17
Juin
2025
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Lutte contre les abus sexuels et l’exploitation sexuelle des enfants, ainsi que contre les matériels relatifs à des abus sexuels sur enfants, et remplaçant la décision-cadre 2004/68/JAI du Conseil (refonte) (débat)
Madame la Présidente, chaque groupement humain s'élève moralement quand il organise politiquement la protection des plus petits et des plus faibles. L'Europe peut donc s'enorgueillir aujourd'hui d'avoir œuvré à sa grandeur en s'occupant de ses petits, de ses enfants, et notamment de ceux qui ont eu le malheur de vivre la prédation sexuelle. Le fait d'équiper nos forces de police et nos cours de justice, qui doivent prendre soin des victimes et affronter pour elles leurs bourreaux, est une chose heureuse. On aurait pu leur faciliter une partie de la tâche en ajoutant dans le rapport l'expulsion automatique des pédophiles étrangers. On peut toutefois regretter ici le passage obligé par les clichés idéologiques du moment. Je pense à la possibilité légale d'user du légitime blocage des fichiers pédopornographiques pour censurer d'autres pans de l'Internet, mais je songe surtout à l'ajout de la notion de consentement. De quel consentement sexuel parle-t-on quand on parle de mineurs? Déjà compliqué juridiquement pour un majeur, pourquoi l'appliquer à des enfants? Par principe, avec un enfant, il n'y a pas de consentement à l'acte sexuel. Le consentement, c'est justement l'argument des «loverboys» aux Pays-Bas ou des «grooming gangs» au Royaume-Uni. En effet, certaines jeunes mineures ont voulu partir avec leur prédateur qu'elles aimaient et qui les fascinait. La notion de consentement les aurait-elle protégées? Non, bien au contraire. Donc le principe est simple: pas de consentement sexuel quand on parle d'enfants, il s'agit juste d'un crime.