Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, la guerre en Ukraine a un impact majeur sur les agriculteurs européens, et en particulier ceux d'Europe de l'Est, qui sont directement touchés par les conséquences de la guerre. La crise actuelle a démontré une fois de plus la nécessité, avant tout, d'une réponse européenne à cette crise, mais aussi la nécessité d'une vision à long terme pour les secteurs clés de la production agricole. La communication de la Commission propose des solutions immédiates dont les agriculteurs ont besoin, mais les agriculteurs européens ont encore besoin de mesures à long terme, d’une vision stratégique de longue date sur la fertilité des sols et sur les nutriments des sols. Nous devons développer une capacité de production d'engrais en Europe et surtout intégrer les attentes que nous avons pour les agriculteurs, car la Commission présentera une proposition législative sur la santé des sols, sur la réduction des pesticides, sur la réduction des substances chimiques dans les sols. Tout cela nécessite une vision intégrée et c'est ce que les agriculteurs attendent de la Commission européenne. Nous ne pouvons pas simplement imposer des contraintes aux agriculteurs sans proposer à la fois des alternatives et des alternatives à long terme, dans lesquelles nous pouvons investir, car nous donnons de la prévisibilité.
Création d’un organisme européen indépendant chargé des questions d’éthique (débat)
Monsieur le Président, Madame la Vice-présidente, l'initiative visant à établir une autorité éthique pour les députés européens, les commissaires et les autres fonctionnaires européens afin de garantir des règles claires en matière de conflits d'intérêts est tardive, mais elle est indispensable. Cela ne va plus avec des demi-mesures, avec des interprétations différentes des faits que les citoyens perçoivent comme des privilèges injustifiés ou des conflits d'intérêts. Après le scandale de corruption dans lequel nos collègues ont été pris par des procureurs avec de l'argent dans des sacs, toute la crédibilité de l'Union européenne est en jeu. Nous nous plaignons du manque de crédibilité devant les citoyens. Voici l'occasion de leur démontrer que nous respecterons tous des règles claires de transparence et que nos actions n'ont qu'un seul intérêt: L'intérêt collectif, pas l'intérêt individuel. Je me réjouis que le texte de la résolution fasse également référence aux autorités nationales chargées des enquêtes - nous devons également les associer - mais aussi au procureur européen, car plus nous aurons de méthodes de nettoyage éthiques au sein des institutions européennes, plus l'Europe sera forte.
Réponse de l'Union à la situation humanitaire consécutive aux séismes en Turquie et en Syrie (débat)
Madame la Présidente, la mobilisation de l’Union européenne et de ses États membres pour soutenir les populations de Turquie et de Syrie a été rapide et généreuse. Et merci, Monsieur le Commissaire Lenarčič, pour ce que vous avez fait jusqu'à présent. Mais nous avons besoin que tous les acteurs, internationaux et sur le terrain, mettent de côté leurs différences et travaillent ensemble pour assurer un accès continu et rapide afin que l'aide humanitaire parvienne à tous ceux qui en ont besoin dans toutes les zones touchées. Et cela est particulièrement urgent et nécessaire dans le nord-ouest de la Syrie, où la crise humanitaire s'aggravait déjà avant le tremblement de terre. En ce qui concerne la Syrie, compte tenu de la catastrophe causée par le tremblement de terre, je pense qu'une analyse sérieuse est nécessaire de la possibilité d'une clause d'exception humanitaire générale qui permettrait à l'aide d'arriver plus rapidement sans attendre les différentes approbations qui prennent du temps. Et j'appelle les autorités de Damas et tous les autres acteurs sur le terrain à ne pas politiser l'acheminement de l'aide humanitaire et à s'engager de bonne foi avec tous les partenaires humanitaires et les agences des Nations unies pour aider les populations, car nous devons agir maintenant au-delà de toute divergence politique pour aider les populations.
Préparation de la réunion extraordinaire du Conseil européen du mois de février, en particulier la nécessité de mettre en place des solutions durables dans le domaine de l'asile et de la migration (débat)
Monsieur le Président, Madame la Ministre, il y a quelques années, en 2016, nous avons représenté mon pays au Conseil européen sur le même sujet à l'ordre du jour, la politique d'asile et de migration, et j'ai l'impression que depuis lors, malheureusement, le discours n'a pas beaucoup avancé, ni les problèmes que nous avons à l'ordre du jour, ni les solutions. J'attends des dirigeants, des chefs d'État et de gouvernement qu'ils prennent des décisions cette fois-ci. C'est une question de responsabilité vis-à-vis des citoyens européens. Et une question de responsabilité envers les citoyens roumains et bulgares est qu'ils ne devraient pas être pris en otage dans ces discussions sur la politique d'asile et de migration et j'attends de la présidence suédoise qu'elle joue un rôle proactif dans la recherche d'une solution pour l'adhésion à Schengen de la Roumanie et de la Bulgarie, à laquelle les deux pays ont droit par le traité et nous savons tous qu'ils ont rempli les conditions.
