations faisant état d'attaques horribles perpétrées par des extrémistes contre des villages chrétiens au Nigeria. Deux cents villageois innocents ont été tués et plusieurs centaines grièvement blessés. Malheureusement, ces attaques ne sont pas isolées. La région est de plus en plus confrontée à la violence extrémiste. Quelle que soit la façon dont vous considérez cette situation, détourner le regard du groupe ECR n'est en tout cas pas une option. La situation est trop grave pour cela. C'est pourquoi nous proposons d'inscrire à l'ordre du jour une déclaration de la Commission et du Conseil intitulée: «Attaques récentes contre des villages chrétiens au Nigeria». Il s’agit de réfléchir ensemble à la manière dont nous, en tant qu’Europe, pouvons contribuer à mettre un terme à la violence dans la région.
Compétence, loi applicable, reconnaissance des décisions et acceptation d'actes authentiques en matière de parentalité et concernant la création d'un certificat européen de parentalité (débat)
Vous demandez ce qu'est une famille saine et stable. Je suis convaincu qu'il est dans l'intérêt supérieur d'un enfant de grandir avec un père et avec la mère. Et je ne crois pas qu'il soit dans l'intérêt supérieur d'un enfant de ne pas être informé et de ne pas grandir avec la mère biologique. Je crois au mariage classique et à la famille avec le père et la mère. Je pense que c'est la meilleure façon de traiter avec nos familles dans l'Union européenne. Et encore une fois, je pense que c'est avant tout une question dans laquelle les États membres eux-mêmes doivent faire leurs propres choix.
Compétence, loi applicable, reconnaissance des décisions et acceptation d'actes authentiques en matière de parentalité et concernant la création d'un certificat européen de parentalité (débat)
Monsieur le Président, avec le règlement sur la parentalité, l'Union européenne est sur une pente glissante. Après tout, il entre dans un domaine qui appartient aux États membres, à savoir le droit de la famille. Je sais: le présent règlement est limité aux situations transfrontalières impliquant une relocalisation dans un autre pays. Mais nous ne pouvons pas l'ignorer: Ce règlement obligera bientôt les États membres à reconnaître les relations parentales qu'ils jugent inappropriées sur la base de leurs propres considérations. Par exemple, les reconnaissances parent-enfant où la mère biologique est tenue à l'écart du certificat de naissance. Je parle de maternité de substitution, dans laquelle de nombreux États membres sont à juste titre très réticents, en partie à cause de l'exploitation qui va avec. Je ne peux pas accepter ça. J'espère donc vivement que vous pourrez soutenir nos amendements qui visent au moins à exclure la gestation pour autrui du règlement. En attendant, continuons d'investir dans des familles saines et stables. (L'orateur accepte de répondre à une question de carte bleue)
Monsieur le Président, le rapport sur lequel nous allons voter cette semaine est parfaitement clair: L'Europe doit repenser ses relations avec la Chine. Nous sommes devenus trop dépendants de la Chine. Des mesures concrètes sont également nécessaires contre l'ingérence et l'espionnage chinois en Europe. Le rapport accorde également à juste titre l'attention voulue aux violations persistantes des droits de l'homme. Prenons la liberté religieuse, par exemple: le contrôle des activités religieuses par l'État à parti unique devient de plus en plus strict. Dans l'intervalle, la sinification de la religion se poursuit sans relâche, entre autres en prescrivant la propagande du parti dans les édifices religieux. La surveillance par caméra, l'intimidation et l'arrestation des croyants sont à l'ordre du jour, qu'ils soient chrétiens, ouïghours ou tibétains. Il n'y a rien de moins approprié ici qu'une condamnation forte. J'espère que vous, le Conseil et la Commission, aborderez activement cette question dans le cadre de votre dialogue avec la Chine. Dans ce contexte, il est également d'une importance stratégique d'améliorer les relations entre l'UE et Taïwan. Après tout, Taiwan est un partenaire fiable avec lequel de bonnes affaires peuvent être faites.
