20
Janv
2022
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Protection des animaux pendant le transport - Protection des animaux pendant le transport (recommandation) (débat)
(EN) Madame la Présidente, une commission qui a commencé comme un débat sur les lacunes d'une législation dépassée est naturellement devenue un débat houleux sur l'interdiction du transport d'animaux vivants dans l'Union européenne. Le fait qu'un compromis équilibré ait été atteint est un résultat que beaucoup n'auraient pas attendu au cours des 18 mois de travail. C'est tout ce qu'il a fallu pour arriver à la conclusion que l'agriculteur n'est pas le mouton noir de l'Union européenne et qu'entre ne rien faire en termes de bien-être animal et interdire complètement le commerce d'animaux vivants, il y a beaucoup d'options intermédiaires et efficaces qui ne se terminent pas par la destruction de tout un secteur. Le compromis dont vous êtes saisis aujourd'hui est exactement ce qu'il faut, la solution intermédiaire entre le statu quo et l'anéantissement du secteur de l'élevage. La preuve se trouve dans ce document même: des mesures fortes pour améliorer le bien-être animal (Le président interrompt le discours). La preuve de l'équilibre de ce document est claire. Il contient des mesures fortes pour accroître le bien-être animal, des sanctions sévères pour ceux qui enfreignent la législation, un retour à un système d'audit dans les pays tiers pour garantir que les animaux sont traités conformément aux normes européennes, une transition progressive vers le commerce de produits à valeur ajoutée, avec un soutien financier pour ceux qui veulent abandonner le transport d'animaux vivants. L'absence de cet équilibre signifierait aller à l'extrême, et les mesures extrêmes ne fonctionnent pas en politique, ni dans la vie ordinaire, ni dans ce cas particulier. L'histoire récente nous le montre. Il y avait des États qui ont déclaré arrêter le transport d'animaux vivants seulement pour découvrir bientôt que des solutions ont été utilisées, appelons-les créatifs, de sorte qu'en fait le commerce continuerait sans entrave en déplaçant le bétail vers les états intermédiaires avant d'être exporté. Et cette astuce a eu un coût énorme en matière de bien-être animal. Dans le même temps, l'idée de limiter le transport d'animaux vivants à huit heures, indépendamment de la taille et de la géographie de chaque État, constituerait une violation des règles de libre-échange et des traités européens. Le document lui-même est le premier pas vers la révision de la réglementation européenne et l'élévation du niveau de bien-être animal pendant le transport sans détruire le secteur et sans perdre des millions d'emplois. La prochaine étape est pour vous, avec votre vote, et pour la Commission européenne, qui, je l'espère, maintiendra cet équilibre.