Bâtir un avenir durable ensemble: défis économiques, sociaux et territoriaux pour une Europe compétitive, unie et inclusive (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Monsieur le Secrétaire d'État Michel, nous parlons aujourd'hui ensemble d'un avenir durable, d'une cohésion économique, sociale et inclusive. Nous sommes encore loin de cette Union européenne que beaucoup d'entre nous veulent. Les Roumains sont loin de se sentir avec d'autres citoyens européens lorsqu'ils attendent une heure, peut-être même deux, peut-être même plus, pour entrer dans le marché unique européen, lorsque les marchandises en provenance de Roumanie attendent des heures, peut-être même des jours, à la frontière de l'espace Schengen. Il est difficile pour les citoyens des zones frontalières de sentir qu'ils font partie d'une Union tant qu'ils n'ont pas accès aux services sociaux et médicaux dans les centres les plus proches, quelle que soit la partie de la frontière dans laquelle ils se trouvent. Pour un avenir durable ensemble, chers collègues, nous devons veiller à ce que les citoyens européens ressentent cette unité dans leur vie quotidienne, à ce que les différences économiques soient réduites, à ce que les jeunes aient des chances égales de bénéficier d'une éducation de qualité et d'un avenir prospère.
Carte européenne du handicap et carte européenne de stationnement pour les personnes handicapées - Carte européenne du handicap et carte européenne de stationnement pour personnes handicapées pour les ressortissants de pays tiers résidant légalement dans un État membre (discussion commune - Cartes du handicap)
Monsieur le Vice-président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, la carte européenne du handicap ne devrait être que le début d'une série d'outils à la disposition des citoyens handicapés, pour leur permettre de s'impliquer dans la société, de faire véritablement partie de l'Union européenne. Nous avons beaucoup à faire pour ces personnes qui peuvent et veulent apporter une contribution précieuse à notre société. Nous avons beaucoup à faire pour garantir des conditions de vie, de voyage et de travail décentes. En plus de leur lutte contre divers handicaps, en plus des défis auxquels ils sont confrontés, ces personnes font face quotidiennement à une infrastructure et à des règles sociales qui ont été établies sans les considérer. Nous avons le pouvoir et le devoir d'harmoniser les conditions pour les citoyens handicapés, afin que l'Union européenne soit aussi leur Union, et notre Union, et l'Union de tous les citoyens ici.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, pendant cinq ans, j'ai dit à chaque débat dans cette Assemblée, à chaque session plénière à Strasbourg, que la place de la Roumanie est dans l'espace Schengen. Et je vous remercie, Madame la Commissaire Ylva Johansson, d'être ici ce soir et de participer à ce débat, et je vous remercie de votre lutte et de vos efforts pour soutenir cette cause de la Roumanie, de participer également à l'espace foncier de l'espace Schengen. Chers collègues, "ne laisser personne de côté" est le principe qui sous-tend cette construction politique et économique particulière, que nous représentons tous: L'Union européenne. C'est pourquoi la Roumanie dans Schengen doit être l'un de nos objectifs, de nous tous, de ceux qui représentent l'Union européenne. Et c'est pourquoi je veux que vous souteniez après le 9 juin ce souhait que la Roumanie doit encore réaliser: Roumanie dans Schengen et avec la zone terrestre.
Interdire sur le marché de l'Union les produits issus du travail forcé (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, les droits de l'homme figurent parmi nos valeurs les plus importantes, celles de l'Union européenne, et ils doivent s'appliquer à tous. Chaque citoyen doit être récompensé pour son travail, ses années de formation et son expérience, et ces règles doivent s'appliquer à tous les produits, qu'ils soient fabriqués dans l'Union européenne ou dans des pays tiers. Il ne s'agit pas seulement d'importations traditionnelles, par le biais d'entreprises traditionnelles, mais aussi de tous les produits achetés sur des plateformes en ligne. Imposer cette condition, interdire les produits issus du travail forcé est un moyen d'imposer un niveau minimum de droits de l'homme à tous nos partenaires, mais aussi un moyen de créer une concurrence loyale pour les producteurs européens. Les droits de l'homme doivent être défendus par tous les moyens dont dispose l'Union européenne. Félicitations, Samira! Félicitations à tous les collègues qui ont travaillé sur ce rapport. C'est un grand pas en avant pour nous, pour l'Union européenne.