Nécessité de relâcher tous les otages, de parvenir à un cessez-le-feu humanitaire, et perspective d'une solution à deux États (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Haut Représentant, Mesdames et Messieurs, dans notre recherche de solutions dans cette terrible guerre, nous ne devons laisser aucune possibilité inexploitée. Je pense aux otages. S'il est possible de les libérer à nouveau, par exemple par des pauses humanitaires, nous devons bien sûr profiter de cette occasion. Cependant, la pression unilatérale exercée sur Israël pour parvenir à un cessez-le-feu à long terme n'est pas justifiée. C'est particulièrement vrai pour le Hamas. Le Hamas est le plus grand obstacle à la paix. Et en parlant d'obstacles, regardons aussi le mauvais rôle de l'UNRWA dans ce conflit. Grâce au système d'héritage, dans lequel le statut de réfugié passe automatiquement des parents aux enfants, l'UNRWA maintient artificiellement un gigantesque problème de réfugiés. Grâce à cette approche, 70% des Palestiniens de Gaza sont maintenant réfugiés dans leur propre pays. En conséquence, l'UNRWA est devenu une partie du problème. Il est temps pour toi d'affronter ça aussi.
Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, aux Pays-Bas, il y a souvent des observateurs dans les centres d'avortement. Des bénévoles qui font savoir aux femmes qu'il existe des alternatives. Ils offrent une aide financière, pratique, sociale et psychologique, une aide à la mère et à l'enfant. Et ça sauve des vies. Une directive européenne sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique est en cours de négociation. Un thème important, certes, mais il y a une très mauvaise disposition dans ce paquet. Dans notre mandat de négociation, il y a une proposition visant à qualifier également la prévention ou la tentative de prévention d'un avortement de crime. Donc, si j'ai bientôt une bonne conversation avec une femme qui envisage un avortement, et je lui suggère de penser à des alternatives ou de lui offrir un tract dans la rue, suis-je punissable? Ça ne peut pas être vrai! Ensuite, nous allons punir quelqu'un qui essaie de protéger un enfant à naître, quelqu'un qui aide les femmes dans le besoin. J'appelle ça vraiment impitoyable. Au lieu de fournir des soins, nous allons interdire une main tendue. J'invite donc les négociateurs à reconsidérer cette partie du paquet. Ce qui se passe ici est une très mauvaise route.
Situation humanitaire à Gaza, nécessité de libérer les otages et d’instaurer une trêve humanitaire immédiate menant à un cessez-le-feu et perspectives de paix et de sécurité au Moyen-Orient (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Haut Représentant, Monsieur le Commissaire, je voudrais poser les questions suivantes à tous ceux qui aujourd'hui estiment qu'ils devraient critiquer Israël en particulier, y compris M. Borrell: Qui a pris en otage plus de 200 civils innocents pendant plus de six semaines? C'est vrai, Hamas. Qui a semé la mort et la destruction le 7 octobre lors d'un festival de musique pacifique et dans de nombreux kibboutz? C'est vrai, Hamas. Qui utilise des civils innocents comme bouclier humain? C'est vrai, Hamas. Certes, tout doit maintenant viser à libérer tous les otages dès que possible. Nous avons vu le désespoir et la tristesse dans les yeux de leurs proches qui nous ont raconté leurs histoires déchirantes. Le fait qu'il y ait maintenant un accord sur la libération d'un premier groupe est plein d'espoir à cet égard. Mais n'oublions pas: Pour parvenir à une paix durable, le Hamas devra vraiment disparaître de la scène. Israël mérite notre soutien continu dans ce combat.
Utilisation des produits phytopharmaceutiques compatible avec le développement durable (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, en ce qui concerne la réduction de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques, je constate des évolutions intéressantes dans les domaines de l'agriculture et de l'horticulture: l'utilisation de chasseurs naturels dans les cultures fermées, par exemple. Ou regardez les innovations dans le contrôle mécanique des mauvaises herbes. Les développements que nous devons faciliter autant que possible. Cependant, la réduction de 50% proposée en 2030 soulève des questions majeures, laissant suffisamment de place pour intervenir en cas de maladies et d'organismes nuisibles? J'ai bien peur que non. La définition des zones sensibles est également problématique. Cela conduit à une interdiction totale de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques dans de grandes parties de l'Europe, avec toutes les conséquences pour la production alimentaire. Une approche différente est donc nécessaire. Pas d'objectifs rigides et irréalisables, mais surtout de soutien aux initiatives du secteur. Certainement des initiatives qui réduisent l'impact environnemental, comme l'agriculture de précision et l'utilisation de ressources à faible risque.