Présentation du programme d'activités de la présidence suédoise (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Premier ministre, je viens de Roumanie et je ne vous surprendrai pas de parler de Schengen. Pour moi et pour des millions de Roumains et de Bulgares, bloquer l'accès légitime à Schengen à la fin de l'année dernière a été une énorme déception, qui peut avoir des conséquences incalculables si le sujet n'est pas activement abordé et conclu dans les mois à venir. J'attends de la nouvelle présidence qu'elle remédie à cette injustice avec tact, grâce à une médiation proactive, en apportant des solutions réalistes aux goulets d'étranglement qui subsistent, en particulier de la part de l'Autriche et des Pays-Bas. Sinon, toute discussion sur la solidarité européenne sera traitée avec méfiance et aura exactement l'effet inverse sur les citoyens roumains qui ont fait preuve non seulement de solidarité, mais aussi d'un profond attachement aux valeurs de l'Union européenne. Les discussions relatives à un accord sur la politique d'asile et de migration ne devraient pas bloquer l'accès et le droit légitime et légal des citoyens roumains et bulgares à faire partie de l'espace Schengen. Et je crois qu'avec une volonté politique, tout présuppose que l'adhésion puisse être décidée dans les mois à venir, jusqu'à la fin du mandat de cette présidence.
Préparation de la réunion du Conseil européen du 15 décembre 2022 (débat)
Madame la Vice-présidente, Monsieur le Ministre, je voudrais vous parler aujourd'hui d'un sujet qui, malheureusement, n'est pas encore à l'ordre du jour du Conseil, mais que je ne vois pas comment il pourrait être évité parce qu'il est devenu un sujet politique européen. Il s'agit de l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à Schengen et du veto injuste par lequel l'Autriche a bloqué ce processus. Pour cette raison, beaucoup de gens en Roumanie sont en colère. On parle de boycotter les entreprises et les produits autrichiens, d'un œil à l'autre, de récits nationalistes et anti-européens enflammés. Les gens, à juste titre, ne comprennent pas pourquoi un droit est bloqué. Je crois que le Conseil européen peut faire plus que hausser les épaules ou reporter la résolution de cette impasse, éminemment politique, du gouvernement autrichien. C'est pourquoi j'attends des chefs d'État ou de gouvernement une approche politique, une vision d'une Europe unie, une solution à cette impasse. Je voudrais trouver dans les conclusions de ce Conseil une reconnaissance d'une réalité. La Roumanie remplit toutes les conditions pour adhérer à Schengen et une voie à suivre pour sortir de cette impasse doit résulter des conclusions de ce Conseil, une impasse qui frappe au cœur de l'unité et de la solidarité européennes. Et nous avons besoin de solidarité et de confiance dans l'Union européenne et non d'enflammer les esprits nationalistes et anti-européens.
Récente décision du Conseil "Justice et affaires intérieures" sur l'adhésion à l'espace Schengen (débat)
Monsieur le Président, je voudrais tout d'abord remercier la commissaire pour ce qu'elle a déjà fait. Dar vreau să fiu foarte clar, subiectul aderării României și Bulgariei la spațiul Schengen trebuie să fie pe agenda Consiliului European de săptămâna aceasta, pentru că acesta nu este și nu poate fi considerat un subiect închis după votul din Consiliul JAI de săptămâna trecută, pentru că nu mai este un subiect care vizează doar Autriche, Bulgarie și România. Aderarea României la Schengen a devenit o problemă politică europeană, pentru că veto-ul Austriei în Consiliul JAI nu are de-a face cu niciun criteriu Schengen, ci cu politica de azil și migrație și asta trebuie discutată și rezolvată în Consiliul European. Această practică abuzivă și ilegală a veto-ului cinic sfâșie solidaritatea europeană și pune sub semnul întrebării credibilitatea Uniunii Europene. Deci acest subiect nu mai poate fi lăsat în suspans și să așteptăm încă să treacă săptămâni și luni ca să îl rezolvăm. Aștept, deci, de la șefii de stat și de guvern să găsească o soluție cât mai repede cu putință pentru rezolvarea acestui blocaj care e nedrept și ilegal și care nu face decât să dea apă la moară extremiștilor și anti-europenilor. Deci, subiectul șefi de stat și de guvern e în mâinile voastre și în primul trimestru al anului viitor acest subiect trebuie închis.