Règles communes visant à promouvoir la réparation des biens (débat)
Madame la Présidente, les produits durables ne sont pas seulement ceux qui ne polluent pas, mais aussi les produits que nous pouvons réparer afin de pouvoir les utiliser le plus longtemps possible. C'est la façon traditionnelle et normale d'utiliser les choses. Les consommateurs doivent avoir le droit et la possibilité de réparer leurs produits sans perdre la garantie. Il n'y a pas si longtemps, nous, citoyens européens, pouvions changer notre propre batterie de téléphone ou notre propre écran, et nos grands-parents et nos parents pouvaient réparer leur radio ou leur télévision, et même faire de petites réparations aux voitures. Ce n'était pas un problème majeur de trouver des pièces de rechange ou des ateliers de réparation, et la réparation était une option que beaucoup de gens ont choisi. Et oui, la réparation des produits doit être une option viable, et les consommateurs doivent acheter de nouveaux produits parce qu'ils en ont besoin ou qu'ils les veulent, et non parce qu'ils n'ont pas d'autre option.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, la Roumanie est entrée dans l'espace Schengen par voie aérienne et maritime le 31 mars de cette année, après de nombreuses années à remplir tous les critères techniques. Cependant, cette semaine, mon collègue Eugen Tomac a été arrêté en sortant de l'avion à l'aéroport de Vienne par la police autrichienne. Pas seulement lui, mais tous les passagers qui descendaient de l'avion et ont été identifiés, leurs passeports ont été vérifiés. La même chose m'est arrivée mardi matin à l'aéroport de Munich, lorsque j'ai fait escale à Bruxelles. M. Kommissar Johannes Hahn! Ich freue mich, dass Sie heute Abend hier im Plenarsaal sind. Ich bitte Sie persönlich, dass Sie Ihrem Parteikollegen, dem Kanzler Nehammer, mitteilen, dass Rumänien alle technischen Kriterien erfüllt hat. Unser Platz ist im Schengen-Raum, auch beim Straßenverkehr, nicht nur bei den Flughäfen oder den Häfen. Ich bitte Sie, dass Sie dem Kanzler Nehammer das persönlich sagen. Unser Platz – Rumäniens Platz und Bulgariens Platz – ist im Schengen-Bereich, noch dieses Jahr.
Restitution du trésor de la Roumanie ayant fait l'objet d'une appropriation illégale par la Russie (débat)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire Ferreira, chers collègues, je remercie tout d'abord mon collègue de la droite unie, Eugen Tomac, pour cette initiative sur la résolution du trésor roumain. C'est un problème qui dure depuis plus de cent ans. La Roumanie a signé un accord écrit avec la Russie pour assurer la sécurité du trésor de notre pays jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale. L'accord a été signé par les deux États et couvrait des objets culturels, des archives, des bijoux, ainsi que 91,5 tonnes d'or. La Russie s'est engagée par traité à restituer toutes ces valeurs, mais plus de cent ans se sont écoulés et la Roumanie n'a reçu qu'une partie des valeurs culturelles et archivistiques, mais pas l'or roumain. Les traités signés doivent être respectés. Les Roumains ont le droit de récupérer leur propre trésor. Il est inadmissible qu'un pays s'empare du trésor national d'un autre État. C'est un cas unique au monde et doit être résolu dès que possible par le retour complet et immédiat de l'ensemble du trésor.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, l'un des plus grands avantages de l'Union européenne est le droit à la libre circulation dont jouissent les citoyens européens. De cette façon, il assure une plus grande cohésion entre les différentes nations, un véritable échange culturel et crée ce sentiment d'appartenance à une grande famille. Malheureusement, tous les citoyens européens ne jouissent pas de ce droit, de cette expérience de faire partie de la grande famille européenne. Les Roumains et les Bulgares n'ont pas le droit à la libre circulation dans l'Union européenne, et si un seul État peut garder des millions de citoyens à la frontière de l'Union européenne, je crois que nous, le Parlement européen, devons trouver des solutions pour résoudre cette situation incorrecte. Nous, le Parlement européen et la Commission européenne, et je vous remercie, Monsieur le Commissaire Reynders, pour tous vos efforts, nous nous sommes exprimés à plusieurs reprises, exigeant l'égalité des droits pour les Roumains et les Bulgares. Au cours du prochain mandat, après les élections du 9 juin, nous trouverons une solution viable pour que la Roumanie fasse partie de l'espace Schengen.