Mise en oeuvre du règlement instituant des mesures de reconstitution du stock d’anguilles européennes (brève présentation)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, je suis heureux de pouvoir vous présenter notre rapport sur la mise en œuvre du règlement sur l'anguille. Tout d'abord, je voudrais remercier tous les rapporteurs fictifs, tout le personnel impliqué et le secrétariat de la commission de la pêche pour leur excellente coopération. Il y a maintenant un rapport qui bénéficie d'un large soutien et qui mérite absolument un suivi. Notre principale conclusion est que l'approche actuelle, tant du Conseil que de la Commission, vise beaucoup trop unilatéralement à limiter la pêche. Ça doit être différent. Le règlement sur l’anguille exige une approche intégrée, qui tient également explicitement compte des facteurs extérieurs à la pêche. Malheureusement, cela arrive trop peu. La pêche est déjà sévèrement restreinte, tandis que d'autres facteurs ont un impact beaucoup plus important sur les stocks d'anguilles. Malheureusement, la mise en œuvre du règlement sur l'anguille par les États membres laisse beaucoup à désirer. Le fait que plusieurs États membres ne prennent même pas la peine de présenter à la Commission un rapport sur la mise en œuvre des plans de gestion est un signe à cet égard. Que demandons-nous spécifiquement aux États membres de faire? Premièrement, nous appelons les États membres à redoubler d'efforts pour supprimer les barrières migratoires. Après tout, l'anguille est un poisson migrateur qui arrive en Europe depuis la mer des Sargasses, puis nage pour se reproduire. Et sur ce trek, il rencontre toutes sortes de barrières. Je comprends très bien que les barrages, les digues et les écluses sont indispensables dans de nombreux endroits, mais il existe de nombreuses possibilités innovantes sur le marché pour les rendre praticables, telles que les escaliers à poissons et les pompes adaptées aux poissons dans les usines. Ces possibilités ne sont pas encore suffisamment exploitées. Deuxièmement, nous demandons aux États membres de continuer à développer les civelles. Cela donne aux jeunes anguilles la possibilité de se propager dans toute l’Europe et préserve la pêche durable. Troisièmement, nous demandons un meilleur contrôle et une approche plus stricte du commerce illégal des civelles. Les criminels font encore passer clandestinement des valises pleines de civelles en Chine, où des millions d'euros sont payés pour ce braconnage. On doit vraiment arrêter ça. Une plus grande attention devrait également être accordée à d'autres facteurs qui influencent l'anguille, tels que la pollution de l'eau, les parasites et les cormorans. La certification et la traçabilité peuvent jouer un rôle important dans tout cela. À cet égard, nous voyons de grandes initiatives de la part du secteur. Chérissons-les et soutenons-les. Dans notre rapport, nous faisons également des recommandations concrètes pour améliorer la gouvernance de la gestion de l'anguille. Par exemple, nous demandons la création d’un groupe d’experts capable de suivre les plans de gestion des États membres et de servir de plateforme pour l’échange de bonnes pratiques. Nous recommandons également d'investir davantage dans la recherche scientifique et d'utiliser davantage les connaissances et les compétences des pêcheurs. Monsieur le Président, l'anguille est un beau poisson, un miracle de la création. Avec l'approche générale que nous défendons au sein du Parlement, il doit être possible d'améliorer les stocks d'anguilles, de donner un avenir à la fois aux pêcheurs d'anguilles et aux élevages d'anguilles et de permettre aux consommateurs de continuer à profiter d'un délicieux sandwich à l'anguille.
Urgence de prendre des mesures immédiates contre la montée de l'antisémitisme (déclaration de la Présidente)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, des vagues d'antisémitisme balaient actuellement l'Europe et le reste du monde. Une population entière est supprimée. Que nous avons permis que cela se produise en Europe, avec nos valeurs européennes dites de haute qualité. Il n'y a qu'une seule chose qui correspond ici: Grande honte collective. Depuis le 7 octobre, le nombre d'incidents antisémites aux seuls Pays-Bas a augmenté de 818 %. Même beaucoup de nos universités ne sont plus en mesure de fournir aux étudiants juifs un environnement sûr. À Bruxelles, les manifestants portaient un drapeau avec une croix gammée. La police est restée là et l'a regardé. N'oublions pas que la haine des Juifs va de pair avec la haine de l'État d'Israël. Nous devons donc nous attaquer aux deux. Sinon, notre lutte contre l'antisémitisme est par définition une bataille perdue. Ce qui compte maintenant, c'est le leadership et la détermination. Une politique de tolérance zéro contre l'antisémitisme, mais vraiment. Je ne comprends vraiment pas que certains pays autorisent encore des manifestations avec de très mauvais slogans qui appellent réellement à l'expulsion des Juifs de leur propre pays. Cela ne devrait pas être toléré par la police. En outre, la détection et la poursuite des personnes coupables d'antisémitisme devraient être une priorité absolue. Et que l'UE interdise enfin les organisations en Europe qui sympathisent ouvertement avec le Hamas. J'ai posé des questions écrites pour inscrire l'organisation Samidoun sur la liste des organisations terroristes. Là aussi, une plus grande détermination est nécessaire. J'attire également l'attention sur une étude récente de UN Watch, qui montre que plusieurs enseignants employés par l'UNRWA ont ouvertement soutenu les actions horribles du Hamas. Je vous demande, Monsieur le Président de la Commission, d'en tenir compte dans votre examen de l'aide. Si l'Union européenne veut être une communauté crédible, elle doit agir maintenant.
