25
Nov
2024
Regarder
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, depuis septembre, les Français de Martinique protestent, à juste raison, contre le coût de la vie excessif. Les causes sont bien sûr nationales – comme l'octroi de mer, le prix du fret et le poids des oligopoles –, mais également européennes. La France d'outre-mer est spécifiquement exposée aux traités de libre-échange, dont celui qui se profile entre l'Union européenne et le Mercosur. Sur ce sujet, depuis le 13 septembre, les agriculteurs engagent un vaste mouvement de protestation en métropole. L'outre-mer y participe aussi, à l'image des maraîchers vivriers de Martinique, qui s'organisent depuis cet automne en un comité de défense. Nos députés ont participé, en 2020, à l'élaboration des dispositions transitoires du FEOGA pour proroger de deux ans les aides aux agriculteurs ultramarins. L'Union européenne doit mieux agir en augmentant l'enveloppe de ce fonds de garantie pour moderniser les techniques agricoles, améliorer l'irrigation des sols et œuvrer à la diversification agricole. De même qu'elle doit refonder un POSEI décentralisé, divisant par deux les délais d'obtention des aides. L'agriculture martiniquaise souffre. L'Union européenne ne peut pas fermer les yeux.