Responsabilité du fait des produits défectueux (brève présentation)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire Reynders, la directive sur les dommages causés par des produits défectueux est l'une des directives qui s'applique le plus longtemps dans le droit de l'Union européenne. Depuis près de 40 ans, de 1985 à aujourd'hui, nous assistons constamment à l'évolution, tant dans le domaine des produits, que dans le domaine des relations commerciales, de la manière d'acheter des produits. Un marché unique qui fonctionne vraiment bien nécessite une législation harmonisée, même en ce qui concerne les dommages que les produits peuvent causer. Bien que toujours en vigueur, cette législation doit être adaptée pour garantir à tous les citoyens, consommateurs et utilisateurs européens des produits les mêmes droits. Au sein de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs, nous visons à harmoniser la législation au niveau européen afin de garantir la même qualité et la même sécurité des produits, mais aussi de garantir les mêmes droits aux citoyens européens, quel que soit l'État membre ou la région dans laquelle ils se trouvent. Ein weiterer Schwerpunkt liegt auf einer ausgewogenen Gesetzgebung, die Rechte der Bürger berücksichtigt, aber auch die Möglichkeiten der Wirtschaft, diese erfolgreich umzusetzen. Gemeinsam mit meinem Kollegen Pascal Arimont, Ko-Berichterstatter des Rechtsausschusses, haben wir dafür gesorgt, dass wir dieses Gleichgewicht wahren, das allen Beteiligten in möglichen Streitigkeiten zugutekommt. La plus grande nouveauté et le plus grand avantage de cette directive, sur laquelle nous voterons cette semaine ici à Strasbourg, est l'introduction de règles qui faciliteront l'accès des victimes potentielles à l'indemnisation. L'accès à l'information est l'une des principales améliorations apportées par cette directive et révèle que les victimes présumées ont facilement accès aux informations pertinentes dont elles ont besoin pour étayer leur cas. Parlant d'équilibre, cependant, si les acteurs économiques responsables sont obligés de divulguer des informations, cette obligation n'affectera pas les secrets d'affaires. Une étape importante a été l'introduction des données numériques en tant que produit dans cette directive. Cela conduira à une approche unifiée des données dans le marché unique et établira des règles claires dans toute l'Union européenne, mais nous voulions préciser que les données à caractère personnel ne sont pas couvertes par cette directive. Le logiciel est également considéré comme produit au titre de la présente directive et les dommages matériels causés par celui-ci seront indemnisés au titre de la présente directive. Il est important de souligner que la directive fait référence aux dommages matériels et que les dommages immatériels restent l’attribut des États membres et de la législation nationale. Un autre point important de cette directive est d'établir une ligne de responsabilité claire entre les acteurs économiques, du fabricant au dernier vendeur du produit, même s'il est en ligne. Selbstverständlich hielten mein Kollege Pascal Arimont und ich es für wichtig, die Richtlinie an die gesamte geltende europäische Gesetzgebung anzupassen, einen möglichst klaren Text zu schaffen, damit die Anwendung auf der Ebene möglichst einheitlich im gesamten Binnenmarkt erfolgen kann. Je tiens à remercier tous mes collègues, rapporteurs fictifs, de tous les groupes politiques, mon équipe, dirigée par Cristina Burhan, avec laquelle j'ai travaillé sur cette directive, mais aussi à féliciter la Commission européenne et le Conseil de l'Union européenne, la présidence espagnole, pour la manière ouverte de travailler ensemble afin d'obtenir le meilleur résultat possible, qui tient compte des droits des citoyens européens ainsi que des besoins et des capacités de l'économie du marché unique.