Renouvellement des générations dans les exploitations agricoles de l’UE de l'avenir (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, si nous voulons être assurés d'une alimentation à l'avenir, nous devons maintenant veiller à ce qu'une nouvelle génération de jeunes agriculteurs puisse commencer. Malheureusement, il y a pas mal d'obstacles: la disponibilité des terres; l'accès au capital, les prêts refusés; la perspective économique du secteur, des règles en constante évolution et de nouvelles exigences. Pour ne citer que quelques exemples. Ce dont nous avons besoin, c'est d'une politique stable. Pas toujours des règles différentes, mais un cadre clair qui crée une certitude pour l'avenir. Et un meilleur modèle de revenus économiques. Comment pouvons-nous garantir le maintien de la position concurrentielle des agriculteurs dans l’UE? Il convient d'accorder davantage d'attention à cette question. Je suis donc heureux que nous ayons inclus dans ce rapport que les nouvelles politiques doivent toujours être testées pour leurs effets sur les jeunes agriculteurs. Enfin, donnons à nos agriculteurs, petits et grands, l'appréciation qu'ils méritent. Ce sont eux qui prennent soin de notre nourriture et contribuent à une campagne vivable au quotidien. Je voudrais également remercier le rapporteur et ses collègues pour leur bonne coopération sur cet excellent rapport.
Stratégie européenne en matière de protéines (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, les protéines sont un élément essentiel de notre système alimentaire. Je me réjouis que ce rapport accorde une place importante aux protéines végétales et animales, car elles vont de pair. Je voudrais souligner trois points spécifiques: Premièrement, afin de promouvoir la culture de protéagineux: l'importance des nouvelles techniques d'élevage. Deuxièmement, la circularité. Dans ce rapport également, nous demandons davantage de possibilités de ne pas être autorisés à réutiliser les éléments nutritifs provenant du fumier animal. Commission, quand allez-vous enfin présenter la reconnaissance de Renure en tant que substitut aux engrais? Enfin, je voudrais souligner l'importance de la pêche. Les fruits de mer frais sont une source de protéines de haute qualité qui se reconstitue encore et encore. J'invite la Commission et les États membres à donner suite aux recommandations concrètes contenues dans ce rapport, en plaçant les agriculteurs et les pêcheurs au cœur de celui-ci.
Les attaques terroristes abjectes du Hamas contre Israël, le droit d'Israël à se défendre conformément au droit humanitaire et international et la situation humanitaire à Gaza (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, les actes horribles du Hamas nous ont tous profondément choqués. Ils nous ont une fois de plus confrontés à la dure réalité. Israël fait face à une organisation terroriste qui ne pardonne rien et personne. Ce que nous devons faire est donc clair comme du cristal: Soutenir Israël sans condition dans sa lutte contre le Hamas. Mais la main doit aussi être dans son propre sein. L'UE a-t-elle fait assez pour mettre fin au terrorisme? La réponse est la suivante: Non! Nous avons transféré des millions à l'Autorité palestinienne, tandis que cette même Autorité facilite le terrorisme, par exemple en versant des salaires généreux aux proches des terroristes décédés. Et les conduites d'eau? Payé avec de l'argent européen que le Hamas utilise pour fabriquer des missiles. C'est pourquoi je vous appelle: Soutenir nos amendements à la résolution budgétaire qui subordonnent la subvention dans les territoires palestiniens à des conditions très claires. Bien sûr, une aide d'urgence est nécessaire, mais l'agression du Hamas ne doit pas rester sans conséquences.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, j'ai le regret de dire que je ne suis pas d'accord avec l'accord sur le contrôle de la pêche dont nous sommes saisis. Pour moi, le point douloureux est principalement avec la surveillance obligatoire par caméra. Une mesure avec laquelle nous plaçons à l'avance tout un secteur dans la banque des suspects. De plus, avec cette caméra de surveillance, vous essayez d'améliorer le respect d'une mesure qui est tout simplement très impraticable dans la pratique. Je fais référence à l'obligation de débarquement qui oblige les pêcheurs à débarquer du poisson invendable. Une mesure qui a complètement outrepassé son objectif. C'est pourquoi je dis: pas de caméras, arrêtez d'empiler les contrôles et arrêtez cette obligation de débarquement. Pour être honnête, je suis également très critique à l'égard des nouvelles obligations en matière de traçabilité. Je prévois beaucoup de charge administrative et peu de valeur ajoutée. Merci au rapporteur pour tous ses efforts, mais malheureusement, je ne vois pas assez de nos souhaits dans le paquet final.