Une vision à long terme pour les zones rurales de l’UE (débat)
Madame la Présidente, les zones rurales ont prouvé leur résilience à la fois pendant la pandémie de COVID-19 et aujourd’hui, depuis que l’Ukraine est attaquée par la Russie, elles ont prouvé qu’elles pouvaient garantir l’approvisionnement alimentaire, en particulier grâce à des chaînes courtes. Toutefois, les zones rurales continuent de connaître d'importants problèmes structurels. Des investissements sont encore nécessaires dans les infrastructures de base, mais aussi dans les services publics, en particulier pour l'éducation et la santé, car il s'agit toujours d'un problème de cohésion, de différence, de développement, même si ce n'est pas autant entre l'Est et l'Ouest qu'avant, mais de plus en plus entre les zones urbaines et rurales, même au sein d'une même région. C'est pourquoi des investissements sont nécessaires, en particulier pour attirer et orienter les jeunes dans les zones rurales, à la fois dans l'activité agricole, mais aussi pour le développement économique et social en général. Et il est important d'investir dans les zones rurales, car pour l'Union européenne, elles sont un élément d'identité, ici les traditions sont ancrées. Mais je suis convaincu que les zones rurales peuvent également être à l'origine de la modernisation de la société européenne, si nous investissons suffisamment dans ces zones et fixons les jeunes à la campagne.
Nouvelle stratégie de l’UE en matière d’élargissement (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, l'élargissement fait partie de l'ADN de l'Union européenne. L'Union est ce qu'elle est aujourd'hui, et grâce à la politique d'élargissement, à la vision, à l'ambition et à la détermination des générations passées de responsables politiques européens, les États européens sont aujourd'hui plus forts, plus stables et plus prospères grâce à leur appartenance à l'Union européenne. Mais depuis plus de dix ans, la politique d'élargissement est malheureusement suspendue. Dans le contexte géopolitique actuel, avec les crises successives, l'intérêt de certains pays partenaires des Balkans et du voisinage oriental pour devenir membres de l'Union européenne s'est accru. L'Union doit rester un pôle de stabilité et cela nécessite une vision stratégique, une approche claire et sans équivoque vis-à-vis des Etats intéressés par le projet européen. Et le rapport dont nous débattons aujourd'hui contient des propositions pragmatiques, réalistes et ambitieuses visant à garantir un élargissement réussi aux pays des Balkans occidentaux et du voisinage oriental. Toutefois, parallèlement à nos attentes en matière de réformes pour les pays candidats, l'Union européenne doit également se préparer à temps pour accueillir de nouveaux membres.
La sécurité alimentaire mondiale à la suite de la réunion des ministres de l’agriculture du G20 (débat)
Madame la Vice-présidente, la crise alimentaire a commencé avant le déclenchement de la guerre en Ukraine. La guerre ne fait qu'exacerber une crise alimentaire déjà présente dans plusieurs régions du monde. En fait, ces dernières années, depuis 2015, nous constatons que nous nous éloignons de l'objectif de mettre fin à la faim et à la sécurité alimentaire que nous nous sommes fixés. Et cela montre que le système alimentaire que nous essayons également de construire à l'échelle mondiale est fragile. Dans notre politique de partenariat, fournir uniquement entréeLes pays partenaires ne nous aideront pas à éradiquer la faim à long terme. De toute évidence, dans les situations de crise, comme celle-ci, nous devons intervenir avec une aide alimentaire là où elle est nécessaire de toute urgence. Mais à moyen terme, à long terme, nous devons penser à une politique d'investissement principalement cohérente, reconnaître que, tout comme nous, dans l'Union européenne, avons une diversité de modèles agricoles, nous aussi, dans les pays partenaires, et reconnaître et intégrer cette diversité dans notre politique de coopération et de partenariat, tout en veillant à la cohérence entre nos politiques européennes, entre la politique agricole et la politique environnementale. Nous devons permettre aux agriculteurs de produire et de réfléchir à la durabilité, mais la politique commerciale et la politique de la chaîne alimentaire doivent également être cohérentes, sinon nous n'atteindrons pas notre objectif.
Préparation du Conseil européen des 20 et 21 octobre 2022 (débat)
(EN) Madame la Présidente, j'ai vu les propositions de la Commission sur les limites de prix du gaz et les achats groupés de gaz, et si ces mesures sont mises en œuvre, je pense qu'elles constituent une avancée importante pour répondre à la crise de Poutine. Nous constatons une fois de plus que les États membres commencent lentement à comprendre que l'individualisme ne fonctionne pas dans les situations de crise et qu'il est important de rester solidaires. Cette solidarité ne peut être décrétée par la seule réglementation. Nous devons le ressentir, l'apprendre et l'appliquer à partir de maintenant, chaque fois que de telles situations sont devant nous, et je crois que nous ne devons pas nous limiter uniquement à nous-mêmes, l'Union européenne. Nous devons aussi penser à nos voisins. Notre solidarité doit être démontrée non seulement avec l'Ukraine, mais aussi avec la République de Moldavie et avec les Balkans. Non seulement parce que nous nous sentons liés à ces pays, mais aussi parce qu'il est dans notre intérêt de ne pas y avoir de crises. Et il faut aussi penser au gaz utilisé par certains secteurs industriels. Je pense tout d'abord à la production d'engrais pour l'agriculture. À court terme, du moins, nous ne devons pas laisser cette crise du gaz créer une nouvelle crise alimentaire.
Budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2023 – toutes sections (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, je voudrais insister sur deux points. Premièrement, le cadre financier pluriannuel que nous avons adopté en 2020 n’a pas été créé pour faire face aux crises successives auxquelles nous sommes confrontés: pandémie, guerre, inflation élevée, prix élevés de l’énergie, réfugiés, insécurité alimentaire et crise humanitaire. Nous avons une flexibilité budgétaire qui est permise, mais ce n'est pas suffisant. Je pense donc que nous devons trouver un nouvel équilibre entre la prévisibilité des ressources, d'une part, mais aussi la capacité de l'Union à intervenir financièrement à temps. C'est pourquoi nous devons maintenant nous concentrer sur une révision du cadre financier pluriannuel et trouver cet équilibre délicat à trouver dans le budget. Je pense que pour la prochaine période, nous devons investir et investir dans les jeunes et leurs compétences, la transition industrielle et l’inclusion sociale. Deuxièmement, je voudrais attirer l’attention sur le fait que nous sommes à la fin de 2022, et que de nombreux États membres n’ont toujours pas adopté les programmes opérationnels pour la cohésion ou les plans stratégiques pour l’agriculture, et que ce sont souvent les mêmes États membres qui se plaignent que l’Union européenne n’aide pas suffisamment ses citoyens. Je voudrais donc attirer l'attention sur le fait que la responsabilité incombe non seulement à l'Union, mais aussi aux États membres, afin que l'argent européen puisse atteindre les citoyens européens.
Besoin impérieux d’une stratégie de l’Union européenne sur les engrais afin d’assurer la sécurité alimentaire en Europe (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, il est urgent que nous relancions la production d'installations azotées avec un accès prioritaire au gaz et à un prix qui évite une hausse spectaculaire des coûts alimentaires. Il s’agit d’une mesure essentielle pour que les engrais restent accessibles et abordables pour les agriculteurs et pour aider les entreprises européennes à maintenir leur production en Europe, ce qui est essentiel pour maintenir la production au niveau national. Nous demandons à la Commission, plus particulièrement, de présenter une stratégie en matière d’engrais afin de réduire la dépendance et d’accroître la résilience, et de proposer des mesures à court, moyen et long terme, telles que la diversification de la source d’importation de matières premières pour la production d’engrais afin de soutenir une utilisation plus efficace et ciblée des engrais, de promouvoir des alternatives aux engrais non biologiques et d’investir dans l’innovation. Cette mesure et peut-être d'autres pourraient faire l'objet de la communication que vous avez mentionnée ici. Nous devons également travailler avec des partenaires internationaux, en particulier avec l'Afrique, et les aider avec des approches agroécologiques systémiques qui nous permettent de façonner le système à faible importation. Cependant, la crise des engrais n'est qu'un autre symptôme démontrant la fragilité du système sur lequel repose notre sécurité alimentaire. Pour cette raison, l'UE doit de toute urgence proposer une approche intégrée de la sécurité alimentaire, en l'examinant non seulement du point de vue de la production agricole, mais aussi du point de vue du partenariat économique, environnemental, commercial, régional et international. La sécurité alimentaire va bien au-delà de la production alimentaire, et nous devons comprendre que la production alimentaire est essentielle, mais la sécurité alimentaire signifie plus que cela. Si nous voulons éviter la déstabilisation d’autres pays (alimentation, pauvreté, famine, troubles sociaux et politiques), nous devons agir maintenant. À mon avis, l'élaboration et l'investissement dans une stratégie cohérente et globale de l'UE en matière de sécurité alimentaire constituent la seule réponse. Par conséquent, j'appelle les groupes politiques ici au Parlement et les dirigeants du Parlement européen à créer un cadre dans lequel cette discussion intégrée peut avoir lieu, semblable, par exemple, à la task force que nous avons créée dans Renew Europe. Nous avons besoin d'une telle approche au niveau du Parlement afin de présenter notre vision à cet égard.
Adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l'espace Schengen (débat)
Madame la Présidente, je voudrais dire à M. Reil, qui, je le vois, n'est plus dans la salle, que si la Roumanie n'avait pas fait son travail à la frontière de l'Union européenne, il aurait vu ce que signifie réellement le Far West! Parce que, ici, 15 ans après son adhésion à l'Union européenne, la Roumanie est toujours en dehors de l'espace Schengen. Les citoyens roumains contribuent au PIB d’autres États membres et n’ont pourtant pas les mêmes droits et la même liberté de circulation que les ressortissants de ces pays. Il est profondément regrettable et inacceptable que, pour des raisons politiques et en raison de jeux politiques internes dans plusieurs États membres, les Roumains soient privés, les Roumains et les citoyens roumains, et les milieux d’affaires privés d’un droit conféré par les traités de l’Union européenne. Et je voudrais dire aux dirigeants européens qui nous écoutent et qui ne font peut-être pas confiance à certains partis politiques: Faites confiance à la société roumaine et aux anticorps politiques qu'elle a développés! Faites confiance aux centaines de milliers de Roumains qui ont défendu dans les rues l'indépendance de la justice et de la démocratie en Roumanie! Et tout report de l'adhésion de la Roumanie à Schengen est un coup de main que vous donnez aux partis extrémistes et anti-européens en Roumanie. Avec la Roumanie dans Schengen et Schengen, l'Union européenne sera plus forte aussi!