Certificat complémentaire de protection unitaire pour les produits phytopharmaceutiques - Certificat complémentaire de protection unitaire pour les médicaments - Certificat complémentaire de protection pour les produits phytopharmaceutiques (refonte) - Certificat complémentaire de protection pour les médicaments (refonte) - Brevets essentiels liés à une norme (discussion commune - Brevets)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire Breton, Mesdames et Messieurs, les technologies modernes font partie de notre vie quotidienne grâce aux nombreuses applications que nous utilisons régulièrement. Ces technologies sont, bien sûr, basées sur des brevets essentiels, et il est naturel qu'elles soient payées, et que ceux qui inventent et mettent ces technologies à disposition bénéficient de leur travail. Mais il est tout aussi naturel que lorsque vous payez pour le droit d'utiliser une telle technologie, vous ne payez que pour la partie qui est vraiment essentielle et non pour des applications supplémentaires dont vous pouvez vous priver. Il est donc nécessaire d'établir des règles claires et, surtout, la transparence dans le dépôt des brevets, sans restreindre en aucune façon le droit à la propriété intellectuelle. Nous ne pouvons que constater la disproportion entre les titulaires de brevets, qui actuellement n'ont pas d'obligations de transparence claires et peuvent introduire dans le prix de la licence ce qu'ils jugent approprié, et la majorité des utilisateurs, qu'il s'agisse de petites et moyennes entreprises ou de grands fabricants de machines et d'outils. Comme dans tout domaine économique, je pense que nous devons respecter les droits du créateur, mais nous devons garantir la transparence et l'étiquetage pour les acheteurs.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, le moment de l'adhésion de la Roumanie à l'Union européenne a été ressenti comme une célébration par tous les Roumains. C'était considéré comme un retour à la maison. Cependant, nous avions encore des mesures à prendre, l'une étant celle de l'entrée de la Roumanie dans l'espace Schengen, de la libre circulation, la mesure qui nous permet d'être des Européens à part entière. La manière dont ce processus a été reporté d'une année à l'autre, d'une session du Conseil à l'autre, même si la Roumanie remplit toutes les conditions nécessaires à l'adhésion, a conduit à une méfiance accrue à l'égard des institutions européennes, qui sont aujourd'hui dangereusement exploitées par les partis populistes et extrémistes. Il est absolument nécessaire que la mesure prise en décembre dernier, celle de l'adhésion partielle, avec les aéroports et les fleuves, soit suivie d'une adhésion terrestre complète, dès que les nouvelles conditions seront remplies. Il sera de notre devoir et de celui de la Commission européenne, du Parlement européen, de veiller à ce que les intérêts des partis populistes et extrémistes dans les États membres ne l'emportent pas sur les intérêts des citoyens européens.
Lutte contre l'inflation des prix des produits alimentaires et contre ses conséquences sociales et ses causes profondes (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, je n'utiliserai pas un ton aussi élevé que celui d'autres collègues, mais je serai aussi ferme et direct. Nous parlons d'une union économique, mais aussi d'une union sociale, mais nous voyons combien de personnes ne peuvent plus se permettre ou n'ont jamais eu accès à une alimentation saine, variée, afin d'assurer l'apport nécessaire à une vie saine. De toute évidence, quelque chose ne fonctionne pas. Une alimentation saine et abordable doit être la norme, pas un luxe que seuls certains peuvent se permettre. Si l'inflation peut affecter d'autres régions, il est important de veiller à ce que l'alimentation de base ne devienne pas inaccessible aux citoyens de l'Union européenne, car chacun d'eux, pour une population malade, signifie une Union affaiblie au-delà de la sécurité. Nous avons besoin de politiques agricoles saines qui garantissent à la fois l'emploi des agriculteurs et l'accès des citoyens à une alimentation saine. Nous devons aller au-delà de l'idéologie et adopter une approche très pragmatique pour trouver la meilleure solution.