La situation au Haut-Karabakh après l'attaque menée par l'Azerbaïdjan et les menaces continues contre l'Arménie (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, le peuple arménien du Haut-Karabakh a historiquement souffert de l'Azerbaïdjan la semaine dernière. 120 000 Arméniens qui ont dû tout laisser derrière eux. Un crime juste devant la porte de l'Union européenne. Et que faisaient les États membres, que faisait le Conseil, que faisait la Commission européenne? Ils ont laissé tout se passer. Le Service européen pour l'action extérieure continue de parler de l'Azerbaïdjan comme d'un partenaire fiable. C'est incompréhensible. En fait, l'Union européenne facilite même l'Azerbaïdjan en achetant beaucoup de gaz. Ça doit s'arrêter. Ceux qui n'agissent pas donnent maintenant à l'Azerbaïdjan un permis pour poursuivre les actions ennemies, y compris sur le territoire arménien. Ça m'inquiète beaucoup. Je vous invite donc instamment à: 1) la suspension de l'accord gazier avec l'Azerbaïdjan; 2) l'imposition de sanctions contre les responsables du blocus et des attaques; 3) une mission de l'UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel et chrétien; 4) extension de la mission européenne en Arménie avec accès au côté azerbaïdjanais de la frontière. M. Borrell a promis une réponse forte la semaine dernière en cas de départ forcé des Arméniens. La région est vide. Mais où est l'Union européenne? C'est inquiétant, d'autant plus que le raid n'est pas une surprise. L'été dernier, j'étais à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. J'ai parlé à des gens du Haut-Karabakh qui, en raison du blocus du corridor de Laçın, n'ont pas pu retourner dans leur famille et travailler. Leurs histoires émouvantes sur la situation humanitaire m'ont profondément touché. J'ai vu le désespoir dans leurs yeux. L'Arménie a maintenant désespérément besoin du soutien et de la détermination de l'Europe. Je compte sur votre coopération.
Révision du statut de protection des loups et d’autres grands carnivores dans l’Union (débat d'actualité)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, il y a 30 ans, le loup était sans aucun doute une espèce menacée et il y avait toutes les raisons de lui accorder le statut de protection européenne le plus élevé. Cependant, la situation est maintenant complètement différente. Il y a aujourd'hui plus de 21 000 loups en Europe. Le loup n'est plus menacé. Le loup lui-même est devenu une menace pour les moutons, les poneys, les veaux et les brouteurs qui sont utilisés dans la gestion de la nature, tels que les mouflons dans notre région sur le Veluwe. Je me réjouis que la Commission européenne prenne notre résolution au sérieux, qu'elle demande maintenant clairement aux États membres de prendre des mesures au titre de l'article 16 de la directive et qu'elle envisage sérieusement de modifier et de réduire le statut de protection. Il y a toutes les raisons à cela. Mettons la législation en conformité avec une nouvelle réalité. J'invite la Commission à accélérer ce processus. Et donnons aux autorités régionales une plus grande marge de manœuvre pour prendre des mesures de gestion si nécessaire.