Escalade de la Russie dans sa guerre d'agression contre l'Ukraine (débat)
Monsieur le Président, je crois qu'au cours des derniers mois, tant nous, en tant que représentants des citoyens, que ceux qui dirigent les institutions de l'Union européenne, avons appris un mot important - le courage. J'ai été avec l'Ukraine dans cette guerre criminelle, injustifiée et non provoquée, commencée par Poutine depuis le tout début. Nous avons aidé l'Ukraine à exporter ses céréales. Nous avons reçu des réfugiés de la guerre. Nous avons envoyé une aide humanitaire et militaire sans craindre les menaces russes. Le courage de l'Union est aujourd'hui récompensé par l'effondrement du front russe dans plusieurs régions. Le courage de l'Union, inspiré par celui des Ukrainiens, doit en faire un acteur géopolitique et économique majeur dans le monde. Notre soutien à l'intégrité territoriale, à la souveraineté et à l'indépendance de l'Ukraine ne doit pas s'arrêter maintenant. Cet investissement dans la liberté et la démocratie fait partie des valeurs sur lesquelles l'Union européenne a été créée. Et combien de temps allons-nous faire ça? Combien de temps aurons-nous le courage? Aucun dictateur ne pourra s'accrocher au pouvoir, pas même Poutine.
Cohésion économique, sociale et territoriale dans l’UE: 8e rapport sur la cohésion - Régions frontalières de l’UE: des laboratoires vivants de l’intégration européenne (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, je suis d'accord avec vous pour dire que la politique de cohésion est plus nécessaire que jamais, surtout maintenant, en temps de crise, de transition économique, de transition écologique, qui a également un impact social. Mais j'espère aussi que nous pourrons surmonter ce moment et le sentiment que le Fonds de cohésion est en train de devenir de facto une sorte de fonds de crise que nous mobilisons et canalisons les ressources uniquement en cas de crise. Au-delà de la cohésion territoriale, des différences de développement entre les zones géographiques, je pense qu'au cours de la prochaine période, il est important d'examiner davantage la cohésion entre les zones rurales et urbaines. C'est un sujet qui devrait être couvert par les fonds de cohésion et cela nécessitera encore une meilleure coordination entre le Fonds de cohésion et le Fonds de développement rural. Nous avons eu cette coordination par le passé et elle a donné des résultats, et j’insiste également pour faire un meilleur usage des outils d’innovation, y compris l’innovation sociale; Les programmes Leader qui financent des projets locaux et mobilisent des initiatives locales, je pense qu'ils devraient être plus présents au cours de la prochaine période de programmation.
Madame la Présidente, au cours des deux dernières années, l'Europe a traversé plusieurs crises qu'elle a réussi à résoudre partiellement ou totalement. La crise alimentaire, cependant, en raison de sa nature, est beaucoup plus difficile à résoudre. Ses effets sont particulièrement dévastateurs pour les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables, et même pour notre cohésion. Nous traitons d'un sujet complexe qui a un impact sur les consommateurs, sur les agriculteurs, mais aussi sur les transporteurs, sur les industries, sur le commerce, mais qui a aussi un impact géopolitique et stratégique. Les signes avant-coureurs sont déjà là. Nous assistons à une flambée des prix des denrées alimentaires, de l'énergie et des engrais, et nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre plus longtemps pour agir. N’ignorons pas les conséquences et avons un plan cohérent qui, avec mes collègues ayant une expérience de la politique agroalimentaire, nous a permis d’y travailler. Mais nous avons besoin de votre soutien, Madame la Présidente. La tragédie humaine liée à la guerre en Ukraine ne doit pas être combinée à une autre tragédie imminente, à savoir une crise alimentaire mondiale. Parce que lorsque nous sommes déjà dans une crise alimentaire, il est trop tard pour agir. Il est trop coûteux d'agir. C'est pourquoi nous devons empêcher cela. Et si nous n'agissons pas maintenant, le coût en termes sociaux, économiques et même sécuritaires et géopolitiques deviendra trop élevé. Nous vous demandons donc, Madame la Présidente, de proposer un programme complet pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle mondiale, et nous serons là pour vous aider. J'ai entendu aujourd'hui quelques idées, quelques propositions. La Commission a déjà pris certaines mesures, mais ce dont nous avons besoin, c'est plus que de simplement soutenir les agriculteurs. Nous avons besoin de soutenir les agriculteurs, mais nous avons besoin de plus pour cela parce que la sécurité alimentaire signifie plus que la simple production de nourriture.