Accords d'association pour la participation de pays tiers aux programmes de l'Union (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, l'Union européenne est un partenaire ouvert et honnête pour les pays tiers qui souhaitent coopérer avec nous dans le domaine économique. Il s'agit d'une décision qui profite directement aux consommateurs, aux citoyens européens, grâce à l'accès à des produits fabriqués dans d'autres pays, à une gamme plus large de produits. Il est naturel, dans les conditions d'une économie mondiale, d'avoir des accords, des traités de libre-échange et plus encore. Mais il est absolument nécessaire que ces traités soient adaptés aux besoins et aux exigences de l'économie, mais aussi de notre société. Je comprends la grande importance des spécialistes de la Commission européenne et les aspects techniques qu'ils maîtrisent très bien, mais les accords ne sont pas purement mathématiques. Ces accords doivent répondre aux exigences de la société européenne et à nos priorités. Il est donc très important que le Parlement européen ait son mot à dire dans la négociation et la conclusion de ces traités en tant que seule institution politique qui représente directement la volonté des citoyens. Il est donc important que le Parlement européen soit consulté à toutes les étapes des négociations des futurs traités, tant dans le domaine du libre-échange que dans celui de la coopération bi- et multilatérale programmée, comme le programme Horizon, l'un des accords de coopération les plus importants dans le domaine de la science et de l'innovation. J'espère qu'à l'avenir, nous verrons davantage de collaboration et d'ouverture de la part de la Commission européenne, et que les procédures respecteront non seulement la lettre, mais aussi l'esprit des traités européens.
C’est l’Europe - Débat avec Klaus Iohannis, président de la Roumanie (débat)
Madame la Présidente, cher ministre, cher président, je suis honoré que le président de la Roumanie s'adresse au Parlement européen à Strasbourg. La Roumanie est voisine de l'Ukraine et de la République de Moldavie, où la Russie ne veut pas cesser d'exercer son influence. La Roumanie borde la mer Noire, où la guerre touche tous les États de la région et au-delà. C'est pourquoi il est très important que la Roumanie reste un pays véritablement démocratique, ancré dans les valeurs européennes. C'est l'Europe, c'est le sujet de notre débat d'aujourd'hui, et la Roumanie fait partie de l'Union européenne depuis 17 ans. Nous voyons constamment le développement et la modernisation de notre pays, auxquels les 90 milliards d'euros de fonds européens ont contribué de manière significative, mais aussi le fait que les citoyens roumains ont accès à un marché unique, à l'économie et à la culture européennes, même si nous ne sommes pas encore pleinement membres de l'espace Schengen. C'est là que nous devrions appuyer plus fort sur l'accélérateur, et je suis heureux que vous l'ayez dit haut et fort aujourd'hui dans cette Assemblée. La Roumanie a démontré qu'elle a des valeurs européennes dans son ADN et qu'elle les promeut. Même lorsque les politiciens roumains ont pris les mauvaises décisions, les citoyens ont farouchement défendu et défendent toujours les valeurs européennes, la démocratie et l’état de droit, et l’Europe signifie l’état de droit. Et cette formule a un poids terrible dans la vie de chacun de nous. Nous avons tous un ensemble de règles, et personne, quelle que soit sa fonction, n'est au-dessus de ces règles. Si nous parlons de règles, il ne serait peut-être pas dommage de se rappeler que les règles sont des règles lorsqu'il s'agit d'élections, et la confiance de chaque citoyen européen dans les institutions européennes sera encore plus grande si nous parvenons à expliquer ouvertement, étape par étape, non seulement ce qu'ils peuvent faire pour l'Europe, mais aussi ce que l'Europe fait pour eux tous les jours. Nous ne pourrons pas le faire si le débat en Roumanie tente d'être déplacé ailleurs, en même temps que les élections européennes de la même année.
