11
Nov
2021
Regarder
Le premier anniversaire de l'interdiction de fait de l'avortement en Pologne (B9-0543/2021, B9-0544/2021)
Monsieur le Président, «l’enfant pèse 485 grammes, pour l’instant à cause de la loi sur l’avortement, je dois rester couchée. Ils attendront qu’il meure et sinon je peux – génial – m’attendre à une septicémie. C’est l’horreur. Ma vie est en danger et je dois attendre.» Ce message, c’est celui qu’Isabella, 30 ans, une jeune Polonaise, a envoyé à sa mère. Isabella a dû attendre et elle en est morte. Elle est morte parce que les médecins lui ont refusé d’avorter alors qu’ils savaient que le fœtus qu’elle portait était mal formé. Isabella est décédée à cause d’une nouvelle loi inhumaine qui interdit de facto l’avortement. Et à cause de cette loi, des dizaines de milliers de Polonaises ont recours à des avortements clandestins, se procurent seules des pilules abortives ou doivent aller à l’étranger, mettant en péril leur vie et leur santé. Voilà où mènent les politiques d’extrême droite qui inspirent tant de réactionnaires et qui inspirent certains candidats à l’élection présidentielle chez nous. Ce combat est vital. Cautionner cette situation, c’est faire de la non-assistance à personne en danger. Chers collègues, il faut réagir! Et comme disent les Polonaises: pas une de plus! Ani jednej więcej.