Faciliter l'exportation des produits agricoles ukrainiens: une mesure essentielle pour l'économie ukrainienne et la sécurité alimentaire mondiale (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, ces derniers mois, les citoyens européens ont ressenti directement et douloureusement les effets de la guerre à travers les hausses de prix, y compris pour les aliments de base, et ils ressentent comment notre pouvoir d'achat est affecté par le blocus des céréales imposé par la Russie de Poutine. Et à moins que nous ne prenions des mesures urgentes pour faciliter les exportations de stocks en provenance d'Ukraine, l'impact sera énorme, par des augmentations incontrôlées des prix des denrées alimentaires, par des effets graves sur les plus vulnérables, une famine qui peut à nouveau déclencher une migration massive vers l'Europe, du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord ou subsaharienne. Pour que tout cela ne se produise pas, je propose que nous travaillions avec la Commission et oui, nous devons faire pression sur la Commission pour assurer une meilleure coordination de ce qui se passe à la frontière avec l'Ukraine. Ce que nous, dans groupe de travailce que nous avons créé au sein du groupe Renew sur la sécurité alimentaire, nous proposons que ces corridors verts existent réellement et qu’ils soient suivis par la Commission, mais aussi que nous simplifiions les procédures douanières à la frontière avec l’Ukraine, ce qui est encore une fois très tard. Matières premières et aide aux producteurs ukrainiens pour poursuivre leur activité et, pourquoi pas, même un fonds financier pour assurer l'achat de production pour l'année prochaine, qui peut être distribué pour l'aide humanitaire, car cela sera nécessaire. Le déblocage des exportations de céréales de l'Ukraine aidera à la fois l'économie ukrainienne et les questions de sécurité alimentaire dans le monde. C'est pourquoi la responsabilité de l'Union européenne est grande.
Accord d’association entre l’UE et la République de Moldavie (débat)
M. le Président, pour la question, M. Tomac. Je faisais référence à des choses très concrètes, car au-delà des promesses et des belles paroles, nous pouvons également montrer des exemples concrets et je suis heureux que le commissaire soit ici pour entendre. Il y a quelques années, lorsque j'étais commissaire européen, j'ai éliminé les quotas d'importation dans l'Union européenne pour le vin moldave. Il y avait aussi des États membres qui craignaient cette décision, que nous soyons envahis par le vin moldave. Le marché européen n'a pas été perturbé. La République de Moldavie vend son vin dans l'Union européenne et les producteurs ont pu se développer. La même chose peut être faite pour d'autres produits agricoles, des produits agroalimentaires qui aideraient grandement l'économie de la République de Moldavie, sans que cela ait un impact négatif sur le marché européen.
Accord d’association entre l’UE et la République de Moldavie (débat)
Monsieur le Président, le rapport présenté par notre collègue Dragoș Tudorache est sans équivoque. La République de Moldavie est un pays véritablement européen, dirigé par un président et un gouvernement avec un programme réformiste. Un tiers des citoyens de la République de Moldavie sont déjà citoyens européens, de sorte que la place de la République de Moldavie est dans l'Union européenne et le signal de l'adhésion doit venir maintenant, lorsque le désir des Moldaves est très clair. L'histoire ne doit pas faire obstacle aux procédures et c'est pourquoi les dirigeants européens doivent être, au moins aussi courageux que Maia Sandu. Comment la Moldavie devrait-elle prouver son attachement aux valeurs européennes, alors qu'elle a tout risqué pour être dans cette famille - et avez-vous vu la solidarité dont les citoyens de la République de Moldavie ont fait preuve envers les réfugiés ukrainiens -? Vous avez également vu une République de Moldavie qui a assumé tous les risques et coûts économiques, étant du côté de l'Ukraine et de l'Union européenne dans cette agression russe. Mais la République de Moldova est aussi un pays dont l'économie est fragile et qui ne peut plus exporter de produits ni vers l'Ukraine ni vers la République de Moldova. Par conséquent, elle a besoin d'une aide très claire de la part de l'Union européenne, qui doit soutenir, de mon point de vue, en supprimant les taxes frontalières pour les produits de la République de Moldavie, en augmentant les quotas d'exportation vers l'Union européenne pour les produits moldaves. Chers collègues, n'oublions pas la dimension symbolique que peut apporter l'offre du statut de candidat de la République de Moldavie à l'Union européenne. C'est un moment historique non seulement pour l'Europe de l'Est, pour toute l'Europe et nous devons nous montrer au plus fort de ce moment historique dont la République de Moldova doit faire