Inviter le Conseil à prendre toutes les mesures nécessaires pour parvenir à un accord sur le dossier relatif au mécanisme transfrontalier européen et ouvrir les négociations avec le Parlement (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Ministre, chers collègues, les citoyens européens sont devenus beaucoup plus coopératifs que les gouvernements des États membres. Il s'adapte plus facilement au changement et accepte de se déplacer pour travailler n'importe où dans l'Union européenne. Cette forte fluidité dans les régions frontalières où les citoyens vivent dans un pays et travaillent dans le pays voisin, où ils font du shopping de part et d'autre de la frontière, et où leur vie sociale s'étend des deux côtés de la frontière, doit être améliorée. Dans ces circonstances, il est naturel que les États membres apportent les changements nécessaires et travaillent ensemble pour adapter la législation aux besoins réels des citoyens, même si cela signifie adapter les systèmes éducatifs, les systèmes de santé publique ou adapter la législation et les procédures des administrations locales. En tant que députés européens, nous devons attirer l'attention sur le fait que les citoyens européens ont besoin de changement et entamer un véritable dialogue avec le Conseil de l'Union européenne pour effectuer ce changement. Merci, Monsieur le Collègue, Gozi, pour ce rapport!
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, Madame la Commissaire Adina Vălean, je suis heureuse que vous soyez ici ce soir dans ce débat. Chers collègues, il est essentiel, surtout cette année, de ne pas donner de raison aux extrémistes d'utiliser et d'accroître les sentiments anti-européens. Il est important que tous les citoyens européens aient le sentiment d'avoir les mêmes droits dans l'Union européenne, que nous soyons tous égaux et que nous, le Parlement européen, soyons ici pour défendre les intérêts de tous les citoyens de l'Union. L'égalité des droits n'est pas encore atteinte au niveau de notre Union, et le fait que les citoyens roumains et bulgares, bien qu'européens, n'aient pas le droit de libre passage, comme tous les autres Européens, est fortement exploité pour accroître la vague anti-européenne. J'ai entendu des discours de certains de mes collègues à cet égard. Nous devons veiller à ce qu'aucun pays ne puisse outrepasser la volonté de la majorité en ce qui concerne nos citoyens, nos droits.
Des emplois de qualité dans une économie sociale de marché compétitive et tournée vers l'avenir (débat d'actualité)
Vice-président, commissaire Schmit, honorables représentants du Conseil de l'UE, les emplois de qualité sont des emplois qui permettent aux citoyens de mener une vie décente, quel que soit leur domaine d'activité: un paiement avec lequel il peut couvrir ses dépenses, payer ses factures, ne pas s'inquiéter pour demain. Pour des emplois de qualité, cependant, nous avons besoin d'une éducation de qualité, adaptée aux besoins de l'individu, mais également liée à la demande de main-d'œuvre. Il est nécessaire de mettre en place un système éducatif qui prépare les jeunes au marché du travail, mais qui offre également une formation continue aux adultes. Cependant, des emplois de qualité dépendent également d'un certain nombre de facteurs à prendre en compte. Nous ne pouvons ignorer le fait que ce qui était un emploi de qualité il y a 30, 40 ans dans l'Union européenne, par exemple, ne permet plus à un homme la même qualité de vie. Nous avons besoin d'une véritable analyse et d'une analyse froide et claire du marché du travail dans son ensemble, Monsieur le Commissaire, et cela devrait être une priorité pour nous tous au niveau européen.
