10
Sept
2025
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L’état de droit et la gestion de fonds de l’Union en Slovaquie (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, l'état de droit n'est pas une question interne. Dans l'Union européenne, l'État de droit peut et doit faire l'objet d'une préoccupation commune et de mesures correctives. C'est pourquoi, en affirmant la légitimité de l'action du Parlement, je voudrais commencer par condamner le harcèlement subi par notre collègue Tomáš Zdechovský lors de sa mission à Bratislava en tant que membre de la commission du contrôle budgétaire. Protéger l'intégrité de l'État de droit n'est pas une ingérence, c'est une obligation. Et les traités nous le permettent et nous y obligent. Le Parlement fait son devoir. (EN) Madame la Présidente, nous parlons de délégitimation des juges, d'attaques contre les journalistes et les médias, de pressions sur les organisations de la société civile. Il s'agit du démantèlement d'unités spécialisées dans la lutte contre la corruption. Nous parlons de réformes législatives pour favoriser les associés politiques et personnels, en particulier dans le domaine de la corruption. Nous parlons du recours systématique aux procédures parlementaires urgentes, sans la participation des secteurs et des sujets concernés. Ouais, peut-être qu'une partie de tout ça semble familière. Non, nous parlons ici de la Slovaquie, mais nous ne pensons pas que ce soient les seuls défis et que ce catalogue de menaces soit limité à un seul pays. C'est pourquoi nous devons élargir notre radar et augmenter nos exigences afin que d'autres violations, d'autres menaces et d'autres risques n'échappent pas aux impératifs démocratiques qui nous obligent tous.