partie. (L'orateur accepte de répondre à une intervention du carton bleu)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, c'est en temps de crise que l'on voit le mieux le caractère des personnes, mais aussi des nations. Au cours des dernières semaines tragiques, nous avons eu l'occasion de voir non seulement la détermination avec laquelle les Ukrainiens défendent leur pays, mais aussi le comportement exemplaire de leurs voisins. La Moldavie est un petit pays territorial, mais avec des citoyens au grand cœur, qui l'ont prouvé parce que la réaction des Moldaves à la tragédie de leurs voisins a été exemplaire, elle a été solidaire et inconditionnelle. Tant l’État que les citoyens de la République de Moldavie ont aidé les réfugiés ukrainiens rapidement et efficacement. En tant que véritables citoyens européens, les citoyens moldaves ont agi comme n’importe quel citoyen d’un État membre, bien que la République de Moldavie souffre toujours de l’agression russe. J'ai visité plusieurs points frontaliers de la République de Moldavie avec l'Ukraine et j'ai été impressionné par le professionnalisme et l'empathie avec lesquels la Moldavie aide ses voisins, les accueille et les accueille, même s'ils traversent également des situations difficiles d'un point de vue économique. Par son comportement et ses actes, la Moldavie a déjà gagné sa place dans l'Union européenne, et notre décision ne peut avoir qu'une seule réponse: «oui». Nous devons simplement trouver des moyens de rendre cela possible, mais nous avons tous les arguments sur la table. Dans les conditions actuelles, les États membres et l'Union doivent donc faire preuve d'inventivité et de flexibilité, et les dirigeants européens n'ont d'autre moyen que de se hisser au sommet du moment et de faire entrer la République de Moldavie dans l'Union européenne.
La détérioration de la situation des réfugiés en raison de l'agression russe contre l'Ukraine (débat)
Aujourd'hui, 8 mars, tout d'abord une pensée de respect pour toutes les femmes dans le monde, mais surtout pour les femmes ukrainiennes pour leur courage s'est révélée soit sur le front soit sur le chemin de l'exil pour protéger leurs enfants. Monsieur le Commissaire, je voudrais faire des propositions et des demandes très concrètes à la Commission européenne. Premièrement, beaucoup de ceux qui ont quitté l'Ukraine et se trouvent sur le territoire de l'Union européenne ont besoin de services de santé et d'éducation. Il s’agit de compétences des États membres, mais la Commission européenne, au-delà du financement fourni par le soutien des États membres, devrait également assurer la coordination de ces actions de manière à ce que tous les réfugiés aient accès à ces services, quelles que soient les différences entre les États membres en matière de politique de l’éducation et de la santé. Deuxième chose: de nombreux réfugiés, après avoir quitté le pays, se trouvent sur le territoire de l'Union européenne. Ils ont besoin d'informations. Il serait très utile d'avoir un numéro de téléphone unique valable dans toute l'Union européenne auquel ils ont accès et, également dans ce contexte, d'itinérance pendant quelques mois, temporairement, gratuitement pour les Ukrainiens au sein de l'Union européenne. Cela les aiderait grandement à communiquer avec ceux qui restent à la maison.
Monsieur le Président, les citoyens ukrainiens ont le courage de s'opposer à l'une des plus grandes armées du monde, et ils y parviennent. Ils ont le courage de se battre, mais pas d'abandonner les valeurs de liberté, qui sont aussi les valeurs de l'Union européenne. C'est une leçon pour tout régime tyrannique et criminel qui veut étouffer dans le sang et sous les bombardements les aspirations et les valeurs européennes, la démocratie et le choix de l'avenir dans la liberté. Chers collègues, cette leçon des citoyens ukrainiens est aussi pour nous, ceux qui ont pris la liberté et la paix pour acquises au cours des dernières décennies. Notre leçon est que nous devons avoir de la détermination, du courage et ouvrir la voie à l'Union européenne aujourd'hui à tous les Européens qui veulent et croient en ce projet. Et n'ayez pas peur: Tout comme ils pourraient résister à une armée aussi nombreuse, ils auront le pouvoir de reconstruire leur pays et d'être prêts pour l'Union européenne. Les Ukrainiens méritent d'être dans l'Union européenne et dans l'Union pour ouvrir largement leurs portes. Il en va de même pour les Géorgiens et les Géorgiens. La Commission a pris des mesures historiques courageuses ces derniers jours et doit continuer à le faire. Unis, nous sommes forts et cela se voit également à travers l'aide apportée par les citoyens roumains, polonais, hongrois, slovaques et moldaves aux réfugiés de la guerre. Les pays qui ont ouvert leurs frontières aux réfugiés ont un besoin urgent de soutien, ils ont besoin d'aide. Gloire à l'Ukraine!