Donner aux consommateurs les moyens d’agir en faveur de la transition écologique (débat)
Vice-président, commissaire Reynders, Mesdames et Messieurs, la protection des consommateurs est l'une de nos priorités au sein de la commission IMCO, et ce rapport vise à garantir que les consommateurs sont correctement informés et ne sont pas induits en erreur lorsqu'ils achètent des produits qui prétendent être respectueux de l'environnement, sans que cela soit vrai. Il est important que ceux qui choisissent des produits qui protègent l'environnement soient sûrs qu'ils ne sont pas trompés par de fausses publicités. Il est normal de fixer des normes et des objectifs clairs pour qu'un produit soit qualifié de respectueux de l'environnement, et un seul critère ne suffit pas. Bien sûr, toute l’économie sera engagée dans la réalisation des objectifs du pacte vert, mais elle doit le faire honnêtement, et nos consommateurs dans nos pays doivent être en mesure de faire des choix éclairés, car c’est la seule façon pour eux d’influencer le marché dans la direction souhaitée.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, à la fin du mois de décembre, le Conseil de l'Union européenne a décidé que la Roumanie et la Bulgarie rejoindraient partiellement l'espace Schengen. Bien que toutes les conditions soient remplies depuis plus de dix ans, les deux pays étant membres à part entière, ils sont arrêtés par un gouvernement qui a imposé de nouvelles conditions à nos États. Chers collègues, Monsieur le Commissaire, la réticence à respecter les traités européens est préoccupante. La crainte des autres États membres est un pur nationalisme, très dangereux pour notre développement, de l'Union européenne. Je suis convaincu que la Roumanie et la Bulgarie rempliront également les nouvelles conditions, mais nous, le Parlement européen et la Commission européenne, devons veiller à ce que lorsque ces nouvelles conditions seront remplies, la Roumanie et la Bulgarie recevront le vote positif immédiat pour entrer dans l'espace terrestre, l'espace Schengen. L'Union européenne doit croître, se développer et nous ne devons pas permettre qu'elle soit stoppée en ces temps par le nationalisme, le populisme et l'individualisme.
Programme européen d'investissement dans le domaine de la défense (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Secrétaire d'État Navarro Ríos, Monsieur le Commissaire Breton, chers collègues, les événements de ces dernières années dans le monde, mais aussi dans notre voisinage immédiat, nous ont fait comprendre que l'Union européenne a besoin d'un programme d'investissement très sérieux dans l'industrie de la défense, mais aussi d'une stratégie commune et d'une armée capable d'assurer notre sécurité, celle de l'Union. Ce programme doit tenir compte de la nécessité de produire tous les équipements et munitions dans l'Union européenne, mais aussi de permettre à l'industrie de s'adapter aux besoins à différents moments. Ce programme doit prêter attention non seulement aux armements classiques, mais aussi aux besoins des nouvelles technologies, voire des nouveaux types de guerre. Nous ne parlons pas seulement d'une guerre classique, telle que nous la connaissons dans les livres d'histoire, dans laquelle les dernières technologies sont utilisées, mais aussi de la guerre de l'information que des pays tiers ont déjà commencée. Nous ne pouvons pas toujours compter sur les autres pour produire les munitions dont nous avons besoin, pour fournir la défense dont nous avons besoin, pour contrer les attaques contre l'information auxquelles nous sommes confrontés. Nous devons commencer à compter sur nous-mêmes.
Train de mesures de défense de la démocratie (débat)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, Madame Jourová, Madame Šuica, protéger la démocratie signifie plus que simplement suivre la loi, surtout maintenant que la désinformation et les fausses nouvelles sont utilisées massivement comme une arme contre nous, contre l'Union européenne, contre les valeurs démocratiques. Nous assistons à un renversement non seulement des valeurs, mais aussi de la réalité scientifique et des vérités. Les opinions, que nous encourageons en tant qu'exercice démocratique, ne peuvent pas annuler les années d'étude et de travail acharné sur lesquelles repose le progrès de notre société. Comment tenter de transformer l’image de la guerre en Ukraine en une attaque injustifiée contre un État indépendant (et je suis heureux que mon collègue Tomac l’ait également mentionné) en un simple conflit territorial dans lequel l’agresseur est décrit comme un héros; la manière dont on tente d'annuler et de dissimuler les souffrances de tant de générations qui ont souffert sous des régimes dictatoriaux; C'est d'autant plus dangereux que nos jeunes, l'avenir de l'Union européenne, sont la cible. Nous devons reconnaître que ces désinformations sont de véritables attaques contre la démocratie, nos pays et l'Union européenne, et nous devons agir en conséquence.