Lutte contre la normalisation des discours d’extrême droite et d’extrême gauche, y compris l’antisémitisme (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, l'antisémitisme a de nombreux visages. On le voit à l'extrême droite. On le voit sur la gauche. Nous le voyons dans le mouvement BDS. Nous le voyons parmi ceux qui présentent l'État d'Israël comme un produit néocolonial. Oui, l'antisémitisme, on le voit partout. Et contre toutes ces différentes manifestations d'antisémitisme, nous devrons continuer à résister vigoureusement. Entre autres choses, il est important que tous les États membres mettent en œuvre la définition de travail de l’IHRA et l’utilisent également comme point de départ pour l’application. L'IHRA est, comme vous le savez, l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste. En Europe, le plan d'action de la Commission contre l'antisémitisme, ainsi que le coordinateur spécial, font du très bon travail, ce que j'apprécie. Mais en dehors de l'Europe, dans sa politique étrangère, la Commission fait de grands progrès pour que le dirigeant palestinien Abbas fasse simplement preuve d'impunité pour comprendre l'Holocauste. Il est vrai que le Service européen pour l'action extérieure y renonce avec prudence, mais cela reste le cas. Et nous voyons la même attitude autour des manuels scolaires palestiniens. Belles paroles de la Commission, mais pas d'actes: pas d'arrêt de la subvention, alors que nous savons très bien que ces manuels sont encore pleins de haine des Juifs. Monsieur le Commissaire, pourquoi ne pas dire à Abbas: «Tant que vous ne reprendrez pas vos paroles sur l’Holocauste, nous, en tant qu’Union européenne, cesserons nos dons. Et nous faisons de même avec les manuels, tant qu’ils n’ont pas été nettoyés.» Vous pouvez, en outre, attendre avec impatience mes amendements à ces manuels lors des discussions budgétaires. Je compte sur le soutien de chacun d'entre vous, parce que quiconque veut être crédible dans la lutte contre l'antisémitisme ne se contente pas de dire des mots.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, la conclusion du rapporteur est claire: «Tant que la Turquie ne changera pas de cap, le processus d’adhésion ne pourra pas reprendre.» Je comprends cette position, mais après 20 ans d’attente vaine d’amélioration, nous devons vraiment faire un pas en avant. Il est grand temps que le Conseil prive la Turquie de son statut de pays candidat, car la Turquie continue de discriminer et d'intimider les chrétiens. La Turquie refuse toujours de reconnaître le génocide arménien et la Turquie refuse toujours de reconnaître Chypre. De plus, la Turquie n'appartient tout simplement pas à l'Europe. Pas géographiquement, mais pas culturellement ou religieusement. "Oui, mais en tant que voisin et allié de l'OTAN, la Turquie est d'une grande importance stratégique?", et cela appelle également à la poursuite de la coopération, par exemple sous la forme d'un accord de partenariat renouvelé. Mais il ne sert à rien de continuer à considérer la Turquie comme un pays candidat.
Dixième anniversaire des orientations de l'UE relatives à la liberté de religion ou de conviction (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, il y a dix ans, le Conseil a adopté les lignes directrices sur la liberté de religion. L'existence de ces lignes directrices est, bien sûr, une bonne chose. Mais qu'en est-il de sa mise en œuvre? J'ai de sérieux doutes à ce sujet et c'est pourquoi j'ai demandé ce débat aujourd'hui. Par exemple, l’article 70 exige une évaluation triennale, mais aucun rapport de mise en œuvre ou d’évaluation n’a jamais été publié en dix ans. Il y aurait aussi des consultations régulières avec le Parlement sur la persécution de la foi, mais dans dix ans, cela n'a jamais décollé. Le poste d'envoyé de l'UE est resté vacant pendant trois ans et maintenant il a finalement été nommé, mais dans dix ans, les ressources humaines auxquelles il peut se replier ont toujours été très minimes. Monsieur le Président, il faut faire davantage, car la persécution de la foi ne fait qu'augmenter dans le monde entier. Regardez un pays comme le Nigeria, où 50 000 chrétiens ont été tués pour leur foi au cours des 20 dernières années. Ou regardez la situation à Manipur, dont nous avons parlé hier. J'ai donc trois demandes spécifiques à adresser à la Commission: 1) présenter un rapport complet sur la mise en œuvre des lignes directrices à court terme; 2) donner à l'envoyé de l'UE un mandat permanent et lui fournir du personnel supplémentaire afin qu'il puisse bien faire son travail; 3) présenter des propositions pour désigner le 24 juin, date d'adoption des orientations, comme Journée européenne de lutte contre la persécution de la foi. J'aimerais une réponse de la Commission. Nous ne devons pas laisser l'église opprimée avec des millions de croyants dans le froid. J'espère et je prie pour que cela ne prenne pas encore 10 ans.