Rapport d’exécution sur le bien-être des animaux dans les exploitations (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, le bien-être animal et la santé animale sont un sujet de plus en plus important à l'ordre du jour des citoyens européens, et c'est pourquoi il est naturel de réviser la législation pour combler les lacunes, mais aussi pour intégrer le progrès scientifique, mais je voudrais souligner trois choses. Premièrement, nous avons besoin d'une meilleure harmonisation de l'application de cette législation au niveau européen entre les États membres. Deuxièmement, pour que ces règles soient efficaces à moyen et à long terme, les agriculteurs doivent bénéficier d'un soutien financier et, à cet égard, je m'attends à ce que la Commission participe à la manière dont les États membres mettent en œuvre les plans stratégiques nationaux visant à soutenir financièrement leurs agriculteurs. Et une troisième chose tout aussi importante: ces règles ne seront efficaces que si nous parvenons ensemble à convaincre nos partenaires commerciaux de les appliquer, et pour cela, en négociant des accords commerciaux, mais aussi en traitant avec l'Organisation mondiale du commerce, nous devons garder ces choses à l'esprit, car sinon elles ne restent que sur le papier en Europe.
Cérémonie d'hommage à la mémoire du Président David Maria Sassoli
Madame la Présidente, tout d’abord, je souhaite remercier mon collègue Stéphane Séjourné de me permettre de m’adresser, au nom de mon groupe, à la famille de David et à vous tous. J’ai eu l’occasion de le connaître et de travailler avec lui pendant plus de deux ans. Au-delà de tous les mots qu’on peut dire sur son activité politique et sur sa bataille pour faire du bien aux gens, ce qui m’a marqué, ce qui m’a aidé à travailler avec David, c’était son ouverture de cœur. Et cela n’est pas toujours naturel dans le milieu dans lequel on se trouve. Ce n’est pas toujours ce qu’on cherche d’abord. Mais quand on arrive à ouvrir la voie du cœur, il y a beaucoup, beaucoup de choses qui peuvent se résoudre. David aimait les gens et les gens l’aimaient. J’ai encore senti cela pas plus tard qu’il y a quelques jours, à Rome, où j’ai passé le week-end après les funérailles de vendredi. Je déambulais dans la rue et j’ai eu l’occasion d’entendre à côté de moi, au restaurant ou dans la rue, des gens qui avaient la photo de David distribuée dans la ville par le parti démocrate, des gens qui s’arrêtaient et qui parlaient de David, qui échangeaient à son propos. Car si David a eu cette activité journalistique, c’est parce qu’il aimait les gens, parce qu’il aimait transmettre des choses aux gens – et il le faisait sincèrement. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles il était apprécié en tant que journaliste. Je suis sûr qu’il a franchi le pas vers la politique parce qu’il voulait faire encore plus de bien autour de lui, de manière très concrète. Il en a ressenti le besoin. C’est ce que j’ai senti en travaillant avec lui. Vous savez, on a eu peu de temps pour travailler dans des conditions normales parce que la pandémie est venue. C’est ensemble, avec David, que nous nous sommes battus pour garder cette institution ouverte, pour la faire travailler. À ce sujet, David a été très clair et très ferme dès le début. Mais au-delà de toute affirmation de responsabilité qu’il avait en tant que Président, il n’a pas oublié les gens. Et puisque nous n’étions pas dans les locaux, il a décidé de les ouvrir aux femmes qui en avaient besoin et aux personnes démunies, et de mettre à disposition les voitures du Parlement pour aider les gens qui en avaient besoin. Toujours dans cette ouverture d’esprit, cette ouverture de cœur et cet humanisme qui n’ont pas été vécus seulement en pensée et qui n’ont pas été transmis seulement par les paroles, mais aussi par les actes et par les faits. Je pense que nous avons beaucoup à apprendre de ce genre de personnalités qui nous sont envoyées. C’est un peu l’esprit angélique qui traîne parmi les gens, parmi les mourants, une façon à travers laquelle la vie nous fait sentir que, même quand on assume des responsabilités au sommet des institutions, on doit rester humain, on doit rester avec le cœur ouvert. Naturellement, on pense beaucoup avec la tête, mais souvent, les bonnes décisions se prennent avec le cœur. Quand un homme politique apprend à travailler avec le cœur, le monde autour de lui devient meilleur. C’est ce que m’a offert David pendant ces plus de deux années au cours desquelles j’ai travaillé avec lui. J’ai eu l’occasion de sentir l’authenticité de cette façon de voir et de faire vendredi, quand j’ai entendu Giulio et Livia parler de leur père: il était très clair pour moi que ce que David avait dans le cœur, il a su le transmettre à ses enfants. Il a su aussi le transmettre autour de lui avec le naturel avec lequel il a vécu toute sa vie, jusqu’au dernier moment. Condoléances, chère Madame, condoléances Livia et Giulio, et condoléances aussi à Lorenzo Mannelli, qui a été à ses côtés jour et nuit pendant que David assumait ses responsabilités ici, dans cette maison. (Applaudissements)