Numérisation de la coopération judiciaire dans les affaires transfrontières - Numérisation de la coopération judiciaire (modification de certaines directives et décisions-cadres) (discussion commune - Coopération judiciaire)
Monsieur le Président, Madame la Commissaire, Madame le Rapporteur, chers collègues! La numérisation est l’une des priorités que l’Union européenne, avec les États membres, a adoptées depuis le début de ce mandat. Le système judiciaire doit suivre cette ligne politique, car la numérisation peut rendre l’administration de la justice et l’accès à la justice beaucoup plus efficaces. Si nous parlons de la coopération judiciaire entre les pays voisins dans les régions frontalières, cette numérisation est d’autant plus nécessaire que des systèmes interopérables peuvent permettre aux citoyens d’accéder à la procédure judiciaire sans avoir à se rendre dans le pays voisin, par exemple, et fournir ainsi de nouveaux outils aux citoyens des régions frontalières lorsqu’ils doivent s’adresser à la justice. Toutefois, il est essentiel que les spécialistes de ce domaine soient directement associés au processus de numérisation, en tenant compte des spécificités et des défis liés à la compatibilité et à l’interopérabilité de ces systèmes numériques.
Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes (débat)
Monsieur le Vice-président, Madame la Vice-présidente de la Commission, Mesdames, Messieurs, plus de 50 % de la population de l'Union européenne, soit quelque 225 millions de personnes, sont des femmes. À notre siècle, à notre époque, lorsque nous avons adopté des valeurs démocratiques, lorsque nous reconnaissons les droits de l’homme comme fondement de notre société, nous parlons toujours de la violence à l’égard des femmes, en tant que phénomène massif et réel qui touche beaucoup trop de femmes: de la violence physique à la dépendance économique, aux traditions et coutumes qui enseignent encore aux femmes qu'elles doivent leur pardonner, et même à des endroits qui n'assurent pas la sécurité des femmes qui veulent ou doivent marcher seules le soir. Toutes ces formes de violence peuvent et doivent être considérées comme des formes de violence à l'égard des femmes. Nous pouvons adopter des lois, nous pouvons les imposer et nous le faisons, mais pour que la violence cesse d'être un phénomène massif, nous devons changer les mentalités. Nous devons éduquer les garçons et les hommes sur le fait que la violence contre les femmes ne peut pas être et n'est pas acceptée par notre société, par nous tous.
Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes (débat)
M. Reil, la dernière fois que je vous ai posé une question, j'ai utilisé votre langue, mais maintenant je veux que vous fassiez un effort pour écouter ma langue. Il est dommage que vous, dans ce débat, apportiez ce discours de haine et que cette haine génère cette violence dont vous parlez. C'est une grande pitié pour cette Assemblée et pour ce jour de délabrer le débat. Je suis désolé pour votre performance.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Vice-président, nous avons tous vu que lorsque les trois institutions européennes, le Parlement, la Commission et le Conseil, choisissent de débattre afin de trouver des solutions aux différents problèmes, ces solutions peuvent être trouvées et mises en œuvre très rapidement. C'est l'esprit que nous devrions avoir dans toutes les situations, y compris l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l'espace Schengen. Et pourtant, nous nous trouvons dans l'incroyable situation où le Parlement européen recommande l'adhésion à travers les multiples résolutions que nous avons adoptées ici ces dernières années. La Commission européenne note que tous les critères sont remplis et recommande l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie et, en outre, tous les États membres, à une exception près, sont d'accord avec elle. Nous pourrions donc dire que le Conseil, dans sa grande majorité, est d'accord. Mais nous ne pouvons pas parvenir à un accord entre les trois institutions. J'exhorte le chancelier Nehammer à donner mandat au ministre de l'Intérieur Gerhard Karner et au Conseil du 5 décembre - Conseil "Justice et affaires intérieures" - Autriche de ne plus s'opposer à l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l'espace Schengen.